L'armée des ombres (roman)

L'armée des ombres.

 

Joseph Kessel

 

 

Pocket 2008 (1943) 253 pages.

 

 

* * * * * * * * *

 

Les personnages.

 

Luc JARDIE dit Saint-Luc dit Le Patron. Intellectuel qui semble totalement détaché du monde et plus préoccupé par ses livres que par ce qui l'entoure, c'est en réalité un des plus haut responsable de la résistance en France.

 

Philippe GERBIER. Ingénieur de formation, il dirige un des mouvements de la résistance. Il change souvent d'identités et de caches. A la fois homme d'action et de réflexion, il n'hésite pas à participer aux opérations les plus périlleuses. Il est doté d'un remarquable sans-froid, et ne recule devant aucun sacrifice pour sa cause. c'est le héros du roman. Tout tourne autour de lui. Une grande partie du livre est constituée de ses « réflexions ».

 

Félix dit Félix la tonsure. Garagiste à Levallois, ancien membre des corps francs durant la guerre, il s'est réfugié à Nice avec sa famille pour ne pas avoir à travailler pour les Allemands. Sa famille (sa femme et son enfant) ne sont pas au courant de ses activités. C'est l'homme de confiance de Gerbier

 

Jean-François Jardie. Jeune insouciant, ancien membre des corps francs, camarade de combat de Félix qui l'a recruté. Il sait utiliser son physique avantageux et n'hésite pas à faire preuve d'audace, même face aux Allemands. C'est par ailleurs le frère de Luc Jardie dont il ignore, au début, l'activité.

 

Mathilde. Mère de 7 enfants, elle n'hésite pas à tout quitter pour rejoindre la résistance. Capturée elle réussit à s'évader. Elle devient rapidement une pièce essentielle du réseau et elle est particulièrement appréciée de Gerbier.

 

Guillaume le Bison. Ancien légionnaire, il obéit aux ordres sans discuter. C'est lui qui est chargé des exécutions de traîtres ou d'Allemands et des coups de main. Il voue une très grande admiration à Mathilde.

 

Claude Lemasque. Il entre dans la résistance pour accomplir des exploits. Il découvre rapidement la dure réalité du combat, mais tient le coup et devient un élément important du réseau.

 

Roger Legrain. Jeune militant communiste interné dès le début, affaibli par la tuberculose, il se met au service de Gerbier pour l'aider à s'évader.

 

 

Préface.

 

P 5. « Il n'y a pas de propagande en ce livre et il n'y a pas de fiction. Aucun détail n'y a été forcé et aucun n'y est inventé. »

 

Pour des raisons de sécurité, le livre a été écrit en 1943, si les faits sont réels, ils sont maquillés pour ne pas mettre en danger leurs auteurs ou leur famille.

 

P 8-9. « Qu'est-ce donc quand il s'agit de raconter la France, une France obscure, secrète qui est neuve pour ses amis, pour ses ennemis et neuve surtout pour elle même ?

La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la Patrie. Le héros national c'est le clandestin, c'est l'homme dans l'illégalité.

Plus rien n'est valable de l'ordre imposé par l'ennemi et par le maréchal. Plus rien ne compte. Plus rien n'est vrai. On change de domicile, de noms chaque jour. Des fonctionnaires, des policiers aident les insoumis. On trouve des complices jusque dans les ministères. Prisons, évasions, tortures, attentats, coups de main. On meurt et on tue avec naturel.

La France vivante, saignante, est toute dans les profondeurs. C'est vers l'ombre qu'elle tourne son visage inconnu et vrai. Peuple qui dans les catacombes de la révolte, forme sa lumière et trouve sa propre loi.

Jamais la France n'a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de tortures où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés des Français meurent en hommes libres.

Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France. Mon seul souhait est de ne pas avoir rendu avec trop d'infidélité leur image. »

 

Chapitre 1. L'évasion (pages 11-53)

 

L'action se passe en avril 1941.

 

p 11. Conduite de Gerbier, par des gendarmes dans un camp de rétention situé en Limousin. C'est un camp prévu à l'origine pour des prisonniers allemands, mais qui vu les circonstances n'a jamais été occupé.

 

P 12. Réception de Gerbier par le commandant du camp qui ne sait pas dans quelle catégorie le ranger. Il est soupçonné de pensées gaullistes.

 

P 15. Est affecté à un baraquement déjà occupé par 5 détenus :

 

  • Le colonel Jarret du Plessis. Il a été arrêté pour avoir traité Darlan de Jean Foutre

  • Le pharmacien Aubert. Il a été arrêté pour la détention d'un appareil de chimiste « l'obus malher ». C'est le mot obus qui lui a valu cette arrestation.

  • Octave Bonnafous, voyageur de commerce. Il a été arrêté pour avoir traversé une place au moment d'une manifestation gaulliste.

  • Armel, instituteur, gravement malade de la dysenterie, parmi les premiers occupants du camp. Il a été arrêté pour avoir refusé d'enseigner la haine des Juifs.

  • Roger Legrain, 18 ans, communiste arrêté avec son père.

 

P 21-22. Description du camp.

 

P 26. Gerbier sympathise avec Legrain.

 

P 28. La Gestapo vient chercher un vieil ingénieur juif autrichien qui était interné dans le camp. Legrain empêche Gerbier d'intervenir.

 

P 29. Décès de l'instituteur Armel.

