1943. La 2e Guerre mondiale dans le Rhône

1943 LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE DANS LE RHONE

 

Janvier 1943

 

Lyon. L’action de la Gestapo à Lyon et dans la région se fait plus systématique.

Dans ses mémoires , Klaus BARBIE expose sa méthode.

« 1 Neutralisation des centrales et de leurs réseaux, bureaux, radios, caches d’armes, ateliers de faux papiers, boites à lettres mortes, arrestation des responsables et des coursiers, analyse des documents trouvés, interrogatoires et déportations, espionnage et contre-espionnage.

2 Intervention militaire contre les maquis, en collaboration avec l’armée de terre et l’armée de l’air, recherche et destruction des commandos spéciaux anglo-américains.

3 Arrestation des opposants de tous ordres ayant des liens avec la résistance et servant de relais. »

Il explique aussi les succès de la Gestapo contre les résistants français et les agents du SOE par la collaboration active des autorités françaises. « Pour m’informer je commençais par contacter les services éventuellement disposés à collaborer. Il s’agissait surtout de la Milice française, qui avait son propre réseau d’agents, et des fonctionnaire du gouvernement de Vichy, à la préfecture, la Sûreté ou la gendarmerie. Notre point commun était la lutte contre le communisme en général, et plus particulièrement dans la Résistance, qui à Lyon était dirigée par des éléments communistes. Je peux vous affirmer qu’aucun des Français qui combattait aux côtés des Allemands ne le faisait pour Hitler, mais toujours par conviction et volonté de construire une France nouvelle. »

Il dispose aussi de nombreuses dénonciations et d’informateurs dont le plus efficace est Francis ANDRE surnommé Gueule tordue. Ex communiste, il a rejoint le PPF puis créé avec l’accord de BARBIE le Mouvement National Antiterroriste (MNAT).

Selon August MORITZ, chef du bureau chargé des collaborateurs, de longues files attendaient devant les guichets spéciaux ouverts aux informateurs français. « Nous recevions tant de dénonciations que nous ne traitions même pas la plupart d’entre elles. »

BARBIE recrutait aussi des informateurs dans les rangs de la Résistance. « Il fallait beaucoup de psychologie et de prudence pour retourner un résistant qui se trouvait en détention, et j’étais devenu expert en la matière. Ces agents (…) achetaient leur liberté en promettant de continuer à travailler pour moi au sein même de la Résistance. Bien entendu, nous prenions les précautions nécessaires pur obliger les agents à nous obéir et à jouer un double jeu. » (Hammerschmidt 2016)

 

4 janvier 1943

 

Lyon (Croix Rousse). A 19h15, explosion d’une bombe dans le groupe scolaire Jacquard transformé en caserne allemande. Dans la soirée la police arrête 10 jeunes gens. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

5 janvier 1943

 

Lyon. Noël CLAVIER, membre dirigeant de Franc-Tireur est inculpé de détention et de distribution de tracts d’origine étrangère. Il est détenu jusqu’au 3 mars 1943 et condamné par défaut le 4 octobre 1943. (Permezel 2003)

 

8 janvier 1943

 

Lyon. 37 rue de Créqui. A 23h10, explosion d’une bombe dans l voiture d’Henri BERAUD. L’explosion n’a pas fait de victimes. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. La gendarmerie allemande exige la remise d’un militaire allemand arrêté pour coups et blessures. Il s’agit d’un déserteur. (Garcin 1944)

 

Lyon. Durant la nuit des inscriptions à la peinture sont réalisées sur le socle de la statue de Louis XIV de la place Bellecour. On peut lire : « 1918 » , « Vive la France » , « Mort à Hitler » , « A bas les boches ». La police tente immédiatement d’effacer ces inscriptions. (Garcin 1944)

 

12 janvier 1943

 

Lyon. Paul GACHET avec son groupe FTP participe à l’attaque d’un bureau de poste situé rue Gilibert, qui permet la récupération d’une somme de 1.800.000 francs.

Le même jour, rue Villeroy, à 19h30, il participe avec André DESTHIEUX à l’assassinat d’un soldat allemand. Ce dernier est blessé de 3 balles de revolver. Transporté à l’hôpital Edouard Herriot, il décède à son arrivée. (Garcin 1944, Aulas 1974 et Permezel 2003)

 

13 janvier 1943

 

Lyon. A la suite de l’attentat de la veille contre un soldat allemand, la police procède toute la soirée et dans la nuit du 12 au 13 à des milliers de contrôles d’identité, dans la rue, les transports en commun ou dans les bars. Il y a plusieurs arrestations.

Le préfet régional ANGELI interdit la circulation des motos et des bicyclettes entre 18h et 6h du matin dans toute la ville, sauf sur les quais du Rhône et de la Saône et dans quelques rues. (Garcin 1944)

 

15 janvier 1943

 

Collonges-au-Mont-d’Or. Dans la nuit, Paul GACHET membre des FTPF, avec deux autres camarades, participe au sabotage de la voie ferrée passant dans la commune. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrêté annonçant la dissolution du Conseil municipal de Lyon.

Il est remplacé par une délégation spéciale présidée par le professeur agrégé de médecine Pierre BERTRAND ancien combattant des deux guerres mondiales. Cette délégation est composée de :

  • Jeanne CHEVENARD, secrétaire générale de la section de Lyon des syndicats du vêtement.

  • Emile ROUX, chef régional de la Légion française des Combattants.

  • Jean-Claude VILLARD, employé à l’Union régionale des Caisses d’assurances sociales.

  • Henri DREVET, officier en retraite.

  • Jean CHRISTOPHE, président de k’Union des syndicats de la teinturerie, de l’impression et de l’apprêt de Lyon et de sa région.

  • Louis REYNAUD, avocat à la Cour d’appel de Lyon, ancien bâtonnier, membre du Conseil de l’Ordre des avocats. (Aulas 1974)

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation de Louis BLONDET membre de Franc Tireur. Condamné à 7 ans de prison, il est détenu à la prison d’Eysses dont il s’évade le 3 janvier 1944. Il rejoint l’Angleterre et entre au SOE. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 21h30, place Bellecour, des policiers allemands tirent sur deux résistants dont l’un est blessé à la tête et procèdent à leur arrestation. Les policiers français qui interviennent eux aussi au bruit des coups de feu ne reçoivent aucune explication sur cette opération. (Garcin 1944)

 

16 janvier 1943

 

Lyon (Ile Barbe). A 2h du matin, sabotage d’un rail sur la voie ferrée entre l’Ile-Barbe et Collonges-au-Mont-d’Or, avant le passage d’un convoi allemand précédé de deux trains français. Les tains ont pu passer mais ont subi d’importants retards. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Reventin-Vaugris (38). Dans la nuit, explosion d’un train de munition allemand. Il est entièrement détruit. La circulation ferroviaire est interrompue entre Marseille et Lyon. (Garcin 1944)

 

18 janvier 1943

 

Lyon. « Au cours d’une importante réunion, l’O.S.E. prend la décision tout en continuant son existence officielle au sein de l’U.G.I.F de procéder à un camouflage systématique des enfants hébergés dans différentes maisons et dans un ordre donné. Les garçons les plus grands devront partir les premiers car ils ont les plus visés. Cette réunion pose les bases du circuit clandestin de déplacement, appelé GAREL qui a couvert pratiquement toute la zone Sud. Le nombre total d’enfants ainsi placés dans diverses institutions et sauvés de la mort a certainement dépassé le millier. Plusieurs centaines d’enfants ont également été placés clandestinement en zone Nord par l’O.S.E. sous couvert de l’U.G.IF. Enfin l’O.S.E. s’est occupée de milliers d’enfants juifs, qui n’ont pas quitté leurs parents , mais qui nécessitaient soins médicaux, subventions, faux papiers. (Klarsfeld 2019)

 

19 janvier 1943

 

Lyon. Un aviateur anglais qui était gardé à vue à l’hôpital de l’Antiquaille réussit à s’évader à 4h du matin. (Garcin 1944)

 

22 janvier 1943

 

Anse. Dans la nuit, nouvelle opération de sabotage de voie ferrée par le groupe FTP de Paul GACHET. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue Bellecordière. Occupation des journaux Le Progrès et Le Temps par les Allemands. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

23 janvier 1943.

 

Rapport du capitaine VALINCOURT commandant provisoirement la compagnie de gendarmerie du Rhône.

« Les Juifs français ou étrangers sont mécontents de l’apposition de la mention « Juif » sur leurs pièces d’identité. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Rapport du capitaine VALINCOURT commandant provisoirement la compagnie de gendarmerie du Rhône.

« L’augmentation de la ration de vin serait certainement la bienvenue. Toutefois il est à remarquer que si la ration est faible, bon nombre de gens trouvent encore du vin en quantité bien supérieure à la ration. C’est ainsi que certains travailleurs français partant pour l’Allemagne et rassemblés en gare de Lyon-Brotteaux se présentent en léger état d’ébriété pour ne pas dire davantage. Le vin ne serait donc pas si rare que beaucoup le prétendent.

A Givors, lors du départ momentané des troupes allemandes, M MARFOUR administrateur d’immeubles, aurait constaté la disparition d’objets mobiliers, d’objets d’art et autres d’une valeur de 50.000 francs.

En gare de Badan, les troupes d’occupation se seraient appropriées des marchandises devant les employés chargés de la surveillance. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Relève. Arrivée à Lyon d’un convoi de 557 prisonniers de guerre libérés par les Allemands. (Aulas 1974)

 

Lyon. 10 personnes sont condamnées en appel pour vente clandestine du journal Combat par la 4e Chambre de la Cour d’Appel. Il s’agit de :

  • Albert ICHARD à 2 mois de prison et 2.000 francs d’amende.

  • Jean LAVERGNE à 15 jours de prison et 2.000 francs d’amende.

  • Jean VAGANAY à 3600 francs d’amende.

  • Jean PERRIN à 10 mois de prison et 10.000 francs d’amende.

  • Robert SCHMIDT à 10 mois de prison et 10.000 francs d’amende.

  • Claude BLUM à 10 mois de prison et 10.000 francs d’amende.

  • André KOBL à 1 an de prison et 12.000 francs d’amende.

(Aulas 1974 indique qu’il y a 10 condamnations mais Garcin 1947 ne donne que 7 noms. Pour sa part Permezel 2003, place cette condamnation le 25 janvier et orthographie KOBL en KHOL).

 

Lyon. Arrestation de Jean ALLAROUSSE membre de Franc Tireur. Détenu à la prison d’Eysses (Lot et Garonne) pour purger une peine de 5 ans de prison, il s’en évade le 3 janvier 1944 et rejoint le maquis du Puy de Dôme. (Permezel 2003)

 

25 janvier 1943

 

 

Lyon. Condamnation de Jean PERRIN par la 4e chambre de la Cour d’appel de Lyon, à 10 mois de prison et 10.000 francs d’amende pour participation au journal Combat. (Permezel 2003)

 

Villeurbanne (Avenue Condorcet). A 7h25, un cycliste lance une grenade contre une troupe allemande. 22 soldats sont blessés dont 4 très grièvement. Immédiatement les Allemands tirent sur deux personnes qui prennent la fuite et ne répondent pas aux sommations. Il s’agit de :

  • Lucien MILLESCAMPS âgé de 19 ans, lad chez l’entraîneur Mr POUZIN.

  • Jean PRAIRE, âgé de 34 ans, marchand forain.

A la suite de cet attentat, le préfet régional ANGELI décide, jusqu’au 3 février, la fermeture des cafés, restaurants, cinémas et théâtres à 19h30 et interdiction de la circulation de 20h à 6h du matin. (Garcin 1944 , Aulas 1974 , AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

26 janvier 1943

 

Résistance. Constitution des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) (Permezel 2003)

 

Relève. Arrivée à Lyon d’un autre convoi de 530 prisonniers de guerre libérés par les Allemands. (Aulas 1974)

 

27 janvier 1943

 

Lyon. Arrestation dans les locaux de l’Amitié chrétienne du Père Pierre CHAILLET. Il est relâché en fin d’après-midi. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 20h30, un soldat allemand se présente au poste de police de Moncey pour déclarer qu’il vient d’être agressé par un inconnu. Mais dans un premier temps, s’il déclare avoir été blessé d’un coup de couteau, il change par la suite de version pour déclarer avoir été visé par des coups de feu venant d’un immeuble situé cours de la Liberté angle rue Aimé Colomb.

La police procède à une fouille et un interrogatoire des habitants, sans résultats.

La Kommandantur informée des faits reprend l’affaire à sa charge. (Garcin 1944)

 

29 janvier 1943

 

Lyon. Un officier allemand se présente au commissariat de police pur déclarer le vol de son pistolet dans un tramway sur la ligne Perrache-Cusset. (Garcin 1944)

 

31 janvier 1943

 

Jeunesse. Dissolution par le gouvernement de Vichy des Eclaireurs Israélites. (Aulas 1974)

 

1er février 1943.

 

Lyon. Place Raspail. 2e arrestation de Claudius BILLON, en compagnie de son adjoint Pierre LAVERGNE. Il fait semblant de collaborer avec les Allemands, ce qui lui permet de s’évader à la faveur d’un embouteillage.

Pierre LAVERGNE réussit à retrouver la liberté quelques temps plus tard avant une nouvelle arrestation le 3 décembre 1943 à Saint-Etienne. Transféré à Moulins, il y meurt quelques jours plus tard. (Permezel 2003)

 

2 février 1943

 

Lyon. Le préfet régional ANGELI suspend le couvre-feu instauré le 25 janvier. Il le fait à la demande des autorités allemandes afin de permettre la tenue d’une conférence donnée sous les auspices du groupe « collaboration ». Cette conférence intitulée « Français, il faut comprendre » donnée par Mr Georges CLAUDE, doit se tenir le soir même à 20h30, salle Molière, quai de Bondy. (Garcin 1944)

 

Lyon. Cimetière de la Guillotière. Obsèques des deux victimes du 2 janvier. Ils sont célébrés à 6 heures du matin en présence des seules familles, la publication des avis de décès ayant été interdite dans les journaux. (Garcin 1944)

 

3 février 1943

 

Jonage. Dans la nuit, destruction à l’explosif d’un pylône près de l’usine de Jonage. Les dégâts sont très importants. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation de Michelle COLLIN-DELAVAUD, membre du réseau Alliance. Transféré en Allemagne, elle est jugée et condamnée à mort. Mais la sentence n’est pas exécutée et elle est déportée à Ravensbruck dont elle revient en 1945. (Permezel 2003)

 

4 février 1943

 

Collaboration économique. L’inspection divisionnaire du travail rappelle qu’avant le 15 mars, le Rhône doit faire partir 300 hommes pour l’Allemagne par train. (Aulas 1974)

 

5 février 1943

 

Lyon. Arrestation de Pierre GIOVACCINI, Jean PELLETIER membres du réseau Alliance, dans une souricière tendue au domicile de Madeleine CROZET.

  • Pierre GIOVACCINI, déporté, décède à Buchenwald.

  • Jean PELLETIER, déporté décède à Buchenwald au cours d’un bombardement (Permezel 2003)

 

Monsols. Dans la nuit du 5 au 6, des papillons portant la croix gammée et l’inscription « Français souvenez-vous, ici habite un collaborateur » sont collés sur les portes de 3 habitants de la commune. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

7 février 1943.

 

Lyon. 3e arrestation de Claudius BILLON sur dénonciation. Conduit à Vichy, il disparaît sans laisser de traces. (Permezel 2003)

 

8 février 1943

 

Lyon. Le groupe FTP de Paul GACHET incendie du fourrage allemand dans la caserne de La Part-Dieu. (Permezel 2003)

 

9 février 1943

 

Vichy. « Pilote de guerre » d’Antoine de Saint-Exupéry et « Corse terre de fidélité » d’Henri de Carzbuccia sont interdits par la censure. Il est interdit aussi d’en faire la publicité. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. La police arrête deux déserteurs de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme.

  • René ROJAT, âgé de 29 ans, soldat au 3e Bataillon, 10e Cie, permissionnaire en absence illégale depuis le 2 février.

  • Robert CARRON âgé de 30 ans, caporal au 3e Bataillon, 10e Cie, également permissionnaire en absence illégale depuis le 2 février. Ce dernier a été interpellé à 21h30, après avoir tiré de la rue, sur une jeune femme Marinette ANCILLON âgé de 27 ans qui se trouvait dans un restaurant 27 rue Sala. Elle n’a pas été atteinte. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 20h55, le commissaire de permanence Mr CAMUS, se rend à l’hôpital Edouard Herriot pour entendre Jean BOURELLY, âgé de 35 ans, inspecteur principal à la section bois du comité de répartition des produits industriels, demeurant à Pusignan (38), blessé par balle au genou à l’angle de la place des Terreaux.

Ce dernier a déclaré « qu’il se rendait à l’arrêt du tram pour rentrer chez lui quand il vit deux civils et un gradé de l’armée allemande, qui couraient à l’entrée de la rue de Constantine. Un coup de feu a été tiré à ce moment. Il a eu l’impression que le deuxième civil avait tiré sur le premier et que le militaire allemand essayait de l’arrêter. Les trois hommes sont ensuite revenus sur leurs pas et un deuxième coup de feu a été tiré, mais il ne sait pas par qui. C’est celui qui l’a blessé. Ensuite les trois hommes se sont arrêtés rue Paul Cehnavard, où le militaire allemand a ceinturé un civil, tandis qu’un troisième coup de feu était tiré ». Mr BOURELLY n’a pu fournir d’autres explications. Les deux civils seraient également des Allemands. » (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22 heures, début d’un Incendie dans le hangar à fourrage de la caserne de La Part Dieu occupée par les Allemands.Le hangar est totalement détruit. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Le siège de l’U.G.IF, rue Sainte-Catherine fait l’objet d’une descente de la Gestapo dirigée par Klaus BARBIE. 84 personnes sont arrêtées et transférées à Drancy. (KLARSFELD 2019)

 

Sollicité d’intervenir en faveur des employés de l’U.GI.F par DE BRINON, ANTIGNAC lui fera savoir en mars que « les autorités d’occupation lui ont déclaré que les mesures prises contre les ressortissants de l’U.G.I.F de Lyon sont justifiées par le fait qu’elles avaient acquis la certitude que les personnes en cause avaient dépassé le cadre de leurs attributions en se livrant à des actes répréhensibles et nettement préjudiciables aux intérêts de troupes d’occupation. » (Klarsfeld 2019)

 

10 février 1943

 

Lyon. Pierre BERTRAND, qui dirige la délégation spéciale qui remplace la municipalité dissoute le 15 janvier 1943, est officiellement nommé maire par arrêté ministériel. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

 

Arrestation par la police française d’André DESTHIEUX et de Paul GACHET et de 4 autres membres des FTP.

  • André DESTHIEUX est livré aux Allemands le 6 avril 1943. Condamné à mort pour l’action du 12 janvier 1943, il est fusillé à Dijon le 26 mai 1943.

  • Paul GACHET. La perquisition à son domicile, 82 rue Sully, permet la découverte d’un important stock d’armes. Livré aux Allemands avec André DESTHIEUX, il est fusillé avec lui.

  • Robert BRUHL.

  • Gabriel PERRET.

  • Georges VALOT.

  • Maurice BERTIN-MOURET (Permezel 2003. Garcin 1944 indique à la date du 18 février « On annonce ». S’agit-il de la date d’arrestation ou de la date où l’auteur apprend la nouvelle ?)

 

Lyon. A 13h, destruction à l’explosif de deux voitures allemandes. La première est détruite devant le magasin « Aux délices » 57 rue Juliette Récamier let la 2e devant l’hôtel Terminus 97 boulevard des Brotteaux. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

13 février 1943

 

Lyon (Perrache à 19h35 et rue de la Charité à 19h40). Destruction à l’explosif de deux automobiles allemandes. La première a été détruite devant la gare de Perrache et la deuxième rue de la Charité sur l’emplacement de l’ancienne manufacture des tabacs. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Emission d’un nouveau poste clandestin « Lyon Combat «  sur 48m. (Aulas 1974 mais Garcin 1944 donne la date du 15 février)

 

Lyon. Cours Gambetta. A 22h30, explosion d’une bombe dans un kiosque à journaux . (Garcin 194 et Aulas 1974)

 

Lyon. Dans la nuit, place d’Arsonval (1h15), destruction d’un transformateur, qui alimentait plusieurs usines, situé dans les dépendances des Fonderies et Forges de Crans, 48 chemin de Grange-Rouge, à l’angle de la rue Bataille. (Garcin 1944)

 

14 février 1943

 

Lyon. Dans la nuit (1h40) deux policiers français qui effectuait une patrouille en side-car, sont doublés par une voiture allemande qui ensuite s’arrête pour insulter et frapper les deux policiers. Les deux policiers sont blessés au visage. (Garcin 1944)

 

15 février 1943

 

STO. F BRUNETON commissaire général à la main d’oeuvre française en Allemagne vient saluer les partants du 50e convoi français pour l’Allemagne et les industriels lyonnais « mettant leur main d’oeuvre au service du travail obligatoire. »

Il rappelle à cette occasion « l’heureuse influence du STO sur le retour des prisonniers » et la prise en charge par ses services des « problèmes sociaux » des requis.

« Une association des Amis des travailleurs français en Allemagne » dont le comité comprend le président de la Croix-Rouge française et le président du Secours national prendra en charge les intérêts des familles et leur viendra éventuellement en aide. » (Aulas 1974)

 

Lyon. Dans la nuit (21h), des soldats allemands fracturent et pénètrent dans l’appartement, 84 avenue de Saxe, de Mme FREUND avocate, absente au moment des faits. A l’arrivée de la police française, deux Allemands quittent les lieux en emportant deux valises. (Garcin 1944)

 

18 février 1943

 

Lyon (rue Neyret). Dans la nuit explosion d’une bombe dans un dépôt allemand. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Dans la nuit, explosion d’une bombe à l’officie départemental de Placement, 20 quai Augagneur. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

19 février 1943

 

Lyon. Installation de Pierre BERTRAND comme maire. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

 

Lyon. De 14h30 à 18h, opération de la Gestpo allemande contre le café du Carillon, 13 rue du Puits-Gaillot. Le patron, le personnel, les clients, au total 160 personnes, sont arrêtés et conduits à l’hôtel Terminus siège de la Gestapo. Dans la soirée la plupart de ces personnes sont relâchées sauf :

  • Charles BALLERINI, sténotypiste au Nouvelliste.

  • Albert WOLF, sténotypiste au Nouvelliste.

  • Gonzague DAVID, rédacteur sportif au Nouvelliste.

Ces trois personnes sont déportées après un passage à Montluc. (Garcin 1944)

 

Lyon. 36 quai Saint-Vincent Intervention de l’inspecteur PAILLOCHER pour enquêter sur une arrestation opérée par la police allemande. A son arrivée, il est menacé et interrogé par trois Allemands. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation et déportation d’Abraham ROMANO. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation de Marguerite MORET membre du réseau La Délégation générale. Déportée, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

20 février 1943

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

« Les recherches faites en exécution des instructions particulières que j’ai données n’ont pas abouti à des résultats suffisants.

En exécution de la réquisition de Monsieur le Préfet régional, tous les Israélites allemands ou originaires des pays conquis par le Reich, âgés de 18 à 65 ans, sont à regrouper pour être conduits au camp de Gurs. Sont à exempter ceux ayant des enfants français et ceux ayant servi dans l’armée française. Leur rassemblement doit avoir lieu au commissariat spécial à Lyon, 31 rue du Boeuf pour demain dimanche 21 février avant 17h.

Je précise qu’il ne s’agit pas d’arrêter seulement ceux dont les noms nous ont été communiqués, mais bien tous ceux qui se trouvent dans la situation ci-dessus indiquée. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Genis-Laval (Saint). Arrestation de Gabriel PERRET membre des FTPF. Il est condamné le 10 avril 1943 à 20 ans de travaux forcés. Détenu à la centrale d’Esses, il est déporté à Dachau après la révolte. Il est rapatrié le 9 mai 1945. (Permezel 2003)

 

21 février 1943

 

En vue de la déportation de 2000 hommes juifs exigée par les Allemands, la police nationale organise des rafles à travers toute l’ancienne zone libre visant les Juifs étrangers en liberté (résidences assignées ou non), soit dans les Groupements de Travailleurs Etrangers (G.T.E.). 79 personnes sont arrêtées dans le Rhône. (Klarsfeld 2019)

 

23 février 1943

 

Lyon. Arrestation de Julien GRAS membre du Coq Enchaîné. Il décède en déportation. (Permezel 2003)

 

24 février 1943

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

« A signaler qu’une nouvelle opération de regroupement portant sur 250 Israélites étrangers a été effectuée à Lyon. Malgré les efforts déployés par les services de police et de la gendarmerie, 80 seulement ont pu être découverts et transférés au camp de Gurs. En fait la plupart d’entre eux vivent dans un état de crainte continuelle et prennent le maximum de précautions pour éviter d’être surpris. La plupart de ceux astreints à résidence non jamais paru dans leur résidence d’assignation. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Monsols et Tarare. « Plusieurs habitants de Monsols et de Tarare, notamment des industriels ont reçu par la poste, timbrés de Lyon, à leur adresse personnelle, des papillons sous enveloppe rédigés sur un ton menaçant pour les collaborateurs. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Région de Condrieu, Sainte-Colombe. « Les abattages clandestins se multiplient dans cette région. La gendarmerie a été amenée à faire preuve d’une vigilance particulière à ce sujet et a recueilli des doléances des cultivateurs, qui se plaignent que la plupart de leurs bovins livrés au ravitaillement sont déclarés impropres à la consommation aux abattoirs de la Mouche à Lyon.

Ils déclarent que quatre ou cinq jours après l’abattage (délai excessif au regard de la loi), ils sont convoqués aux abattoirs pour s’entendre dire que leur bête a été livrée à l’équarrisseur et recevoir uniquement la somme de 100 francs montant du cuir qui leur est seul présenté, la viande ayant disparu. Ils prétendent que celle-ci a été recueillie par des trafiquants.

Pouvant étayer cette opinion, je signale qu’une affaire d’abattage clandestin portant sur vingt porcelets, découverte dans la banlieue de Lyon, s’est terminée de la même manière. La moitié des animaux ont été déclarés impropres à la consommation, alors que la gendarmerie les avait saisis propres aussitôt après l’abattage. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

STO. Article du quotidien collaborationniste « Le Nouvelliste » vantant le STO.

« Le Service Obligatoire du Travail est un devoir patriotique pour tous ceux qui sont appelés à y participer, de même que l’était autrefois le service militaire. Nul ne peut sans se déshonorer, et sans tomber par surcroît sous le coup de sanctions graves, tenter de s’y dérober. Dans les heures difficiles que connaît notre pays, tous les jeunes gens qui sont ainsi appelés auront à coeur de servir la France avec honneur et fidélité. » (Aulas 1974)

 

25 février 1943

 

Le R.S.H.A se plaint aux Affaires étrangères du comportement des Italiens.

« L’Intendant de police française à Lyon nous a informé le 20 février 1943 que le Gouvernement français avait ordonné l’arrestation de 200 à 300 Juifs résidant dans la circonscription de la Préfecture régionale de Lyon. On devait les interner et ensuite les expédier vers l’Est pour les faire travailler. L’Intendant de police à Lyon avait transmis l’ordre à tous les préfets subordonnés. Mais les autorités d’occupation italiennes ont protesté officiellement contre cette arrestation auprès du préfet régional français à Lyon. Le général italien stationné à Grenoble a, selon l’information de l’Intendant français de Police exigé des autorités françaises l’annulation de l’ordre d’arrestation des Juifs. L’Intendant français de Police avait dû par la force des choses exécuter cet ordre. Cette arrestation devait concerner uniquement des Juifs de nationalité étrangère comme les anciens Allemands, Polonais, etc…. Il faut donc faire la constatation que les Italiens ont empêché l’exécution des mesures du Gouvernement français contre les Juifs dans la zone occupée par les Italiens.

Grâce à leur opposition les Italiens ont protégé une fois encore les Juifs de nationalité étrangère. L’ordre d’arrestation des Juif de nationalité italienne ne fut pas donné. » (Klarsfeld 2019)

 

Bron. Jet d’une grenade sur un groupe de soldats allemands accompagnés de femmes travaillant pour l’administration allemande de la base de Bron. 2 soldats et 1 femme sont blessés. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. (61 rue de Sully). A 16h30, explosion d’une bombe sous un camion allemand. Les dégâts matériels sont importants. (Aulas 1974)

 

26 février 1943

 

Bron (RN6). A 20h30, à hauteur du chemin de Parilly, l’explosion d’une bombe blesse 3 soldats allemands. Une jeune femme qui les accompagnait, Simone HALME, âgée de 17 ans, cuisinière à la base aérienne de Bron est blessée elle aussi. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Georges de Renneins (St). Arrestation de Louis COEUR membre du BCRA. Déporté à Oranienbourg, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Félix LEBOSSE membre du Coq enchaîné. Il est interné 6 semaines à Montluc avant d’être relâché.

Il sera de nouveau arrêté au début de l’année 1944. Transféré à Compiègne-Royallieu, il réussit à échapper à la déportation. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de maître Fernand LOMBARD avocat au barreau de Lyon et membre du réseau Brutus. . Déporté, il décède le 4 mars 1944 à Dora.

Son fils arrêté en représailles est lui aussi déporté. Il est libéré en mai 1945 par les Russes. (Permezel 2003)

 

27 février 1943

 

Lyon (43 Grande Rue de Charpennes). A 11h20, explosion d’une bombe au passage d’un détachement allemand. Il n’y a pas de blessés. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

28 février 1943

 

Lyon. Quartier Montplaisir.

« Mr ROUGIER, commissaire de police de permanence a rendu compte des faits suivants, qui se sont déroulés dans la soirée de dimanche 28 février. Un jeune interne en médecine, Mr Jacques ROUGIER, 47 avenue de Saxe, s’est présenté à 22h30 au poste de Montplaisir, déclarant qu’il venait d’être reçu à coups de revolver alors qu’il se présentait au domicile du colonel en retraite VIGNON, 6 chemin Saint-Fulber. Ce jeune homme a ajouté que son père ayant déjeuné chez le colonel et n’étant pas encore rentré malgré l’heure tardive, il s’était décidé à aller le chercher. C’est alors qu’il pénétrait dans le jardin qui précède l’habitation, qu’on a tiré dans sa direction plusieurs coups de feu.

