Chronique histoire des Vosges 1801 - 1825

CHRONIQUE HISTOIRE DES VOSGES 1801-1825

 

 

1801

 

18 janvier 1801 (28 nivôse an IX). Rapport du préfet des Vosges sur l’état de l’agriculture dans le département des Vosges.

« L’agriculture est dans un état assez florissant dans la partie de la plaine. On prétend même qu’elle a gagné depuis la Révolution. La grande culture y a lieu, c'est-à-dire qu’elle s’y fait avec des chevaux. Les terres sont divisées en 3 soles. Une sole reste de 3 ans en 3 ans en jachère.

Les propriétés y sont extrêmement divisées et morcelées et les fermes qui réunissent autour d’elles une quantité de terrain suffisante pour occuper plus d’un laboureur sont assez rares.

L’agriculture n’est cependant pas portée dans cette partie du département au degré de perfection où elle pourrait parvenir. Les principaux obstacles qu’elle rencontre sont :

1. La guerre qui prive le cultivateur des bras qui l’aidaient dans ses pénibles travaux.

2. L’espèce abâtardie des chevaux dont on se sert pour le labourage. Pendant et à la suite de la guerre de 1740, il y a eu une épizootie qui a fait de grands ravages parmi ces animaux. Les corvées que les cultivateurs étaient obligés de faire au loin pendant les mauvaises saisons, ont achevé de ruiner l’espèce. Des juments fatiguées, hors d’âge n’ont produit que des avortons. Et le laboureur accablé d’impôts ne pouvant non seulement se procurer des attelages vigoureux mais encore obligé de vendre ses foins et ses avoines pour satisfaire à des charges onéreuses et par conséquent de se défaire aussi d’une partie de ses bestiaux, de mal nourrir ceux qu’il conservait, a manqué d’engrais pour ses terres et n’a pu les labourer avec autant de soin.

3. On a beaucoup défriché et souvent très inconsidérément. On a coupé presque partout les arbres épars, dans les champs et on a même défriché des bois ; de la moins de vapeurs salutaires aux plaintes et plus d’aridité.

4. Quelques personnes indiquent comme une cause nuisible à l’agriculture le partage des pâtis communaux. Elles prétendent que ces pâtis ayant été mis en culture par ceux qui en sont devenus propriétaires, le cultivateur même le plus aisé ne peut nourrir le nombre de bestiaux nécessaire pour labourer et fumer ses terres. D’autres personnes prétendent que le partage est un avantage réel, en ce que la mise en valeur de ces pâtis dont le produit était presque nul auparavant, fournit à un grand nombre de ceux qui les possèdent aujourd’hui une aisance qu’ils n’avaient pas. Ainsi cette question pouvant donner lieu à beaucoup de questions systématiques, il n’est pas facile de la décider.

5. Il en est de même de la division des grandes propriétés qui étaient possédées avant la Révolution par le clergé. Si on la considère sous le rapport de l’aisance qu’elle a procuré aux habitants des campagnes, il est certain qu’on doit la regarder comme avantageuse. Il est peu d’individus qui, au moyen du partage des pâtis communaux et de l’acquisition de quelques pièces de terre payées avec des assignats presque de nulle valeur, ne récolte aujourd’hui une quantité de grains suffisante pour la subsistance de sa famille ; tandis qu’autrefois il était obligé d’acheter ce même grain avec le produit de son travail et de son industrie.

Mais si on la considère sous le rapport de l’agriculture proprement dite, on ne peut s’empêcher de dire qu’elle ne lui paraît pas très profitable. Car tous ces petits propriétaires ne peuvent pas disposer d’une partie de leur terrain pour nourrir un nombre de bestiaux suffisant pour le labour et l’engraisser. Beaucoup même sont obligés de le cultiver à la bêche et le temps qu’ils donnent à ce travail aussi long que pénible est autant de perdu pour l’agriculture. D’un autre côté dès que les habitants de la campagne, qui composent la classe des manouvriers, ont joui d’une certaine aisance, ou ils ont refusé leur travail au cultivateur, ou ils lui ont fait payer à un taux excessif, sans que pour cela, le prix des denrées ait augmenté dans la même proportion. De la résulte encore une diminution de bras extrêmement nuisible pour l’agriculture.

