Chronique 1796 - 1800

CHRONIQUE DIPLOMATIQUE ET MILITAIRE MONDIALE

1796-1800

 

1796

 

10 avril 1796.(1ere campagne d'Italie). Combat de Voltri. (Italie à 16 km à l’ouest de Gênes).

Bonaparte compte surprendre les Alliés ; mais le mouvement sur Voltri, entrepris avant son arrivée, provoque l’offensive du général Autrichien Beaulieu qui dispose de 10.000 hommes. Il débouche avec son aile gauche dirigée par Sebottendorf par la Bocchetta et rejette le général Cervoni et ses 3500 hommes (70e et 99e DB) sur Voltri.

Bonaparte contrarié par cette attaque brusque, décide d’utiliser cette manœuvre. Il renforce Cervoni et le charge de rompre devant Beaulieu pour l’attirer et faciliter ainsi une attaque contre l’aile droite autrichienne.

Les Français perdent environ 150 prisonniers, les pertes humaines sont inconnues mais légères de part et d’autre. (Pigeard 2004).

 

11 avril 1796. (1ere campagne d'Italie).. Combat de Monte Legino. (Italie entre Savone et Cairo Montenotte).

Monte Legino s’élève en mamelon allongé à 900 m d’altitude ; la crête commande le val d’Albissola et la route de Cairo. C’est une position défensive de premier ordre couronnée d’une redoute, d’un développement de 420 m, avec fossé, flèches et petit fortin à l’avant.

Les troupes françaises du général Cervoni se replient sur Savone au moment où les troupes autrichiennes du général d’Argenteau attaquent en remontant l’Erro.

Les Autrichiens se heurtent à la redoute défendue par le chef brigade Rampon qui les arrête avec des forces inférieures (Deux bataillons des 1ere légère et 21e de bataille) (Pigeard 2004).

 

12 avril 1796. (1ere campagne d'Italie). Bataille de Montenotte. (Italie à 19 km au nord ouest de Savone).

Au matin les 9000 autrichiens du général d’Argenteau sont attaqués de front par les troupes françaises des généraux Laharpe et Rampon et de flanc par celles du général Masséna (14.000 hommes).

Argenteau est blessé et ses troupes sont rejetées en désordre sur Ponte Invrea et Mioglia.

Les Français perdent 800 tués, blessés et disparus, les Autrichiens 2500 hommes et 12 canons. (Pigeard 2004).

 

13 avril 1796.(1ere campagne d'Italie). Bataille de Millésimo. (Italie sur la Bormida à 23 km au nord ouest de Savone).

Bonaparte tente de séparer les Autrichiens des Piémontais pour les battre séparément.

Le général Provera s’est avancé jusqu’aux hauteurs de Cosseria pour dégager les troupes autrichiennes du général d’Argenteau.

Les généraux français Augereau et Joubert, qui sont à Carcare, marchent contre lui et l’arrêtent à Millesimo. Ils l’obligent à se renfermer dans le château de Cosseria dont ils ne peuvent s’emparer.

Le général Colli n’envoie au secours de Provera que quelques bataillons ; ils sont rejetés par la brigade Ménard qui s’établit à Millesimo.

Les Français dénombrent 700 tués (dont l’adjudant général Quesnel et le chef de brigade Banel) et blessés. Les Autrichiens perdent une centaine d’hommes et de nombreux prisonniers. (Pigeard 2004).

 

(1ere campagne d'Italie). Bataille de Cosseria. (Italie entre Millesimo et Carcare).

Le général Provera s’est retiré dans les ruines du château de Cosseria avec 1500 hommes.

Le général Augereau donne l’ordre d’attaquer la position. Formés en 3 colonnes conduites par Quesnel, Banel et Joubert l’assaut échoue, le colonel Banel étant tué au début de l’assaut. (Pigeard 2004).

 

14 avril 1796. (1ere campagne d'Italie). Bataille de Cosseria.

Une manœuvre montée par le général piémontais Colli pour délivrer le général Provera échoue. Provera capitule. (Pigeard 2004).

 

(1ere campagne d'Italie). Bataille de Dego. (Italie sur la Bormida à 30 km au nord ouest de Savone).

Les forces françaises sous la direction de Bonaparte sont composées des divisions Laharpe et Masséna (12.000 hommes). Les forces austro sardes sous le commandant du général d’Argenteau représentent 5.700 hommes.

Le général Provera sans vivres ni munitions vient d’abandonner le château de Cosseria. Bonaparte dirige Masséna et Laharpe sur Dego, alors qu’Augereau reçoit pour mission de maintenir le général Colli sur ses positions.

Vers midi, Masséna lance trois colonnes d’attaque par le sud et l’est contre les hauteurs retranchées de Dego ; De son côté Laharpe forme deux colonnes et tourne la position au nord ouest par la rive gauche.

Un renfort de deux bataillons amené par d’Argenteau est rejeté ; trois bataillons autrichiens réunis à Spigno arrivent mais les bataillons de Mioglia reçoivent trop tard l’ordre de marcher.

