EPI. L'armée des ombres. Le roman (questionnaire)

EPI : « L'Armée des Ombres ». Livre

Questions 

 

 

Dans le livre, lorsque Gerbier arrive au camp pour essayer de pousser le jeune Legrain à l'aider à s'échapper du camp, Gerbier lui parle de la résistance, en lui faisant comprendre son importance.

 

 

Paragraphe 1. (Questions 1 à 5)

 

« La résistance – Tu entends ? Dit encore Gerbier. Endors -toi avec ce mot dans la tête. Il est le plus beau, en ce temps, de toute la langue française. Tu ne peux pas le connaître. Il s'est fait pendant qu'on te détruisait ici. Dors, je promets de te l'apprendre. »

(…) « Tu comprends, ils sont venus dans leurs chars, avec leurs yeux vides. Ils pensaient que les chenilles des chars sont faites pour tracer la nouvelle loi des peuples. Comme ils avaient fabriqué beaucoup de chars, ils avaient l'assurance d'être nés pour écrire cette loi. Ils ont en horreur la liberté, la pensée. Leur vrai but de guerre, c'est la mort de l'homme pensant, de l'homme libre. Ils veulent exterminer tout ce qui n'a pas les yeux vides. Ils ont trouvé en France des gens qui avaient les mêmes goûts et ceux là sont entrés à leur service. Et ceux là t'ont mis à pourrir ici, toi qui n'avait pas commencé à vivre. Ils ont fait mourir le petit Armel.

En même temps ils publiaient que le conquérant était magnanime. Un immonde vieillard essayait de suborner le pays. « Soyez sages, soyez lâches » enseignait-il. « Oubliez que vous avez été fiers, joyeux et libres. Obéissez et souriez au vainqueur. Il vous laissera vivoter tranquilles. » Les gens qui entouraient le vieillard calculaient que la France était crédule et qu'elle était douce (…) « La France est tellement civilisée, tellement amollie, pensaient-ils, qu'elle a perdu le sens du combat souterrain et de la mort secrète. Elle acceptera, elle s'endormira. Et pendant son sommeil, nous lui ferons des yeux vides. » Et ils pensaient encore : « Nous ne craignons pas les enragés. Et ils n'ont pas de liaisons. Ils n'ont pas d'armes. Et nous avons toutes les divisions allemandes pour nous défendre. » (….) Tandis qu'ils se réjouissaient ainsi, naissait la résistance. »

 

 

Q1. Qui représente le pronom « ils » dans le début du paragraphe ?  

 

 

Q2. Comment Gerbier définit-ils l'idéologie des ennemis de la résistance

 

 

Q3. A qui font allusion les expressions : «Ils ont trouvé en France des gens qui avaient les mêmes goûts » et « un immonde vieillard » ? 

 

 

Q4. Qu'espèrent les ennemis selon Gerbier ?  

 

 

Q5. Quelles sont au contraire, les valeurs des résistants ? Pourquoi se battent-ils

 

 

Paragraphe 2. (Questions 6 à 9)

 

« Comment cela s'est fait, je n'en sais rien, disait Gerbier. Je pense que personne ne le saura jamais. Mais un paysan a coupé un fil téléphonique de campagne. Une vieille femme a mis sa canne dans les jambes d'un soldat allemand. Des tracts ont circulé. Un abatteur de la Villette a jeté dans chambre froide un capitaine qui réquisitionnait la viande avec trop d'arrogance. Un bourgeois donne une fausse adresse aux vainqueurs qui demandent leur chemin. Des cheminots, des curés, des braconniers, des banquiers, aident les prisonniers évadés à passer par centaines. Des fermiers abritent des soldats anglais. Une prostituée refuse de coucher avec les conquérants. Des officiers, des soldats français, des maçons, des peintres cachent des armes. (….)

C'était la chose la plus émouvante du monde. C'était la sève de la liberté, qui commençait à sourdre à travers la terre française. Alors les Allemands et leurs serviteurs et le vieillard ont voulu extirper la plante sauvage. Mais plus ils arrachaient et mieux elle poussait. Ils ont rempli les prisons, ils ont multiplié les camps. Ils se sont affolés. Ils ont emprisonné le colonel, le voyageur de commerce, le pharmacien. Et ils ont eu encore plus d'ennemis. Ils ont fusillé. Or c'était de sang que la plante avait surtout besoin pour croître et se répandre. Le sang a coulé. Le sang coule. Il va couler à flot. Et la plante deviendra forêt.