A 23h 15, Mr l’intendant de police MARCHAIS, prévenu à son tour, a envoyé sur place, M l’officier de paix ROBIN, accompagné d’un interprète de langue allemande. Arrivé sur le lieux, l’officier à trouvé la maison gardée par un soldat allemand, armé d’une mitraillette, qui l’a mis en rapport avec un officier allemand parlant couramment le Français. Celui-ci lui a déclaré : « dites à Mr MARCHAIS qu’il s’git d’une opération de police allemande. Deux jeunes gens qui ont cherché à pénétrer dans la maison et qui ont essayé de fuir, ont été blessés. Ils seront transportés à l’hôpital par nos soins. »

Les deux blessés sont étudiants en médecine, Mrs Jean-Claude BARBIER et Jean-Paul GARIN. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A l’hôtel Terminus, arrestation par la Gestapo d’André COURVOISIER. Opérateur radio, membre du SOE, il est déporté au camp d’Oranienburg. Il est libéré en mai 1945. (Permezel 2003)

 

Mars 1943.

 

Ravitaillement. A Lyon, instruction de 3651 procès verbaux dont 175 pour marché noir, le reste pour hausses illicites et infractions aux réglementations. 262 affaires sont déférées au parquet, 1477 font l’objet de transaction pour plus de 4 millions de produits, 76 établissements sont fermés, 30 personnes internées. (Aulas 1974)

 

Lyon. Arrestation de Jean ANDANSON, membre de Francs Tireurs qui revient d’un sabotage de train d’essence à Salon de Provence (13). (Permezel 2003)

 

2 mars 1943

 

Villeurbanne. Arrestation par les Allemands de 300 jeunes gens.

« Les troupes allemandes ont procédé à Villeurbanne à d’importantes opérations de police dans tout le quartier dont la place de l’ancienne mairie est le centre. Avant le lever du jour, ce secteur a été cerné par des soldats, armés de mitrailleuses et de mitraillettes, et qui ont interdir toute circulation. Il était défendu de pénétrer dans ce secteur où nul ne devait quitter son domicile. Des coups de feu ont été tirés sur des personnes qui ne se soumettaient pas aux ordres. Il y a eu plusieurs blessés.

Ces opération de police ont duré de 6 heures du matin à 19 heures. De nombreuses perquisitions ont été effectuées, en particulier pour découvrir des armes. De pus trois cents jeunes gens ont été arrêtés et conduits immédiatement à la gare de la Part-Dieu, où on les a fait monter dans des wagons et d’où ils sont partis à 23h pour une destination inconnue. En cours de route, à Villebert-Neuville, deux jeunes gens ont sauté du train pour essayer d’échapper aux Allemands. L’un d’eux, Marcel SYLVESTRE, âgé de 19 ans, demeurant à Irigny, s’est tué sur le coup. Son camarade, Jean VILLARS, âgé de 24 ans, demeurant à Villeurbanne, s’est grièvement blessé. (Garcin 1944. Mais à la date du 11 mars, il indique que la rafle a eu lieu le 1er mars)

(Permezel 2001, place cette action 1er mars et indique que la rafle à concerné 180 habitants de Villeurbanne. Déportés à Mauthausen, 63 seulement reviennent en 1945 dont 15 décèdent dans les 4 mois suivant leur retour)

  • André COQUARD, membre des Groupes Francs, est arrêté à son domicile 25 Petite rue Pasteur. Il est relâché après vérification d’identité. (Permezel 2003)

A la suite de cette rafle, André BREVET et Francis CHIRAT, membres de témoignage chrétien, fondent un Comité d’entraide aux victimes de cette rafle. (Permezel 2003)

 

3 mars 1943

 

Lyon. Arrestation de Pierre BOUTOULE agent du BCRA. Libéré peu après il rejoint l’Angleterre avant de revenir en juillet 1944. Il participe activement à la libération de Lyon en détruisant un char Tigre. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par les Allemands de :

  • Maitre AMIEUX, ancien président du Conseil d’administration des Hospices.

  • Mr COQUAZ économe de l’Hôtel-Dieu.

  • Mr Marcel COLLY, ancien rédacteur au « Nouveau Journal », conservateur du Musée de l’Hôtel-Dieu..

  • Mr ADAM employé au Musée.

Il leur est reproché d’avoir caché au Musée de l’Hôtel-Dieu, des archives du Deuxième Bureau, un stock important de chaussures et une certaine quantité d’alcool. Internés tous les 4 à Montluc, ils sont libérés le 19 mars 1943 (Garcin 1944)

 

Lyon. Découverte vers 22h30, par un garde, d’un engin explosif non explosé à l’Office départemental de placement situé quai Victor Augagneur. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Mr André DAVRAY demeurant 202 rue du Quatre août, découvre dans sa cave un engin explosif non explosé. Celui-ci est enlevé par les services de la police judiciaire. (Garcin 1944)

 

5 mars 1943

 

STO. Diffusion d’une lettre collective dénonçant « les envois massifs en Allemagne comme une violation élémentaire des droits de l’Homme. (Aulas 1974)

 

Lyon. Des attentats détruisent 3 transformateurs électriques :

  • Chemin Feuillat et route de Genas, usine Heudebert, destruction à l’explosif de deux transformateurs.

  • A Saint-Rambert, destruction d’un transformateur qui alimentait 6 usines. Le transformateur est entièrement détruit. (Garcin 1944)

 

6 mars 1943

 

Lyon. Interdiction d’une manifestation.

Des tracts et des papillons avaient été distribués invitant les femmes à manifester à 16h30, place du Pont pour protester contre le départ des jeunes classes en Allemagne. Mais peu de temps avant l’heure fixée, les environs de la place ont été occupés par des forces de police importantes, empêchant la manifestation de se dérouler. (Garcin 1944)

 

Lyon. Passage de l’Argue, dans la soirée, incidents entre des marins français et des officiers allemands. Des insultes sont échangées de part et d’autre. 5 marins sont arrêtés. (Garcin 1944)

 

Lyon. 36 avenue Foch. Arrestation de Daisy MARTIN directrice du secrétariat de la 1ere région des FFI dont le chef est Jacques PEROL. Elle a été dénoncée par un agent double. Du fait de sa connaissance de tout l’appareil clandestin, elle est torturée à de nombreuses reprises.

Elle est exécutée le 20 août 1944 à Saint-Genis-Laval.

Une souricière tendue devant son appartement permet l’arrestation de Anne-Marie CURIS, Tonia SCOFFIE, René THOMAS, Charles XIMENES. (Permezel 2003)

 

7 mars 1943

 

STO. Article du quotidien collaborationniste « Le Nouvelliste » vantant le STO.

« Les jeunes bénéficient du salaire élevé des travailleurs allemands tout comme les ouvriers français volontaires précédemment partis pour la Relève. Ils seront mis sur un pied d’égalité complet avec les travailleurs allemands de leur catégorie quant aux salaires, primes diverses, allocations familiales, prime de séparation pour les travailleurs mariés, congés payés, assurances sociales, assurances accidents, protection et assurance contre dommages de guerre, tickets d’alimentation et législation ouvrière et sociale sans cotisations spéciales. Les familles de ces travailleurs comme celles des ouvriers partis pour la Relève bénéficient sans frais ni formalités des médicaments gratuits et du remboursement de 70% des soins pharmaceutiques.

Aux mêmes conditions élémentaires de discipline et de correction que les volontaires français, les jeunes gens du service obligatoire du travail bénéficient de la même liberté que les civils allemands : le couvre feu n’existant pas, les rapports avec les autorités, les employeurs, les ouvriers, les commerçants allemands sont les meilleurs et les plus cordiaux.

La nourriture ainsi que le logement sont assurés par l’employeur à un taux fort réduit. Le rapport entre la norme du salaire et le coût de la vie laissant une marge plus élevée qu’en France, les économies peuvent être transmises aux familles demeurées en France jusqu’à concurrence de 3600 francs par mois.

Les Français vivant en communauté française ne seront pas dépaysés. Les relations postales normales sont autorisées ainsi que l’envoi de livres et de journaux. Ils peuvent librement emporter tous les bagages, de n’importe quelle sorte, nécessaires à leur confort et à leur santé ou à leur distraction, objets de toilette, rasoir, objets d’habillement, d’équipement sportif, bicyclettes etc…

Les bureaux de placement allemands soutiennent les intérêts des travailleurs français en Allemagne et sont à la disposition entière de leurs familles pour aplanir toutes les difficultés. Le meilleur accueil leur est réservé. » (Aulas 1974)

 

9 mars 1943.

 

STO. Le préfet régional ANGELI se rend en Savoie où se trouvent 3000 gens gens désignés pour le STO, qui ont refusé de partir et se sont regroupés sur le plateau de Thonon. (Garcin 1944)

 

STO. Des manifestations aux Brotteaux au départ des trains pour l’Allemagne.

« Des trains emmenant chaque fois plus de mile recrues du service du travail, sont partis pour l’Allemagne, l’Autriche et la Pologne, dans les soirées de samedi 6, dimanche 7 et mardi 9 mars.

Ces départs ont eu lieu au chant de l’Internationale et aux cris de « A bas PETAIN » et « LAVAL au poteau. La police a procédé à un certain nombre d’arrestations. De nouveaux trains partiront mercredi, jeudi et samedi. De semblables manifestations ont eu lieu au départ d’autres trains emmenant des ouvriers de la relève. La police interdit dorénavant aux familles l’approche de la gare. » (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation de Jean BIANCHERO et de Lucien BONNET dans un café au coin de la rue Chevreul et de la rue Jean Jaurès.

  • Jean BIANCHERO, déporté, meurt le 11 mars 1945 à Harzungen. (Permezel 2003)

 

11 mars 1943

 

Lyon. Intervention d’un gardien de la paix, Benoit CHAMPART âgé de 23 ans, qui empêche le sabotage d’un transformateur adossé à l’usine Millat, 126 route d’Heyrieux. Il met en fuite 5 personnes qui disposaient d’une clef pour entrer à l’intérieur du transformateur. Ces personnes protègent leur fuite en ouvrant le feu sur le gardien de la paix qui est blessé à l’avant bras gauche. Une bombe est retrouvée à l’intérieur de ce transformateur. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Après les arrestations du 1er mars le maire de Villeurbanne informe les familles des hommes « emmenés le 1er mars par les troupes allemandes » qu’il est intervenu auprès des pouvoirs publics pour que soit donné aussi rapidement que possible l’autorisation de correspondre avec les époux, pères ou enfants réquisitionnés et de leur envoyer les vêtements et l’argent dont ils auraient besoin. (Garcin 1944)

 

12 mars 1943

 

Etienne BONNIN membre des FTPF est blessé par balle lors d’une opération de sabotage. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 18h, sur la voie ferrée Lyon-Genève, à hauteur de la manufacture des tabacs, découverte d’un engin explosif non explosé par un cantonnier de la SNCF. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 21h30, sur une voie de la Guillotère, explosion d’une bombe qui détruit une citerne d’essence vide. (Garcin 1944)

 

Lyon. Dans la nuit, explosion d’un transformateur situé à l’angle de la rue des Platanes et de la Grande-Rue de Monplaisir. (Garcin 1944)

 

13 mars 1943

 

Lyon. Gare de Perrache. A 20h, explosion d’une bombe dans une baraque en bois servant de consigne aux soldats allemands de passage. L’employé français assurant le service de consigne présent dans la baraque n’a pas été blessé.

La baraque va être reconstruite et sera dorénavant gardée. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

14 mars 1943

 

Givors (25.000 habitants). Seulement 57 personnes assistent à une réunion organisée pour la constitution de la Milice. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. STO. A Fourvières, devant 20.000 personnes, le cardinal GERLIER reprend les éléments de la lettre collective du 5 mars 1943. (Aulas 1974)

 

Lyon. Mr Jean-Marie SANCEY, âgé de 31 ans, directeur général de l’Union d’Alimentation de Franche-Comté, se présente vers 17h45 au commissariat de permanence pour déclarer qu’il a été pris à parti par la majorité des spectateurs du cinéma des Terreaux.

« Il a été pris à parti « A 15h45, pendant le discours du président LAVAL qui passe aux actualités, alors qu’il manifestait son approbation par des applaudissements. Mr Jean-Marie SANCEY a précisé qu’il n’avait ainsi applaudi que pour protester contre les huées des spectateurs que le discours avait déchaînés. Il a enfin ajouté qu’il avait fait une observation à un monsieur, dont il pensait qu’il était le directeur de la salle de cinéma et que celui-ci lui avait répondu « Vous n’avez qu’a cesser vos réflexions et sortir. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Priest (Saint). Vers 23h30, deux jeunes Français qui rentraient chez eux après avoir assisté à une fête de bienfaisance, Roger MONTCHALIN âgé de 20 ans et sa soeur, se font tirer dessus par les occupants d’une automobile arrivée à leur hauteur. Bien qu’ayant tenté de prendre la fuite, le jeune Roger blessé de deux balles dans la région du coeur, décède.

L’enquête menée par la police criminelle, établira par suite que les coups de feu ont été tirés par des soldats italiens.

 

Ambérieu-en-Bugey (01). Arrestation par la police française de Jean-Marie CURTIL membre de Libération à Lyon, alors qu’il revient d’une mission à Chambéry. (Permezel 2003)

 

15 mars 1943.

 

Lyon. Arrestations de Raymond AUBRAC, Serge RAVANEL et Maurice VALRIMONT.

Concernant les STO. « Une réunion avait eu lieu chez nous, avenue Esquirol, début mars : la Résistance, essaierait d’organiser l’accueil, l’encadrement et l’instruction de tous ces réfractaires. Du coup l’armée secrète se trouvait en face d’effectifs inespérés. Raymond (AUBRAC) pour « Libération », MORIN-FORESTIER pour « Combat » avaient envoyé des agents, dans le Jura et en Savoie, étudier les possibilités de réception. Différentes réunions de comptes rendus étaient fixées au 15 mars. Raymond pour sa part, avait donné rendez-vous à ses adjoints RAVANEL (Serge ASHER) et VALRIMONT (Maurice KRIEGEL) dans un appartement prêté par un couple ami, au cinquième étage du 7, rue de l’Hôtel-de-Ville.

Au cours de cette investigation trop rapidement mise sur pied, un agent de liaison, en gare d’Ambitieux, s’était bêtement fait prendre : sur la carte d’identité vierge qui lui avait été fournie, il avait interverti sa date de naissance et la date de délivrance. Le gars ayant parlé, des noms et des adresses étaient tombés dans les mains de la police française. Que d’arrestations entre le 10 et le 15 mars ! Une vingtaine de gars agents de liaisons et plantons, deux responsables de l’Armée secrète et leurs adjoints.

Raymond avait donc trouvé une souricière au rendez-vous du 15 mars. VALRIMONT était déjà pris. Peu après, était arrivé Serge RAVANEL qui avait tenté aussitôt une évasion spectaculaire. A son coup de sonnette, un policier avait ouvert la porte et l’avait menacé d’un revolver : « Sortez ce que vous avez dans vos poches. » Serge avait obéi, attrapé dans sa veste une petite matraque télescopique, assommé le flic, dévalé les escaliers à toute vitesse, pour se heurter, à mi-chemin, à un policier qui montait. Ils s’étaient empoignés, étaient tombés. Au moment où Serge prenait le dessus, deux autres flics étaient arrivés en renfort. Bien entendu, cela avait été sa fête !

RAVANEL avait raté son évasion. Raymond aussi lors de la perquisition à son logis clandestin. VALRIMONT pour ne pas être en reste, avait connu le même échec. Du commissariat, il s’était enfui au petit jour, poursuivi par un agent moins endormi qu’il n’en avait l’air. Il avait foncé, tourné dans une petite rue à angle droit : c’était une impasse !

Commença pour eux l’itinéraire ordinaire : commissariat, dépôt, prison après un rapide interrogatoire d’un juge d’instruction. » (Aubrac 1997)

  • Serge RAVANEL, Incarcéré à la prison Saint-Paul, simule une maladie. Lors de son transfert à l’hôpital de l’Antiquaille, il est libéré par un commando le 24 mai 1943). Il avait été arrêté une première fois à Marseille le 5 novembre 1942. Il sera de nouveau arrêté sur dénonciation le 19 octobre 1943, mais réussira à s’échapper en sautant d’une fenêtre à Villieu-Loye (01). Le 6 juin 1944, il est nommé chef régional de l’ensemble des forces militaires régionales FFI (R4) par le général Koenig.

  • Raymond AUBRAC. Des pressions exercées sur le procureur le font remettre en liberté provisoire. (Permezel 2003)

A noter des erreurs chez Permezel 2003 lorsqu’on lit leur biographie :

Pour Serge ASHER, il indique une arrestation le 15 mars avec Raymond AUBRAC et Maurice KRIEGEL.

Pour Raymond AUBRAC, il indique une arrestation le 15 mars avec Serge ASHER et Maurice KRIEGEL.

Pour Maurice kRIEGEL, il donne une arrestation le 13 mars avec Raymond AUBRAC et François MORIN.

Pour François MORIN, il n’est pas spécifié d’arrestation à cette période.

Permezel 2003, indique l’arrestation d’un autre membre de Combat, Marcel PECK (2e arrestation après celle du 23 janvier 1942). Il réussit à s’évader 3 jours plus tard et se réfugie dans un premier temps à Couzon-au-Mont-d’Or, avant de rejoindre Paris en septembre 1943.

 

Lyon. Arrestation au cours d’une réunion rue de Marseille de Fernand BEUCLER. Déporté à Dachau puis Neuengamme, il décède du typhus en mai 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Roger MORANDAT et de Jean DORVAL membres du réseau Pimento.

Jean DORVAL réussit à détruire des documents compromettants avant l’arrivée de la Gestapo.

Roger MORANDAT, déporté est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Colette AUBERNIER, secrétaire de François MORIN, inspecteur général de l’Armée secrète. Enceinte de 6 mois, elle est internée à la prison Saint-Joseph de Lyon, puis à Grange Blanche dont elle s’évade le 21 mai 1943. (Permezel 2003)

 

Lyon.

 

Lyon. (8 bis quai Saint-Vincent). A 13h, 5 soldats allemands sont blessés par l’explosion d’une bombe. Le directeur de la Manutention est arrêté comme otage. (Aulas 1974)

 

16 mars 1943

 

Lyon. A 13h, explosion d’une bombe devant la porte d’entrée de la Manutention militaire, 8 bis quai Saint-Vincent. Cinq soldat allemands sont blessés dont 2 grièvement.

Le colonel commandant la Manutention est arrêté comme otage. (Garcin 1944)

 

Lyon. Rue Garibaldi. A 21h15, explosion d’une bombe contre un café, tenu par un Espagnol. A la suite de cette explosion, les Allemands arrêtent 37 personnes qu’ils conduisent à la caserne de la Part-Dieu, où ils sont fouillés et interrogés. Elles sont ensuite remises en liberté.

« Un jeune homme, Mr René GARAMPON, âgé de 17 ans, demeurant 167 cours Lafayette, qui avait été blessé à la main droite par l’explosion de la bombe, et qui avait été arrêté, a été relâché par les autorités allemandes et conduit à l’hôpital Edouard Herriot. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

17 mars 1943

 

Lyon. Incidents à la gare des Brotteaux au départ d’un train pour le STO. (Aulas 1974)

 

Lyon. Perquisition par la police allemande au domicile de Jean-Marie VAUCHY, ingénieur demeurant à l’autel Moderne, 15 rue Dubois. Les Allemands repartent en emportant toutes ses pièces d’identité. (Garcin 1944)

 

18 mars 1943

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de Marius AUDIN, imprimeur, 3 rue Davout qui est accusé d’imprimer des tracts gaullistes. Il est relâché après avoir été interné 3 jours à Montluc. (Garcin 1944)

 

19 mars 1943

 

Lyon. Arrestation par la police allemande, dans la matinée, sur dénonciation de 6 personnes :

  • Michel MESSIN, âgé de 29 ans, électricien.

  • Emile MESSIN, âgé de 33 ans, boulanger.

  • Jean PERRET, âgé de 39 ans, cultivateur.

  • Victor THERMOZ, âgé de 33 ans, mécanicien.

  • Charles THERMOZ, âgé de 38 ans, mécanicien.

  • Léon VINCENDON, âgé de 27 ans, employé.

Conduits à l’Hôtel Terminus, ils sont relâchés dans l’après-midi après interrogatoire. (Garcin 1944)

 

Lyon. A Midi devait se tenir à la Brasserie de la Couronne, place des Célestins, un repas réunissant le docteur LOCARD, Marcel GRANCHER et Henri CLOSJOUVE. Durant ce repas le docteur LOCARD devait remettre la Légion d’honneur à Marcel GRANGER.

Mais ce repas a été interrompu par une intervention de la police allemande qui a interpellé les trois hommes ainsi que Lucien FARNOUX-REYNAUD et plusieurs amis de Marcel GRANGER.

Ils avaient été dénoncés comme militants gaullistes membres de Combat et publiant un journal clandestin.

Conduits à l’Hôtel Terminus, ils ont été relâchés après trois heures d’interrogatoires. Un commissaire de Vichy a été dépêché pour enquêter sur l’origine de la lettre de dénonciation. (Garcin 1944)

 

20 mars 1943

 

Lyon. A 6h20, dépôt d’un engin explosif sur la fenêtre d’un local occupé par des militaires allemands poser de a censure allemande) à l’hôtel des Postes, place Antonin Poncet. Un militaire allemand voit l’engin, le jette dans la rue où il explose. 2 passants français sont blessés. (Pontaut/Pelletier 2008 et Aulas 1974)

Pour sa part Garcin 1944, situe l’action à 14h30 et ne parle que d’un blessé grave, un facteur.

 

21 mars 1943

 

Villeurbanne. Le commissaire de police du commissariat de Charpennes apprend que les 300 personnes de Villeurbanne, raflées le 1er mars se trouvent comme prisonniers civils près de Compiègne dans le camp de Royalieu, stalag n° 122. (Garcin 1944)

 

22 mars 1943

 

Lyon. En raison de nombreux attentats, le préfet régional ANGELI instaure un couvre feu. Le communiqué suivant est publié.

«  A la suite de nouveaux attentats qui se sont produits ces jours derniers contre les troupes d’opération, un arrêté préfectoral du 22 mars fixe à 21 heures le couvre-feu précédemment fixé à minuit. Cette mesure aura son effet dès aujourd’hui 22 mars et jusqu’à nouvel ordre. La population est invitée à aider la police à découvrir les agents provocateurs qui organisent ou commettent ces attentats dont la collectivité tout entière est appelée à souffrir. » (Garcin 1944 et Pontaut/Pelletier 2008)

 

23 mars 1943.

 

Lyon. Didier BARDIN, son frère Henri et Victor LE GLOANEC reçoivent pour mission d’attaquer le petit dépôt du palais de justice pour libérer Serge RAVANEL, Raymond AUBRAC et Maurice KRIEGEL, arrêtés le 15 mars. Lors du repérage des lieux, Didier BARDIN cache une valise de munitions dans l’église Saint-Paul. Lors de la récupération de la valise, Didier BARDIN et Victor LE GLOANEC sont arrêtés par des policiers avertis par le prêtre de l’église.

  • Didier BARDIN est condamné à 20 ans de travaux forcés.

  • Victor LE GLOANEC est condamné à mort par la Section Spéciale le 12 juillet 1943. Sa mère venant d’être décorée par le Maréchal Pétain pour avoir mis au monde 8 enfants, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

25 mars 1943

 

Lyon. Attentats à la bombe contre les garages Citröen et Peugeot

  • 19h40. Rue Bechevelin. Explosion d’une bombe contre le garage Citroën. Les dégâts sont importants. Un transformateur est endommagé.

  • 19h50. Rue Vauban. Explosion d’une bombe contre le garage Peugeot. Il y a là aussi des dégâts importants.

Dans les deux cas, il s’agit de bombes à retardement. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

27 mars 1943

 

Vénissieux. Dans la nuit entre 22h et 22h15, explosion de deux bombes à l’intérieur de l’usine S.O.M.U.A. Il y a des dégâts matériels dont un transformateur électrique. (Garcin 1944)

 

28 mars 1943

 

Lyon. Une valise d’explosif est déposée au café situé 4 rue de Cuire. La valise et son contenu sont enlevés par les services de police. (Garcin 1944)

 

29 mars 1943

 

STO. Article du journal collaborationniste « Le Nouvelliste » décrivant le départ des jeunes pour le STO.

« Les départs de jeunes pour l’Allemagne se sont effectués dans le plus grand calme et avec une discipline exemplaire. Les appels de l’Association des anciens des chantiers de la jeunesse ont été entendus.

Ils se sont tous retrouvés au centre d’accueil de la Croix-Rouge de la gare des Brotteaux. Ils se sont reconnus et leur moral s’en est heureusement ressenti : l’esprit de camaraderie les a transformés et leur a fait accepter le sacrifice que le pays attend d’eux tous. Si ces départs se sont effectués, sinon dans la joie mais du moins sans trop de tristesse, c’est en raison de ce regroupement des jeunes des chantiers. » (Aulas 1974)

 

31 mars 1943

 

Didier-au-Mont-d’Or (St). Une explosion se produit dans la commune (sans autres précisions). (Garcin 1944)

 

 

 

 

4 avril 1943.

 

 

 

Lyon. Dans la nuit (22h50), deux soldats et deux civils allemands pris de boisson, se présentent au poste de police de a Mouche, afin de faire soigner l’un d’eux qui est blessé à la main. Une fois les soins donnés, ils frappent le brigadier PAQUET qui était de service. Des policiers allemands interviennent pour faire évacuer le poste. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation d’Alphonse BESSON, agent du SOE. Il est assassiné à une date inconnue. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon, 28 avenue Jean Jaurès. Arrestation de Joseph MONJARET, membre du BCRA détaché auprès de Franc-Tireur par le chef de la Gestapo de Périgueux venu spécialement pour l’opération. Il est arrêté dans l’appartement de Lucie FERLET membre du BCRA .

 

  • Joseph MONJARET, déporté est rapatrié en 1945.

  • Lucie FERLET est internée puis déportée dans différents camps. Elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation des frères Henry et Alfred NEWTON fondateurs du réseau Greenheart qui compte 200 hommes. Le réseau ne s’en relèvera pas. (Hammerschmidt 2016)

 

 

 

Mulatière (La). Dans la matinée explosion de deux bombes dans les ateliers de La Mulatière. Un poste de coupure est détruit. (Garcin 1944)

 

 

 

6 avril 1943

 

 

 

Collaboration économique. Les Allemands mettent fin aux fonctions des inspecteurs du travail chargés de s’occuper de la relève.

 

Tous les sursis sont supprimés. La Direction départementale de la Main d’Oeuvre et l’Office de placement allemand se réservent le droit d’examiner les cas litigieux. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon (Avenue de Saxe). A 13h15, explosion d’une bombe au bureau de placement allemand, situé au garage Renault. Les dégâts sont très importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

7 avril 1943

 

 

 

Lyon. 124 rue Sébastien Gryphe. Arrestation par la Gestapo de Marie-Thérèse FINCK, membre de Franc-Tireur. Jugée et condamnée à mort, elle est déportée à Ravensbruck mais échappe à l’exécution. Elle est libérée par la Croix-Rouge. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, par la Gestapo, de Georges MALNUIT, membre de Combat. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Pierre-Bénite. Dans la nuit (22h15), découverte de deux bombes non explosées. Elles étaient cachées dans le transformateur de la société Electro-chimique située chemin de la Valda. Elles ont été découvertes après qu’un employé de l’usine eut surpris deux individus qui rodaient autour du transformateur et qui avaient pris la fuite à l’arrivée de l’employé. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne, 9 cours Tolstoi et Lyon. Arrestation par la Gestapo de la famille DUPRE : Le père Joanny, membre du Service des Opérations aériennes et maritimes du BCRA, son épouse Marguerite, ses deux fils Francis, membre du BCRA et de Maurice.

 

  • Joanny, déporté au Struthof meurt d’épuisement le 1er décembre 1943.

  • Marguerite, internée quelques semaines à Montluc est libérée faute de preuves.

  • Francis est libéré par ses camarades le 26 avril 1943. Il réussit à gagner l’Angleterre par l’Espagne non sans y avoir été interné quelques semaines.

  • Maurice, réussit à s’échapper le jour même. Il gagne l’Angleterre avec son frère. (Permezel 2003)

 

 

 

8 avril 1943

 

 

 

Lyon. Interdiction du film « Terre d’Alsace » (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation de 52 personnes pour détention de faux certificats d’inaptitude, dont le rédacteur de ces certificats, le docteur DRAMAIX. (Aulas 1974)

 

 

 

9 avril 1943

 

 

 

Lyon. Deux transformateurs sont détruits rue Challamel-Lacour par l’explosion d’une bombe. Un troisième subit le même sort 34 boulevard du Parc d’Artillerie. Ils ont été détruits par des engins de forte puissance. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 1 Rue Jean Cardona. A 21h25, un incendie se déclare dans la menuiserie de Gabriel DESCULTIEUX. Le bâtiment est entièrement détruit. Un témoin a aperçu un homme sur les lieux au moment où l’incendie se déclarait .

 

Cette entreprise travaillait pour les Allemands et devait livrer des meubles le 13 avril. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

10 avril 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation de Jacky BERTIN-MOUROT membre du Front National FTPF. En raison de son âge (17ans), il est condamné à 3 ans de prison. Il s’évade le 6 août 1944 et rejoint les maquis de l’Azergues. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Vincent PLANQUE membre de Combat. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

11 avril 1943

 

 

 

Fons (Saint). Un soldat italien tire un coup de feu sur un jeune homme.