Les moyens pour améliorer l’agriculture.

1. Etablissement de prairies artificielles. L’avantage de ces prairies est démontré encore plus par l’expérience que par la théorie. On pourrait cultiver dans les terres destinées à rester en jachère et dans une infinité de terres médiocres, du trèfle, de la luzerne, du sainfoin, dont le produit bien supérieur à celui des grains qu’on y récolte, mettrait le cultivateur à même de nourrir un grand nombre de bestiaux, avec lesquels il pourrait donner la perfection nécessaire au labourage et se procurer des engrais suffisants.

2. Il faudrait aussi établir des haras ou du moins distribuer des étalons qu’on ne donnerait qu’à des juments de bon âge et vigoureuse. Par ce moyen on parviendrait à rétablir la race faible et abâtardie des chevaux du département. On envoie bien chaque année des étalons à Neufchâteau, Mirecourt, Rambervillers, mais leur nombre est trop petit et leur distribution est sujette à trop d’abus pour qu’on puisse retirer de cette mesure un avantage bien sensible.

3. Il serait encore important que l’on prit des mesures pour réprimer l’avidité des propriétaires qui se permettre d’abattre les arbres dans leurs champs et pour encourager des plantations. Si les terres sont moins fécondes qu’autrefois, l’homme instruit en agriculture en attribue la première cause aux défrichements des bois. Il serait facile d’ordonner sur les routes et les chemins vicinaux, des plantations qui, indépendamment des avantages qu’elles procureraient aux voyageurs (….) fourniraient pour l’avenir une réforme dont le produit serait très considérable.

Dans la partie de l’est couverte de montagnes il y a peu de choses à dire sur l’agriculture. Les habitants sont plus pasteurs qu’agriculteurs. Cependant les terres susceptibles d’être cultivées le sont avec beaucoup de soin. Elles le sont généralement tous les ans avec des bœufs et à bras. On y recueille peu de grains, du lin, du chanvre, quelques légumes, mais surtout beaucoup de pommes de terre qui font presque la seule nourriture des habitants des montagnes.

Cette culture a encore besoin de perfection. Il serait possible en abandonnant de vieilles routines et en semant ces pommes de terre avec soin et à la bêche, d’épargner les deux tiers de la semence, avoir une récolte triple de celle que l’on fait et économiser beaucoup de terrain. 

Ces pommes de terre servent aussi à nourrir des porcs qui sont un objet de commerce considérable pour le pays. Un fermier tire souvent de la vente de ses cochons de quoi payer une forte partie du prix de sa ferme. 

Les prairies qui sont d’un faible rapport dans la partie de la plaine, sont l’objet principal des travaux, on pourrait dire de l’affection des habitants des montagnes. Elles ne sont jamais fumées. Des eaux abondantes dirigées avec art et méthode donnent des foins et des regains très abondants. Il serait difficile de porter plus loin la science des irrigations. Ces foins produits servent surtout à l’élevage de vaches laitières ce qui permet une forte industrie du fromage. 

La plus grande partie de ces fromages se fabrique dans ce qu’on appelle les chaumes (pâturages situés au sommet des montagnes). L’éducation des moutons n’est pas en usage dans cette partie du département. On est persuadé que le pays est trop froid, trop couvert et trop arrosé » 

Production du département.

Total : 6.098.400 miriagrames dont 

Froment : 3.498.400 miriagrames

Seigle : 1.293.340 miriagrames

Méteil : 295.520 miriagrames

Orge : 770.800 miriagrames

Sarrazin : 240.340 miriagrames 

Le déficit pour la consommation est évalué à 677.600 miriagrames. Ce déficit est à peu près comblé par la production de légumes et de pommes de terre. Le complément vient du département de la Meurthe. (AN F20 272) 

 

11 octobre 1801 (19 vendémiaire an X). Réduction du nombre de cantons qui passe de 66 à 30. (Entre parenthèses le nombre de communes par canton). 

Arrondissement de Neufchâteau. Cantons de : Bulgneville (27), Châtenois (26), Coussey (26), Lamarche (26), Neufchâteau (28).