A la tombée de la nuit, les Autrichiens s’enfuient en désordre et sont poursuivis jusqu’à Spigno. Ils abandonnent un grand nombre de prisonniers et 16 canons. Les Français comptent 1200 tués et blessés ; les Austro sardes 3000 tués, blessés et prisonniers. (Pigeard 2004).

 

15 avril 1796. (1ere campagne d'Italie). Bataille de Dego.

Bonaparte débarrassé du général autrichien Beaulieu laisse Masséna en observation près de Dego et ordonne à Augereau de marcher contre Colli. Masséna doit être soutenu par Laharpe qui doit occuper Salicetto.

Mais le général Wukassowich qui commande les forces ennemies arrive à Sasseloo avec ses trois bataillons, renforcés par trois autres déjà sur place. Il marche sur Dego et trouve la position faiblement occupée, les troupes de Masséna étant dispersée à la recherche de vivres. Elles sont rejetées en désordre de Dego.

Bonaparte accourt avec la brigade Victor, rappelle Laharpe et rencontre les Autrichiens.

Ceux-ci sont rompus et doivent se replier précipitamment sur Acqui où Beaulieu rassemble les débris de son armée.

Colli pour sa part s’est retiré sur le camp de Ceva.

Augereau est à Monte Zemolo, Rusca s’est porté de Bardinetto sur Priero et Sérurier a gagné Bagnasco et Malpotremo.

En quelques jours Beaulieu a été séparé de Colli et battu.

Lors de cette deuxième bataille les Français ont perdu 621 tués (dont le général Causse tué lors de la prise de la redoute de Monte Magliano) et 317 prisonniers. Les Autrichiens comptent 670 tués et 1087 prisonniers.(Pigeard 2004)

 

16 avril 1796. (1ere campagne d'Italie). Occupation de Ceva. (Italie entre Mondovi et Savone).

La place de Ceva est un camp retranché pour l’armée piémontaise ; la ville n’est défendue par le général Colli que dans le but de retarder la progression de l’armée française, avec l’espoir de donner le temps aux Autrichiens de venir à leur aide.

Ces derniers, surveillés par le général Laharpe, se replient sur Acqui et Milan.

Le général Sérurier occupe la place de Ceva.(Pigeard 2004)

 

3 août 1796. (Allemagne, 1ere coalition). Combat d’Aalen

Le général français Carra-Saint-Cyr s’empare de Heidenheim avant de prendre position sur la Brenz.

Le corps du général français Desaix prend, après un vif combat contre l’arrière garde autrichienne, la ville d’Aale.

Les Autrichiens comptent de nombreux morts et 300 prisonniers. (Pigeard 2004)

 

1797

 

23 mars 1797. (1ere campagne d'Italie). Combat de Brixen (Autriche, Tyrol italien, aujourd’hui Bressanone (Italie, Trentin).

Le général Alexandre Dumas qui éclaire la marche du général Joubert, bloque durant plusieurs heures, seul sur un pont, un escadron ennemi. Il tue plusieurs ennemis et reçoit plusieurs coups de sabre. (Pigeard 2004)

 

31 mars 1797. (1ere campagne d'Italie). Combat de Brixen (Autriche).

Le général Joubert à Brixen depuis le 28 mars, repousse une attaque du général autrichien Kerpen. (Pigeard 2004)

 

1er avril 1797.(1ere campagne d'Italie) Combat de Friesach (Autriche à 45 km au nord de Klagenfurt)

Le général Masséna arrive devant Friesach où l’archiduc Charles demande un armistice de 4 heures pour évacuer les blessés. Bonaparte qui est présent, refuse et donne l’ordre d’enlever la place ce qui est fait en deux heures malgré une défense acharnée des Croates. Les Autrichiens prennent la fuite. (Pigeard 2004)

 

2 avril 1797. (1ere campagne d'Italie) Combat de Brixen (Autriche)

Le général Joubert repousse une deuxième attaque du général autrichien Kerpen. (Pigeard 2004)

 

Combat de Dirnstein (Dürrenstein). (Autriche à 40 km au nord de Klagenfurt)

L’armée autrichienne occupe les gorges de Dirnstein qui ferment la route de Klagenfurt à Vienne. L’archiduc Charles a son quartier général en avant de Neumark.

L’avant-garde du général Masséna attaque les Autrichiens et les bouscule. Le général autrichien Kaïm recule en arrière des villages de Guldendorf et Pichlern. Masséna marche sur Aneten et refoule les réserves autrichiennes derrière Neudeck.

Les Français passent la nuit sur le champ de bataille. Les Autrichiens ont perdu de 1.000 à 1.200 hommes dont 600 prisonniers. (Pigeard 2004)

 

5 septembre 1797. (Expédition d'Irlande). Combat de Collooney. (comté de Sligo à 7 km au sud de Sligo)

Après la défaite de Castlebar, lord Cornwallis accourt avec des forces importantes (environ 20.000 hommes).