 

« … Vers 20h30, un soldat italien traversait Saint-Fons à bicyclette en chantant lorsque après avoir laissé sa machine contre une maison, il se lança à la poursuite d’un jeune homme qui l’avait nargué, et tira sur lui un coup de feu sans l’atteindre.

 

Le soldat italien qui était armé d’un fusil, reprit alors sa bicyclette et repartit dans la direction de Feyzin. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo, sur dénonciation, de Gilberte CHAMPION membre du réseau Jade-Fitzroy et de Paul FUCHS opérateur radio .

 

  • Déportée en décembre 1943, Gilberte CHAMPION est rapatriée en avril 1945.

  • Paul FUCHS aurait été fusillé. (Permezel 2003)

 

 

 

13 avril 1943

 

 

 

Lyon. Un gardien de la paix tue accidentellement un soldat allemand.

 

« Un soldat de l’aviation allemande passait un peu après minuit cours Lafayette avec deux femmes , Andrée GUYON âgée de 30 ans et Jeanne RICHARD, âgée de 24 ans, quand à la hauteur du n° 134, les femmes furent prises à partie par deux hommes qui les frappèrent et leur tirèrent les cheveux. Il s’ensuivit une bataille bruyante qui attira l’attention du poste de police voisin.

 

Le brigadier MARCELIN arriva sur les lieux avec quelques agents. C’est alors qu’un des deux hommes, le gardien de la paix Jean CORDIER âgé de 50 ans, détaché au service des moeurs, chercha à désarmer le soldat allemand qui le menaçait et prit son revolver, mais un coup partit, qui atteignit l’allemand au front, entre les deux yeux, le tuant net.

 

L’homme qui accompagnait le gardien de la paix en civil était Mr Georges CANNELLA, âgé de 34 ans, chauffeur d’auto. Tous les deux ont été arrêtés par la Feldgfendarmerie, ainsi que deux témoins qui n’avaient pris aucune part à l’affaire : Mr Jean DARBON âgé de 40 ans et Mr Claude LEPRETE âgé de 19 ans. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation par les Allemands pour une raison inconnue du boulanger Henri BARGE, 136 cours Lafayette. Il a été emmené vers une destination inconnue. (Garcin 1944)

 

 

 

14 avril 1943

 

 

 

Lyon (4 rue des Archers). A 13h15, explosion d’une bombe sur le capot d’une voiture allemande en stationnement devant l’hôtel des Célestins. De nombreuses vitres sont brisées aux alentours. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

15 avril 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation, 4 rue Béchevelin, de Claude BULARD, Saint-cyrien ancien commandant au 99e RI et membre du réseau Gilbert. Interrogé à l’école de Santé militaire, il décède deux jours plus tard. (Permezel 2003)

 

 

 

17 avril 1943

 

 

 

Lyon. A 9h30, 102 avenue de Saxe, arrestation par les Allemands de Pierre PIERCY, âgé de 33 ans, secrétaire de l’Association générale du Bâtiment. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Vers 17h, place du Pont, des policiers allemands tuent un homme qu’ils voulaient interpeller et qui a tenté de prendre la fuite. Le corps a ensuite été emmené par les Allemands. La victime n’a pas été identifiée. (Garcin 1944)

 

 

 

Vaulx-en-Velin. Dans la nuit, vers minuit, deux pylônes électriques sont détruits par des bombes. (Garcin 1944)

 

 

 

Pont de Vaux (01). Arrestation par la Feldgendarmerie, sur dénonciation, de François CHAUDY membre du Centre des opérations de parachutage et atterrissage (COPA) alors qu’il quittait un terrain où une opération avait été annulée. Faute de preuves, il es libéré le 11 août 1943 ce qui lui permet de poursuivre ses activités. (Permezel 2003)

 

 

 

Annemasse (74). Arrestation par la Gestapo suite à la trahison d’un membre du réseau de André DEVIGNY créateur du réseau de renseignement Gilbert. Il est condamné à mort par une cour martiale allemande le 20 août 1943. (Permezel 2003)

 

 

 

18 avril 1943

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 4h35, un officier allemand accompagné de deux femmes françaises, se présente au poste des Célestins. Une altercation éclate et l’officier menace de son revolver la gardien de la paix des GMR chargé de la surveillance de la Brasserie des Ambassadeurs, place des Célestins. Calmé par les deux femmes, il quitte le poste sans avoir utilisé son arme.

 

La gendarmerie allemande s’est ensuite transportée sur les lieux, mais n’a pas donné d’informations sur cet incident. (Garcin 1944)

 

 

 

19 avril 1943

 

 

 

Didier-au-Mont-d’Or (St). Arrestation et déportation par la Gestapo aidé par la Milice de :

 

  • Jacques ESPARCIEUX, membre de Libération. Condamné, il est transféré à la prison d’erses et y subit le sort de tous les prisonniers. Il décède à Dachau le 5 mars 1945.

  • Gaston GODIMIER (alias Gabriel GORDON)

  • Claude JANIN membre de Libération. La perquisition de son domicile permet de découvrir un stock d’armes en provenance d’un parachutage. Condamné par la Section Spéciale, il est interné à la centrale d’Esses, puis déporté. Il est rapatrié en 1945.

  • Un nommé MONTAGNIER.

  • Un nommé THONNERIEU.

  • Martin Lazare VENTURINI. (Permezel 2003 ; Pontaut/Pelletier 2008 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par le SOL de Gaston GODIMIER membre de Combat. Après tortures, il est conduit à l’hôpital de l’Antiquaille. (Permezel 2003)

 

 

 

21 avril 1943

 

 

 

Oullins. Dans la nuit (23h15), le transformateur de l’usine Martin et Moulet, pompes à essence et culbuteurs, situé boulevard Emile Zola est détruit par l’explosion d’une bombe. Les dégâts sont importants et l’usine qui emploie 400 ouvriers sera fermée 8 jours. (Garcin 1944)

 

 

 

24 avril 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« Par suite des réquisitions massives de chevaux faites au profit des troupes d’occupation dans le département (250 chevaux pour l’ensemble du département) un certain nombre de cultivateurs se sont vus privés de l’élément indispensable pour leur travail. Beaucoup ne peuvent acheter un cheval de remplacement. En effet les chevaux réquisitionnés tous de bonne qualité, ont été payés à raison de 25.000 à 50.000 francs, et le prix actuel d’achat d’un bon cheval varie de 60.000 à 90.000 francs. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

25 avril 1943

 

 

 

Lyon (18 quai de Tilsitt). A 7H25, explosion d’une bombe au garage Majestic qui est utilisé par les Allemands. De nombreux dégâts aux alentours. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 21h55, attentat à l’hôtel Massena (159 Cours Lafayette).

 

« Une explosion s’est produite à 21h55 dans la salle du restaurant de l’hôtel Masséna où six soldat allemands consommaient en compagnie de trois femmes françaises : Marie-Louise COHEN née GARNIER, Jeanne CHENEL, Marie-Jeanne BAUSSIN.

 

L’engin avait été placé sur le rebord de la fenêtre donnant sur la rue Masséna. Un des soldats et Marie-Jeanne BAUSSIN ont été tués sur le coup. Les deux autres femmes , 4 soldats allemands et un Polonais ont été blessés.

 

Les témoins de cette action n’ont pu donner de renseignements précis.

 

A la suite de cet attentat, le Préfet du Rhône a fixé le couvre-feu à 21h et décidé la fermeture des théâtres et cinémas jusqu’au 2 mai inclus. Les réunions sportives sont également interdites. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

26 avril 1943

 

 

 

Lyon. 90 rue Vendôme, angle rue de Sèze. A 22h, explosion d’une bombe explose dans le débit de boisson tenu par Jules FOUGERE. L’établissement étant fermé, il n’y a eu que des dégâts matériels.

 

Peu de temps après Jules FOUGERE a reçu deux coups de téléphone avec à chaque fois les mêmes menaces. «  Ici, les chevaliers du coup de balai. Tenez-vous à carreau. On vous cassera la gueule. A bon entendeur, salut ! ».

 

Cet attentat avait été annoncé par la BBC le 11 janvier 1943 avec la diffusion d’un message qui disait « FOUGERE, le gros restaurateur de la rue de Sèze, votre fiche est prête et vous serez appelé à rendre des comptes. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

27 avril 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Tristan BONAMOUR du TARTRE membre du réseau Phalanx qu’il dirige par intérim lorsque son gendre Christian PINEAU est à Londres. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Avenue de Pressence, à 1h15 destruction d’un pylône électrique à l’explosif. (Garcin 1944)

 

 

 

28 avril 1943

 

 

 

Lyon. Le mouvement Libération fait distribuer dans les boites aux lettres un tract en faveur du maquis de Savoie.

 

«  Plutôt que de répondre aux appels de départ pour l’Allemagne des jeunes Français ont pris le maquis en Savoie.

 

Le signal a été donné par 250 jeunes gens de l’école d’horloge de Cluses, qui se réfugièrent dans la montagne. Cette petite troupe a vu ses effectifs grandir rapidement à partir du 6 mars. Les 250 sont devenus 5.000. Ils sont rassemblés dans la région d’Annemasse-Chambéry.

 

Bien pourvus d’armes (mitrailleuses et fusils) et de munitions, ils ont déjà rejeté l’ultimatum des autorités qui leur a été présenté par le capitaine de la gendarmerie locale. Les injonctions du Préfet lui-même sont demeurées vaines.

 

Les menaces adressées aux familles n’ont pas trouvé d’écho.

 

L’opinion des autorités locales est qu’il faudrait une division pour réduire les rebelles.

 

Honneur à ces jeunes hommes ! Que leur exemple soit suivi partout. Français, faîtes comme eux. Résistez ! L’heure de la lutte a sonné contre l’ennemi, pour la France. LIBERATON. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

29 avril 1943

 

 

 

Caluire (Rue Coste). A 5h du matin, explosion d’une bombe dans un dépôt allemand. Malgré la violence de l’explosion, il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

30 avril 1943

 

 

 

Oullins. Dans la nuit (22h50, explosion dans l’usine électrique « La Grenobloise », 96 avenue Jean Jaurès, appartenant à la société Force et Lumière.

 

Une partie du matériel était démonté pour être expédié en Allemagne. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944)

 

 

 

Avril 1943

 

 

 

Champagne-au-Mont-d’or. Attaque de la mairie par des résistants, ce qui permet la récupération de papiers d’identité et de tickets d’alimentation. (Permezel 2003)

 

 

 

Mai 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation de Jacques Pierre BASSET, membre de France d’Abord. Il est relâché faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Mathieu et Madeleine BONFANTI alors qu’ils transportaient des postes émetteurs clandestins.

 

  • Madeleine est libérée faute de preuves.

  • Mathieu réussit à s’évader du train qui le conduit vers la déportation.

 

Ils se cachent chez des amis à Saint-Martin en Haut tout en continuant à travailler pour la Résistance. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Gabriel BOURGOIN, agent de France d’Abord. Il est relâché au bout de 45 jours faute de preuves à charge. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. Arrestation de Josette BON membre de Combat. Déportée elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

1er mai 1943

 

 

 

Lyon. Ile-Barbe. A 2h35, un soldat allemand qui était de garde au barrage se noie dans la Saône. D’après les premières constatations, ce soldat serait tombé accidentellement dans la rivière. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 5h, explosion d’une bombe dans un ancien café situé à Montessuy près du stade Henry Cochet. Cet ancien café sert de lieu de rassemblement à la Milice. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Avenue du Maréchal Lyautey. Dans la nuit, à 5h25, explosion d’une bombe contre un pylône électrique de la compagnie OTL (transports en commun lyonnais). Les dégâts matériels sont importants.

 

Deux passants, les époux BAUDIN ont été légèrement blessés et conduits à l’hôpital Edouard Herriot.

 

Cet attentat à été commis par des membres FTP dont :

 

  • Albert CHIFFLOT. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 5h30, explosion d’une bombe sous un pont de chemin de fer entre Saint-Rambert et Collonges. La circulation des trains est suspendue durant une heure. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 5h50, quai Arloing, explosion d’une bombe qui détruit un poteau électrique. De nombreuses vitres sont brisées. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon Vaise. A 6 heures, explosion d’une bombe dans la cour du dépôt des machines. Un support de lignes à haute tension, contre lequel l’engin avait été placé, a été endommagé provocant une coupure d’électricité.

 

A 10h, en pleine enquête, explosion d’une deuxième bombe. Quatre ouvriers sont blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 7 heures, explosion d’une bombe dans la salle d’attente de la Croix-Rouge du funiculaire de la rue Terne. L’engin avait été jeté de l’extérieur et ramassé par un employé. Il a explosé quelques temps plus tard. Il n’y a pas de blessés mais les dégâts sont importants. Le funiculaire fonctionne à nouveau un peu avant 10 heures. (Garcin 1944)

 

 

 

Mulatière (La). A 6h45, explosion d’une bombe, 45 rue des Ateliers. Un transformateur électrique est endommagé. (Garcin 1944)

 

 

 

3 mai 1943

 

 

 

Lyon. 148 avenue Félix Faure. Arrestation par la Gestapo d’Eugène JEUNET membre du réseau Buckmaster. Il meurt étouffé le 18 septembre 1943 dans le train qui le conduit vers la déportation. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Mme Germaine STEF âgée de 23 ans, signale l’arrestation par les Allemands de son mari Léon STEF âgé de 46 ans,, industriel. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Christian PINEAU qui dirige le réseau Phalanx. Interné à Montluc, il est déporté à Buchenwald. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. Mr Dominique TROJAIRE, âgé de 60 ans, officier en retraite demeurant 120 avenue Thiers, apporte au commissariat de Charpennes, un paquet de tracts antigouvernementaux qu’il a découvert dans sa cave. (Garcin 1944)

 

 

 

6 mai 1943

 

 

 

Caluire. A 23 heures, explosion d’une bombe dans les locaux de la légion française des combattants situés 82 rue Neville Chamberlain. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

7 mai 1943

 

 

 

Lyon. La Milice arrête un secrétaire du Service de renseignement de France d’Abord. Il livre les adresses de 6 boites à lettres du mouvement. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Evasion de 3 Résistants de l’hôpital de l’Antiquaille.

 

Quatre inconnus se faisant passer pour des policiers allemands accompagnés d’une cinquième personne se faisant passer pour un policier français se présentent à l’hôpital de l’Antiquaille pour chercher 3 détenus gaullistes. Ce n’est qu’après leur départ que l’on s’est aperçu qu’il s’agissait de faux policiers. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

8 mai 1943

 

 

 

Lyon. A 5h10, route de Vienne, explosion d’une bombe dans le magasin de bonneterie de Mr Léon JOURDAIN, âgé de 41 ans. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

10 mai 1943

 

 

 

Alimentation. Le maire de Lyon réorganise les marchés alimentaires de façon à ce que, sur l’ensemble des marchés de la ville, les revendeurs fussent répartis convenablement et suivant les besoins des consommateurs. (Aulas 1974)

 

 

 

Vaulx-en-Velin. Un peu avant minuit, explosion d’une bombe dans les dépendances de l’usine des Textiles Artificiels du Sud-est, chemin de la Poudrerie. L’engin avait été blessé à la station de pompage qui se trouve à environ 300m. Les dégâts sont importants et 2000 ouvriers se retrouvent au chômage. (Garcin 1944)

 

 

 

11 mai 1943

 

 

 

Villeurbanne. Dans la nuit, explosion d’une bombe dans un atelier de coupure de la société « Fibres et Micas » rue Frédéric Fays. Les dégâts s’élèvent à 120.000 francs. (Garcin 1944)

 

 

 

12 mai 1943

 

 

 

Lyon. Vers 1h, Aux Brotteaux, opération de police allemande. Des coups de feu sont tirés. Les policiers français qui voulaient intervenir sont invités à se retirer. On ignore s’il y a eu des victimes. (Garcin 1944)

 

 

 

13 mai 1943

 

 

 

Lyon. En gare des Brotteaux, nouveau départ d’un train pour le STO. Seulement 213 présents pour 1300 appelés. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon, 90 quai Pierre Scize. Arrestation par la Gestapo de Maurice GRIVAUD membre des Groupes Francs. Déporté en Allemagne, il est libéré par les Soviétiques en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

15 mai 1943

 

 

 

Lyon. Klaus BARBIE estime que dès la mi-1943, la Résistance lyonnaise est complètement infiltrée par la Gestapo, y compris ses chefs, proches de Jean MOULIN, figure majeure de la Résistance française. (Hammerschmidt 2016)

 

 

 

Lyon. Gaston CHAPPRON chef d’Etat-major de l’Armée secrète échappe à une arrestation de la Gestpo, mais est blessé. Il gagne les maquis du Jura où il poursuit son activité. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 33 rue Jean-Saint. Claudius GARIN, âgé de 42 ans, encaisseur de la compagnie du gaz qui se présentait au domicile de Mme PALAIS, est menacé par deux individus armés de revolvers. En voulant prendre la fuite, il est grièvement blessé au visage et transporté à l’hôpital Edouard Herriot.

 

Les deux individus arrêtés par la police française se sont révélés être des policiers allemands qui perquisitionnaient le domicile de Mme PALAIS arrêtée le 13 mai et détenue à Montluc. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 22h30, quai de la Pêcherie, explosion d’une bombe dans un transformateur électrique qui alimente la salle Rameau où Philippe HENRIOT faisait une conférence intitulée « Tocsin sur l’Europe ». La lumière a été coupée à la fin d cela conférence et à la sortie du public.

 

Une passante MIle BARTHES a été légèrement blessée par l’explosion. (Garcin 1944)

 

 

 

16 mai 1943

 

 

 

Lyon (Avenue de Saxe). A 22h30, une bombe est lancée, sans faire de blessés, sur un groupe d’une vingtaine d’Allemands qui attendaient le tramway à l’angle de l’avenue de Saxe et du Cours Morand. Les soldats ont immédiatement riposté sans atteindre personne.

 

A 23h45, arrivée de nombreux soldats allemands encadrés par des officiers qui effectuent plusieurs visites dans des immeubles riverains, sans résultat.

 

Deux bombes non explosées sont découvertes à proximité. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

17 mai 1943.

 

 

 

Meyzieu. Arrestation de Valentine BERRY, membre du réseau William-Ugueux. Elle est déportée à Mauthausen où elle évite de justesse la chambre à gaz. (Permezel 2003)

 

 

 

18 mai 1943

 

 

 

Collaboration économique. La Division du travail rappelle que les auxiliaires de l’administration appartenant aux classe 1940, 1941, 1942 doivent être affectés à la Relève. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Publication par la préfecture d’un communiqué du Service Régional de Police de Sûreté.

 

« Une prime de 100.000 francs, constituée par un don anonyme d’un certain nombre de lyonnais, sera remise à toute personne qui fournirait des renseignements permettant l’arrestation des auteurs de l’attentat commis au moyen d’un engin explosif le 25 avril dernier, contre l’Hôtel Masséna, cours Lafayette faisant deux morts et sept blessés.

 

La discrétion la plus absolue est assurée. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 2e arrestation de Georges COTTON fondateur du mouvement France d’Abord. Cette fois-ci par la Gestapo. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 3 heures, au 1-3 rue des Dahlias à Montplaisir, destruction à l’explosif de deux transformateurs dépendant de l’usine Durrschmidt. Les dégâts obligent l’usine à fermer pour plusieurs jours mettant au chômage 150 ouvriers. (Garcin 1944)

 

 

 

19 mai 1943

 

 

 

Lyon. Communiqué de la préfecture.

 

« Le couvre-feu précédemment fixé à 21h a été reporté à 23h30 samedi dernier. Depuis lors trois nouveaux attentats, qui n’ont fort heureusement causé aucune victime, ont été commis. La population qui, d’ailleurs est unanime à réprouver les attentats d’une poignée de criminels, doit être informée que la répétition de ceux-ci risque d’entraîner pour elle de graves conséquences. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 14 rue du docteur Mouisset. Arrestation au PC du réseau « Alliance », de plusieurs de ses membres :

 

  • Monique BONTINCK, gardée à vue sur place, elle réussit à s’échapper.

  • Marguerite BROUILLET, réussit à s’évader quelques jours plus tard grâce à des complicités policières.

  • Léon FAYE. Il réussit à s’échapper mais sera de nouveau arrêté plus tard à Paris. Condamné à mort le 28 juin 1944 par le tribunal militaire de Fribourg en Brigsbau, il est exécuté plus tard par les SS.-

  • Edouard KAUFMAN. Lui aussi réussit à s’échapper à la faveur d’un relâchement de la surveillance. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Clément GERARD et son père inspecteur de police se rendent au commissariat de la place Antonin Poncet pour y faire évader une résistante.

 

Mais ensuite Clément GERARD qui effectue une liaison avec le réseau Alliance est arrêté dans une souricière tendue au domicile d’Anne de MAREUIL place Bellecour. Incarcéré, il est jugé le 12 décembre 1943 et acquitté. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Rue Challemel-Lacour. Dans la nuit, vers 2h du matin, une sentinelle allemande du Parc d’Artillerie est blessée à la jambe droite par un coup de feu.

 

«  Ce soldat était de garde vers 2h au portail est de l’annexe, quand son attention fut attirée par l’ombre d’un individu, qui se trouvait près des autos stationnées dans le parc. Il fit une sommation. L’individu prenant la fuite, il tira dans sa direction un coup de fusil. L’individu riposta par plusieurs coup de revolver et la sentinelle fut atteint par une balle. »

 

Quatre requis pour la surveillance des voies ferrées et un cheminot qui se trouvaient sur les lieux ont été interrogés :

 

  • Armand SCHER, âgé de 29 ans, comptable.

  • Claudius JOUBERT, âgé de 30 ans, manutentionnaire.

  • Claudius FOND, âgé de 30 ans, chaudronnier.

  • Marius PELLET, âgé de 30 ans, jardinier.

  • Georges MOULIN, âgé de 45 ans, chef de train. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

20 mai 1943

 

 

 

Ravitaillement. Du fait de l’occupation de l’Afrique du Nord, Lyon a été coupée d’une de ses grandes sources d’approvisionnement.

 

La municipalité obtient un relèvement de ses attributions de légumes, de 500 tonnes par quinzaine de fruits et légumes en provenance de la région de Saint-Pol de Léon. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Révocation par le gouvernement de Vichy, puis arrestation par la Gestapo, du commissaire de police Jules CROS. Il est accusé d’avoir laissé échapper des locaux de la PJ de Lyon-Perrache, 1 colonel et 3 généraux gaullistes. Il meurt des suites de ses tortures à Montluc le 8 juin 1943. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Vers 16h45, 64 Grande rue de la Guillotière, évasion de 7 condamnés à mort Juifs allemands et polonais. Il s’agit de :

 

  • David SUSZHALZ, âgé de 21 ans.

  • RELER, âgé de 35 ans.

  • On ne connaît pas l’identité des autres. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Dans la nuit à 23h45, explosion d’une bombe aux Etablissements Berkel. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

 

 

21 mai 1943

 

 

 

Lyon. 1 avenue Maréchal Foch. A 20h, explosion d’une bombe dans un restaurant. Deux officiers allemands en compagnie d’une femme allemande, présents dans l’établissement n’ont pas été blessés. Par contre la femme du restaurateur, Mme Marie MOREL, âgée de 70 ans, a été légèrement blessée. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 7 Juifs de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

22 mai 1943

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 3h40, 61 place Guichard. Explosion d’une bombe dans la boucherie de Mr RICHARD. les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 5h10, 36 Grande Rue des Charpennes. Explosion d’une bombe dans le magasin de bonneterie de Mr Henri FELIX. Ce magasin appartient à la Milice française. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 3h5 au siège de la Ligue française, rue Paul Bert angle rue Edison, explosion d’une bombe qui cause des dégâts importants. Une rafle à arrêté plusieurs personnes. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, explosion d’une bombe sur un compresseur du dépôt de la Mouche. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de Ernestine SIBOURD, âgée de 65 ans demeurant 46, rue Tête d’Or. (Garcin 1944)

 

 

 

23 mai 1943

 

 

 

Caluire. Dans la nuit à 1h20, 14 chemin des Grandes Terres, explosion d’une bombe incendiaire dans la villa de Mr ROUX-SOIGNAT membre de la Milice française. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Echec d’une tentative d’incendie au parc d’automobiles annexe du garage Renault, 364, route de Vienne qui est occupé par les Allemands. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 22 heures, un soldat allemand, ivre, accompagné d’un gros chien se présente au pose de police Moncey. Il demande un taxi pour être conduit au château de Saint-Cyr à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

 

Le brigadier lui ayant répondu que ce cas n’était pas prévu et qu’il allait en référer à la Feldgendarmerie, celui-ci a frappé le brigadier, cassé le câble du téléphone ainsi qu’une chaise. Il a été maîtrisé par des agents français qui l’ont reconduit à son cantonnement. (Garcin 1944)

 

 

 

24 mai 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« A peine formée, la Milice française fait l’objet de critiques voilées sur son recrutement et ses agissements . Les opérations conduites par la Milice le 19 avril dans la région de Saint-Didier au Mont d’Or, qui ont abouti à l’arrestation de 4 militants communistes, et dans quelques restaurants de Lyon, sont maintenant connues d’une partie de la population qui s’en émeut.

 

Les perquisitions opérées par la Gestapo chez différentes personnes ont été assez nombreuses pendant le mois dans l’agglomération lyonnaise. Plusieurs arrestations ont été opérées parmi les officiers français d’anciens services d’information. Le commandant SMIDT, les capitaines MISSAFE, KAYSEN, MULER, d’autres se sont échappés. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Réunion entre Jean MOULIN, Henri AUBRY et de Joseph GASTALDO chef d’Etat-major de l’Armée secrète. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Evasion de Serge ASHER (Serge RAVANEL) et de Maurice KRIGEL. Participent à cette évasion :

 

  • André GRUGET.

  • Etienne ILLES, déguisé en officier allemand (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 4h50, 76 boulevard des Etats-Unis, explosion d’une bombe dans la boucherie de Claudius DUBANCHET qui est membre de la Légion Française des Combattants. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

26 mai 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Madame DUMOULIN agent de Résistance fer qui sert de boite à lettre à René HARDY pour ses contacts avec Henri AUBRY. Déportée, elle meurt dans un camp de concentration. (Permezel 2003)

 

 

 

Vaulx en Velin. Dans la nuit à 4h et 4h30, 45 route de Villeurbanne, explosion de deux bombes chez Mr Louis ARTUS, industriel âgé de 68 ans.

 

Ce dernier a déclaré à la police que ces attentats étaient dirigés contre son gendre Jean de COLIGNY, membre de la Légion Française des Combattants, S.O.L, et chef de la Milice française dans la commune.

 

Les dégâts sont peu importants et il n’y a pas eu de blessés. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

27 mai 1943

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 22h30, 34 rue Cuvier, explosion d’une bombe devant la porte d’une teinturerie exploitée par Madame Alexandrine FOURNEL. Il y a des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 22h45, 25 rue Vauban, explosion d’une bombe devant le café tenu par Mr Pierre BON, âgé de 39 ans. De nombreuses vitres sont brisées. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 23h50, 91 rue Moncey, explosion d’une bombe devant le café tenu par Mr Joseph MELLEN, âgé de 55 ans. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Vaulx en Velin (Rue du Rhône). Sabotage d’une ligne téléphonique allemande. (Aulas 1974)

 

 

 

28 mai 1943

 

 

 

Lyon. Publication d’un avis par la Préfecture du Rhône.

 

« A la suite des attentats répétés qui se sont produits depuis trois semaines, un arrêté préfectoral en date du 28 mai 1943, fixe à 22 heures le couvre-feu précédemment reporté à 23h30. Cette mesure aura son effet dès le 29 au soir et jusqu’à nouvel ordre. » (Garcin 1944)

 

 

 

Caluire. Dépôt de plainte de Mr Ernest JULIEN, âgé de 60 ans; secrétaire de la section de la Légion Française des Combattants de Caluire contre X pour destruction, par le feu, du panneau publicitaire de la section. Un exemplaire du journal « Libération » y a été déposé à la place des affiches de la section. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 14, rue Désirée, à 15h30, explosion d’une bombe dans le local du groupe « Collaboration ».

 

L’engin a été apporté par une dizaine de jeunes gens masqués, qui, après avoir bâillonné et ligoté les deux employés, se sont emparés de deux machines à écrire et de divers documents, notamment des listes d’adhérents au groupement, qui étaient enfermées dans un coffre. Il n’y a eu que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Rue de la Scaronne, à 19h45, Marcel DOMERGUE, âgé de 44 ans, contremaitre de la SNCF au dépôt de la Mouche, qui rentrait chez lui, est tué d’une balle de revolver (sous le sein gauche) par deux inconnus. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 22h50, 4 rue de Seze, explosion d’une bombe à la chemiserie « Aux Bons Enfants » appartenant à Mr JANIN.

 

A la suite de cette explosion une rafle effectuée immédiatement, 19 personnes sont arrêtées et conduites au poste Cuvier pour y être interrogées. Elles ont ensuite été relâchées. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. A 19h30, découverte d’une bombe non explosé devant la porte des Ateliers de Lyon, 15, rue Jean Bourgey. Il s’agissait d’une munitions de guerre allemande dénommée « Stock ». (Garcin 1944)

 

 

 

29 mai 1943

 

 

 

Lyon. 187 avenue Félix Faure. Simon FRID membre FTPF du bataillon Carmagnole et 3 camarades attaquent un centre de distribution de tickets d’alimentation. Mais ils sont poursuivis par un gardien de la Paix en civil. Blessé par balle à la cuisse, Simon FRID est arrêté. Torturé , la perquisition de son domicile permet de découvrir du matériel destiné à la fabrication d’explosifs.

 

Le 23 novembre 1943, il est condamné à mort. Il est guillotiné le 4 décembre 1943 dans la cour de la prison Saint-Paul.

 

Dans les jours qui suivent le juge auteur de la sentence est exécuté par un commando du bataillon Carmagnole. (Permezel 2003)

 

 

 

30 mai 1943

 

 

 

Bron. Deux enfants sont blessés par l’explosion d’un détonateur. Son propriétaire Marius PIELANA a été arrêté. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 9h15, place Bellecour, explosion d’une bombe après la cérémonie du lever des couleurs de la Légion Française des Combattants. La bombe a éclaté au pied de la statue de Louis XIV. Il n’y a eu ni dégâts, ni blessés.