Arrondissement de Mirecourt. Cantons de : Bains (13), Charmes (27), Darney (19), Dompaire (30), Mirecourt (28), Monthureux sur Saône (15), Vittel (24)

Arrondissement d’Epinal. Cantons de : Bruyères (32), Châtel sur Moselle (28), Epinal (19), Rambervillers (28), Xertigny (9)

Arrondissement de Saint Diè. Cantons de : Brouvelieures (10), Corcieux (13), Fraize (10), Gérardmer (1), Raon l’Etape (5), Saâles (13), Saint Diè (22), Schirmeck (15), Senones (19).

Arrondissement de Remiremont. Cantons de : Cornimont (10), Plombières (6), Ramonchamp (6), Remiremont (15)

 

1802

 

29 janvier 1802Modification administrative. La commune de Dombrot le Sec passe du canton de Monthureux sur Saône au canton de Vittel.

 

14 mars 1802Vittel. Deux ouvriers qui travaillent dans la carrière communale mettent à jour un crâne humain et des ossements.

Dans les jours suivants ce sont au total 6 crânes qui sont découverts. La justice en la personne du juge de paix Jean Balthazard THOUVENET se rend sur place. Seuls des crânes et des os longs ont été retrouvés. Des témoignages font état d’une odeur abominable régnant dans ces lieux, une dizaine d’années auparavant.

La rumeur publique désigne aussitôt comme coupable une famille demeurant à proximité : Les ARNAULD surnommés « les cardinaux » (François, Joseph, Sébastien). Ce sont des vendeurs de bestiaux dont le commerce est florissant. Ces trois frères ont une très mauvaise réputation : bagarreurs, ivrognes, querelleurs. 

Le juge THOUVENET soupçonne les 3 frères d’avoir tué des marchands de bestiaux venant d’autres départements après les avoir enivrés. (Claudel J-P/RPL 198)

 

19 mars 1802Vittel. Informés par le juge THOUVENET, les magistrats de Mirecourt arrivent à Vittel. Il y a le représentant du parquet Nicolas François DELPIERRE, accompagné de Jean-Baptiste Pommier juge suppléant au tribunal criminel des Vosges. Ce sont deux hommes d’expérience. Ils font immédiatement incarcérer les 3 frères ARNAULD, leur mère et leur sœur. ((Claudel J-P/RPL 198)

 

19 au 26 mars 1802Vittel. Le juge POMMIER mène son enquête et interroge 82 témoins qui tous accusent la famille ARNAULD.((Claudel J-P/RPL 198)

 

29 mars 1802Vittel. Interrogatoire des frères ARNAULD par le juge POMMIER à Mirecourt. Les 3 frères nient tout assassinat. Ils reconnaissent avoir fait du commerce avec des marchands de Bourgogne et du Morvan et demandent qu’on les recherche pour prouver que ce ne sont pas les victimes. Le juge refuse.

Dans les mois suivants, de nombreux témoins déclarent avoir aperçu des cadavres chez les ARNAULD. ((Claudel J-P/RPL 198)

 

8 avril 1802 (18 germinal an X). Saint-Dié. Suppression de l’évêché. (Louis/Chevreux 1887)

 

1803

 

17 mars 1803 (26 ventose an XI). Modifications administratives. 

Les communes de DignonvilleLongchampVaudeville passent du canton de Châtel au canton d’Epinal.

Les communes de DarneyProvenchères-les-Darney et Saint-Baslemont passent du canton de Monthureux sur Saône au canton de Darney.

Le canton de Cornimont devient le canton de Saulxures sur Moselotte.

La commune de Baudricourt passe du canton de Vittel au canton de Mirecourt.

Les communes d’AllarmontLuvignyVexaincourt passent du canton de Schirmeck au canton de Raon l’Etape.

La commune de Celles sur Plaine passe du canton de Senones au canton de Raon.

 

28 juillet 1803. Une décision du sénat conservateur nomme François HAXO représentant des Vosges au corps législatif. 

 

1805

 

3 juillet 1805 (14 messidor an XIII)Rapport du préfet des Vosges sur les subsistances.