Celui qui entre en résistance vise l'Allemand. Mais en même temps, il frappe Vichy et son vieillard, et les séides du vieillard et le directeur de notre camp, et les gardiens que tu vois chaque jour à l'ouvrage. La résistance, elle est tous les hommes français qui ne veulent pas qu'on fasse à la France des yeux morts, des yeux vides. »

 

 

Q6. Quels exemples sont donnés d'actions de résistance ? (4 catégories d’exemples). 

 

 

Q7. A quel milieu appartiennent les résistants cités dans ces exemples (métiers, richesse...

 

 

Q8. Quels sont les risques encourus par les résistants cités dans le texte

 

 

Q9. Selon Gerbier, la répression a-t-elle l'effet escompté sur les résistants ? Pourquoi

 

 

Paragraphe 3. Gerbier parle des journaux de la résistance. (Question 10)

 

« Les hommes qui publient ces feuilles sont inconnus mais un jour, on élevera des monuments à leur œuvre. Celui qui trouve le papier risque la mort. Ceux qui composent les pages risquent la mort. Ceux qui écrivent les articles risquent la mort. Et ceux qui transportent les journaux risquent la mort. Rien n'y fait. Rien ne peut étouffer le cri qui sort des ronéo, cachées dans de pauvres chambres, qui monte des presses tapies au fond des caves. Ne crois pas que ces journaux ont la mine de ceux qu'on vend au grand jour. Ce sont de petits carrés de papiers, misérables. (..) On fabrique comme on peut, une semaine dans une ville et une semaine une autre. On prend ce qu'on a sous la main. Mais le journal paraît. Les articles suivent des routes souterraines. Quelqu'un les rassemble, quelqu'un les agence en secret. Des équipes furtives se mettent en page. Les policiers, les mouchards, les espions, les dénonciateurs s'agitent, cherchent, fouinent, flairent. Le journal part sur les chemins de France. Il n'est pas grand, il n'a pas bel aspect (…) Mais chacune de ses lignes est comme un rayon d'or, un rayon de la pensée libre. »

 

 

 Q10. Qu'apprend-on sur la presse clandestine ? (risques, difficultés matérielles, distribution)

 

 

Paragraphe 4. Gerbier explique la vie du résistant. (Questions 11 et 12)

 

« Sais-tu disais Gerbier, de quoi est faite la vie de l'homme illégal ? De l'homme de la résistance ? Il n'a plus d'identité, ou il en a tellement qu'il en a oublié la sienne. Il n'a pas de feuille d'alimentation. Il ne peut même plus se nourrir à mi-faim. Il dort dans une soupente ou chez une fille publique, ou bien sur les dalles d'une boutique, ou dans une grange abandonnée, ou sur une banquette de gare. Il ne peut plus revoir les siens que la police surveille. Si sa femme – ce qui arrive souvent – est aussi dans la résistance, ses enfants poussent au hasard. La menace d'être rpsi double son ombre. Chaque jour des camarades disparaissent, torturés, fusillés. Il va de gîte précaire en gîte précaire, sans feu ni lieu, traqué, obscur, fantôme de lui même (….)

Mais il n'est jamais seul. Il sent autour de lui la foi et la tendresse de tout un peuple enchaîné. Il trouve ses complices, il trouve des amis dans les champs et à l'usine. Dans les faubourgs et dans les châteaux, chez les gendarmes, les cheminots, les contrebandiers, les marchands et les prêtres. Chez les vieux notaires et chez les jeunes filles. Le plus pauvre partage sa maigre ration de pain avec lui. Lui, qui n'a même pas le droit d'entrer chez un boulanger, parce qu'il lutte pour toutes les maisons de la France. »

 

 

 Q11. Comment Gerbier décrit-il la vie quotidienne des membres de la résistance ? (sois précis : famille, conditions de vie, risques ….). 

 

 

 Q12. Qu'est-ce qui soutient moralement et matériellement les résistants ?

 

 

 



30/03/2020
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