 

 

 

Lyon. A 15h, un adjudant-chef de l’armée allemande nouvellement promu officier, se présente aux « Ambassadeurs », établissement réservé aux officiers allemands. Ne portant pas encore les insignes de son nouveau grade, il est refoulé par un capitaine d’aviation. Une altercation éclate qui se termine par la mort de l’adjudant-chef tué d’une balle en plein coeur. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, des inconnus tracent des inscriptions gaullistes sur les 4 faces du socle de la statue de Louis XIV place Bellecour.

 

Vive la France, Vive De Gaulle, une grande croix de Lorraine, le V de la victoire.

 

D’autres inscriptions ont été découvertes, place des Terreaux, sur le mur du Bazar de l’Hôtel de Ville, sur le mur de la maison Lépine et sur la fontaine Bartholdi. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 1h30, 71 boulevard des Etats-Unis, explosion d’une bombe devant le magasin de librairie papeterie de Mr GUICHARD, qui passe pour être un collaborateur. Les dégâts matériels sont assez importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

 

Début Juin 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation d’André HELBRONNER, professeur de physique au collège de France et chercheur reconnu (il prévoit que la guerre se terminera par une explosion atomique). Il a fondé dès novembre 1940 un petit groupe spécialisé dans la Résistance technologique avant de rejoindre Libération en compagnie d’autres chercheurs. Déporté à Buchenwald, il décède au début de l’année 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. La Gestapo quitte l’Hôtel Terminus devenu trop petit pour aller s’installer à l’Ecole de Santé militaire avenue Berthelot.

 

La section IV (Gestapo) du SD est dirigée par BARBIE. (Hammerschmidt 2016)

 

 

 

Juin 1943

 

 

 

Lyon. Organisation de l’Inspection municipale du ravitaillement. Ses attributions sont de surveiller, à tous les échelons, la distribution des denrées, de veiller à l’application des lois, décrets et arrêtés relatifs au ravitaillement, de recueillir les indications, suggestions et doléances susceptibles d’être utiles au bon fonctionnement du ravitaillement de la ville.

 

Le personnel comprend 18 inspecteurs principaux et auxiliaires, répartis par arrondissements sous la direction d’un chef de service. (Aulas 1974)

 

 

 

1er juin 1943

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 23h10, 30 Cours Gambetta, un brigadier de police de garde devant l’hôtel de Noailles a voulu interpeller un cycliste qui s’est révélé être un officier allemande. Celui-ci a sorti un pistolet et à ouvert le feu sur le brigadier qui n’a pas été touché.

 

Cet officier a refusé de décliner son identité et d’indiquer les raisons de son geste. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 4h, 32 rue Margnolle. explosion d’une bombe devant la villa de Mr FERRAND, industriel, qui est un des chefs de la Milice française. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Vers 17h, Manifestation contre le STO se produisent devant la gare Saint-Paul, où avaient été conduits des jeunes des Chantiers de la Jeunesse, qui venaient d’être libérés et, qui désignés pour partir en Allemagne, ne s’étaient pas présentés à la gare. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

3 juin 1943

 

 

 

Vaulx en Velin. Destruction d’un panneau de la milice. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

5 juin 1943

 

 

 

Lyon. « Des forces considérables de police ont effectué des visites domiciliaires et des perquisitions au cours de la nuit dans différents quartiers de la ville, notamment rue Centrale, rue Mercière, rue de l’Ancienne Préfecture.

 

Dans la journée, des opérations de police ont été également effectuées à la sotie des cinémas, comme la Scala, Chanteclerc, l’Eldorado, et dans de grands cafés du centre. Il s’agissait de retrouver des jeunes gens qui ont refusé de partir travailler en Allemagne.

 

Ces opérations dureront plusieurs jours ». (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 12h45 à l’angle de la rue Confort et de la rue de la République, deux jeunes gens dont on ne connaît pas l’identité, sont enlevés par la police allemande et conduit en un lieu ignoré. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 23 heures, rue de Créqui, un soldat allemand est attaqué par deux inconnus qui lui tire dessus. Il est blessé d’une balle à la cuisse. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

6 juin 1943

 

 

 

Vaulx-en-Velin. Des inconnus sectionnent la ligne téléphonique allemande située à l’angle de la rue Franklin et de la rue du Rhône. Elle relie le camp d’aviation de Bron au champ de tir des Iles. (Garcin 1944)

 

 

 

7 juin 1943

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 4h45, 60 Grande Rue de Saint-Clair, explosion d’une bombe dans l’immeuble habité par Henri LYONNET, représentant en cycles et membre de la Milice. Les dégâts sont importants et l’explosion a fait 1 blessé. . (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 7h30 du matin, découverte d’un engin explosif non éclaté impasse Joseph SERRE. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Au fort Montluc, décès du commissaire de police CROS du quartier des Etats-Unis.

 

Il avait été révoqué, il y a environ 3 semaines, puis arrêté par les Allemands. Il était accusé d’avoir favorisé l’évasion des locaux de la police judiciaire, à Perrache, d’un colonel et de trois généraux gaullistes, qui seraient partis pur l’Angleterre avec un complice l’inspecteur CLEMENT.

 

Le commissaire CROS est décédé des suites de ses tortures. (Garcin 1944)

 

 

 

8 juin 1943

 

 

 

Champagne au Mont d’Or. Arrestation et déportation par la Gestapo de :

 

  • Anna BOISSET née VIGIER.

  • Georges Pierre Eugène BOISSET.

  • Joannès BOISSET.

  • Roger Paul GOGUER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

10 juin 1943

 

 

 

Lyon (Fort Lamothe). Dans la nuit à 1h30, un soldat allemand qui effectuait une ronde dans le fort Lamothe est blessé à la jambe par un tir d’arme à feu effectué par un inconnu. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

11 juin 1943

 

 

 

Lyon. A 13 heures, 62 boulevard des Etats-Unis, un cycliste lance ne bombe contre la fenêtre de Mme SEON, droguiste, qui est légèrement blessée. (Garcin 1944).

 

Aulas 1974 pour sa part place cet évènement le 14 juin.

 

 

 

Lyon. A 13h, rue du Boeuf, les Allemands blessent mortellement un Juif Mr MAYER. La police française ne peut obtenir aucune information sur cette affaire. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Louis PAYEN membre du réseau Alliance. Déporté à Pforzheim, il est exécuté le 30 novembre 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

Paris. Arrestation de Suzette OLIVIER membre de la Délégation régionale, recrutée par Daniel Cordier comme agent de liaison longue distance pour la Délégation régionale. Déportée, elle est rapatriée en 1945.

 

 

 

12 juin 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation dans un café de Henri BARDIN, membre de Libération. Il est jugé et condamné à mort par un tribunal allemand le 7 décembre 1943. Il est fusillé avec d’autres détenus sur le champ de tir de la Doua le 21 décembre 1943. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Max HEILBRONN membre du NAP-Fer après une entrevue avec son supérieur René HARDY avec lequel il rencontre des difficultés.

 

Il est l’organisateur de Résistance-Fer et en mars 1943, il a envoyé à Londres un projet qui deviendra par la suite le Plan Vert de sabotage des voies ferrées au moment du débarquement. Déporté début janvier 1944, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 156 route d’Heyrieux. Découverte par Denis BOUCHER, dans le sous-sol de son l’immeuble d’un sac tyrolien contenant une grenade défensive anglaise, un pistolet automatique, un revolver à barillet, 22 cartouches de 8 mm, 1 cartouche de 7,65 mm et 2 exemplaires du « Manuel des Patriotes ». (Garcin 1944)

 

 

 

13 juin 1943

 

 

 

Lyon. Sur la Saône, des nageurs du Cercle sportif de sauvetage poussent des cris hostiles au passage de vedettes allemandes. Un coup de feu est tiré depuis l’une de ces vedettes sur les nageurs.

 

La police fait évacuer les quais. (Garcin 1944)

 

 

 

14 juin 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Maurice CLERGUE. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

15 juin 1943

 

 

 

Caluire. Dans la nuit à 3h45, 82, rue Neville-Chamberlain, explosion d’une bombe au domicile de Gabriel AMBLARD, dessinateur et vice-président de la section de la Légion Française des Combattants de Caluire. Les dégâts matériels sont très importants.

 

Il s’agit du deuxième attentat après celui du 9 mai 1943. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

16 juin 1943

 

 

 

La brigade de gendarmerie de Suchet dresse un procès verbal contre un individu qui vendait clandestinement des marchandises : miel 400 francs, chaussures 1950 francs, huile 575 francs, beurre 500 francs, chaussettes de coton 80 francs la paire, tabac 1950 francs. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Arrestation de deux employés du tribunal militaire. Paul ROUSTAIN et Georges ROY qui sont soupçonnés d’avoir facilité l’évasion d’un détenu du fort de Montluc. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 22 heures, rue de Marseille, explosion d’une bombe à l’intérieur du garage Citroën. Un véhicule réquisitionné par les Allemands est détruit. Un début d’incendie est rapidement maîtrisé. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

17 juin 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Henri MARANO membre réseau Alliance. (Permezel 2003)

 

 

 

18 juin 1943

 

 

 

Lyon. Pour l’anniversaire de l’appel du général De GAULLE, une gerbe de fleurs est déposée au monument des mobiles, à l’entrée du parc de la Tête d’Or. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 10h15, angle rue de Séze et rue professeur Weil, la police allemande tente d’arrêter un homme qui prend la fuite. Des coups de feu sont tirés. Une balle traverse le chapeau d’une femme. Finalement l’inconnu est arrêté un peu plus loin. (Garcin 1944)

 

 

 

19 juin 1943

 

 

 

Collonges-au-Mont-d’Or. Découverte sur la voie ferrée de trois pétards qui ont immédiatement été enlevés. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation à son domicile, 23 place Bellecour d’Alberte BOURDE, agent du réseau Action et de son fils Daniel.

 

  • Alberte déportée à Ravensbruck est rapatriée en 1945.

  • Henri, son mari échappe à l’arrestation et rejoint l’Angleterre.

  • Daniel déporté à Buchenwald est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

20 juin 1943

 

 

 

Lyon. Installation officielle de Pierre BERTRAND comme maire de Lyon. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

 

 

 

Lyon. Vers 17 heures des Allemands tirent deux coups de feu sur un bateau qui participait à la compétition de la Double traversée de la Saône. Il s’agissait d’une barque de sauvetage des Sauveteurs de la Mouche. Il n’y a pas de blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, vers minuit, 152 rue Moncey, une jeune homme de 25 ans, Marcel GICQUEL, musicien est abattu par une patrouille allemande pour ne pas avoir répondu aux sommations. Il a été atteint de deux balles aux jambes, mais son artère fémorale a été sectionnée. (Garcin 1944)

 

 

 

Pierre-Bénite. 13 bis rue de la République, découverte par madame SIMON, d’une bombe désamorcée sur sa fenêtre. (Garcin 1944)

 

 

 

21 juin 1943.

 

 

 

Caluire.

 

 

 

Arrestation de Jean Moulin vue par un rapport de gendarmerie du 20 juillet 1943 (au milieu d’autres faits)

 

« Au début du mois de juillet, la police allemande a fait irruption dans la villa du Dr DUGOUJON, située à Caluire place Castillane, et a opéré à l’arrestation d’un certain nombre de personnes qui assistaient à une réunion. Ils s’agissaient d’éléments d’un groupement gaulliste. Ont été arrêté le Dr DUGOUJON, le colonel LACAZE (ex chef de corps du 99e RI), le commandant SCHWARTZENFIELD, le lieutenant AUBRY, le lieutenant LASSAGNE, MM PARIOT, PAIRE et GILLES et Mme RAISIN Madeleine femme d’un commandant de l’armée coloniale. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Arrestation de Jean MOULIN vue par Klaus BARBIE.

 

« En 1979 Klaus BARBIE raconte ce qui s’est passé ce jour là. « On m’avait dit que Max viendrait avec sept ou huit représentants de la Résistance, pour nommer un nouveau chef de l’Armée Secrète. C’était ça le projet ! Alors je lui ai demandé (à HARDY) s’il y allait aussi. Il a dit oui (…) Il m’a (…) indiqué qui participerait, avec des renseignements précis. Il m’a aussi indiqué quelqu’un qui devait être son contact. Je me suis assis sur la promenade au bord du Rhône et je lisais le journal et j’était assis avec cet homme sur un banc. C’était son contact (AUBRY). J’ai donné à HARDY un bout de craie jaune. Je lui ai dit « Dés que tu entres dans la maison, tu fais des traits pour que nous n’ayons pas à chercher longtemps, nous suivrons les traits et ils nous conduirons directement à ces messieurs et à la réunion. »

 

« Dans la Résistance, il y en avait qui étaient faibles et qui ont parlé. Mais pas MOULIN (….) Ses mains étaient ligotées, mais je ne lui avait pas fait ligoter les pieds. Les gardes ne faisaient pas attention, alors à plusieurs reprises, il s’est élancé contre le mur. Il s’est ouvert le crâne. (…) C’est de ça qu’il est mort. Mais j’ai encore eu le temps de l’emmener à Paris, moi même personnellement, en pleine nuit, avec un homme, et je l’ai remis à BOEMELBURG. Ensuite je crois qu’ils l’ont transporté à Francfort. Il est mort en cours de route. » (Hammerschmidt 2016)

 

 

 

Lyon. Pierre de BENOUVILLE , second d’Henri FRENAY alors à Londres, prend l’initiative de convier René HARDY à la réunion de Caluire « pour qu’il tienne tête à Jean MOULIN. » (Permezel 2003)

 

 

 

22 juin 1943

 

 

 

Lyon. A la suite des arrestations de la veille à Caluire, perquisition par la Gestapo de l’appartement du couple FASSIN membres du BCRA, ainsi que les bureaux du Centre des Opérations de parachutage et d’atterrissage.

 

  • Raymond FASSIN sera arrêté le 2 février 1944 dans la région de Lille. Déporté, il décède à Neuengamme.

  • Geneviève, son épouse, ne sera jamais interpellée.

  • Arrestation de Gisèle MARIN. Déportée en Allemagne, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jean-Marie GILLES membre du BCRA, chargé de la prospection de terrains d’atterrissages et de parachutages. Déporté, il décède à Elbrich le 23 janvier 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Décès à Montluc de Mme Veuve Léontine DREYFUS, âgée de 69 ans et domiciliée à Serres. Elle avait été interpellée le 17 juin. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, vers 23h, rue Victor Hugo, un officier allemand en état d’ébriété tire des coups de feu dans la rue. Il n’y a pas de blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 12 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

23 juin 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« C’est avec une lourde inquiétude que l’on a constaté vers la mi-juin l’arrivée de troupes importantes dans le département du Rhône. La population est désagréablement surprise de l’importance des réserves encore à la disposition des autorités allemandes. Elle craint que le stationnement des troupes se prolonge, au détriment du ravitaillement local, car l’opinion communément acquise consiste à dire que la région de Lyon constitue une « plaque tournante » bien commode pour le comandant allemand en vue de diriger rapidement des troupes sur un point quelconque des théâtres d’opération.

 

A Lyon, en particulier, on ne trouve aucun légume sur les marchés depuis plusieurs jours. Cette carence correspond avec le stationnement d’importants effectifs allemands dans la région. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Lors de la perquisition de son appartement 28 Cours Vitton, les Allemands découvrent 2 cartes d’identité vierges et arrêtent Renée JOLIVOT membre du BCRA. Déportée à Bergen-Belsen, elle est libérée par les Américains. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Le curé de l’église Saint-Joseph-des-Brotteaux, trouve deux appareils émetteurs dans son église. Il dépose les appareils au commissariat des Brotteaux. (Garcin 1944)

 

 

 

24 juin 1943

 

 

 

Lyon. Henriette GILLES, membre du BCRA est la première à informer Londres de l’arrestation de Jean MOULIN. Par la suite, elle met en sécurité les archives du COPA (Centre d’Opération de Parachutage et d’Atterrissage). (Permezel 2003)

 

 

 

25 juin 1943

 

 

 

STO. Le Préfet du Rhône exige que le camp des « Compagnons de France » lyonnais installé à Saint-Pierre-de-Chartreuse (38) soit fermé au profit du STO. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, à 2h20, découverte d’une bombe dans un transformateur de l’usine Givaudan et Lavirotte, 52, rue Paul Cazeneuve. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Vers 13h30, Madame Eugénie LAVERGNE, âgée de 59 ans, découvre dans une allée de son immeuble, 1 mitraillette, 4 chargeurs, 3 chargeurs pour fusils-mitrailleurs. Ces armes de fabrication anglaise étaient emballées dans un numéro du Petit Marseillais et un numéro du journal clandestin Combat. (Garcin 1944)

 

 

 

27 juin 1943

 

 

 

Limonest. La brigade de gendarmerie arrête 3 individus pour vol d’une génisse dans un pré et abattage clandestin. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Interpellation en compagnie du Père CHAILLET de David DONOFF, agent du SOE. Faute de preuves, il est relâché. David DONOFF sera tué le 27 juin 1944 (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Place des Terreaux. A 19h, manifestation au passage du cortège du nonce apostolique. Un gascon de café, Paul TATRY, âgé de 47 ans, qui avait crié deux fois « A bas la guerre » est arrêté par la police et conduit au commissariat. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

28 juin 1943

 

 

 

Vénissieux. Vers 1 heure du matin, un incendie criminel à la gare de Saint-Priest, détruisant 13 wagons citernes d’essence destinés aux forces allemandes. (Garcin 1944)

 

 

 

30 juin 1943

 

 

 

Résistance. On estime que 70.000 journaux de la Résistance sont diffusés dans le Rhône. (Aulas 1974)

 

 

 

Cyr au Mont d’Or (St). Vers 18h30, 8 individus masqués, sous la menace de révolvers s’emparent dans la mairie de la commune des titres d’alimentation. 500 cartes complètes, 1000 semestrielles, écoulées dans la région de Grenoble. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. 178 rue de Gerland. A 8h, Jean-Dominique FRANCHI, âgé de 29 ans, agent technique, qui sortait de son domicile, est tué de deux balles de revolver par deux inconnus qui prennent ensuite la fuite à bicyclette. Il était connu comme collaborateur et avait déjà fait l’objet d’attentats à Nîmes. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Vers 21h30, un soldat allemand qui était ivre a sorti son arme dans la rue (rue Ferrandière). Un autre soldat ayant voulu le désarmer, un coup de feu part, blessant grièvement une femme qui passait par là. (Garcin 1944)

 

 

 

Oullins. Vers 22h30, Incendie dans les ateliers SNCF. Un détonateur est trouvé sur place. (Garcin 1944)

 

 

 

Juillet 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation d’Alfred ESKENAZI, membre du réseau Marco-Polo. Interné à Montluc, il est tué en tentant de s’évader le 21 juillet 1943. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la police française, sur dénonciation, de Michel GUILLERMIN membre des FUJ. Il est détenu au centre du Vinatier. Il s’évade le 23 novembre 1943 (Permezel 2003)

 

 

 

1er juillet 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Marcel FUCHEZ membre de combat. Jugé en décembre 1943, il est condamné à 15 mois d’emprisonnement. Détenu à Eysses, il est ensuite déporté. Il décède peut de temps après son rapatriement. (Permezel 2003)

 

 

 

2 juillet 1943

 

 

 

Fons (St). 32 avenue Jean Jaurès, dans la nuit à 4h40, explosion d’une bombe au magasin de TSF de Martial DUHAY. Les dégâts sont peu importants. (Aulas 1974)

 

 

 

Oullins. Intervention de la Gestapo.

 

  • Arrestation et torture de : Simone CLAIRET née VEDEL, Alphonsine VEDEL née BERGER, Jean-Marie VEDEL.

  • Sont assassinés : Adolphe CLAIRET alias Charles HELIAS ou Monsieur Charles (exécuté le 28 août 1943). (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Villeurbanne. A 11h30, destruction à l’explosif de 3 transformateurs situés rue Emile Decorps. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

 

 

5 juillet 1943

 

 

 

Ravitaillement. A une demande de la mairie centrale de Lyon aux maires d’arrondissement quelles étaient les améliorations que l’on pouvait apporter pour les vêtements, la réponse est unanime : une augmentation des contingents de points. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Evasion d’un détenu de la prison de Montluc ((Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Rue Adélaïde Perrin, découverte d’une boite contenant deux grenades à cuillère, une bombe à ailettes, une grenade défensive et une grenade incendiaire. (Garcin 1944)

 

 

 

6 juillet 1943

 

 

 

Lyon. «Une sentinelle allemande a tiré plusieurs coups de feu, à la gare de Perrache, à 2h45, sur Mr André BOISSEAU, âgé de 47 ans, employé d’une maison de transports qui était occupé à reconnaître des wagons. L’employé se trouvait dans un wagon de tomates quand il fut interpellé par la sentinelle. Ne comprenant pas la sommation et pris de peur, il descendit du wagon et chercha à fuir. La sentinelle tira sur lui trois coups de feu qui l’ont blessé légèrement à la cuisse droite. » (Garcin 1944)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 20 Juifs en provenance de Lyon. (KLARSFELD 2019)

 

 

 

7 juillet 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie de Lyon.

 

« Les opérations menées depuis plusieurs semaines dans le département de la Saône et Loire avaient amené à penser que des réfractaires au Service du Travail Obligatoire s’étaient déplacés vers le département du Rhône aux confins de la Saône et Loire. Par ailleurs, les infirmations recueillies par la gendarmerie des deux départements spécialement en vue de chercher les auteurs de l’agression contre la mairie de Romanèche (vol de titres d’alimentation en juin 1943) situaient les réfractaires par groupes :

 

  • Dans les hameaux de Brunaize la Grange au Bois et Prévessin.

  • En campement dans les bois de Cenves.

 

Pour la réduction de ces groupes, une opération a été effectuée le 6 juillet 1943 par la gendarmerie du Rhône et la gendarmerie de Saône et Loire. (…) Aucun groupe n’a été découvert. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jean PEISSEL membre du BCRA. Déporté à Mauthauusen, il est rapatrié le 12 mai 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

9 juillet 1943

 

 

 

Bron. Dans la nuit, à 22h30, explosion d’une bombe au siège de la Légion Française des Combattants, 14 chemin du Grand Taillis. Une deuxième bombe non explosée a été découverte sur place. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 23h, explosion d’une bombe dans la salle du tableau électrique de l’usine Robatel-Mulatier, 59 chemin de Baraban. (Garcin 1944)

 

 

 

10 juillet 1943

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, à 23h15, deux bombes éclatent dans des transformateurs, 68 rue Chalamel-Lacour. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, à 0h25, destruction à la bombe d’un transformateur de l’usine Adresse-Presse, 41 rue Paul Verlaine. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit, vers 3h du matin, des inconnus tentent de saboter plusieurs aiguilles de la Gare des Brotteaux en les bloquant avec des cailloux. (Garcin 1944)

 

 

 

12 juillet 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation d’un agent double, de René BAUSSAINT membre des MUR. Condamné à 3 ans de prison, il est transféré à la prison d’Eysses. Après la révolte des détenus, il fait partie des otages livrés aux Allemands. Il transite par de nombreux camps de concentration avant d’arriver à Mauthausen. Il revient de déportation. (Permezel 2003)

 

 

 

13 juillet 1943

 

 

 

Lyon. A 12h45, rue Gasparin, Roger CHAVANET commandant militaire régional des FTP dirige une attaque à la grenade contre l’hôtel du Globe occupé par les Allemands. Un cycliste lance une grenade dans une fenêtre de l’hôtel. Deux femmes et un homme sont blessés. (Garcin 1944 ; Aulas 1974 et Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 22h10 et 22h45, explosion de deux bombes au dépôt des machines de la Mouche, rue Croix-Barret. Les dégâts sont importants, un transformateur et un compresseur sont détériorés. (Garcin 1944)

 

 

 

14 juillet 1943

 

 

 

Lyon. « En vue de la fête nationale, d’importantes mesures ont été prises. Le couvre-feu a été fixé à 19 heures. Les cafés, restaurants et cinémas du centre ont été fermés à partir de 13 heures, en même temps que la circulation était interdite entre les Terreaux et la gare de Perrache. Un millier de manifestants, portant la cocarde tricolore, se sont réunis à 19 heures, place de la Croix-Rousse. Ils ont été facilement dispersé par la police. Des manifestations semblables se sont produites dans plusieurs quartiers, notamment derrière les voutes de Perrache et à Saint-Fons. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 5h30 et 6h, attentats sur des voies de tramway.

 

  • 30 rue de Gerland, destruction de 30 cm de rail sur la ligne 18 Gerland-Sathonay.

  • 59 avenue Berthelot sur la ligne 23, détérioration du rail. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 19h, diffusion d’une Marseillaise enregistrée au cinéma Rex. Manifestations en divers points de la ville. (Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Kiwa BLUWOL membre des FTP-MOI déploie un drapeau tricolore au sommet d’un gratte-ciel. (Permezel 2003)

 

 

 

15 juillet 1943

 

 

 

STO. Décret excluant des facultés les étudiants non recensés pour le STO et non porteur de la carte réglementaire créée par la loi du 31 mai 1943. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Marcel RIVIERE journaliste au Progrès de Lyon. (Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Arrestation par la police politique de Jean DOGNIN membre des FUJ. Interné à Saint-Paul, il est transféré à la prison centrale d’Esses puis livré aux Allemands après la révolte du 20 février 1944. Déporté à Dachau, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Fraize (88). Arrestation sur son lieu de vacances de Jacques METHIVIER membre de l’AS. Ramené à Lyon pour interrogatoire, il est ensuite déporté. Il décède dans un camp de concentration. Permezel 2003)

 

 

 

16 juillet 1943

 

 

 

Lyon. La brigade politique de la police judiciaire arrête Marcel RIVIERE, rédacteur au Progrès et à l’auto pour activité anti-allemande.

 

Une cinquantaine de personnes membres de Combat ou de Libération sont arrêtées en même temps. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation par la Gestapo de Marcelle BEL. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la police française, sur dénonciation de :

 

  • Roger GROS membre des FUJ. Interné au Vinatier, il réussit à s’évader le 23 novembre 1943.

  • Georges LUCIANI. Il est libéré peu de temps après.

  • Jean DOGNIN.

  • Marcel Gabriel RIVIERE.

  • Yves ULMO. (Permezel 2003)

 

 

 

17 juillet 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation de Gabriel BARTHÉLEMY membre de Combat. Torturé, jugé, il est incarcéré à la prison Saint-Paul. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Nouvel attentat contre l’hôtel du Globe (13 juillet 1943), avec le même mode opératoire (un cycliste lance un explosif par une fenêtre). Il y a deux blessés. Les Allemands tirent plusieurs coups de feu. (Garcin 1944)

 

 

 

Vaise. Un soldat allemand se plaint d’avoir été frappé et traité de sale boche par un Français. L’auteur de ces faits, Pierre ROUBIN, âgé de 22 ans, électricien demeurant 52 rue de la Duchère a été arrêté par la Felfdgendarmerie. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Vénissieux. A 7h30, explosion d’une bombe dans un groupe de transformateurs à l’usine S.O.M.U.A. (Garcin 1944)

 

 

 

18 juillet 1943

 

 

 

Lyon. 1 rue Tête d’Or. Arrestation sur dénonciation de Paul GUIVANTE qui dirige le réseau Marco Polo. Déporté dans différents camps, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. Cours de la République, angle Cours Emile Zola. A 22h45, un sous-officier allemand du service de santé est tué de 4 balles de pistolet tirées par 5 individus qui prennent aussitôt la fuite dans des directions opposées. A la suite de cet attaque la police effectue des patrouilles et dresse des barrages, sans succès. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Oloron-Sainte-Marie. Arrestation, sur dénonciation du passeur qui devait leur faire passer la frontière, des trois frères MONTEL (Yves 23 ans, André 22 ans, Georges 21 ans) qui voulaient rejoindre l’Afrique du Nord pour s’engager dans l’armée du général De Gaulle. Ils décèdent tous les trois en déportation. (Permezel 2003)

 

 

 

19 juillet 1943

 

 

 

Alimentation. Interdiction aux collectivités l’achat direct au profit de « commissions de répartition. » (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, par la Gestapo, de Eliane FAUVET et de sa mère Marie FAUVET, toutes les deux membres de France d’Abord.

 

  • Eliane est libérée faute de preuves le 15 octobre 1943. Elle reprend ses activités de résistante.

  • Marie est libérée le 12 août 1943 pour raisons de santé. (Permezel 2003)

 

 

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation d’un agent double, de Roger MEDICI membre de l’AS. Déporté, il fréquente différents camps avant d’être libéré le 12 mai 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Rue du Dauphiné, dans le tramway n°2, à 10h30, le nommé HUSSON, membre de de la Légion, Française contre le Bochevisme, alors qu’il se trouvait sur la plate forme du tramway est tué d’une balle de revolver par un cycliste qui le suivait (4 balles ont été tirées). (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 23h, un soldat allemand se présente au poste de police de l’hôtel de ville et déclare qu’alors qu’il avait engagé la conversation avec deux femmes et un homme français, ceux-ci l’avaient traité de sale boche en s’apercevant qu’il était allemand. Les recherches entreprises par la police n’ont rien donné. (Garcin 1944)

 

20 juillet 1943

 

 

 

Arrêté de la préfecture régionale du Rhône.

 

« Deux nouveaux attentats viennent d’être commis dans l’agglomération lyonnaise. Un sous-officier allemand et un membre de la LVF ont été abattus par les terroristes, l’un à Villeurbanne, Cours de la République, l’autre à Lyon, rue du Dauphiné.

 

Le couvre-feu est ramené à 20 heures pour la portion de l’agglomération lyonnaise située sur la rive gauche du Rhône. Cette mesure ara son effet à partir du mardi 20 juillet.