« Les subsistances ne sont le sujet d’aucune inquiétude. Le prix des grains est modéré, et les marchés sont abondamment approvisionnés. Le commerce n’a presque pas fait de spéculation sur les grains de la dernière récolte à cause sans doute de leur qualité qui a été fort mauvaise par l’effet des pluies survenues pendant la moisson.

On était encore, au 1er messidor, dans l’inquiétude sur les récoltes prochaines. Les vents secs du nord qui ont régné presque continuellement et les pluies froides qui les ont précédé avaient beaucoup nui à la végétation et les semailles semblaient devoir s’en ressentir. Cet état de l’atmosphère a changé et tout annonce que les blés seront généralement beaux. » (AN F20 272) 

 

Châtillon. Incendie dans le village. 28 maisons sont détruites privant 31 familles de toit. Les dégâts sont estimés à 100.000 francs.

Un secours est demandé au ministère de l’intérieur ainsi qu’une autorisation de coupe de bois pour la reconstruction des maisons.(AN F20 272)

 

4 juillet 1805. Orages considérables qui causent de grands dégâts dans plusieurs communes des Vosges.

Remiremont la foudre tombe sur la tour de l’église et sur plusieurs maisons.

La violence des vents et des eaux a entraîné ou couvert de vase une partie des foins dans 10 à 12 communes. Des toitures de maisons et beaucoup d’arbres dans la forêt ont été renversés. (AN F20 272)

 

20 juillet 1805. Damblain. Nuée de grêle sur le territoire de la commune qui ravage la presque totalité des grains, des chanvres et des jardins. (AN F20 272)

 

4 août 1805Vittel. A Epinal, la famille ARNAULD de Vittel au complet comparaît devant la cour de justice criminelle des Vosges dirigée par Joseph HUGO. 112 témoins à charge vont déposer contre seulement 12 témoins à décharge. ((Claudel J-P/RPL 198)

 

7 août 1805Vittel. A près 3 jours de procès, les 5 accusés de la famille ARNAULD sont reconnus coupables des crimes commis dans la carrière de Vittel. Ils sont tous condamnés à mort. ((Claudel J-P/RPL 198)

 

20 août 1805 (2 fructidor an XIII). Rapport du préfet sur les subsistances.

« Les marchés continuent à être suffisamment approvisionnés et il n’est pas une commune du département dont les habitants ne soient dans une parfaite sécurité sur l’objet des subsistances.

Les espérances que présentait le compte du trimestre dernier sur les récoltes se réalisent. Les blés sont beaux et seront d’un produit abondant. Mais la moisson qui est en pleine activité se fait difficilement à raison de l’extrême variation du temps. Cependant les pluies ne sont pas tellement continuelles qu’il puisse en résulter une altération sensible dans la qualité des grains. La récolte des pommes de terre, des carottes et des navets sera également abondante. » (AN F20 272) 

 

31 août 1805Vittel. Rejet du pourvoi en cassation des frères ARNAULD condamnés à mort le 7 août. ((Claudel J-P/RPL 198)

 

16 septembre 1805Vittel. A Epinal, exécution place de grève (place Jeanne d’Arc) de Thérèse, Joseph, Sébastien, François et de leur mère Agnès ARNAULD .

Les soi disant victimes des frères ARNAULD étaient pourtant vivantes et seront de retour aux foires de Vittel.

Finalement rien ne prouvait la culpabilité de cette famille. ((Claudel J-P/RPL 198)

 

Autres évènements de 1805.

 

 Monthureux sur Saône. Naissance de Charles LEVY inventeur de machines à fabriquer les clous. Ses inventions seront utilisées à Bains les BainsFontenoy le Château, Charleville et Saint-Dizier. (Louis/Chevreux 1887)

 

1807

 

Autres évènements de 1807.

 

Epinal. Installation de l’hôpital Saint Maurice dans l’ancien couvent des capucins.

 

1808

 

18 février 1808. Renouvellement du mandat de François HAXO représentant des Vosges au corps législatifs. Il siège jusqu’à sa mort le 25 février 1810.

 

1809

 

Autres évènements de 1809.