Le général français Humbert se rabat au nord est vers les hauteurs de la Moy, puis se porte à marche forcée vers le haut Shannon.

Il repousse la garnison de Sligo et prend position sur les hauteurs en arrière de Drumkeeran. (Pigeard 2004)

 

1798

 

1er août 1798. (Campagne d'Egypte). Bataille navale d’Aboukir. .

La flotte française (13 vaisseaux de ligne, 4 frégates, 4 galiotes à bombes soit 8000 hommes et 1182 canons) de l’amiral Brueys est mouillée en ligne dans la rade d’Aboukir, à une distance de 3 ou 4 kilomètres de la côte dans une position défavorable.

Vers 18 h, attaque de la flotte anglaise (14 vaisseaux et 1 brick soit 8068 hommes et 1012 canons) sous les ordres de l’amiral Nelson. Une partie de ses vaisseaux passe entre la ligne française et la côte et l’autre partie à l’extérieur, prenant les vaisseaux français restés à l’ancre entre deux feux.

A la fin de la bataille, les Français ont perdu 4 bâtiments coulés ou brûlés et 9 autres pris, 1700 tués, 3000 prisonniers dont le tiers est blessé. Les amiraux Brueys, Chevenard, Du Petit Thouars et Casabianca sont tués.

Les Anglais comptent 218 morts et 677 blessés dont l’amiral Nelson.

L’amiral Villeneuve peut prendre la fuite avec deux vaisseaux et deux frégates. L’armée française est bloquée en Egypte. (Pigeard 2004)

 

1799

 

17 février 1799. (Campagne d'Egypte). Combat d’Abou Mannah.

Après les revers de Thèbes et de Keneth, les Arabes se réfugient vers Abou-Mannah. Ils en sont chassés avec de lourdes pertes par les troupes du général Friant. (Pigeard 2004)

 

 

26 mars 1799. (2e coalition Campagne d'Italie) Combats de l’Adige

L’armée autrichienne sous le commandement du général Kray campe sur la rive gauche de l’Adige derrière les places de Vérone et Legnano. Les Autrichiens ont installé des camps à Par-d’Arqua, Bevilaqua, Conselve et Bussolengo.

Les Français sous la direction du général Schérer sont établis derrière les places de Peschiera et de Mantoue (QG français)

Le 26 mars au matin, les Français divisés en deux corps, sous Moreau et Schérer passent à l’attaque.

Schérer réussit, après plusieurs heures de combats sanglants à s’emparer de toutes les places autrichiennes pendant que Moreau contient les Autrichiens sortis de Vérone et de Legnano.

Durant cette attaque, la division du général Sérurier remonte jusqu’à Rivoli et La Corona. (Pigeard 2004)

 

16 avril 1799. (Campagne d'Egypte) Combat d’Afula.

Le général Kléber attaque Afula. Il commence par s’emparer d’un petit fortin, profitant d’un moment de confusion de la part de l’ennemi, puis divise ses troupes en deux carrés que la cavalerie ennemie ne peut forcer.

Vers 13h, à l’annonce de l’arrivée de renforts dirigés par Bonaparte, Kléber passe à l’attaque et s’empare du village. Arrivé sur place, Bonaparte lance une demie brigade sur l’ennemi de flanc et de dos, provoquant sa retraite derrière le mont Thabor. (Pigeard 2004)

 

25 juillet 1799. (Campagne d'Egypte). Bataille d’Aboukir.

Bonaparte à la tête de 6000 hommes attaque l’armée turque forte de 10.000 hommes sous les ordres de Mustapha Pacha. Elle occupe la totalité de la longueur de la presqu’île et s’appuie sur la mer, ne pouvant être tournée. L’armée turque est détruite en 5 heures de combat et perd environ 1400 tués et blessés et 5400 noyés. Mustapha Pacha est capturé avec 50 drapeaux et 20 pièces d’artillerie.

Les Français perdent entre 100 et 150 tués (dont les chefs de brigade Cretin, Duvivier, l’adjudant général Leturcq et l’aide de camp de Bonaparte Guibert) et 500 et 750 blessés. (Pigeard 2004)

 

30 juillet – 2 août 1799. Siège et prise du fort d’Aboukir défendu par le fils de Mustapha Pacha à la tête de 200 à 300 hommes. (Pigeard 2004)

 

17 août 1799.(2e coalition Suisse). Combat de Döttingen sur l’Aare.

L’archiduc d’Autriche Charles, à la tête de 40.000 hommes, fait construire un pont de bateaux sur l’Aare pour franchir la rivière et tenter de séparer les deux ailes de l’armée française opérant dans la région.

Vers midi arrivée des généraux français Ney et Heudelet qui à la tête de 12.000 hommes s’emparent rapidement de toutes les positions autrichiennes les forçant à la retraite. (Pigeard 2004)

 

Date de création : 11 janvier 2016

1ere mise à jour : 12 mars 2017



15/03/2017
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