 

La population est une fois de plus invitée à participer à a recherche des agents provocateurs dont les attentats criminels se retournent contre elle et provoquent à son encontre des mesures de rigueur.

 

Les auteurs de ces lâches attentats ne sauraient bénéficier plus longtemps de l’impunité. La population aura à coeur d’aider l’administration à les châtier. Signé ANGELI. » (Garcin 1944)

 

 

 

L’intendance de police offre une prime de 100.000 francs à toute personne pouvant fournir des informations sur les deux derniers attentats ayant causé des victimes. (Garcin 1944)

 

 

 

Rapport du capitaine FLOUQUET, commandant la section de gendarmerie de Lyon.

 

« Attitude de la population.

 

La population fait preuve de plus en plus de lassitude et d’énervement. Par principe elle critique les initiatives du gouvernement et prête une oreille bienveillante à toutes les nouvelles diffusées par la radio anglaise ou dissidente. Elle considère l’Allemand comme l’ennemi numéro 1. Aussi suit-elle avec intérêt les combats qui se déroulent en Sicile et en Russie. Les principales récriminations portent surtout sur le ravitaillement et les départs obligatoires en Allemagne.

 

Les Italiens qui s’étaient comportés en « vainqueurs » au moment de l’entrée en guerre de leur pays sont inquiets. Certains craignent des mesures de représailles.

 

Ravitaillement.

 

Grosse désillusion chez tout le monde (…) Il n’a pas été possible de trouver des petits pois. La plus grosse partie des légumes va aux restaurants (…) ou encore aux collectivités (…) Par ailleurs, il est certain que les Allemands en prennent une bonne partie. En résumé de l’avis de nombreuses personnes l’agglomération lyonnaise est une des régions la plus mal ravitaillée de toute la France. De là à en rejeter la responsabilité sur les autorités, le pas est vite franchi.

 

Il est à signaler une recrudescence sensible des vols dans les champs et les jardins.

 

Malheureusement, par suite des charges imposées, surveillance des ouvrages d’art, contrôle des requis, concours pour le STO, les gendarmes ne peuvent pas assurer la surveillance désirable. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. A 20h45, avenue Berthelot angle place Jean Macé, arrestation d’un inconnu par la police allemande. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne (11 route de Vaulx). A 11h15, explosion d’une bombe avant le passage d’une troupe allemande. Une passante, Mle Jeanne PELAPRA est blessée. Un peu plus tard, une bombe non explosé est découverte dans les environs. Des arrestations sont effectuées. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

21 juillet 1943.

 

 

 

Champagne au Mont d’Or. Arrestation et déportation par la Gestapo de Georges Désiré ROLLAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Anne-Marie BECK. Elle est Interprète à l’hôpital de la Croix-Rousse où sont soignés des soldats Allemands blessés sur le front d’Italie.

 

Elle profite de son poste pour voler des armes, recueillir des informations et tenter de convaincre les soldats de démissionner. Déportée à Ravensbruck elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Mady HIRTH, de sa soeur Germaine MEYER, de son beau-frère Albert MEYER, membres du réseau Gallia.

 

  • Mady HIRTH, déportée à Ravensbruck est libérée par les Américains le 7 mais 1945.

  • Albert et Germaine MEYER, sont déportés mais sont rapatriés en 1945 (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. La police française est informée par les Allemands que Alfred ESZINAZIE, Juif âgé de 32 ans, a été tué vers 22h15 alors qu’il tentait de s’enfuir de la prison de Montluc. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation d’André MONTAUT, membre du BCRA. Il décède en déportation. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Maurice PICARD, membre de Combat et des NAP. Jugé, il est condamné à 1 an de prison et 70.000 francs d’amende. Transféré à la centrale d’Esses, il est ensuite transféré vers Cherbourg d’où il réussit à s’évader. Il regagne Lyon le 10 juillet 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

22 juillet 1943

 

 

 

STO. En réponse à la demande du préfet du Rhône en date du 25 juin 1943, le préfet de l’Isère répond « qu’il n’y a jamais eu de camp dans cette localité. »

 

Sur les 1500 jeunes de ce camp désignés pour le STO, 198 sont convoqués et seulement 2 partent réellement. » (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Obsèques officielles du légionnaire HUSSON et du soldat allemand victimes d’attentats, au nouveau cimetière de La Guillotière.

 

« A 11h30, pénétrait dans le cimetière le cortège officiel dans lequel on remarquait un détachement de musique et une compagnie allemande, un détachement de volontaires français contre le bolchevisme et plusieurs personnalités : le général NIEHOF commandant les troupes allemandes stationnées en zone sud ; le général von FUCHTBBAUER commandant pour la région des troupes d’opérations ; M le préfet régional ANGELI ; M le préfet délégué DISSARD ; le docteur HAITTINGER, du centre des organisations allemandes à Lyon ; le colonel THOMAS, représentant le général DELMOTTE, secrétaire général de la Défense terrestre ; M FULTOT, directeur de la propagande à la L.V.F, représentant M de BRINON et divers dirigeants de la L.V.F. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo, après une course poursuite, depuis le Cours Lafayette jusqu’à la rue Jean de Tournes, et avoir été blessé, de Paul BUFFET agent du BCRA, désigné responsable technique des transmissions clandestines sur le plan national par Jean MOULIN. Libéré le 11 septembre 1943, il regagne Londres en passant par l’Espagne, après avoir remis en ordre les transmissions. Arrêté en Espagne, il passe quelques temps au camp de Miranda. (Permezel 2003)

 

Pour sa part Garcin 1944, évoque l’arrestation d’un agent britannique, mais sans donner de nom, qui aurait tiré plusieurs coups de feu. Il ne parle pas de blessures. Par contre il indique que deux passants sont blessés par le tir de riposte de la police allemande.

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jules FALCOU, membre des FTP. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Lazare GAILLARD membre de Franc-Tireur. Après un passage par Montluc, il est déporté à Buchenwald. Il est libéré le 26 avril 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation par la police allemande de Justin FOURCHET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Pierre HOXSE membre de France d’Abord. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. Dans la nuit à 5h55, rue Primat angle rue Poizat, destruction d’un transformateur par une bombe. Il s’agit du transformateur de l’usine Le Roulement Lyon qui emploie une cinquantaine d’ouvriers er qui travaille pour le compte des Allemands. (Garcin 1944)

 

 

 

23 juillet 1943

 

 

 

STO. Compte-rendu du recteur de Lyon au ministre de l’Instruction publique sur les départs des étudiants pour le STO.

 

« Je suis heureux (…) aucun incident n’est signalé (…) Les étudiants en médecine sont partis en groupe hier matin (…) J’étais allé leur adresser la parole et j’étais revenu convaincu de leur bon esprit qui m’avait d’ailleurs été attesté par le doyen (….). En gare, 120 étudiants nous ont quitté en acclamant leur doyen (…) Aucune manifestation n’a eu lieu (….). Je n’appréhende pas le départ du second échelon. » (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. 4 rue Saint-Etienne vers 17h, un inspecteur se rend sur les lieux pour des individus en train de forcer une porte. Sur place il est accueilli par des coups de feu. Revenu avec des renforts des coups de feu sont échangés avant de s’apercevoir que les trois individus sont en fait des policiers allemands à la recherche d’un déserteur allemand. Un inspecteur de police et un policier allemand ainsi que deux passants sont blessés durant cet échange. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Charles MAILLER membre de plusieurs réseaux dont Combat. Détenu à l’hôpital de l’Antiquaille, il réussit à s’évader le 15 novembre 1943 en compagnie de deux autres détenus. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. A partir de 21h15, place de l’ancienne mairie puis avenue de Saxe, des soldats allemands tirent des coups de feu en l’air pour faire rentrer chez eux les personnes qui ne respectent pas le couvre-feu. Il n’y a pas de blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

24 juillet 1943.

 

 

 

Fons (Saint). Dans la nuit, vers 23 heures, explosion d’une bombe quai Saint-Gobain qui détruit une conduite d’eau alimentant les usines Rhône-Poulenc. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Anne Marie BAUER, membre de Libération, rattachée à la Délégation régionale. Elle est déportée à Ravensbruck après un passage par Montluc, Romainville (93), et Compiegne-Royallieu (60). Elle revient de déportation. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 18 rue Imbert Colonès. Arrestation de Marguerite LOZIER membre du BCRA à cause de l’imprudence d’un agent. Déportée, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

25 juillet 1943

 

 

 

Attentat contre un train de permissionnaire allemand sur la voie ferrée entre Neyron et Miribel. Le déraillement du train fait trois blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

28 juillet 1943

 

 

 

Caluire. Arrestation par la police française à son domicile de Jean de MULLENHEIM membre de Libération. Emmanuel d’ASTIER de la VIGERIE, de retour de Londres, qui se trouve aussi dans la maison est exfiltré discrètement chez des voisins.

 

Un policier qui retarde la perquisition de la maison permet à son épouse de détruire des documents compromettants.

 

Détenu à Saint-Paul, il est relaxé en octobre 1943, mais traqué par la Gestapo, il se rend à Paris pour poursuivre son activité de résistant. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 19h, 89 rue Vauban, un cycliste lance une bombe dans la fenêtre d’une chambre de l’hôtel Vauban. Il y a un blessé léger et les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Neyron (01). Découverte d’un engin explosif sur la voie ferrée Lyon - Ambérieu. Il n’a pas explosé au passage du train visé. (Garcin 1944)

 

 

 

29 juillet 1943

 

 

 

Lyon. Vers 23h30, un membre de la LVF, Louis VERPILLON qui se trouvait place Le Viste, tire un coup de feu, sans l’atteindre, sur un inconnu qui voulu l’arrêter et qui a pris la fuite. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Vers 2 heures du matin, au cours d’une patrouille des agents interpellent trois individus qui tentent de prendre la fuite. L’un d’eux a fait feu sur les gardiens. Il s’agit

 

  • Robert BOELARD, âgé de 25 ans, décorateur, porteur de deux pistolets chargés et d’une grenade.

  • Edmond de BREVAL, âgé de 32 ans, industriel à Annemasse (74).

  • Robert DUFOUR, âgé de 25 ans, agent d’assurances à Valence (26). (Garcin 1944)

 

 

 

30 juillet 1943

 

 

 

Lyon. A 6 heures, explosion d’une bombe dans le transformateur de l’usine Million, 58 avenue de la Ferrandière. Cette usine fabrique du matériel pour l’armée allemande. L’usine est arrêtée momentanément. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Georges GAHIDE, directeur du magazine Page, membre du réseau Gallia-Reims et de son épouse. Ils sont arrêtés dans les bureaux de la revue, 10, rue Bellocordière.

 

  • Georges déporté en Allemagne décède le 2 mai 1945.

  • Son épouse, internée, est libérée le 20 septembre 1943, faute de preuves à charge. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

 

 

 

Vérand (St). Arrestation au cour d’une mission de Francine FROMOND membre des FTPF et de sa mère. Livrées à la Gestapo par la Milice, Francine est fusillée le 5 août 1944 et sa mère meurt des suites de tortures à la prison de Fresnes. (Permezel 2003)

 

 

 

31 juillet 1943

 

 

 

Lyon. Assassinat après tortures par la Gestapo de Paul Lucien WANSON. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Juillet 1943 (fin)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Germaine CHAMPETIER, membre du bora et agent du service atterrissage-parachutage. Elle est relâchée 4 semaine plus tard faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

Août 1943

 

 

 

Rapport du capitaine FLOUQUET, commandant la section de gendarmerie de Lyon.

 

« Les évènements de Sicile et de Russie remplissent d’espoir la population qui croit voir se préciser une proche libération. Les nouvelles des bombardements des villes italiennes sont accueillies avec un sourire de satisfaction (….) Les nouvelles données par la presse française sont de moins en moins prises au sérieux. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Création par Achille PERETTI et Michel HACQ du réseau Ajax, spécialisé dans la sécurité, le contre-espionnage et la protection. (Permezel 2003)

 

 

 

2 août 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Paul BUTET membre du réseau Charette. Il est interné puis déporté. (Permezel 2003)

 

 

 

3 août 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Victor GUERIN et du capitaine de corvette ARON alors qu’ils préparent les éléments nécessaires au départ de 2 résistants (les frères PIERRET) pour rejoindre la France Libre.

 

  • Victor GUERIN déporté dans différents camps décède du typhus le 29 avril 1945 à Sullingen. (Permezel 2003)

 

 

 

4 août 1943

 

 

 

Caluire et Cuire. Avenue Pierre Terrasse. A 7h30, explosion d’une bombe sous l’automobile de Mr FERNANDEZ, entrepreneur de transports. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

5 août 1943

 

 

 

Lyon. 15 rue Moncey. Explosion d’une bombe à la papeterie de Madame veuve ARNOUD. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

6 août 1943

 

 

 

Sainte-Colombe. Arrestation de Jean-Pierre BOSTDECHEZ membre de la 1ere compagnie FTPF de Lyon. Il est trouvé porteur de 5000 francs, d’un paquet de tickets de rationnement et de 9 pages de documents comportant des conseils techniques pour le sabotage des voies ferrées.

 

Condamné à 5 ans de prison, il est détenu à Eysses avant d’être déporté à Dachau. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

7 août 1943

 

 

 

Feyzin. Au lieu-dit la Belle Etoile, explosion de trois bombe à 23h45 au passage d’un train de permissionnaire allemands. Les rails sont endommagés. (Garcin 1944)

 

 

 

8 août 1943

 

 

 

Didier-au-Mont-d’Or (Saint). A la suite de la découverte d’une boite aux lettres, arrestation de Ennat LEGER membre du Coq enchaîné. Elle est libérée 8 jours plus tard faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

12 août 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation par la Gestapo de René NORDON. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Pierre de CHEVIGNY et de son épouse membres du sous-réseau Druide.

 

Pierre de CHEVIGNY déporté à Buchenwald est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Oullins. A 16h40, François CINQUIN, huissier à Oullins, président du groupe « Collaboration » est tué de deux balles de revolver.

 

Article paru dans le « Nouvelliste de Lyon » du 14 août 1943.

 

«  Un meurtre qui a très probablement pour origine des motifs politiques, vient de soulever une profonde émotion à Oullins.

 

Jeudi vers 16h30, trois cyclistes mettaient pied à terre devant l’étude de Me CINQUIN, huissier ; l’un d’eux demeura sur le trottoir, vraisemblablement pour faire le guet. Les deux autres s’engouffrèrent dans l’allée.

 

Ils entrèrent dans l’étude, et s’adressant à une employée, lui demandèrent s’ils pouvaient voir Me CINQUIN.

 

Celle-ci allait leur répondre d’attendre, lorsque l’huissier, venant de son bureau, pénétra dans la pièce où étaient les deux hommes. Il était en manches de chemises et potait un dossier sous le bras.

 

Il s’approcha des visiteurs, mais n’eut même pas e temps de leur demander la raison pour laquelle ils voulaient le voir. Ceux-i, brusquement avaient tiré un revolver de leur poche et simultanément , faisane feu sur leur interlocuteur.

 

Trois détonations retentirent. Me CINQUIN, frappé en pleine poitrine, s’était écroulé, tandis que les deux autres balles étaient allées se loger dans le mur. Le drame n’avait duré que quelques secondes et les assistants n’avaient pu agir.

 

Lorsque leur surprise fut passée, les deux terroristes n’étaient plus là. Leur forfait accompli, ils avaient aussitôt pris la fuite et rejoint leur complice qui les attendait en bas.

 

La victime était mortellement touchée. Quelques instants après, elle devait rendre le dernier soupir.

 

L’enquête fut entreprise aussitôt. Les premiers éléments recueillis ont permis aux policiers de se procurer un signalement assez précis des assassins. Il s’agit de jeunes gens, qui paraissaient âgés de vingt à vingt-cinq ans. Ils sont activement recherchés : nul doute que les efforts des policiers ne les conduisent à mettre la main sur ces dangereux terroristes.

 

Il ne semble pas que le motif de ce crime soit autre que le mobile politique. En effet, Me CINQUIN était un des animateurs dans le lyonnais du groupe « Collaboration ». 

 

C’est à ce titre et à cause de cette activité qu’il avait reçu à plusieurs reprises des lettres de menaces, conçues en des termes extrêmement violents. La dernière parlait même de « froide exécution». Les assassins ont donc mis à exécution leur odieuse promesse. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

13 août 1943

 

 

 

Lyon. Paul WANSON, agent du mouvement France d’Abord à Saint-Forgeux est achevé sur son lit d’hôpital de Grange-Blanche. (Permezel 2001)

 

 

 

14 août 1943.

 

 

 

Lyon. Joannes AMBRE, avocat et membre du réseau Alliance, compromis, doit prendre la fuite pour éviter d’être arrêté. Il rejoint Londres, puis Alger. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Marius FERRAZ membre du réseau Marco-Polo. Déporté, il décède le 12 janvier 1945 au camp de Gusen. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit à 22h30, explosion de bombes artisanales (boites de conserve remplies de poudre avec des cordons et des détonateurs) au dépôt des machines de la SNCF de la Mouche, rue Croix-Barret. Sept machines sont endommagées. (Garcin 1944)

 

 

 

15 août 1943

 

 

 

Lyon. Philippe KEUN un des créateurs du réseau de résistance Jade-Amical installe une antenne du réseau à Lyon. Michel FLAMAND en prend la direction. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Deux membres du PPF de passage à Lyon, arrêtent un homme qui portait une croix de Lorraine et accompagné de deux jeunes femmes. L’insigne est confisqué et les trois interpellés sont relâchés. Il s’agit de :

 

  • Pierre PARIOT, âgé de 19 ans, tôlier soudeur.

  • Renée DURAND.

  • Claudette GACHON. (Garcin 1944)

 

 

 

18 août 1943

 

 

 

Lyon. A 23h30, explosion d’une bombe dans le magasin de dégustation GOUX. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

19 août 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation de Augustine FERRAZ (épouse de Marius FERRAZ arrêté le 14 août) membre du réseau Marco-Polo. Déportée dans différents camps, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

20 août 1943

 

 

 

Censure. L’intendant de police interdit dans les actualités cinématographiques la projection de tout ce qui concerne la guerre en Sicile. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 6 heures du matin, explosion d’une bombe dans un transformateur 14, quai du Commerce. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne. A 23h5, explosion d’une bombe dans le transformateur de l’usine Lacollonge, fabrique de caoutchouc située 52 cours de la République. (Garcin 1944)

 

 

 

21 août 1943.

 

 

 

Lyon. 2e arrestation sur dénonciation de Paul BERT, membre des FTPF. Il est condamné le 22 décembre 1943 à 5 ans de prison et 25.000 francs d’amende. Il est transféré à la prison centrale d’Eysses. En représailles de la révolte des détenus il est déporté à Dachau où il décède. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 110 rue Masséna. A 7h30 Edouard RAFF, âgé de 65 ans, employé d’hôtel est tué de 2 balles de revolver. Il était membre du groupe « Collaboration » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

24 août 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« L’internement administratif de huit commerçants ou industriels de la région, effectué parce que les intéressés avaient publiquement chanté la Marseillaise le 14 juillet, a provoqué une certaine émotion, suivie d’une manifestation de sympathie le jour où ces 8 personnes ont été transférées par voiture automobile de la caserne de Villefranche à Lyon. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Forgeux (Saint). Explosion de deux grenades à quelques minutes d’intervalle qui visent l’une le domicile de M D maire de la commune, l’autre devant l’habitation de M C président de la section de la Légion de la commune.

 

« Ces attentats constituent un acte de vengeance contre ces deux personnes, soupçonnées par les militants des « groupes de résistance » d’avoir provoqué l’arrestation par la police allemande d’un réfugié présumé gaulliste. Ces attentats font d’ailleurs suite à une lettre de menace adressée à M D par le « Comité de résistance » » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. André DEVIGNY Condamné à mort 4 jours plus tôt (voir 17 avril 1943) réussit à s’évader de Montluc. Il parviendra à rejoindre l’Afrique du Nord et s’engagera dans l’armée. Il termine sa carrière général de Brigade et compagnon de la Libération. (Permezel 2003)

 

 

 

25 août 1943

 

 

 

Lyon. Vers 19 heures, découverte d’un engin explosif devant la porte d’une cave située 5, rue Désirée. (Garcin 1944)

 

 

 

26 août 1943

 

 

 

Genis-Laval (Saint). Arrestation par la Gestapo de Jean-Marie GROSSO. Inculpé de traffic d’armes, il est déporté le 25 novembre 1943 à Oranienburg-Sachenhausen. Il est rapatrié le 5 juillet 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Dans le centre de la ville, des tracts de la résistance rédigés en allemand sont collés sur des vitrines. « Nous voulons un Führer par la grâce de Dieu et non un assassin de Berteschgaden, 2.870.000 morts le 01/04/1943. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Rue Racine. Grève aux usines Mammouth. (Aulas 1974)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 21 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

27 août 1943

 

 

 

Lyon. Quai Gailleton. Perquisition suivie de vol par la police allemande chez Noël ZAPP. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

28 août 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Robert DELOULE membre du réseau Charrette. Déporté à Mauthausen, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 40 rue Victor Hugo. Dans la nuit, explosion d’une bombe à la chemiserie d’Edouard TAROLON. Les dégâts sont importants et l’explosion fait 5 blessés (dont 1 sérieux) parmi les passants . (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Vers 3h30 du matin, évasion de 3 détenus de la prison de l’Antiquaiille. (Aulas 1974)

 

 

 

29 août 1943

 

 

 

Une série d’explosions se produit sur des voies ferrées. A Collonges-au-Mont-d’Or, deux civils requis sont tués par les explosions. (Garcin 1944)

 

 

 

30 août 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation par la police allemande des époux DREYFUSS. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Mr MUNICH, douanier qui était de surveillance 63, boulevard des Belges est arrêté à 20h45 par la police allemande. Le motif de l’arrestation est inconnu. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 74 rue de Gerland. Dans la nuit explosion d’une bombe contre la pharmacie de Fernand DEVAUX, chef de la 7e section de Gerland de la Légion Française des Combattants. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Quincié. « Cinq réfractaires, armés de mitraillettes font irruption dans la salle de distribution des titres d’alimentation de la mairie. L’un d’eux tue un enfant de 13 ans. Ils prennent la fuite après avoir dérobé les titres.

 

Un poste de barrage de gendarmerie établi sur instructions du commandant de compagnie arrête trois des auteurs de l’agression au nord de Lamure sur Azergues à 15 km du lieu de l’attentat. L’un des agresseurs est porteur des titres d’alimentation. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

 

2 septembre 1943

 

 

 

Lyon. Une série de grèves touche différentes usines.

 

  • Grève aux usines S.O.M.U.A.

  • Grève aux usines Saint-Gobain (400 ouvriers sur 1000). (Aulas 1974)

 

 

 

3 septembre 1943.

 

 

 

Caluire et Cuire. Mr Jean THIERS, âgé de 32 ans, découvre un uniforme allemand et des tracts gaulliste dans son jardin, chemin des Verrières. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Grève aux usines Oméga. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Marcelle BATHY, membre du réseau Charrette. Elle est libérée six semaines plus tard faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Rue Duquesne. Arrestation d’un homme non identifié par la police allemande. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 34 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

4 septembre 1943

 

 

 

BRUNNER prépare les rafles de Juifs dans la zone italienne avec le concours de ROTHKE qui rédige une note.

 

« Les kommandos de Lyon et de Marseille prépareront dans ces deux villes des camps d’accueil provisoires (écoles juives, usines désaffectées ou endroits similaires). Le Hauptsturmführer BRUNNER se rendra, dès le 5 ou 6 avec le Hauptscharführer BRUCKLER à Lyon et à Marseille pour préparer l’opération, prendre sur place, directement les mesures nécessaires et es faire une idée des conditions locales. » (Klarsfeld 2019)

 

 

 

Lyon. 4 rue des Remparts d’Ainay. Dans la nuit, explosion d’une bombe chez la masseuse manucure Mme MARTIN à qui est reproché des sentiments collaborationnistes . (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

5 septembre 1943

 

 

 

Bron. Vers 23 heures, explosion d’une bombe qui cause d’importants dégâts à la ligne électrique souterraine Lyon-Grenoble, qui appartient à la société STEDA. L’engin avait été placé à l’intérieur d’une fosse de contrôle, où il a éclaté. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Avenue Berthelot. Arrestation par la police allemande d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Oullins. « Une jeune femme qui se trouvait dans un tram à 12h15, a été interrogée par un sous-officier allemand sur un insigne d’aviation qu’elle portait à son corsage. Elle lui répondit que cet insigne était celui de la RAF et qu’elle préférait le jeter plutôt que de lui remettre. Elle a été arrêtée à l’arrivée à Perrache et conduite à l’hôtel Terminus. » (Garcin 1944)

 

 

 

6 septembre 1943

 

 

 

Priest (St). Attaque de wagons citernes, de réservoirs et de magasins de la SNCF par les FTP-MOI. Plusieurs milliers de litres de carburant auraient été détruits. Durant cette action, Maurice GRUNSTEIN est arrêté. (Permezel 2003 et Maitron fusillés 40-44)

 

 

 

8 septembre 1943

 

 

 

Lyon. La censure du 9 février 1943 contre le livre « Corse terre de fidélité » de H de Carbuccia est levée. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 16h15, explosion dans une conduite d’eau située à proximité de la passerelle du port Edouard Herriot et alimentant les usines Rhône-Poulenc, à Saint-Fons. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 23 heures, 87 rue Montesquieu, explosion d’une bombe à la droguerie de Mr CAILLAT d’origine italienne. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

9 septembre 1943

 

 

 

Caluire. Quai Clémenceau, tentative d’assassinat de Claudius OLLAGNIER par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

10 septembre 1943

 

 

 

Lyon. Rue d’Algérie. Arrestation de Marie-Gabriel FEUGERE membre du réseau L’Insurgé. Déporté dans plusieurs camps, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Une bombe est lancée montée de la Butte sur un groupe de soldats allemands. Il y a trois blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

Pierre-Bénite. Un bombardier anglais, en difficulté, qui se dirigeait vers Modane, largue 4 bombes qui tombent sur la commune sans faire de victimes. (Garcin 1944)

 

 

 

11 septembre 1943

 

 

 

Lyon. Vers 13 heures, des policiers allemands cernent un immeuble situé 44 rue Jules Brumard à la Guillotière. Au 3e étage, ils abattent un locataire Antoine DUCHENE, âgé de 30 ans, ingénieur monteur en radio-électricité. Il était accusé d’avoir favorisé la fuite d’un individu chez lequel ils perquisitionnaient. Antoine DUCHENE était veuf et père de deux enfants âgés de 5 et 6 ans. (Garcin 1944)

 

 

 

12 septembre 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, par la Gestapo du père François MARTY, aumônier des prisons Saint-Paul - Saint-Joseph et agent de liaison entre les détenus résistants et la résistance à l’extérieur de la prison.

 

Il reproduit de fausses clefs, ce qui permet aux détenus de communiquer entre eux. Interné à Montluc, il est déporté le 25 janvier 1944 et exécuté le 30 novembre 1944 à la prison de Pforzheim (Allemagne). (Permezel 2001 ; (Permezel 2003)

 

 

 

14 septembre 1943

 

 

 

Drancy. Arrivée de 26 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

15 septembre 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation lors d’un barrage de la PJ et de la Gestapo de Georges AMBRE, Francisque FAUVET et Dominique PERFETTI, membres de Franc-Tireur, alors qu’ils transportent des armes.

 

  • Georges AMBRE est condamné à 5 ans de prison et 12.000 francs d’amende. Il est transféré le 8 décembre 1943 à la prison centrale d’Eysses (Lot et Garonne). Le 18 juin 1944, il est livré aux Allemands et déporté à Dachau. Il est rapatrié en France le 29 mai 1945.

  • Francisque FAUVET est déporté. Il est rapatrié en 1945

  • Dominique PERFETTI est fusillé le 21 octobre 1944 à Ersbruck (Allemagne) (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation d’Edouard AUBERT, chef de groupe des FTPF. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité et transféré à la prison d’Eysses. Lors de la révolte des détenus le 20 février 1944, il fait partie des 20 otages pris en représailles. Il est interné à Blois avant d’être déporté à Dachau en juillet 1944. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Dans la nuit de nombreux tracts gaullistes sont apposés sur des vitrines, en particulier dans les quartiers de la Croix-Rousse et de la Part-Dieu. (Garcin 1944)

 

 

 

16 septembre 1943

 

 

 

Germain-au-Mont-d’Or (St). A proximité de la commune, attentat contre la voie ferrée (km 786). Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Grève de 600 ouvriers aux usines Seguin. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation de Jean-Antoine BISSINGER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

17 septembre 1943

 

 

 

Lyon. Grève à la société d’Heyrieux usines Grammont. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, à son domicile de Zette de PENANRUN, membre de Combat et du réseau P.O.W.N Monica. Déportée à Ravensbruck. Elle décède le 8 mai 1945 à Malmö (Suède) (Permezel 2003)

 

 

 

18 septembre 1943

 

 

 

Rapport du capitaine FLOUQUET, commandant la section de gendarmerie de Lyon.

 

« Les opérations de police faîtes par le PPF (Parti Populaire Français) sans aucune forme légale et souvent d’une manière brutale, sont critiquées par la majorité malgré la diffusion de vivres, faite avec une publicité tapageuse.

 

Attitude face aux troupes d’occupation.

 

A l’exception de quelques femmes légères ou des commerçants obligés à des rapports commerciaux, la population semble les ignorer. De son côté le soldat allemand est correct. Par contre la Gestapo inspire une véritable terreur, les bruits les plus extraordinaires concernant les mauvais traitements et des exécutions ne cessent de circuler (…) Elle procède à de nombreuses arrestations qui dénotent généralement une délation à la base (….) Il est généralement difficile de connaître (l’identité) des personnes arrêtées en raison de la façon discrète d’opérer et de la crainte des voisins de signaler le cas. Il arrive souvent que les agents d’exécution s’approprient une partie des affaires des personnes arrêtées. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Bron. Vers 1 heure du matin, sur la route de Bron-Aviation à environ 80 m du Pont du canal de Jonage, deux policiers qui effectuaient une ronde pour vérifier que les requis étaient à leur poste, sont attaqués par une dizaine d’inconnus armés de mitraillettes.