 

Construction de mairie : Bazoilles et Ménil (Louis/Chevreux 1887)

 

1810

 

5 février 1810. Décès de François HAXO représentant des Vosges au corps législatif.

 

 

1811

 

30 avril 1811Rapport du préfet sur les subsistances.

« Les inquiétudes qui s’étaient manifestées pendant les mois de novembre et décembre sur les subsistances se sont calmées. Tous les marchés ont été bien approvisionnés. Le prix des grains qui s’était élevé fort haut baisse peu à peu et quoiqu’il soit encore au dessus des moyens du plus grand nombre des habitants et n’occasionne pas le moindre désordre.

Les grains semés en automne ont réussi d’une manière qui ne laisse rien à désirer ; la saison a également été favorable aux semailles de mars et l’état actuel des productions de la terre fait présager en tout une récolte abondante et hâtive. » (AN F20 272)

 

1812

 

Autres évènements de 1812

 

Construction d’écoles : Badménil aux Bois (garçons) (Louis/Chevreux 1887)

 

1814

 

9 janvier 1814. Une armée de 2000 cosaques occupant Epinal depuis le début de l’année se heurte dans les environs d’Igney à une colonne française venant de Nancy. Les cosaques sont refoulés dans la ville.

Mais pris de flanc par une armée wurtembourgeoise dirigée par le prince royal de Wurtemberg, les Français doivent se replier sur Nancy.

Entrant dans Epinal, les Wurtembourgeois croyant encore le château en activité, le bombardent et le prennent d’assaut.

 

30 octobre 1814Epinal. Participation du comte d’ARTOIS, futur CHARLES X à un bal donné par la ville. (plaque) 

 

1815

 

22 avril 1815Elections législativesActe additionnel des Cent Jours.

Création d’une chambre des représentants de 529 membres âgés d’au moins 25 ans, élus au second degré, sans distinction de cens :

268 élus par les collèges électoraux d’arrondissement.

238 élus par les collèges de département.

23 élus par les collèges de département sur une liste d’éligibles dressés par les Chambres de commerce. 

 

13 et 14 mai 1815. Elections à la Chambre des Cent Jours. Les Vosges ont 8 représentants.

Collège électoral du département.

Joseph Louis FALATIEU 69 voix sur 107.

Louis Léopold baron BUQUET, 65 voix sur 123.

Collèges électoraux d’arrondissement.

Epinal : Nicolas Christophe GEHIN 37 voix sur 74. Son adversaire Vosgien ayant lui aussi obtenu 37 voix, GEHIN est élu au bénéfice de l’âge.

Remiremont : Charles Marie DAVID, 53 voix sur 78.

Mirecourt : Claude Charles ESTIVANT.

Neufchâteau : François Firmin ROUYERr, 54 voix sur 92

Saint Diè : Jean Louis THOMAS, 51 voix sur 87.

Grand collège.

Joseph Clément POULLAIN de GRANDPREY, 120 voix sur 141. 

 

13 juillet 1815Elections législatives. Ordonnance royale.

Conservation des collèges électoraux mais sont admis au vote et à l’éligibilité les citoyens payant un cens de 300 F (droit de vote) ou 1000 F (éligibilité). Le nombre de députés est porté à 402.

 

14 et 22 août 1815. Elections à la « Chambre introuvable ». Les Vosges ont 4 représentants.

255 électeurs, 159 votants.

Joseph Louis FALATIEU, minorité ministérielle, 87 voix.

Jean Claude CHERRIER, royaliste, 90 voix.

Joseph CUNY, majorité, 89 voix sur 147.

Jean Nicolas DERAZEY, modéré, 84 voix sur 147. 

 

Autres évènements de 1815.

 

Construction de mairies Bocquegney (Louis/Chevreux 1887)

 

1816

 

29 mai 1816. La commune de Passoncourt est réunie à la commune de Rehaincourt.

 

5 septembre 1816Elections législatives. Ordonnance royale.

Elle dissout la Chambre introuvable du 22 août 1815. Le nombre de députés est ramené à 258, l’âge des électeurs est relevé à 30 ans, des éligibles à 40 ans.

