2009. Israêl. Entre accusation et négation de crimes de guerre.

ISRAEL : ENTRE ACCUSATION ET NEGATION DE CRIMES DE GUERRE.

 

 

« Depuis la fin de l’opération Plomb durci (27 décembre 2008 – 18 janvier 2009) qui a durement frappé la bande de Gaza et sa population, Tsahal souffre d’une image ternie, alimentée par le retour d’informations – y compris par des soldats israéliens – et diverses vidéos faisant état de crimes de guerre commis à l’encontre de civils. Assassinats de femmes et d’enfants par de tireurs d’élite, exécution sommaires, utilisation d’enfants comme boucliers humains, prises pour cibles des services de secours palestiniens (seize ambulanciers auraient été tués), destructions et vandalisme dans les habitations : autant de données qui ont incité de nombreuses ONG, dont Amnesty International, et même des enquêteurs de l’ONU, à réclamer l’ouverture d’une enquête internationale, certains n’hésitant pas à solliciter les instances judiciaires de La Haye.

 

Mais, de son côté, Israël, après avoir laissé entendre qu’une enquête interne à l’armée devait être lancée pour faire toute la lumière sur la situation, a finalement estimé que les accusations de crimes de guerre n’étaient pas fondées et relevaient de rumeurs. L’affaire a donc été classée »

 

(Pascal Le Pautremat, article publié dans la revue raids, n° 276, mai 2009, pp 20)

 

 

Amnesty accuse Tsahal de "destructions gratuites" à Gaza

 

 

L'armée israélienne s'est livrée à des actes de "destructions gratuites", visant des civils Palestiniens, lors de son offensive dans la bande de Gaza en décembre et janvier, affirme Amnesty International.

 

Le 2 juillet 2009, Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours de combats, l'organisation humanitaire précise également que les tirs de roquettes des militants du Hamas contre Israël constituaient des "crimes de guerre".

Amnesty affirme n'avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du Hamas comme des boucliers humains, comme l'affirmait l'armée israélienne.

Au total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l'homme.

L'armée israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette intervention, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils.

"La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées", estime Amnesty dans son rapport. "Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires."

L'état-major israélien a réagi en disant que l'armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a accusé les auteurs du rapport d'ignorer "les efforts fournis par les forces de défense israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants".

"PRUDENCE"

"Dans de nombreux cas, les forces de défense israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque", ajoute Tsahal.

"Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires", affirme l'état-major.

Une enquête ouverte par l'état-major israélien avait conclu à l'absence de crimes tandis que l'Etat hébreu a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies.

Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.

Ils n'en restaient pas moins des actes "aveugles et illégaux au regard du droit international".

Amnesty accuse le Hamas et d'autres groupes armés d'avoir mis en danger la vie des civils palestiniens en tirant des roquettes et en cachant des armes à proximité d'habitations.

L'organisation humanitaire affirme n'avoir recueilli aucune preuve montrant que "le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants."

Aucune preuve n'a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôle des insurgés.

Le rapport affirme en revanche qu'en plusieurs occasions des soldats israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d'enfants comme de "boucliers humains" en les contraignant à rester à proximité de "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires".

(Publié par Yahoo actualités d’après Reuters)



Israël a peut-être commis des crimes contre l'humanité à Gaza selon l'ONU

 

"Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité ont été commis par les forces armées israéliennes", a déclaré le juge Richard Goldstone lors d'une conférence de presse tenue ce jour à New York.

Il s'exprimait alors qu'il présentait un rapport très dur pour l'Etat hébreu de la mission du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qu'il préside. Cette mission avait été chargée en avril d'enquêter sur les possibles violations commises lors de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

L'offensive israélienne, menée en réponse aux tirs de roquettes palestiniennes contre l'Etat hébreu, a fait plus de 1.400 morts palestiniens, selon les services d'urgence palestiniens, et provoqué d'énormes dégâts dans le territoire.

(D’après AOL 15 septembre 2009)





07/03/2017
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