 

Le brigadier-cher GROBON est tué d’une balle dans la tête et le gardien de la paix Joseph DELHOMME âgé de 45 ans est blessé d’une balle au flanc.

 

Les deux victimes sont ensuite dépouillées de leurs uniformes, insignes et armes. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Les auteurs de cette attaquent récidivent le 6 octobre, mais sont arrêtées peu après et pour certains jugés le 25 octobre 1943. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Des tracts ronéotypés sont distribués demandant aux lyonnais de manifester dimanche 19 septembre pour commémorer l’anniversaire de la victoire de Valmy et préparer une grève générale qui doit avoir lieu le lundi 20.

 

D’importantes mesures pour faire échec à cette manifestation. En particulier tous les commissariats resteront ouverts toute la journée de dimanche. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation par la police allemande de :

 

  • Elie ROCHETTE

  • Yvette ROCHETTE née ASSIE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

19 septembre 1943

 

 

 

Lyon. L’appel à manifester est un échec. On ne signale aucune manifestation, rassemblement ou incidents. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 12h30, attentat à la bombe au dépôt de l’O.T.L, situé rue d’Alsace. Après avoir maitrisé un machiniste qui se trouvait là, 5 inconnus lancent des bombes dans les transformateurs avant de prendre la fuite.

 

Les dégâts sont importants et le trafic a été interrompu pendant 1 heure sur la quasi totalité des lignes de tramway. (Garcin 1944)

 

 

 

20 septembre 1943

 

 

 

Note de service du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« Je vous prie d’attirer l’attention du personnel sur les conséquences particulières de l’attentat commis dans la nuit du 17 au 18 septembre 1943 à Lyon contre deux gardiens de la paix, dont l’un a été tué. Les terroristes auteurs de l’attentat ont pris aux gardiens de la paix leur uniforme et leurs pièces d’identité dans le but évident de s’en servir pour mettre en action de faux agents. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de 25 membres du garage Citroën, rue de Marseille pour sabotage de matériel destiné à l’Allemagne.

 

  • Henri LACHANEL est déporté à Buchenwald. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Série d’attentats contre l’O.T.L. A chaque fois les explosifs sont placés sur des pylônes à 1,60 m du sol. Les dégâts sont variables selon les lieux. Ces attentats provoquent des interruptions sur les lignes 1 , 2, 3, 4, 6, 7, 9, 13 et 18.

 

  • 5h30, sur un pylône 146, boulevard de la Croix-Rousse.

  • 7 place du Pont

  • 2, rue Puits-Gaillot

  • Place du Mont d’Or à Vaise

  • Route de Vienne

  • A l’angle de l’avenue Berthelot.

  • Quai Saint-Clair

  • Face à la rue Dauphine, etc… (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 22h30, explosion d’une bombe au siège de la Légion Française des Combattants, 36, quai Arloing. Il y a des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 23 heures, des tracts anti-allemands sont lancés d’une fenêtre d’un immeuble situé 44, rue Michel Servet. L’immeuble est immédiatement cerné et fouillé par des GMR, sans résultats. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Grève aux usines Citroën. (Aulas 1974)

 

 

 

21 septembre 1943

 

 

 

Lyon. Enlèvement sur le pont de la Guillotière par la police allemande d’un nommé ROCHE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. A 22h15, explosion d’une bombe au bureau central des restaurants de la Légion Française des Combattants, 38 rue du Bourbonnais. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

Fontaibes (63). Arrestation, par les Allemands, de Jean PERRACHE, petit-fils de Laurent BONNEVAY, un des 80 parlementaires qui ont refusé les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Déporté à Rastatt, il décède le 24 novembre 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

22 septembre 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« Le Gouvernement avait décidé une convocation générale des Israélites français et étrangers, les 23 et 24 août 1943 pour le recensement en vue du STO. Un article de presse leur enjoignant de se présenter au service de la main d’oeuvre à Lyon a attiré leur attention et beaucoup ont changé de domicile et n’ont pu être regroupés. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Pierre-Bénite. Découverte d’une bombe sous le pont de chemin de fer à Pierre-Bénite. (Garcin 1944)

 

 

 

24 septembre 1943

 

 

 

Drancy. Arrivée de 45 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

25 septembre 1943

 

 

 

Collonges-au-Mont-d’Or. A proximité de la commune, explosion de deux bombes sur la voie ferrée. Plusieurs wagons d’un train de marchandises sont détruits. Il n’y a pas de blessés, mais le trafic sera interrompu durant deux ou trois jours et les trains au lieu d’être dirigés sur Vaise, seront dirigés sur les Brotteaux et Perrache. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Karl KLEINHANDLER, membre des organisations juives résistantes. Le 25 novembre 1943, le docteur MAZEL, médecin légiste et convoqué par pratique l’autopsie d’un corps gravement mutilé. Il s’agit de celui de Karl. (Permezel 2003)

 

 

 

27 septembre 1943

 

 

 

Lyon. A 1 heure du matin, un coup de feu est tiré rue Servient. Des patrouilles de police envoyées sur place n’ont rien trouvé. (Garcin 1944)

 

 

 

28 septembre 1943

 

 

 

Villeurbanne. 19 rue des Antonins. A 6h30, explosion d’une bombe à la boulangerie de Aldo AMATI, boulanger italien âé de 46 ans. Il recevait souvent chez lui des membres de la commission italienne d’armistice et notamment un colonel.

 

Les dégâts sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

29 septembre 1943

 

 

 

Dardilly. Vers 16 heures, quatre cyclistes attaquent la mairie de Dardilly puis prennent la fuite dans la direction d’Eculé. L’établissement de barrages ne donne aucun résultat.

 

 

 

Lyon. A 1h45, boulevard Eugène Deruelle, une patrouille de policiers français rencontre une patrouille allemande. Ceux-ci ouvrent immédiatement le feu :

 

  • Le gardien de la paix Joseph FRETY, âgé de 24 ans est tué.

  • Le brigadier COLLOMB, âgé de 49 ans et grièvement blessé. (Garcin 1944)

 

 

 

30 septembre 1943

 

 

 

Lyon. 291 route de Genas. A Oh10, explosion d’une bombe à la boucherie de la veuve DUPRAZ. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Octobre 1943

 

 

 

Roger CHAVANET commandant militaire régional des FTP est chargé de la création du camp FTP Desthieux première base de l’organisation du maquis de l’Azergues. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation d’Antoine CLAMARON membre des FTP. Il est condamné à 1 an de prison. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Georges PERIGNAT membre des FTPF. Transféré à la prison centrale d’Esses il est déporté à Dachau après la révolte de février 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

1er octobre 1943

 

 

 

Lyon. Fusion de l’ORA et de l’Armée Secrète qui donne naissance à l’Armée Secrète Unifée (ASU). Marcel DESCOURS qui commande l’ORA laisse la place à Robert DUCASSE et devient son adjoint, comme chef d’Etat-major. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 39 Cours Morand. A 6h30 des inconnus pénètrent au siège de la Milice française et tirent des coups de feu sur Louis PAPILLON, jeune milicien âgé de 18 ans, électricien, qui était de garde, est blessé de deux balles de revolver. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon-Vaise. La censure interdit de parler d’un incendie qui a éclaté à 21 heures à l’usine de établissements Visseaux, rue Berjon.

 

Le feu a détruit un atelier, qui servait de magasin et où se trouvent des stocks de papier et de carton. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Henri PERNOT membre des FTPF. Interné à Vienne, il réussit à s’évader avant son procès qui le condamne à mort par contumace le 25 octobre 1943. (Permezel 2003)

 

 

 

2 octobre 1943

 

 

 

Lyon. A 5h50, 74 rue de la Buire, chemin de Bormand, le milicien Mr ANSELME, chef de centre, est victime d’un attentat à la bombe. (Garcin 1944). Aulas 1974, parle d’une grave blessure par balle.

 

 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua :

 

  • André CROIZET, 17 ans, matelot, agent FTP de Clermont-Ferrand

  • Robert PIAROUX, 18 ans, manoeuvre agent FTP de Clermont-Ferrand.

  • + 4 inconnus (Permezel 2001)

 

 

 

Cluses (74). Arrestation, lors d’une mission, de Léon CELLE membre du réseau Charette. Déporté, il décède à Dora. (Permezel 2003)

 

 

 

3 octobre 1943

 

 

 

Limonest. Au lieu-dit Sans-Souci, une ligne téléphonique allemande est coupée sur 70 mètres. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A la Guillotière, Gaston NOZIERES, âgé de 17 ans, membre de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme, alors qu’il circulait en uniforme est attaqué par trois inconnus qui le blesse sérieusement. (Garcin 1944)

 

 

 

4 octobre 1943

 

 

 

Fons (Saint). Montée des clochettes. A 3 heures du matin, explosion d’une bombe chez l’entrepreneur de peinture plâtrerie ROLANDO. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. L’abbé Jean-Marie PARENT, membre de Combat (l’un des deux responsables pour la rive droite de la Saône) est jugé et condamné par défaut pour distribution de tracts d’origine étrangère. (Permezel 2003)

 

 

 

5 octobre 1943

 

 

 

Lyon. A 17 heures, explosion d’une bombe au siège de la 5e section de la Légion Française des Combattants, 10 place de la Croix-Rousse. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

6 octobre 1943.

 

 

 

Fons (Saint). Attentat à la bombe contre un pylône électrique de la compagnie du Gaz, rue du Port. Une deuxième bombe qui n’a pas explosé a été désamorcée. (Garcin 1944)

 

 

 

⚠️Lyon. Arrestation d’Emile BERTRAND et de Pierre BLANC, membre des FTPF dont le groupe exécute de nombreux sabotages dans la région. Ils essayaient de rejoindre le maquis de l’Azergue.

 

  • Emile BERTRAND est condamné à mort le 25 octobre 1943. Il est exécuté le 3 novembre dans la cour de la prison Saint-Paul. Il est impliqué dans les attentats du 18 septembre et 6 octobre contre des policiers. (Garcin 1944)

  • Pierre BLANC, après un passage à la centrale d’Eysses est déporté à Dachau. Il est rapatrié en 1945 (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Grande Rue de Saint-Clair. A 10h, deux policiers de la brigade spéciale qui effectuaient une ronde, interpellent trois jeunes gens qui tirent plusieurs coups de feu avant de prendre la fuite.

 

  • Le brigadier DUPEYRON est tué de trois balles dans le ventre.

  • Le gardien ROCHE est blessé d’une balle à la cuisse. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Il semblerait d’après la section de la Cour d’appel de Lyon que les auteurs de cette attaque soient les mêmes que ceux de l’attentat du 18 septembre. Ils sont jugés le 25 octobre 1943. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Série d’attentats contre des miliciens :

 

  • A 17h30, rue de Trion, le franc-garde Gabriel JEANMOUGIN est blessé d’une balle au coude gauche par trois jeunes gens.

  • A 18h30, 39, Cours Morand devant le local de la Milice, Amar SIKALOUI, âgé de 22 ans qui était de faction est blessé au mollet droit par trois jeunes gens qui lui ont tiré dessus une dizaine de coups de feu.

  • Une passante, Mme Henriette DUCRET, âgée de 63 ans est tuée par une balle à la station de tramway de la place Kléber. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

7 octobre 1943

 

 

 

Villeurbanne. 17, rue Francia, dans la nuit, à 2h30, explosion d’une bombe chez Mr FERRARI, coiffeur. Il y a des dégâts matériels importants. (Garcin 1944)

 

 

 

8 octobre 1943

 

 

 

Lyon. Rue des Archers, à 19h15, explosion d’une bombe au nouveau siège de la Milice française. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 7, Quai d’Arloing, à 23h35, explosion d’une bombe au magasin « Stock Américain » tenu par Mr Charles GROS, âgé de 46 ans. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

9 octobre 1943

 

 

 

Caluire. 50 rue N Chamberlain. A 2h40, explosion d’une bombe au magasin de coiffure de Mr Auguste PUT, âgé de 43 ans. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

10 octobre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Lucienne MAILLET membre du Coq enchaîné. Déportée à Ravensbruck, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

11 octobre 1943

 

 

 

Lyon. 1 rue de la Paix. A 2 heures du matin, Explosion d’une bombe chez le coquetier Henri COURBET. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. 75 rue Boileau. A 2h40 du matin, Explosion d’une bombe au magasin de cycle Louis DUPHE. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. 206, avenue Thiers, à 8 heures, explosion d’une bombe aux établissements Seutet, aciers en gros. La chaudière servant au réchauffage de l’acide muniatique et au décapage des barres d’acier est endommagée. Une autre bombe, placée dans le transformateur desservant l’usine, n’a pas éclaté. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 20h50, des explosions au dépôt des machines de La Mouche endommagent six machines. (Garcin 1944)

 

 

 

12 octobre 1943

 

 

 

Vichy. « La radiodiffusion nationale a annoncé de Vichy à son émission de 6h30 la fin de la guerre. Cette nouvelle a provoqué, malgré les démentis, une certaine émotion dans la population lyonnaise. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Chamelet. Création de la 1ere compagnie du maquis de l’Azergues. (Permezel 2001)

 

 

 

Lyon. 7 quai de Serbie. Arrestation d’Elisabeth GEORGE membre du réseau F2 et de ses parents Louis et Germaine. Déportée, elle est libérée par la Croix-Rouge suédoise le 26 juin 1945. Ses parents sont libérés par la suite. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Avenue Lacassagne à la hauteur de la rue Jules Verne. A 22h30, jet de grenades contre un tramway de la ligne n° 24 se dirigeant vers Bron transportant de nombreux Allemands. Il y a 10 soldat allemands grièvement blessés ainsi qu’un soldat français, René BOYER. Les soldats allemands ont riposté en tirant avec leurs mitraillettes blessant plusieurs passants. (Garcin 1944)

 

(Pontaut/Pelletier annonce 15 blessés, 10 pour Aulas)

 

 

 

13 octobre 1943

 

 

 

Alimentation. Pour éviter les trafic de marchandises, il faut être titulaire de la carte individuelle de jardinage pour obtenir une autorisation de transport. L’expédition doit toujours garder un caractère familial. (Aulas 1974)

 

 

 

Couvre-feu. Publication d’une communiqué par la préfecture du Rhône.

 

« A la suite d’un attentat commis contre une voiture de l’O.T.L, plusieurs militaires allemands ont été grièvement blessés. En conséquence, le couvre-feu dans l’agglomération lyonnaise, qui est fixé à 23 heures, est reporté à dater de ce jour à 20 heures. » Les théâtres et les cinémas sont également fermés. (Garcin 1944)

 

 

 

Caluire. Lors d’une alerte de 22 heures à 24 heures des soldats tirent des coups de feu dans des fenêtres dont les lumières n’étaient pas suffisamment camouflées. (Garcin 1944)

 

 

 

14 octobre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, de Louis PACARD membre du réseau Gilbert. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

15 octobre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Maurice CULAT membre des FTP. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 1 rue du Mail. A 21h30, explosion d’une bombe à la boulangerie de Mr AUFRANT. Un voisin Mr Joseph RAZY, boucher demeurant à côté est tué par un éclat reçu à l’oeil droit. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

16 octobre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation du capitaine Henry FOULD membre de l’ORA. Il est très fortement torturé. Intransportable, il échappe à une exécution. Il décède en 1998 à l’âge de 85 ans. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Gorge de Loup, à 22 heures, explosion d’une bombe au poste d’aiguillage. Le trafic n’est pas interrompu, mais de nombreuses vitres sont brisées dans le voisinage. (Garcin 1944)

 

 

 

17 octobre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Pierre PETIT alors qu’il est en train d’émettre vers Lyon. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

18 octobre 1943.

 

 

 

Arrestation dans la Loire de Georges BESSON membre des FTPF. Interné à Montluc, il est libéré le 21 octobre en compagnie de Raymond AUBRAC. Reprenant son activité, il disparaît en mission en janvier 1944 à Lépin le Lac. (Permezel 2003)

 

 

 

19 octobre 1943.

 

 

 

Lyon. 61 rue de Séze. Arrestation, sur dénonciation de membres du réseau Mithridate :

 

  • Capitaine Jean BICHE. Déporté il est rapatrié 1945.

  • Denise CLAIROUIN, compagne deJean BICHE, agrégée d’anglais qui avait découvert et fait publier Graham Greenne en France. Déportée à Ravensbruck puis Mauthausen, elle décède le 11 mars 1945.

  • Georges MARTIN. Déporté, il est libéré en avril 1945. Son épouse Gabrielle est arrêté le 15 novembre 1943. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 102 rue Tête d’or. A 21 heures, explosion d’une bombe dans le magasin de cycle tenu Ludovic SCAPUCIATI, Italien âgé de 45 ans. Les dégâts sont assez importants. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. 14 rue Dumont. A 2h du matin, des inconnus tentent de mettre le feu, sans succès, au magasin de Mr Eugène ZOPPETTI, fumiste. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villieu-Loye (01). Arrestation sur dénonciation de Robert DUCASSE, chef régional de l’AS, en mission pour une réunion en vue de commettre des attentats. En partance pour l’Allemagne, il réussit à s’évader gare de l’Est à Paris. Il reprend ses activités de résistance mais est interpellé durant une mission de sabotage par la gendarmerie française le 21 juin 1944 à Langon (33). Livré aux Allemands, il est fusillé le 29 juillet 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

20 octobre 1943

 

 

 

Couvre-feu. Publication d’un communiqué de la Préfecture.

 

« A dater du 20 octobre 1943, le couvre-feu, précédemment fixé à 20 heures, sera reporté à 23 heures sur le territoire de l’agglomération lyonnaise, sauf à l’intérieur du quartier délimité ci-après où il est fixé à 20h30.

 

- Boulevard de la Part-Dieu, Cours Albert Thomas, Avenue Rockfeler, Boulevard Pinel, Chemin de la Ferrandière, Boulevard de ceinture, Route de Crémieu, Rue des Maisons Neuves, Place des Maisons Neuves, Avenue Félix Faure, jusqu’au boulevard de la Part-Dieu.

 

A l’intérieur de ce même secteur, toutes représentations cinématographiques et en général tous spectacles demeurent interdits.

 

C’est dans le quartier indiqué ci-dessus quand eu lieu le grave attentat commis le 12 octobre contre des militaires allemands.

 

On a toutes les raisons de croire que les auteurs de cette agression y avaient leur domicile ; l’un d’eux blessé, a même pu y trouver refuge. Cela témoigne de complicités que la population est certainement unanime à réprouver, et qu’avec son aide la police s’efforcera de découvrir. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Un rapport de gendarmerie signale 26 attentats entre le 18 septembre et le 19 octobre. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Rue de la République. Assassinat par la police allemande de Louis Henri DE GRAFF. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Henry DESGEORGE chef régional du CDM (Camouflage du Matériel) rattaché à l’ORA. Interné à Montluc, il est ensuite déporté dans différents camps. Il est rapatrié le 18 avril 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 13 rue de Belfort. A 1h du matin, explosion d’une bombe contre la devanture de l’épicerie de Lucien DUFOUR, âgé de 58 ans. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 43 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

21 octobre 1943.

 

 

 

Lyon. A 19h15, Avenue Berthelot à 300 mètres avant le Boulevard des Hirondelles (actuel boulevard des Tchécoslovaques), l’attaque d’un fourgon cellulaire de la Gestapo permet la libération de 14 résistants. L’opération a été montée par Lucie AUBRAC. Lors de l’attaque le conducteur du véhicule est tué, un convoyeur blessé.

 

Sont libérés :

 

  • Raymond AUBRAC.

  • Georges BESSON

 

Le commando est composé de :

 

  • Joel BERNARD,

  • Roger BRECHANT

  • Eugène BREDILLOT

  • Jean CHEVAILLER (blessé dans l’action)

  • Albert CHIFFLOT

  • Maurice DAVID cousin de Raymond

  • Auguste DESFAYES

  • Henri DUTHY (chef de groupe des groupes francs)

  • Jean de FILIPPIS

  • André GRUGET

  • Francisque GUENIER

  • Alfred LIMASSET. Arrêté par la suite, il décède en déportation.

  • Georges MELLET. Arrêté par la suite, il décède en déportation.

  • Armand PAUPIER. Arrêté le 31 janvier 1944 dans l’affaire de la location du château de Pollionnay. Il réussit à blesser deux Allemands mais est lui même blessé. Il est fusillé le 24 juin 1944 dans les fossés du fort de la Duchère. (Aulas 1974, Permezel 2003, Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Compte-rendu de la libération de Raymond AUBRAC dans Garcin 1944

 

« La voiture cellulaire allemande, qui transportait des détenus politiques de l’Ecole de Santé militaire, 14, Avenue Berthelot, au fort de Montluc, a été attaquée à 19h15, avenue Berthelot, à 300 mètres avant le boulevard des Hirondelles. Les assaillants, qui étaient dans une voiture Simca 5, ont barré la route à la voiture cellulaire et ont tiré sur le chauffeur, qui a été tué sur le coup. Un convoyeur allemand a été blessé. Les quatorze détenus ont pu s’évader. »

 

 

 

22 octobre 1943

 

 

 

Couvre-feu. Communiqué de la Préfecture du Rhône.

 

« A la suite d’un nouvel t grave attentat contre deux militaires allemands, dont l’un a été tué et l’autre blessé, un arrêté préfectoral en date de ce jour, étend le couvre-feu à 20h30 dans la zone délimitée par :

 

1° L’avenue Marchal Lyautey, l’avenue Félix Faure, le boulevard des Tchécoslovaques, chemin du Vivier, avenue Berthelot.

 

2° Le boulevard de la Part-Dieu, la rue Paul Bert, l’avenue Lacassagne, l’avenue Félix Faure.

 

Ces dispositions sont applicables dès aujourd’hui. » (Garcin 1944)

 

 

 

Fons (Saint). A 21h30, explosion d’une bombe au siège de la Légion française des Combattants, 67 avenue Jean Jaurès. Il y a de nombreux dégâts. (Garcin 1944)

 

 

 

Feyzin. Le docteur Jean LONG, membre du Coq Enchaîné qui dirige le service de santé de l’AS, est enlevé à son domicile, en représailles d’attentats perpétrés par la résistance, par le Comité National Anti-tterroriste (CNAT).

 

Son corps est retrouvé le lendemain au lieu-dit les Quatre chemins à Feyzin. Sur son corps on retrouve un écriteau avec l’inscription « Terreur contre terreur, cet homme paie de sa vie le meurtre d’un national. » (Permezel 2001 et 2003)

 

Compte-rendu chez Garcin 1944. « Le docteur Jean LONG, demeurant 18, Cours Henri, a été tué par trois inconnus, qui étaient venus le chercher au cours de la nuit pour le conduire auprès d’un malade. Son corps a été retrouvé sur la route de Vienne. Une lettre indiquait que, considéré comme gaulliste, il avait été exécuté par des « anti-terroristes » en représailles. »

 

 

 

Lyon. Grève aux usines S.O.M.U.A et Saint-Gobain. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 20h20, explosion de deux bombes qui détruisent deux transformateurs de la société Paris-Rhône. L’usine qui emploie 800 ouvriers est arrêtée pour une semaine.

 

  • Un chemin de Saint-Priest. Un incendie se déclare dans l’infirmerie située à proximité de ce transformateur. Il est rapidement éteint.

  • Un avenue Jean Mermoz

 

 

 

Vénissieux. Rue du professeur Roux. A 19h15 Louis MICHEL, âgé de 46 ans, chef du personnel de la S.O.M.U.A est tué d’une balle de revolver en peine poitrine. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

23 octobre 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« La population éprouve une méfiance irréductible à l’égard de la Milice et soupçonne parfois ses adhérents d’être à l’origine des arrestations opérées par les autorités d’opérations. Il semble d’ailleurs que l’activité de cette formation n’est pas controlée par les autorités administratives et qu’elle se place délibérément au-dessus des organismes légaux existants. Un fait particulier semble appuyer cette thèse :

 

Le 3 octobre, une fête de bienfaisance régulièrement autorisée devait avoir lieu à Francheville. Le 2 octobre, un franc-garde F se présente à la brigade de la Demi-Lune en disant que cette fête ne devait pas avoir lieu. Le commandant de brigade rend visite à Mr B chef local de la Milice pour lui dire que cette fête était autorisée par la Préfecture du Rhône. Mr B lui a répliqué que la Milice peut agir même contre les ordres du préfet si le chef en donne l’ordre. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. 14 rue Dumont. A 6 heures du matin, explosion d’une bombe dans le magasin de Eugène ZOPPETTI, fumiste. Les dégâts sont importants. Il y avait déjà eu un attentat le 19 octobre. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

24 octobre 1943

 

 

 

Villeurbanne . 5 Cours du Sud. A 15h, arrestation par la Gestapo de Raymond GRYNSTEIN membre des FTP-MOI. Il réussit à prendre le pistolet d’un des membres de la Gestapo, à l’abattre ainsi qu’un autre soldat. Il prend ensuite la fuite avec une mitraillette récupérée.

 

Il sera tué par les Allemands à Grenoble le 24 avril 1944 en tenant de forcer un barrage. (Permezel 2003)

 

« Des policiers allemands perquisitionnaient vers 15 heures, dans l’immeuble situé 5 Cours du Sud, à Villeurbanne, pour rechercher les détenus politiques qui s’étaient évadés de la voiture cellulaire au cours du coup de main du 21 octobre, lorsqu’un de ces évadés, qui était dans la rue, tira une balle de revolver sur le chauffeur, qui se trouvait dans la voiture de la police allemande devant l’immeuble. Ce soldat fut tué net. Au coup de feu, les policiers qui perquisitionnaient arrivèrent. L’un d’eux fut atteint d’une balle revolver dans l’oeil droit. Il devait succomber peu après. Les Allemands ripostèrent et l’auteur des coups de feu fut gravement blessé. Il a été transporté à l’hôpital Edouard Herriot, où. Son état a été jugé désespéré. Les Allemands n’ont pu procéder à aucune autre arrestation. L’un des évadés a pris la fuite en s’emparant de la bicyclette de Mr Louis GONIN, âgé de 30 ans. » (Garcin 1944)

 

On remarque que les deux versions présentées ne correspondent pas.

 

 

 

25 octobre 1943

 

 

 

Censure. La censure modifie l’avis de décès du docteur LONG.

 

« L’avis de décès du docteur Jean LONG, que les journaux devaient publier, potait la mention : « lâchement assassiné le 22 octobre 1943 ». La censure a interdit ce texte et l’a rempli cé par celui-ci « décédé le 22 octobre 1943. » (Garcin 1944)

 

 

 

Section spéciale de la Cour d’appel de Lyon.

 

« La section spéciale de la Cour d’appel de Lyon, présidée par Mr FAURE-PINGUELY, a jugé les jeunes gens qui, le 18 septembre à Vaux-en-Velin, ont tué le brigadier-chef GROBON et blessé le garde DELHOMME, et qui, le 6 octobre, Grande Rue Saint-Clair, ont tué le brigadier DUPEYRON et blessé l’agent ROCHE.

 

Pour le meurtre du brigadier-chef GROBON.

 

  • Emile BERTRAND dit Roger, âgé de 23 ans, défendu par Me CLAPS, a été condamné à mort.

  • Georges GERMAIN, âgé de 21 ans, défendu par Me FAUCONNET, aux travaux forcés à perpétuité

  • Georges PERRIGNAT, âgé de 23 ans, défendu par Me POITRASSON aux travaux forcés à perpétuité

  • Maurice CULAT, âgé de 22 ans, défendu par Me LAMBERT, aux travaux forcés à perpétuité

  • André BARBIER et Henri PERNOT, en fuite ont été condamnés à mort par défaut.

 

Pour le meurtre du brigadier DUPEYRON.

 

  • Emile BERTRAND a été condamné aux travaux forcés à perpétuité.

  • Emile BARBIER, en fuite, aux travaux forcés à perpétuité par défaut. (Garcin 1944)

 

 

 

Rillieux-la-Pape. Arrestation par la gendarmerie allemande à l’usine Desautel de 9 résistants :

 

  • Georges DEVILLE. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945

  • René DEVILLE. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Vénissieux. George GERMAIN, FTP membre du groupe Guy Môquet, arrêté un peu plus tôt dans le mois est condamné par la Section Spéciale aux travaux forcés à perpétuité. Transféré à la centrale d’Esses, il subit le sort de tous les prisonniers. Déporté à Dachau, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

26 octobre 1943

 

 

 

Fons (St). 32 avenue Jean Jaurès. A 21h, explosion d’une bombe au magasin d’électricité de Martial DUMAY, âgé de 39 ans, membre de la Légion Française des Combattants. Les dégâts sont importants. C’est le troisième attentat contre ce magasin. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Distribution de tracts des « Forces socialistes combattantes » dans toute la ville. Il s’intitule « Ordre aux Forces socialistes combattantes. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. 37 cours d’Herbouville. A 20h explosion d’une bombe chez le tailleur François MARIDET, âgé de 53 ans. Il était membre de la Légion Française des Combattants. Les dégâts matériels sont peu importants, mais Mle Juliette MARIDET est légèrement blessée au bras et à la jambe. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

27 octobre 1943.

 

 

 

Champagne au Mont d’Or. Arrestation et déportation par la Gestapo de Gilbert BORGNE, Maurice BOUCHER, Edouard MINOT, Marius VERRIERE, Mélanie VERRIERE née GOUILLON. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Michel de BEAUVAIS, membre de l’équipe de liaison de l’état-major du commandant Marcel DESCOUR.

 

Interné à Montluc, il est ensuite conduit à Compiègne-Royallieu. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de plusieurs agents de l’ASU dans un appartement 10 rue Emile Zola, ancien PC du commandant DESCOUR de :

 

  • Lucien COUREAU. Déporté à Buchenwald, il est libéré par les Américains le 11 avril 1945.

  • Pierre GEHARD. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945.

  • Pierre MULLER. Déporté, il est rapatrié en 1945.