 

4 octobre 1816Elections législatives. Les Vosges ont 3 représentants.

243 électeurs, 127 votants.

Christophe DOUBLAT, 97 voix.

Joseph Louis FALATIEU, centre gauche, 87 voix.

Nicolas WELCHE, gauche, 68 voix.

 

1817

 

18 janvier 1817Dinozé. Naissance du sénateur Jean Baptiste Sébastien KRANTZ (Louis/Chevreux 1887)

 

5 février 1817Elections législatives. Ordonnance royale.

Elle maintient les conditions d’âges et de cens, mais désormais il n’y a plus qu’un seul collège électoral par département qui nomme les députés au scrutin de liste. 

 

Autres évènements de 1817.

 

Construction mairie école : Baudricourt (Louis/Chevreux 1887)

 

1818

 

21 octobre 1818. Epinal. Participation du duc d’ANGOULEME fils de CHARLES X à un bal donné par la ville. (Plaque) 

 

1819

 

Autres évènements de 1819

 

Ameuvelle. Destruction et reconstruction du château. (Louis/Chevreux 1887)

 

Construction d’église Allarmont (Louis/Chevreux 1887)

 

1820

 

Avril 1820. Moyemont. Le manœuvre Nicolas BRICE est condamné par le tribunal d’Epinal pour avoir tenu des propos contraires à l’ordre social et au gouvernement des Bourbons. (Maitron)

 

29 juin 1820Elections législatives. Loi électorale.

Loi qui instaure le double vote. Elle rétablit les collèges d’arrondissements et le scrutin uninominal. Elle divise les départements en autant de collèges d’arrondissement qu’il y avait de députés à élire. Elle créé en plus 272 nouveaux sièges partagés entre les départements selon leur importance et élus dans chaque département au scrutin de liste par un collège composé des électeurs les plus imposés, en nombre égal au quart de la totalité des électeurs du département. Ces électeurs votaient deux fois (à l’arrondissement et au département.

 

4 et 13 novembre 1820. Elections législatives. Les Vosges ont 5 députés.

301 électeurs, 275 votants.

Christophe DOUBLAT, 253 voix. Il quitte le Parlement lors de la suppression du 5e député vosgien en 1822.

Joseph Louis FALATIEU, 229 voix. Il quitte le Parlement en 1824.

Nicolas WELCHE, 216 voix.

Louis Léopold baron BUQUET, gauche modérée.

Louis Daniel CHAMPY. Il quitte le Parlement en 1824.

 

Autres évènements de 1820

 

Allarmont. Naissance du peintre et du dessinateur Henri VALENNTIIN (Louis/Chevreux 1887)

 

Anould. Fondation de la papeterie du Souche. (Claudel J-P 2001)

 

Construction d’écoles :

  • Archettes (fille) ; 

  • Barville ;

  • Le Boulay (Louis/Chevreux 1887)

 

1821

 

11 avril 1821. Le canton de Bains les Bains passe de l’arrondissement de Mirecourt à l’arrondissement d’Epinal.

 

7 octobre 1821Tremblement de terre dans la région d’Epinal.

Il a lieu vers 13h30 dans une direction sud nord. Le phénomène dure à peu près 30 secondes. Il n’y a pas de victimes et pas de dégâts.

« Nombre de personnes qui goûtaient, ou se promenaient aux bords des bois ou de la Moselle, ont senti le sol s’agiter sous elles à plusieurs reprises ; elles ont vu les jeunes arbustes frissonner spontanément, les feuilles des arbres tressaillir depuis le pied jusqu’à la cime, la surface des eaux tranquilles se rider en divers sens, les cailloux rouler d’eux-mêmes sur le penchant des montagnes ; des verres pleins ont été renversés ; d’autres sont échappés des mains etc… Les mêmes phénomènes ont été observés, et à la même heure, dans toutes les montagnes des Vosges, surtout à Plombières, à Remiremont et dans les deux collines de Rupt et de Vagney. » (Annuaire des Vosges de 1822) 

 

23 octobre 1821Sionne. Etablissement d’une bergerie royale de Mérinos dans la ferme de Rorthey appartenant à Mr MUEL maître de forges. Elle est confiée à Mr LEQUIN fermier de Rorthey.