  • Lucile ROYANET. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Petite Guille. A 20h45, un inconnu blesse, à la jambe droite, de deux balles de revolver André MATHIEU, âgé de 23 ans, engagé dans les Waffen SS et actuellement en permission. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

28 octobre 1943

 

 

 

Lyon. 17, rue Gasparin, Hôtel du Globe. La police allemande arrête trois personnes sans qu’il soit possible d’étabilr leur identité. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Henri MAZUIR membre de Franc Tireur. Il est condamné à mort le 14 décembre 1943 par un tribunal allemand et fusillé sur le stand de tir de la Doua. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 28 Grande-Rue de la Croix-Rousse. A 23h45 explosion d’une bombe dans la bonneterie de Jean MARQUE, ancien chef du service civique de la Légion Française des Combattants. Une deuxième bombe non éclatée est découverte sur les lieux. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, de l’imprimeur Jean PERCET qui imprime le journal Franc-Tireur. Il est condamné à mort le 14 décembre 1943 par le tribunal militaire allemand et exécuté à la Doua le 21 décembre 1943.

 

Son fils Maurice arrêté en même temps est condamné lui aussi à mort le 14 décembre et fusillé le même jour que son père. (Permezel 2003)

 

 

 

29 octobre 1943

 

 

 

Instruction publique. Circulaire allégeant les devoirs à la maison pour les écoliers lyonnais. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Siège de la Gestapo. Assassinat de Eugène Joseph CHEVALIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. 31-43, avenue Jean Mermoz. A 20 heures, une quinzaine de résistants pénètrent dans les établissements Faurax et Chaussende, carrosserie automobile et font sauter 9 camions allemands. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Au cours d’une action des FTP-MOI, Joseph HALAUBAUMER membre des FTP-MOI est blessé et arrêté. Il disparaît sans laisser de traces. (Permezel 2003)

 

 

 

30 octobre 1943

 

 

 

Bron.A 18 heures, René BRISELANCE, âgé de 22 ans, pompier qui quittait son travail au camp d’aviation est blessé par une sentinelle allemande. Légèrement blessé, il est transporté à l’hôpital Edouard Herriot.

 

Plus tard vers 2 heures du matin, des sentinelles allemandes tirent des coup de feu sur des gardiens de la paix qui assuraient un service de surveillance du terrain d’aviation. Il n’y a pas de blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Claude MEZIN-CUETAN membre du réseau Les Allobroges. Déporté il est rapatrié en 1945. Permezel 2003)

 

 

 

Octobre 1943 (fin)

 

 

 

Champagne au Mont d’Or. Arrestation et déportation par la Gestapo d’un dénommé MAURIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Novembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Marcel DUVERNOIS membre du réseau Marco-Polo. Déporté dans différents camps, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

1er novembre 1943

 

 

 

Cyr-sur-le-Rhône (St). Arrestation par l’armée allemande d’Armand BLOCH et de son épouse. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Fons (St). Avenue Jean Jaurès. A 22h15, explosion d’une bombe au magasin Angelo CATTARUZA, âgé de 41 ans. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Coups et blessures de la part de soldats allemands à l’encontre de Roger MERMOZ. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Vénissieux. Dans le terminus de la ligne de tramway n° 12, un receveur de l’OTL découvre dans un sac abandonné un sac à provision contenant 5 boites métalliques contenant des explosifs. Elles ont été déposées au commissariat. (Garcin 1944)

 

 

 

Vénissieux. Vers 20h30, attentat à l’explosif au dépôt des machines de Vénissieux. 5 locomotives sont endommagées. 3 autres bombes non explosées ont été découvertes. (Garcin 1944)

 

 

 

2 novembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation d’un résistant qui a parlé sous la torture d’Aimé BOUSSANGE responsable de Combat pour la Croix-Rousse.

 

Il est assassiné dans les caves de l’école de santé militaire de Lyon en même temps que 7 autres détenus :

 

  • Armand COHEN.

  • Roger VIOLI. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Assassinat par la Gestapo de Claudius Adrien DERAT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. 19 rue Wakatsuki. A 22h, explosion d’une bombe à la boucherie de A DUPUPET. Les dégât sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

3 novembre 1943

 

 

 

Caluire-et-Cuire. A 14h15, 4 inconnus postés sur les hauteurs du fort de Montessuy, jettent plusieurs grandes sur un détachement de soldats allemands : Il y a 2 morts et 10 blessés. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Foy-lès-Lyon (Ste). Arrestation par la Gestapo d’Henri CORNU et de Louis DEROUELLE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Prison Saint-Paul. Exécution, par la guillotine, de Emile BERTRAND, membre des Jeunesses communistes, responsable d’un Groupe franc. Il a été condamné à mort par la Section spéciale de la Cour d’appel de Lyon le 25 octobre 1943. Un important service d’ordre avait été déplié tout autour de la prison. (Garcin 1944 et Permezel 2001)

 

 

 

Lyon. 299, avenue Berthelot. A 21h45, explosion d’une bombe dans les bureaux de la Légion Française des Combattants. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944)

 

 

 

4 novembre 1943

 

 

 

Caluire-et-Cuire. Couvre feu sur la commune.

 

« A la suite de l’attentat commis sur le territoire de la commune de Caluire-et-Cuire, au cours duquel deux soldats allemands ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés, un arrêté préfectoral en date de ce jour prescrit :

 

1° Le couvre-feu de 20h30 à 5 heures du matin à Caluire et Cuire, et ce à compter de ce jour.

 

2° La fermeture des cinémas et, en général, de toutes les salles de spectacle sur le territoire de cette commune.

 

D’autre part les, les théâtres, cinémas, cafés, seront fermés et les manifestations sportives interdites dans toute l’agglomération le jour des obsèques. Celui-ci sera fixé ultérieurement. (Garcin 1944)

 

 

 

Fons (Saint). Un train de marchandises transportant du minerai, heurte un explosif déposé sur la voie ferrée. La locomotive et trente-six wagons peuvent passer mais les cinq derniers déraillent. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Arrestation à la suite d’une opération de sabotage réussie, de René GAUTIER agent du réseau Action. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Série d’attentats « anti-terroristes »

 

  • A 0h45, jet d’une bombe dans les vitres de la brasserie de l’Etoile, 1, Cours Gambetta, causant des dégâts importants. Le propriétaire Mr Antonin JUTARD, âgé de 54 ans, avaient reçu il y a quelques jours, une lettre de menaces le prévenant que, des attentats étant commis chaque jour contre des « collaborationnistes », son nom figurait sur une liste établie en vue de représailles.

  • A 2 heures, explosion d’une bombe au bar La Mascotte, 3 rue Confort. L’enquête établi qu’il s’agit d’un attentat commis par des « antit-terroristes ». (Garcin 1944)

 

 

 

5 novembre 1943

 

 

 

Lyon. A 9h30, un soldat allemand se présente chez Pierre LITAUDON, âgé de 54 ans, bijoutier, 8 place de la Croix-Rousse pour faire réparer une montre. Le bijoutier ne pouvant donner satisfaction au soldat, celui-ci frappe le bijoutier avec une barre de fer avant de prendre la fuite à bicyclette. La blessure du bijoutier est assez grave. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon et Villeurbanne. Arrestation par la Milice de 3 membres du réseau Marco-Polo : Joseph DESROCHES qui aide les maquisards et les réfractaires au STO, Eugène DESSEAUVE et Robert LEFERT, qui fabriquent des faux papiers.

 

  • Joseph DESROCHES est déporté à Mauthausen. Il est rapatrié en 1945.

  • Eugène DESSEAUVE est déporté à Mauthausen. Il est rapatrié en 1945.

  • Robert LEFERT est déporté. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

6 novembre 1943

 

 

 

Communiqué de la préfecture du Rhône.

 

« Comme suite à l’arrêté préfectoral du 4 novembre 1943 et à la note publiée dans la presse les 4 et 5 novembre courant, les théâtres, cinémas seront fermés et les manifestations sportives interdites dans toute l’agglomération lyonnaise le samedi 6 novembre. » (Garcin 1944)

 

 

 

7 novembre 1943

 

 

 

Lyon. Des tracts « Libérons la France le 11 novembre à l’exemple de la Corse », sont apposés sur les façades d’immeubles situés Cours Lafayette, rue Boileau, rue Duguesclin, place de Croix-Luizet etc… Des ordres sont immédiatement donnés pour les enlever. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 19 heures explosion d’une bombe dans la station d’alimentation en force électrique des usines Sigma, boulevard des Etats-Unis. Les dégâts sont importants obligeant l’usine, qui emploie un millier d’ouvriers, à fermer pour 24 heures. (Garcin 1944)

 

 

 

8 novembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Georges DURY et de André MICHAUD membres de Libération.

 

  • Georges DURY est jugé et condamné, il est transféré à la prison d’Esses puis à la police allemande. Déporté dans différents camps, il est rapatrié en 1945.

  • André MICHAUD est déporté. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 5h30 du matin, explosion d’une vingtaine de bombes aux usines Grammont, 160, route d’Heyrieux. Les dégâts sont très importants, notamment aux laboratoires d’études, aux locaux des transformateurs et aux locaux des compresseurs. Le remplacement des compresseurs est très difficile, ce qui demandera du temps pour la remise en marche de l’usine. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. «  Deux bombes ont fait explosion à trente secondes d’intervalle, l’une à l’angle de la place Bellecour et de la place Antonin Poncet, l’autre devant la Maison du Prisonnier, 18 place Bellecour.

 

Les explosions se sont produites juste avant la sortie du cinéma Royal.

 

De nombreux coups de feu et des rafales de mitraillettes ont été aussitôt tirés par des soldats allemands sur toute l’étendue de la place belle cour, sur les tramways et notamment dans les fenêtres des étages supérieurs de l’immeuble situé 18 place Bellecour, d’où, selon un officier allemand, des coups de mitraillettes auraient été tirés.

 

Un soldat allemand, qui se trouvait au milieu de la place Bellecour a été tué ainsi que trois Français.

 

Bernard LIORET, âgé de 35 ans, lieutenant dentiste, rapatrié d’Allemagne la veille en tant que prisonnier de guerre.

 

Roger PARMENTIER, âgé de 23 ans, gardien de la paix du corps urbain.

 

Félix COUZON, âgé de 40 ans, chef cuisinier.

 

Une quarantaine de personnes ont été plus ou moins grièvement blessées.

 

Les Allemands ont procédé immédiatement à quatre-vingt arrestations environ. Trois personnes, qui portaient des revolvers, ont été fusillées à l’Ecole du Service de Santé militaire. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 19h, rue de Jussieu, explosion d’une bombe à l’hôtel Carlton. (Aulas 1974)

 

 

 

9 novembre 1943

 

 

 

Couvre-feu. Communiqué de la Préfecture du Rhône.

 

« A la suite d’une explosion qui s’est produite hier soir place Bellecour, à proximité d’un cinéma, trois Français et un militaire allemand ont été tués. On compte également des blessés. En conséquence, un arrêté préfectoral, en date de ce jour, décide que le couvre-feu sera fixé à 18 heures, les 10, 11 et 12 novembre dans toute l’agglomération lyonnaise. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. La circulation est interdite sur les lieux de l’attentat de la veille. Les Allemands ont opéré des perquisitions dans le pavé de maisons compris entre la place Bellecour et la rue des Marronniers, la place Antonin-Poncet et la rue de la Barre. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne. A 20 heures une série d’explosions dans plusieurs usines de Villeurbanne détruit 12 transformateurs et blesse quatre personnes qui sont transportées à l’hôpital Edouard Herriot

 

  • Jean SALEX, âgé de 19 ans, ajusteur. Il décède à 22 heures.

  • Josepha MARTINEZ, âgée de 20 ans, employée. Elle décède à 23 heures.

  • René CHAREYRE, âgé de 19 ans, coupeur en chaussures.

  • Armand CARTON, âgé de 38 ans, apprêteur.

 

Des soldats allemands procèdent aussitôt à des opération de police. Vers 22 heures ils tirent sur un groupe de jeunes qui regagnaient leur domicile :

 

  • Pierre MICHEL, âgé de 19 ans, blessé d’une balle au poumon décède à l’hôpital Edouard Herriot à 2 heures du matin.

  • Gaston GERMAIN, âgé de 17 ans, a la jambe fauche brisée par une balle et doit être amputé. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

10 novembre 1943

 

 

 

Un rapport de gendarmerie signale la désertion du capitaine Omer FLOUQUET qui n’est pas rentré d’une permission du 26 octobre au 9 novembre. Agent important du réseau Mithridate, il avait appris son arrestation imminente par la Gestapo. Il passe dans la clandestinité et continue d’aider les réseaux de renseignement de la France Libre. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. A 6h30, une sentinelle de la caserne de La Part-Dieu, tire deux balles et blesse Omer PRUVOST, âgé de 54 ans, fonctionnaire à la manufacture des Tabacs qui se rendait à son travail. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Michel HACQ commissaire de police. Révoqué par Vichy, il est déporté et rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

11 novembre 1943.

 

 

 

Fons (St). A 5h du matin, André FALCOZ membre des FUJP et quelques camarades fixe un drapeau sur le monument aux morts de la commune.

 

A 6h, il lance à la volée des tracts aux ouvriers des usines chimiques.

 

Dans l’après-midi, il organise une manifestation de la jeunesse, cours Morand à Lyon. Cette manifestation est dispersée par des soldats italiens. (Permezel 2003)

 

 

 

Oullins. Grève aux ateliers SNCF. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. « En prévision de manifestations possibles, d’importantes mesures de police ont été prises à Lyon. La circulation des trams a été complètement supprimée de Perrache aux Terreaux entre le Rhône et la Saône. La circulation a été interdite aux piétons sur plusieurs ponts de la ville, notamment place Bellecour et place Carnot. Il n’y a eu aucun incident. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Grèves dans différentes usines. (Aulas 1974)

 

  • Aux usines Seguin, cours A Thomas.

  • Aux usines Gendron.

 

 

 

Vourles. Malgré l’interdiction formulée par les Allemands de fleurir les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale, Jean BESSEAS, cultivateur à Vourles fait déposer une palme, avec l’inscription « La France combattante à ses morts. », sur les monuments de Vourles, Brignais, Charly, Vernaison, Saint-Genis Laval. Seule la mairie de Vourles fait disparaître la palme. (Permezel 2003)

 

 

 

13 novembre 1943

 

 

 

Lyon. Distribution dans la ville de tracts du Comité national anti-terroriste « Terreur pour terreur ».

 

« Les attentats se multiplient. On assassine dans les villes, on pille les campagnes, on essaye de nous affamer en brûlant les récoltes. Nous disons ASSEZ.

 

Puisque les Pouvoirs publics, le Gouvernement se montrent impuissants, un groupement ni inféodé à l’Allemagne, ni vendu au capitalisme juif anglo-américain, un groupement de Français qui veulent voir se relever la France, répondra aux coups par des coups.

 

Pour chaque National assassiné, un DIRIGEANT TERRORISTE sera exécuté.

 

Déjà le docteur LONG, maçonnant, dirigeant occulte de mouvements terroriste, a payé de sa vie celle de l’un des nôtres.

 

La censure Vichyssoise, qui dissimule la vérité aux Français, a caché cette exécution, comme elle cache la plupart des crimes et des vols commis par de soi-disant patriotes, en réalité bandits de grand chemin.

 

NOUS AVERTIRONS NOUS MEMES L’OPINION PUBLIQUE !

 

Nous ne voulons pas diriger nos représailles contre des ouvriers abusés par la propagande marxiste et qu’un mouvement incapable et anti-social affame.

 

NOUS FRAPPERONS LES CHEFS

 

Juifs, millionnaires, bourgeois, francs-maçons, qui subventionnez et armez la main des assassins, vous paierez de votre vie.

 

La France entière enfin délivrée de ce cauchemar terroriste pourra respirer librement, et les Français se rangeront derrière l’organisation qui sauvera notre pays.

 

Vive la France

 

Le Comité National Anti-Terroriste de la Région Lyonnaise. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua :

 

  • Louis RICARD, 30 ans, tourneur, agent de la Résistance de Saint-Etienne.

  • Louis GARNIER, 26 ans, parachutiste, résistant de Retournac.

  • Louis GRANJON, 32 ans, résistant de Saint-Etienne.

  • Paul PONCHON, 20 ans, cuisinier, résistant de Lyon.

  • Justin GACH, célibataire, 33 ans, mineur de fonds à Saint-Etienne.

  • Louis Marcel HOUZET, fondeur, résistant de Lancié. (Permezel 2001)

 

 

 

14 novembre 1943

 

 

 

Fons (St). A 19 heure, une explosion détruit un poste de transformateur de l’usine de Saint-Gobain. (Garcin 1944)

 

 

 

15 novembre 1943

 

 

 

Caluire. Grande Rue Saint-Clair. Arrestation de Gabrielle MARTIN, membre du réseau Mithridate épouse de Georges MARTIN arrêté le 19 octobre 1943. Déportée, elle décède le 8 mai 1945 à Bergen Belsen. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 19h, 88 avenue Leclerc, une bombe détruit un transformateur qui alimentait les bâtiments de la Compagnie de navigation H.P.L.M. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Rue de l’Annonciade. Vol commis par la police allemande au détriment de Eliane Léontine FAUVET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. A 19h25, évasion de l’hôpital de l’Antiquaille de 3 détenus qui passent par une fenêtre de la salle Saint-Jean et descendent à l’aide d’une corde lisse. Ils bénéficient de la complicité du brigadier Georges DUSSERRE membre de France d’Abord.

 

  • Gaston GODIMIER,né le 6 mars 1922 à Saint-Didier-au-Mont-d’Or arrêté le 19 avril 1943.

  • Charles MAILLER, né le 31 novembre ?? à Lyon.

  • René COUSSOLLE, né le 23 novembre 1916 à Vienne (38) . (Garcin 1944, Aulas 1974 et Permezel 2003)

 

 

 

16 novembre 1943

 

 

 

Jonage. Antoine GIMENEZ, âgé de 25 ans est retrouvé dans le canal de Joage. Il a été tué d’une balle dans la tête. Il avait dénoncé à la police allemande des réfractaires au STO. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 21h30, deux inconnus font irruption au pavillon G de l’hôpital Edouard Herriot. Ils désarment le gardien de la paix Robert HUGON, qui surveillait un détenu Maurice DREYFUS, âgé de 50 ans, représentant de commerce. Ils repartent avec le détenu. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

17 novembre 1943

 

 

 

Les Journaux français publient le communiqué suivant.

 

« Ces jours derniers, des criminels ont commis sous le prétexte de mots d’ordre politiques, des actes de terrorisme : sabotage de voies ferrées, dépôt de bombes, brigandages, incendies. Ce sont surtout des Français qui ont été victimes de cette activité.

 

En conséquence, les éléments réfléchis de la population sont invités à transmettre sans délai toutes les indications susceptibles de permettre l’arrestation de ces terroristes, soit aux services allemands, soit aux services français. Une discrétion absolue est garantie.

 

Au surplus, le kommando de la Sicherheits-polizei SD à Lyon, offrira une récompense de 100.000 francs chaque fois que la découverte et l’arrestation de terroristes auront été rendues possibles à la suite de renseignements fournis par la population aux services allemands.

 

Les Français qui manifesteraient de la complaisance à l’égard des terroristes ou qui tarderaient à signaler les plans de sabotage des terroristes et toutes les circonstances suspectes dont ils auraient pu avoir connaissance, se feraient les complices de ces individus et seraient passibles de peines sévères. » (Garcin 1944)

 

 

 

Caluire. A 22h, 3, avenue Pierre Terasse, explosion d’une bombe devant l’épicerie de Mme Joséphine MOIROUD. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944 et Aulas 1944)

 

 

 

Limonest. Lieu-dit La Tuilerie, chemin du Dodin. Assassinat par le MNAT de Antoine JUTARD, 54 ans, propriétaire à Lyon de la brasserie de l’Etoile, membre du Coq Enchaîné. (Permezel 2001) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003, indique Athanas comme prénom et la Milice comme responsable)

 

« Le corps de M Antonin JUTARD, âgé de 54 ans, propriétaire de la Brasserie de l’Etoile, 1 Cours Gambetta, a été trouvé dans un fossé sur la route de Limonest, tué de plusieurs balles de revolver. Il s’agit d’une exécution du Comité national anti-terroriste. Deux individus s’étaient présentés mardi après-midi à la Brasserie de l’Etoile, dont c’était le jour de fermeture, et où M JUTARD avait rendez-vous avec une personne qui n’a pu être identifiée. Ils s’étaient fait passer auprès de M JUTARD, qui était seul dans l’établissement, pour des policiers allemands, et ils l’avaient emmené dans une automobile, où se trouvaient deux autres individus. M Antonin JUTARD avait reçu des lettres de menace, où on lui reprochait d’être gaulliste. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Le brigadier de police Georges DUSSERRE soupçonné dans l’évasion de l’Antiquaille du 15 novembre est arrêté et écroué à la prison Saint-Paul. Libéré le 11 décembre 1943, il est suspendu de ses fonctions. Jugé le 21 janvier 1944, il est acquitté au bénéfice du doute. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 1h10, 3 rue Confort, explosion d’une bombe placée par le MNAT. Il a peu de dégâts, mais il s’agit du deuxième attentat après celui du 4 novembre. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 1h25, brasserie de l’Etoile, 1 Cours Gambetta, explosion d’une bombe placée par le MNAT. Cette brasserie tenue par Antonin JUTARD avait déjà été visée par un attentat le 4 novembre. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

 

 

18 novembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de Auguste OLIVIER, âgé de 34 ans, typographe au « Nouvellistes » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. À 21h15, 62 route de Vienne, explosion d’une bombe à la boulangerie de Mr VIALLETTE. Les dégâts sont importants (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 22h, 160, route d’Heyrieux, explosion dans l’usine de la Société des lampes Fotos. Les dégâts très importants vont arrêter le travail durant une dizaine de jours. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 23h, un inconnu menace de son arme, avant de prendre la fuite, le propriétaire du restaurant du Moulin à Vent, 10 place Bellecour, actuellement occupé par les membres d’une commission allemande.

 

« On suppose que son arme s’était enrayée. » (Garcin 1944)

 

 

 

19 novembre 1943

 

 

 

Lyon. À 19h30, explosion d’une bombe dans la cour intérieure de l’hôtel des Postes, place Antonin Poncet. Un camion des transmissions allemandes a pris feu et a été complètement détruit. 3 soldats allemands sont blessés dont 2 grièvement. (Garcin 1944 ; Aulas 1974 ; Permezel 2003)

 

 

 

21 novembre 1943

 

 

 

Bron (Infirmerie). A 20h, 4 soldats allemands sont blessés par une bombe. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon (Quai Saint-Vincent). A 16h30, 1 policier allemand est blessé à la main droite en procédant à l’arrestation d’un individu. L’identité de l’individu arrêté n’est pas connue. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

22 novembre 1943

 

 

 

Lyon. À 20h50, chemin des Buers, une quinzaine de coups de feu sont tirés, sans le blesser, sur Robert KELLER, contrôleur à l’OTL. « Il s’agit d’un attentat à caractère politique. » (Garcin 1944)

 

 

 

23 novembre 1943

 

 

 

Bron. À 10h15, Roger GROS et Michel GUILLERMIN membre des FUJ, internés au Vinatier, au Centre des jeunes délinquants, réussissent à s’évader.

 

  • Roger GROS, âgé de 17 ans.

  • Michel GUILLERMIN, âgé de 18 ans sera fusillé par les Français dans les fossés du fort de la Duchère le 26 juin 1944 (Garcin 1994 et Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Cours Vitton. Perquisition suivie de vol par la Gestapo à l’encontre d’un nommé DAVID, de Jeanne FRIZON, d’un nommé TROLLIER (alias Hamelin) et tentative d’homicide sur un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Evasion d’un détenu de l’hôpital Grange Blanche. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 22h30, une explosion détruit un transformateur à l’usine Rhodiaceta, 45 rue de Turenne. Du fait des dégâts l’usine qui occupe 1500 ouvriers sera fermée durant deux jours. (Garcin 1944)

 

 

 

Nice (06). Arrestation de Adrien CHENEY, industriel à Lyon, membre de France d’Abord, administrateur de l’Amitié chrétienne qui apporte son aide au Père CHAILLET. Il est libéré le 20 février 1944, faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

24 novembre 1943.

 

 

 

Lyon. Au siège de la Gestapo dans les locaux de l’école de Santé militaire, assassinat de 8 détenus politiques qui se seraient rebellés contre une sentinelle. Ils sont abattus à coups de mitraillettes.

 

  • André BENAIM.

  • Aimé BOUSSANGE.

  • René François CHOFFIN.

  • Harry COHEN (Permezel donne Armand comme prénom).

  • Joseph GULA.

  • Jacob HALAUN.

  • Karol KLEINHANDLER.

  • Roger Marius VIOLI. (Garcin 1944 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, par la Gestapo de Marguerite PELLET née BAUD membre du réseau Marco Polo et de Paul PELLET.

 

  • Marguerite PELLET déportée à Ravensbruck décède le 20 mars 1945, victime d’un bombardement. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 ; Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A partir de 3h30 du matin

 

  • Explosion d’une bombe devant le magasin Talos BERTOLETTI, 54 Cours Charlemagne.

  • Explosion d’une bombe devant le bureau de tabac Georges GIRAUD, 7 Cours Charlemagne.

  • Explosion d’une bombe devant l’horlogerie Edmond MAZOYER, 7 Cours Charlemagne.

  • Explosion d’une bombe devant l’épicerie Pierre PAULIN, 46 Cours Charlemagne.

  • Explosion d’une bombe devant le café Marie CHAZAL, rue Bichat.

  • Une bombe non explosée est découverte au 34 Cours Charlemagne devant le magasin de Mr Jean ASSADA. L’engin a été désamorcé. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Arrestation dans les locaux de l’institut des sourds, muets et aveugles, de Jacques BERGIER, Jean BOURJADE, Gaston FLECHIER, Henri LACARELLE, Marguerite PELLET, Raymond LECULIER, Jacques LEGRAND, Paul PELLET, Lucien PERICHON, membres du réseau Marco Polo.

 

  • Jacques BERGIER après plusieurs séances de torture, est déporté à Mathausen après un passage à Montluc et Compiègne-Royallieu (60). Il est rapatrié en 1945.

  • Jean BOURJADE est détenu à Montluc. Jugé par un tribunal militaire, il est relâché faute de preuves.

  • Henri LACARELLE est interrogé durant plusieurs heures. Grâce à son bleu de travail qui trompe la sentinelle allemande, il peut prendre la fuite.

  • Raymond LECULIER est interné à Montluc jusqu’à la libération de la prison.

  • Paul PELLET est déporté à Buchenwald puis à Flossenbuürg. Il est libéré par les Américains.

  • Lucien PERICHON, déporté à Mauthausen est libéré en mai 1945 (Permezel 2003)

 

 

 

25 novembre 1943

 

 

 

Lyon-Vaise. À 21h15, explosion d’une bombe devant la société Rhône - Isère , 24 rue des Tuileries à Vaise. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. À 23h15, explosion d’une bombe, 12 chemin des Deux Amants, sur la grille de clôture de l’immeuble habité par les époux PLUDOW, de nationalité polonaise et russe. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 23h15, explosion d’une bombe devant la graineterie De Mr BERNICAT, 11 place de la Croix-Rousse. Les dégâts sont assez importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

26 novembre 1943

 

 

 

Décines. Des réfractaires, venus de Lyon, s’emparent d’un camion citerne. (Garcin 1944)

 

 

 

Fons (St) - Feyzin. Sur la voie ferrée située entre ces deux communes, arrachage de 18 mètres de voies ferrées. Il n’y a pas d’accident. (Garcin 1944

 

 

 

Lyon. Arrestation et déportation par la Gestapo d’André PELLET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. 76 boulevard des Etats-Unis à 18h50, le boucher Claude DUBANCHET, âgé de 44 ans est blessé d’une balle de revolver au ventre. Membre de la Légion Française des Combattants, son magasin avait déjà été détruit le 24 mai 1943. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

27 novembre 1943

 

 

 

Caluire. 132 rue Coste à 2h30, explosion d’une bombe devant le magasin De Mr ALLEMAND, âgé de 38 ans, commerçant italien. Les dégâts s’élèvent à 10.000 francs (Aulas 1974)

 

 

 

Foy les Lyon (Ste). Aqueduc de Beaumant. Explosion d’une bombe devant le café DUMOLLARD. Les dégâts sont peu importants (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. L’organe de la Milice « Combats » appelle aux représailles. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation de André PELLET membre du réseau Marco Polo. Il est interné à Montluc avant d’être déporté à Buchenwald. Il est libéré en 1945 par les Américains à Posing. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 34 Cours de Verdun à 3h20, explosion d’une bombe devant l’épicerie de Jean ASSADA, âgé de 31 ans, gérant de la société économique d’Alimentation. Les dégâts matériels sont estimés à 10.000 francs. Une bombe non éclatée avait été découverte devant le même magasin dans la nuit du 24 au 25 novembre (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

28 novembre 1943

 

 

 

Lyon. Assassinat par l’armée allemande de René PELLET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. 9, rue Galet, la police allemande arrête Mme WEISS. On ignore le motif de son arrestation. (Garcin 1944)

 

 

 

29 novembre 1943

 

 

 

Fons (Saint). À 2h10, explosion d’une bombe contre un pylône supportant des câbles à Haute tension près du pont de Bourgoin. En tombant le pylône a obstrué 2 voies de chemin de fer et les câbles ont arrachés ceux des lignes de la compagnie OTL.

 

Un autre pylône supportant la même ligne est détruit par une autre bombe à 3h39. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua :

 

  • Fleury DESSAIGNE, 46 ans, menuisier, résistant à Saint-Etienne.

  • Emile MERCIER, 32 ans, concierge, responsable de l’hébergement des chefs de la Résistance à Saint-Etienne.

  • Joseph PEPIN, 39 ans, coiffeur résistant de Saint-Etienne. (Permezel 2001)

 

 

 

30 novembre 1943

 

 

 

Bron. Arrestation par la Gestapo de Joseph ROLLAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Fons (St). 30 rue Carnot. Explosion d’une bombe devant la villa de Lucien PIRON, régisseur d’immeubles. Il y a quelques dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 19174)

 

 

 

Lyon. Assassinat d’un milicien.

 

« Rémy COLONEL, âgé de 29 ans demeurant à Tarare, au lieu dit de la Grange Claire, avait pris un taxi à la gare de Perrache et, après un arrêt au siège de de la police allemande, avenue Berthelot, s’était fait conduire 4, place Danton. Arrivé à destination à 17h40, il fut abordé par une femme à sa descente de voiture. Il était en conversation avec elle quand deux hommes s’approchèrent, tirant sur lui une rafale de mitraillette. Les deux hommes et la femme prirent la fuite. Rémy COLONEL, gravement blessé au ventre, s’affaissa. Transporté à l’hôpital Édouard Herriot, il y succomba à 18h15.

 

Avant de mourir Rémy COLONEL avait dit aux agents : « Prévenez la police allemande, Parmentier 24-81, chambre 153 et 179. Prévenez ma famille, 3 route de Crémieu, Villeurbanne 93-15. » il a ajouté qu’il connaissait la femme qui l’avait abordé sous le prénom d’Annie.

 

Les papiers qui ont été trouvés en sa possession ont été remis aux fonctionnaires de la police allemande, qui en ont délivré reçu. Ces papiers indiquent un domicile à Tarare, un autre route de Crémieu, et un troisième à l’hôtel de la Scala, 17 rue Thomassin. Rémy COLONEL avait également une carte de franc-garde de la Milice française.

 

Les policiers allemands ont déclaré qu’ils connaissaient la femme prénommée Annie, qu’elle fait partie d’un groupement de résistance et que Rémy COLONEL s’était mis récemment en rapport avec elle.

 

Il y a quelques jours , Rémy COLONEL avait été arrêté par des inspecteurs de la police judiciaire pour des agressions à main armée et des cambriolages à La Croix -Rousse. La police allemande était intervenue et l’avait fait remettre en Liberté le lendemain matin. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation du docteur Gilbert DREYFUS, un des organisateurs du Comité national des médecins de la zone sud. Déporté à Mauthausen, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Casimir MILOT originaire du sud de la Pologne et membre du réseau P.O.W.N. Il est arrêté sur dénonciation d’un compatriote. Après un internement à Montluc, il est relâché faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

Décembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jacques ELMALEH, membre du réseau Gallia. Il est fortement torturé car connaît les noms de plus de 200 agents. Il est tué le 26 décembre 1943 en tentant de s’évader de la prison de Montluc. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Raoul EURARD membre du réseau Brutus. Détenu à Montluc, il est déporté ensuite par le dernier convoi à destination de Buchenwald. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

1er décembre 1943

 

 

 

Lyon. Diffusion d’un tract du comité national des écrivains clandestin.

 

« Défense du livre français

 

Considérant qu’à l’époque de l’invasion de la France, d’importants remaniements ont été opérés dans le personnel dirigeant et le personnel technique des maisons d’édition ; que les éditeurs ont trop souvent éliminé d’eux mêmes de leurs maisons ceux que leur patriotisme ou leur race rendaient indésirables à l’occupant :

 

Considérant qu’à la faveur de l’occupation étrangère des hommes de la 5e colonne se sont glissés ou révélés dans les maisons d’édition pour y faire le travail de l’ennemi, prenant connaissance des manuscrits des écrivains patriotes par exemple, renseignant les feuilles de délation comme « Je suis partout » , exerçant sur les éditeurs mêmes le chantage nazi, facilitant l’inondation du marché du livre français par la propagande hitlérienne et la littérature allemande ;

 

Considérant qu’il est tout naturel que ceux qui ont perdu leur travail du fait de l’occupation le retrouvent le jour de la victoire, et que sous aucun prétexte les agents de l’ennemi ne sauraient demeurer dans des emplois où ils peuvent nuire au libre exercice de la pensée et de l’expression française ;

 

Considérant d’autre part que les maisons d’édition tirent leur raison d’être et leur fortune des écrivains, de leur existence et de leur talent, et que, partant, ceux-ci sont fondés à exiger un droit de regard sur les conditions morales de leur fonctionnement, et d’autant plus fondées à le faire qu’ils viennent de voir comment, à l’heure du péril national, ce fonctionnement a pu être faussé, ;

 

Le Comité National des Écrivains prend la décision de veiller à la réintégration à leur poste dans les maisons d’édition de ceux qui en ont été évincés du fait de l’occupation allemande, et de veiller également à l’épuration de ces maisons, sans préjudice des actions que la justice pourrait entreprendre en ce sens pour assurer les conditions normales et saines de l’édition en France et dans l’Empire ;

 

Le comité décide de porter immédiatement la présente motion à la connaissance des écrivains, des éditeurs et du public ;

 

Il engage tous les écrivains français à appuyer son action, et, dans le cas où les conseils du patriotisme seraient insuffisants auprès de certains éditeurs, à appliquer à leurs éditions des mesures collectives de boycottage, pouvant aller jusqu’à une véritable grève des écrivains.

 

Pour une littérature libérée de l’emprise étrangère, pour un juste traitement de ceux qui concourent au développement du livre français, vive la France. »

 

(Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Vers 18h50, évasion de Jeannine QUIQUAUDON, âgé de 23 ans, hospitalisée à l’Hotel-Dieu en garde à vue à disposition des Allemands. Les gardiens chargés de la surveillance ont été mis à la disposition de l’Intendant de police. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. À 20 heures, 40 rue Saint-Pierre de Vaise, Claudius GRIMOUD, âgé de 56 ans, est blessé d’une balle de revolver tirée par des inconnus. Il est membre de la Légion Française des Combattants et avait reçu plusieurs lettres de menace. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Arrestation d’Emile MISSON membre de l’Armée secrète. Déporté dans plusieurs camps, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

2 décembre 1943

 

 

 

Caluire. À 20h10, 14 chemin des Grandes Terres, explosion d’une bombe devant la villa de Mr ROUX-SOIGNAT. Il n’y a que de légers dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jean MANSCHING membre de l’AS. Déporté à Mauthausen puis dans différents kommando. Il est libéré par les Américains le 6 mai 1945; (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Entre 18h15 et 18h30, trois transformateurs sont détruits par des bombes :

 

  • 94, rue de Gerland appartenant aux Ateliers de la Mouche et de Gerland.

  • 8, rue de La Croix Barret appartenant à la Tôlerie de Gerland.

  • 8, rue Vivier près d’un poste de signaux et d’aiguillages de la gare de Lyon-Guillotiere. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne. Arrestation de Charles CLEMENCON membre de l’Armée secrète sur son lieu de travail l’usine Gendron. Déporté, il décède à Mauthausen. (Permezel 2003)

 

 

 

3 décembre 1943

 

 

 

Lyon. A 9 heures, découverte d’une bombe non explosée contre le transformateur de l’usine Giraud et Rivoire, située 16 rue Nicolaï. (Garcin 1944)

 

 

 

4 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Décès au fort de Montluc d’Eugène Marcel DANDELOT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Perquisition de la Gestapo dans l’atelier de l’imprimeur Henri CHEVALIER. Elle découvre une enveloppe avec 6 fausses cartes d’identité. Déporté par la suite à Mauthausen, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Prison Saint-Paul. Exécution de Simon FRID, 21 ans (Permezel 2001)

 

 

 

5 décembre 1943

 

 

 

Lyon. A 21h30, explosion d’une bombe qui détruit un transformateur de la Société Nouvelle des Anciens Etablissements Wenger, mécanique construction située 13 rue Guilloud à La Guillotière. (Garcin 1944)

 

 

 

6 décembre 1943

 

 

 

Belleville sur Saône. Arrestation et déportation par l’armée allemande de Olivier DANJEAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. A 22h45, 37 rue Marietton, explosion d’une bombe devant la boucherie de Mr H BESSON. Il y a peu de dégâts . (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

7 décembre 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation, par la police française et la milice de Jean BARTHÉLEMY, Antoine BOUVIER et de deux autres résistants tous membres des FUJ, alors qu’ils menaient une action de libération d’un résistant soigné à l’hôpital de l’Antiquaille.

 

  • Jean BARTHELEMY, condamné par la Section Spéciale, est livré aux Allemands le 15/04/1944. Déporté à Neuengamme avant d’être embarqué dans un bateau prison, il est échangé contre des prisonniers allemands juste avant le bombardement du navire. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation à son domicile, 31 rue Simon Jallade, de Albert PETIT membre du réseau Brutus. Déporté à Buchenwald, il est assassiné par des SS le 10 avril 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua :

 

  • Pierre CHARMOILLE, 25 ans, chauffeur résistant de Saône et Loire. (Permezel 2001)

 

 

 

8 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation du Père Gabriel CURIS qui aide différents mouvements de résistance. Déporté en Allemagne, il est victime d’un bombardement américain. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 19 heures, explosion d’une bombe à l’hôtel Carlton situé rue de Jussieu. Cet hôtel est occupé par les Allemands. La bombe était placée à l’intérieur d’un W.C du premier étage au-dessus de l’entresol. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944)

 

 

 

9 décembre 1943

 

 

 

Limonest. Assassinat par des agents du Mouvement National Antiterroriste (MNAT) de Marie Joseph Raoul Henry de FAYET de MONTJOYE, membre des jeunesses patriotiques. Il fournissait des faux papiers à la Résistance. (Permezel 2001 et 2003)

 

 

 

Lyon. Assassinat par des inconnus, rue Baraban, d’un dénommé MEKI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. 305 Cours Lafayette. Arrestation par l’armée allemande d’une vingtaine d’hommes dont GAVAND père et fils, blessures à l’encontre d’Antoinette COLLONGEARD née MOREL et assassinat de Mohamed Ben Saada SEBIBIT. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. A 13h15, 2 rue des Prés à Vaise, explosion d’une bombe dans un local appartenant à M Victor DESAUX. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Oullins. A 3h30, attaque des ateliers de la S.N.C.F par une dizaine de jeunes gens, armés de mitraillettes. Ils placent des bombes à différents endroits des ateliers. Les dégâts sont très importants. (Garcin 1944)

 

 

 

10 décembre 1943

 

 

 

Censure. La censure interdit toute citation de la revue Poésie 43 et toute allusion à des articles de cette revue. (Garcin 1944)

 

 

 

Instruction publique. Circulaire supprimant les devoirs à la maison pour les écoliers lyonnais. (Aulas 1974)

 

 

 

Lamure-sur-Azergues. La brigade de gendarmerie est avertie par le commandant de gendarmerie de Villefranche-sur-Saône de l’attaque imminente du maquis par les Allemands, ce qui permet de faire échouer la tentative après avoir transmis le renseignement. (Permezel 2001)

 

 

 

Limonest. Lieu-dit La Tuilerie chemin du Dodin. Assassinat de Marie Joseph Henri Gaston de FAYET de MONTJOYE, âgé de 44 ans, demeurant 3, rue Vaubecour. Avant la guerre, il appartenait aux Jeunesses Patriotiques.

 

Garcin 1944 met le meurtre sur le compte du MNAT, alors qu’AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 le met sur le compte des soldats allemands.

 

 

 

Lozanne. A 1 heure du matin, déraillement d’un train suite à un attentat. Il y a plusieurs blessés. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Attaque de la synagogue par la Milice. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo sur son lieu de travail l’Organisation des Transports Lyonnais (OTL), 50 cours Lafayette, de Joseph COLLONGE, membre du réseau Brutus. Déporté au camp de Buchenwald, il est libéré par les Américains le 11 avril 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Quai Perrache. Arrestation d’André FROSSARD, de Francis GAGNERAUD, et de Maurice GAVARD agents du Service de Camouflage du Matériel. I

 

  • André FROSSARD est interné à Montluc, il échappe aux massacres de l’été 1944. Interné à Montluc, il échappe aux massacres de l’été 1944. Il est libéré lors de la libération de Montluc.

  • Francis GAGNERAUD est interné à Montluc. Docteur en pharmacie, il réussit à organiser une infirmerie clandestine à l’intérieur de la prison et permet à des détenus séparés de se rencontrer pour mettre au point leur défense.

  • Maurice GAVARD est relâché 3 jours plus tard, faute de preuves. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Jean HAUSSEGUY, Suzanne PETIT, membres du réseau Brutus. (

 

  • Suzanne PETIT est déportée à Ravensbruck. Elle est libérée le 7 mai 1945 par les Américains. Permezel 2003)

 

 

 

Drancy. Arrivée de 36 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

11 décembre 1943

 

 

 

Bonnet-le-Troncy (Saint). A 6h du matin, la commune est investie par une importante force allemande.

 

Un maquisard qui s’était présenté auparavant comme un déserteur alsacien a ensuite informé les Allemands de la présence précise des éléments du maquis, autour des fermes abandonnées du Nid d’Aigle et du Grand Air.

 

Mais les maquisards ayant eu le temps de prendre la fuite, les Allemands se vengent en incendiant les fermes er en prenant des otages au hasard.

 

Au retour, les Allemands s’arrêtent à la gendarmerie de Lamure-sur-Azergues et arrêtent le gendarme Arthur MARTIN.

 

Sont déportés :

 

  • Claudius CHARMETTE, 58 ans cultivateur et maire de la commune.

  • Joseph CHIZELLE, 23 ans, cultivateur et conseiller municipal.

  • Edouard CHOINAKI Edouard, 22 ans.

  • Roger COUTODIER,

  • Louis DUDU, 40 ans, garde-champêtre.

  • Antoine DUMONTET, cultivateur

  • Arthur MARTIN, gendarme.

  • Georges MIRKOWBICH,

  • Emilio PEREIRA, ouvrier

  • Louis PERRAS, 23 ans, cultivateur.

  • Emile PLASSE,

  • Claude RENARD, 35 ans, chef cantonnier de la commune.

  • Antoine DUMONTET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2001)

 

 

 

Caluire. A 0h25, 75 Grande-rue de Saint-Clair, explosion d’une bombe devant le magasin de cycles de Mr Raymond BOLLACHE. Il y a des dégâts matériels, dont plusieurs bicyclettes. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Arrestation de Claude DECRANT membre du réseau Brutus. Déporté à Buchenwald, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Arrestation par les Allemands, à son domicile 8 quai de la Bibliothèque, du docteur FOUSSERET, ancien conseiller municipal socialiste de Lyon. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. « Un attentat a été commis à l’usine des Ateliers de construction électrique Telle, 25 chemin de Cyprian.

 

Des inconnus surpris par une patrouille de gardes mobiles de réserve, ont tiré des coups de feu, blessant d’une balle à l’épaule le garde DREUVEY, du groupe des Terreaux, et ont ensuite pris la fuite dans des autos qui les attendaient à proximité. Vingt-sept kilos d’explosifs sans détonateurs ont été saisis sur les lieux, ainsi qu’une corde, un pardessus, une paire de lunettes et un plan de Lyon. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. A 18h50, évasion d’une détenue de l’Hôtel-Dieu. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Prison de Montluc. Décès suite à des tortures de José GIMENEZ et de Ahmed KHAIRE ED-EDINE (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

12 décembre 1943

 

 

 

Fons (Saint). A 18h40, quatre inconnus attaquent et ligotent deux requis de garde près d’un transformateur électrique, rue Francis de Presenssés. Puis ils cassent une vitre du transformateur et placent à l’intérieur une bombe de 20 kg qui n’explose pas. Les deux requis sont libérés à 20 heures par des passants. Il s’agit de :

 

  • Ahmed Ben MOHAMED.

  • Constant MILLOUD.

 

 

 

Lyon. « Quatre inconnus, dont deux porteurs des uniformes allemands, se sont présentés à 7h45 chez M FAURE-PINGUELY, conseiller à la Cour d’appel de Lyon, 30, Cours Eugénie, demandant à le voir de toute urgence. Celui-ci les reçut dans son cabinet de travail. Les inconnus l’assommèrent alors d’un coup de matraque sur la tête et l’achevèrent d’une balle de revolver, puis ils prirent la fuite en se protégeant avec des mitraillettes. » (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Evasion d’une détenue de l’hôpital de l’Antiquaille. (Aulas 1974)

 

 

 

14 décembre 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation de Raymond DESCAT membre du réseau Alliance et responsable d’une boite à lettre. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 19 heures, rue de Saint-Cyr à Vaise,, explosion d’une bombe de grande puissance qui détruit un transformateur et cause de gros dégâts aux bâtiments de l’usine Progil ainsi qu’à l’immeuble situé au 78 de la rue. Quatre passants ont été touchés :

 

  • Mr Juan FEMINIA, âgé de 53 ans, succombe à ses blessures

  • Mme Veuve Jeanne PARNET, âgée de 46 ans, blessée à la tête.

  • Mle Odette PENETTE, âgée de 14 ans, blessée légèrement.

  • Mle Marie-Claude PENETTE, âgée de 9 ans, blessée légèrement. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne. A 23h25, 20 rue Poizat, explosion d’une bombe au café de Mr BARILAS. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

15 décembre 1943.

 

 

 

Lyon. Arrestation au domicile des époux BAUER, 96 rue Garibaldi des membres des NAP Police et de Combat.

 

  • Henriette BAUER. Déportée à Ravensbruck elle survit.

  • Louis BAUER. Interné à Montluc.

  • Léontine MAILLER. Arrivée avec un panier, elle fait croire qu’elle apporte des provisions à son gendre Maurice PLAISANTIN. Elle est relâchée faute de preuves.

  • André PLAISANTIN. Il est relâché dans le courant du mois de mars 1944, aucune charge n’ayant pu être retenue contre lui.

  • Maurice PLAISANTIN, qui était en possession d’une liste de matériel est déporté à Mauthausen. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. A 5h50, rue Eugène Manuel, explosion de trois bombes aux pieds de trois poteaux soutenant des fils électriques de la Compagnie O.T.L. Les poteaux ont été en partie détruits. Une quatrième bombe non explosée à été découverte. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Evasion d’un détenu du Petit Dépôt. (Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Prison de Montluc. Assassinat par l’armée allemande de Joseph CHEVALIER, René JUSSI et de Jean Jenny WEYLAND, âgé de 56 ans (arrêté le 24 juillet 1943) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Garcin 1944, ne parle que de Jean WEYLAND et indique qu’il aurait été tué lors d’une tentative d’évasion.

 

 

 

16 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Marcel RIVIERE, rédacteur au Progrès et à l’Auto, est condamné à 15 mais de prison et 15.000 francs d’amende pour propagande anti-allemande par la Section Spéciale de la Cour d’appel de Lyon. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon-Vaise. A 19 heures, rue de Bourgogne, destruction d’un poste téléphonique des P.T.T. par une bombe. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

 

 

17 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Interpellation de Maurice HURTEBISE agent du groupe L.R.P. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Assassinat de Salomon FREILICH, juif d’origine autrichienne, âgé de 44 ans. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Garcin 1944, indique qu’il aurait été tué pour s’être rebellé contre des policiers allemands lors d’un interrogatoire.

 

 

 

Lyon. Explosions de bombes dans des magasins de l’avenue de Saxe (au numéro 2). Il n’y a que des dégâts matériels.

 

  • Parfumerie de Mme DUBOIS.

  • Bonneterie et bas de Mr VAUTHEZ. (Aulas 1974)

 

 

 

18 décembre 1943

 

 

 

Fons (Saint). A 20h30, 7 rue Louis Girardet, assassinat à coups de revolver de Denis GALLIC, âgé de 47 ans, directeur d’une succursale du casino. Il appartenait à la Légion Française des Combattants et venait de donner sa démission de la Milice. (Garcin 1944)

 

 

 

19 décembre 1943

 

 

 

Chamelet. Arrestation et déportation par la Gestapo d’Anna BOISSET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Chamelet. Au petit matin, une colonne allemande se présente pour surprendre et anéantir un maquis installé à la ferme Cazaban. Mais prévenus à temps, les maquisard peuvent prendre la fuite.

 

En représailles les Allemands arrêtent le maire Jean-Marie SONNERY accusé de ne pas avoir signalé la présence de ce maquis. Déporté, il décède à 51 ans Flossenburg. (Permezel 2001)

 

 

 

Lyon. Série d’explosions Cours Charlemagne.

 

  • A 0h30, 42 Cours Charlemagne, bombe au café BERGES. Charles BERGES et son épouse sont grièvement blessés.

  • A 0h50, 34 Cours Charlemagne, bombe dans une succursale de la Société Economique d’Alimentation tenue par Mr Jean ASSADA. Dégâts matériels très importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 1 heure, 25 Cours Suchet, explosion d’une bombe au café de Louis POMMIER. Deux policiers allemands venus sur les lieux découvrent une autre bombe non explosée. Ils l’a place dans le coffre de la voiture où elle explose 15 secondes plus tard. Le commissaire de police et son secrétaire qui e trouvaient sur place ont été renversés par le souffle. Les policiers allemands sont indemnes mais la voiture entièrement détruite. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

20 décembre 1943

 

 

 

Lyon, 10 Cours de Verdun. Arrestation de François DOURIS agent de la Résistance. Déporté à Mauthausen puis à Gusen, il décède en juillet 1944. (Permezel 2003)

 

 

 

Villeurbanne. Entre 13h20 et 14h, opération de la police allemande au restaurant Duval, 73 Cours Tolstoi. Au cours de cette opération deux personnes sont tuées par les policiers :

 

  • Jean-Baptiste MARTINOTTI, âgé de 32 ans, carreleur, tué dans la cave.

  • René VIANNAY, âgé de 25 ans, employé de bureau, tué dans la cours pour Garcin 1944, René VINCIGUERRA pour AD 69. Mémorial de l’oppression 2003

 

 

 

21 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Explosions de bombes à la Croix-Rousse

 

  • 154 boulevard de la Croix-Rousse, à la teinturerie DALLOZ.

  • 10 place de la Croix-Rousse, au magasin « Au Tisseur ». (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. A 20 heures, 161 boulevard Pinel dans un immeuble servant d’infirmerie au terrain d’aviation de Bron, explosion d’une bombe placée sur le rebord d’une fenêtre. Quatre Allemands sont blessés dont un sérieusement.

 

Une passante Jeanne TOTON âgée de 22 ans, sténo-dactylo a été aussi blessée légèrement. (Garcin 1944)

 

 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua :

 

  • Maurice PERCET, 39 ans, imprimeur membre de Franc Tireur à Lyon.

  • Jean PERCET, père de Maurice, 73 ans, imprimeur, agent de Franc Tireur à Lyon.

  • Henri BARDIN, 40 ans, tourneur, résistant.

  • Henri MAZUIR, 24 ans, électricien membre de Franc Tireur à Lyon. (Permezel 2001)

 

 

 

22 décembre 1943

 

 

 

Crépieux-la-Pape. A 7 heures, sur le chemin des Iles, découverte du corps d’un inconnu âgé d’une trentaine d’années, tué de plusieurs balles de mitraillettes. (Garcin 1944)

 

 

 

Lyon. Condamnation à 3 ans de prison pour menées terroristes de Giuglielino FASANA agent FTP du groupe Guy Môquet. (Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. Siège de la Gestapo, avenue Berthelot. Assassinat de René CENDERELLI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Garcin 1944 place son décès le 23 décembre et indique qu’il s’agit de René CONDERELLI, âgé de 23 ans, plombier demeurant à Saint-Etienne (42)

 

 

 

Lyon. A 9h30, 246 rue Duguesclin. Aimé CHAZARD, âgé de 63 ans, directeur de l’Entreprises d’Aciers spéciaux C.L.A.R.A.G est tué de 5 balles de révolver à bout portant par deux inconnus qui le suivaient. Membre du Parti Populaire Français, dont son gendre Mr DAVID est délégué régional, il appartenait aussi au groupe « Collaboration ». Il avait reçu plusieurs lettres de menace. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Lyon. Guy MINIGGIO membre des FTP est condamné par la section spéciale à 5 ans de prison et 12.000 francs d’amende. Déporté ensuite, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

23 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation de Jean CARBONE, âgé de 19 ans, à la rédaction du Lyon Républicain, journaliste membre des M.U.R. Déporté il meurt au camp de Flossenburg. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

 

 

 

Lyon. 8 rue Abraham Bloch. Explosion d’une bombe chez André RIOLS de FONCLARE, âgé de 28 ans, sans profession, ancien chef inspecteur de la Milice française. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua :

 

  • René PERROCHON, 23 ans, enseignant, maquisard.

  • André COUTELLIER, 23 ans, employé de banque, résistant de Saint-Egreve.

  • René PINGUET, 21 ans, étudiant maquisard.

  • Francis LAGARDERE, 21 ans, étudiant, résistant responsable du Groupe franc du camp de Tréminis, de Lourdes.

  • Jacques CASANOVA, 22 ans, ébéniste, résistant de Cannes. (Permezel 2001)

 

 

 

24 décembre 1943

 

 

 

Couvre-feu. Communiqué de la Préfecture du Rhône.

 

« Il y a quelques jours, l’heure du couvre-feu avait été reportée de 23 heures à 24 heures dans l’agglomération lyonnaise à l’occasion des fêtes de Noël. Cette mesure vient d’être rapportée par un arrêté en date de ce jour, qui fixe l’heure du couvre-feu à 22h30 pour le 24 décembre et à 22 heures pour les 25, 26 et 27 du même mois.

 

En effet, un nouvel attentat vient de se produire boulevard Pinel. Des terroristes ont placé une bombe dans l’immeuble d’un service sanitaire allemand. Quatre militaires des troupes d’opérations et une Française qui passait à proximité ont été blessés grièvement.

 

La population supportera une fois de plus les conséquences de cet attentat, qu’elle est unanime à réprouver. Il lui est instamment demandé de seconder l’administration dans la recherche des criminels. (Garcin 1944)

 

 

 

26 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Assassinat d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Garcin 1944, indique qu’il s’agit du suicide d’un détenu politique.

 

 

 

Lyon. Prison de Montluc. Assassinat de Pierre CHIRON (ou GIRAUD) et de Jacques LAUTREC. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

 

 

Lyon. Mr MATHES chef départemental de la Milice du Rhône qui se rendait à Grenoble est tué accidentellement « à la suite d’un cahot, par un milicien armé d’une mitraillette, qui était chargé de le protéger et qui se trouvait derrière lui. La secousse a fait appuyer le Milicien involontairement sur la gâchette. (Garcin 1944)

 

 

 

27 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Place Jean Macé, Eugène BREDILLOT, chef de groupe de Libération est blessé lors d’un accrochage avec des PPF en procédant à une opération d’évasion de résistants. (Permezel 2003)

 

 

 

Vénissieux. Attentat aux usines Sigma.

 

Vers 3 heures du matin, une cinquantaine de jeunes gens armés de mitraillettes s’introduisent dans l’usine, neutralisent les gardiens et les requis et placent plusieurs bombes en différents endroits de l’usine. Les dégâts sont très importants : 4 transformateurs, 3 machines de précision et le château à essence sont détruits.

 

Ces usines fabriquent du matériel pour l’aviation allemande. (Garcin 1944 et Permezel 2003))

 

 

 

28 décembre 1943

 

 

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation des époux FAVIER, Jules et Simone. Déportés tous les deux, Jules décède le 20 avril 1944, Simone est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

 

 

29 décembre 1943

 

 

 

Drancy. Arrivée de 30 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

 

 

30 décembre 1943

 

 

 

Givors. Arrestation par la Gestapo de Joseph LIAUTHAUD agent de Libération. Déporté, il décède le 17 janvier 19145 à Flossenburg. (Permezel 2003)

 

 

 

31 décembre 1943

 

 

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

 

« Le chef de la Sicherheitspolizei de la région de Lyon, auprès de qui je suis intervenu à cette occasion (arrestation d’un gendarme), m’a affirmé catégoriquement sa volonté de tuer tous ceux qui aideraient les « gens du maquis », pour qui voudrait confondre « impuissance » et « aide », il serait facile de justifier les mesures les plus rigoureuses. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

 

 

Lyon. Distribution par la Résistance d’un faux numéro du journal collaborateur « Le nouvelliste ». Cette initiative est due à Henri JABOULAY responsable du Service Régional des Maquis. Il s’inspire d’une initiative prise à Bruxelles avec la diffusion de faux numéros du journal « Le Soir ».

 

Ce numéro comporte un compte rendu du défilé de la Résistance le 11 novembre 1943 à Oyonnax, un article sur les raids massifs de l’aviation alliée en Allemagne et aussi un appel à la bourgeoisie, plaidoyer en faveur des jeunes maquisards.

 

La mise en page est assurée par Paul GIRIN, le titre par Francisque VACHER, l’impression par Eugène P0NS et son gendre Pierre BARNIER. Les articles sont rédigés par Philippe BONNET, Pierre SCIZE et Marcel GRANCHER.

 

30.000 exemplaires sont distribués par des membres des M.U.R. (Aulas 1974 et Permezel 2003)

 

Compte-rendu de cette affaire par Garcin 1944.

 

« Des automobilistes disant agir au nom de la censure et du contrôle de la presse, ont remplacé à 6 heures du matin, dans les kiosques et chez les marchands de journaux des paquets d’un nouvelliste clandestin, attaquant violemment les Allemands et les collaborationnistes. A la faveur de la nuit, trente mille de ces journaux ont été vendus dans les différents quartiers. Ce journal clandestin publiait la note suivante : « Ce numéro exceptionnel du Nouvelliste a été ENTIEREMENT REALISE PAR LES MOUVEMENTS UNIS DE LA RESISTANCE, et mis en vente par eux malgré Gestapo et Police Vichyssoise, à titre de sanction contre la direction collaborationnistes de ce journal ». La police française et la police allemande ont immédiatement ouvert des enquêtes. Des perquisitions ont été effectuées au Lyon Républicain.

 

Ce numéro, distribué par le groupe autonome des F.T.P.F, a été entièrement rédigé par Pierre SCIZE et Marcel GRANCHER. (Garcin 1944)

 

 

 

 

 

Date de création : 17 octobre 2019

 

62e modification : 4 novembre 2022



29/10/2019
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