Le premier troupeau est composé de 246 moutons Mérinos :

51 béliers adultes et antenois

47 agneaux mâles

100 brebis adultes et antenoises

48 agneaux femelles. (Annuaire des Vosges, 1822) 

 

Autres évènements de 1821

 

Projet de ferme exemplaire à Saint-Dié proposé par Mr Gravier.

«La ferme expérimentale sera établie près de Saint-Dié sur une superficie de 22 hectares. La culture embrassera toutes les plantes qui offriront le plus d’avantages, eu égard au sol, au climat, aux débouchés ou à la consommation des habitants. Elle sera spécialement fondée sur la suppression des jachères et de la vaine pâture, sur l’établissement des prairies artificielles et sur l’amélioration des prairies naturelles. La culture de la pomme de terre sera l’objet d’attentions particulières, et on introduira dans cette culture les instruments aratoires qui peuvent, en certains cas, remplacer le travail long et dispendieux des bras. Il est prévu aussi de développer l’élevage. 

Lors de la saison des travaux, des cours gratuits d’agriculture pratique seront dispensés.

Pour former cette ferme, une souscription de 6000 francs en 120 actions a été lancée. Au 1er janvier 1822, il y aura déjà 30 souscripteurs.» (Annuaire des Vosges 1822) 

 

1822

 

1er janvier 1822Sionne. Etat du troupeau de la bergerie royale de Mérinos.

366 Mérinos se décomposant en :

51 béliers adultes

100 brebis adultes

47 brebis antenoises

56 agneaux males.

38 agneaux femelles (Annuaire des Vosges 1822) 

 

13 septembre 1822La Baffe. Lors d’un orage, chute d’un aérolithe sur le territoire de la commune (Louis/Chevreux 1887)

 

Autres évènements de 1822

 

Epinal. Création d’une compagnie de sapeurs pompiers.

Création du musée départemental des Vosges par le Conseil général.

 

Habitations. Le département possède 68 096 maisons (6 341 373 en France) (Statistiques de la France 1801/1837)

 

1823

 

21 juillet 1823Avranville. Par jugement de la cour royale de Nancy, 3 hectares de bois en fonds sont distraits de la forêt des Gourseaux et réunis à la réserve de la commune. (Louis/Chevreux 1887)

 

Autres évènements de 1823.

 

Construction d’école : Bazoilles et Ménil (Louis/Chevreux 1887)

 

1824

 

25 février 1824Elections législatives. Les Vosges ont 2 députés par le collège départemental et 3 députés par des collèges d’arrondissement. 

Collège départemental.

François Dieudonné baron de RAVINEL, siège à droite avec les ultra royalistes, 101 électeurs, 79 votants, 55 voix.

Charles Thomas LEPAIGE, soutien ministériel, 248 électeurs, 105 votants, 60 voix.

Collèges d’arrondissement.

EpinalJoseph CUNY, royaliste, 125 votants, 119 voix.

RemiremontAntoine Nicolas Richard d’ABONCOURT, soutien ministériel, 168 électeurs, 115 votants, 81 voix.

NeufchâteauCharles Joseph BAUDEL-MARTINET, soutien ministériel, 63 voix.

 

Autres évènements de 1824

 

Construction d’écoles : Ban de Sapt (1 école à La Fontenelle, 1 école à Laitre) (Louis/Chevreux 1887)

 

Transports. Routes royales.

6 routes (n° 57, 59, 64, 65, 66, 74) qui passent à EpinalNeufchâteau et Saint-Dié.

Longueur totale : 291 176 m

  • Dont pavées : 4744

  • Dont empierrées : 205 803 m

- A réparer : 935 m de routes pavées et 67 100 m de routes empierrées.

  • A terminer : 12 594 m de routes empierrées. 

(statistique de la France 1781-1836)

 

1825

 

Autres évènements de 1825.

 

Culture. Création de la société d’émulation des Vosges. (Munier 2000)

 

 

Date de création : 29 mars 2021

1ere modification : 8 avril 2021



10/04/2021
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