 

P 30. Pour la première fois, Gerbier parle de la résistance à Legrain. (les pages 30 à 39 sont un long exposé de la résistance de Gerbier à Legrain).

 

P 34. Passage sur la presse clandestine.

 

P 36. Citation de Gabriel Péri. « Je suis content. Nous préparons des lendemains qui chantent. »

 

P 41. Legrain qui sent en Gerbier un personnage important lui propose de l'aider à s'évader.

 

P 50. Au moment de s'évader, Legrain, qui est très faible, refuse de suivre Gerbier car il estime que son état de santé ne lui permettrait pas de le suivre et constituerait plus un poids.

 

Finalement Gerbier s'évade grâce à l'aide de Legrain qui met en panne la centrale électrique qui alimente les projecteurs du camp.

 

Chapitre 2. L'exécution (pages 54-73).

 

L'action se déroule à Marseille.

 

P 54. Arrestation par Gerbier qui s'appelle maintenant André Roussel, aidé par Félix et le Bison de Paul Dounat, l'agent qui a trahi Gerbier.

 

 

Dès qu'il reconnaît Gerbier dans la voiture, Dounat sait qu'il est condamné à mort et va être exécuté.

 

P 63. Arrivée dans le pavillon où doit se dérouler l'exécution. Ils sont accompagnés par Claude Lemasque. Sur place, ils se rendent compte que la pavillon contigu est occupé et qu'ils ne peuvent donc exécuter Dounat au pistolet. Moment de flottement quand il s'agit de trouver un moyen plus silencieux.

 

Finalement Dounat est étranglé avec un torchon. Gerbier recommande à Lemasque qui a failli craquer d'avoir des pilules de cyanure au cas ou.

 

Chapitre 3. L'embarquement pour Gibraltar. (pages 73-105)

 

I (page 73). Le recrutement de Jean-François.

 

A Nice, Jean-François qui se promène, tombe par hasard sur Félix qui l'engage dans la résistance.

 

II (page 77). Pourquoi Jean-François est attiré par cette vie.

 

III (page 79). Mission de Jean-François à Paris, ce qui lui permet de retrouver son frère dont i ignore qu'il est le grand chef du réseau.

Lors d'une mission de transport d'un poste émetteur à Paris, Jean-François doit faire face à un contrôle de la police allemande à la sortie de la gare. Il prend un enfant dans ses bras et donne sa valise à un soldat allemand ce qui lui permet de passer sans encombre les contrôles.

 

Contrôlé une nouvelle fois dans le métro, il fait croire à l'agent de police français qu'il s'agit d'un simple poste de radio.

 

Après avoir livré son poste, il va voir son frère Luc Jardie surnommé Saint Luc. C'est un intellectuel qui n'a pas voulu abandonner ses livres. Il trouve son frère engoncé dans un manteau pour lutter contre le froid car l'appartement n'est pas chauffé.

 

Il ne peut lui raconter ses exploits et il se rend compte qu'il est désormais plus proche de ses camarades de combat que de son frère (page 84)

 

IV (page 85). Parallèlement à Lyon, réunion entre Gerbier et Félix pour chercher une planque de substitution sur la côte méditerranéenne en vue des embarquements et des débarquements clandestins. Les problèmes familiaux de Félix sont évoqués. Finalement ils décident d'envoyer quelqu'un en reconnaissance pour trouver un nouveau lieu. Ce sera Jean-François qui est rentré plus tôt que prévu de Paris.

 

V (page 90). La mission de reconnaissance menée par Jean-François.

 

Il réussit à trouver une ferme qui convient et à convaincre la fermière Augustine Viellat à cacher les prisonniers évadés en transit pour l'Angleterre. (page 93)

 

VI (page 94). Accueil et séjour à la ferme des fugitifs en attente d'embarquement.

 

P 94. Arrivée des différents fugitifs à la ferme.

 

Ils sont particulièrement bien accueillis et Augustine demande à recommencer l'expérience (p 97)

 

La veille de l'embarquement, arrivée de Gerbier à la ferme qui confie une mission spéciale à Jean-François. Il doit conduire le grand patron, à part, au sous-marin.

 

VII (page 100). Attente de Jean-François sur la plage avant l'embarquement.

 

Il repère un intrus qui s'avère être l'adjudant de la douane locale mais qui travaille pour la résistance. Il est là pour protéger l'embarquement.

 

VIII (page 104). Transfert du grand patron par Jean-François.

 

Lors du transfert, Jean-François se rend compte, à sa grande surprise, que le grand patron n'est en fait que son frère Saint-Luc.

 

Chapitre 4. Ces gens là sont merveilleux (pages 106-121 )

 

P 106. Repas à Londres chez une vieille dame francophile. Un monde tout à fait hors du temps au vu des circonstances.

 

Lors d'une discussion entre Philippe Gerbier et Luc Jardie évocation d'un fait de résistance. Mathilde une mère de famille de 7 enfants entre dans la résistance en distribuant des journaux clandestins. Finalement Mathilde se fera prendre.

 

P 118. Evocation d'une vieille comtesse en France, identique à l'hôtesse qui s'est lancée elle aussi dans la résistance et qui utilise ses connaissances dans ce but.

 

Chapitre 5. Notes de Philippe Gerbier (pages 122-209)

 

Chapitre très long et très dense composé d'une multitude de petits paragraphes évoquant soit des réflexion de Philippe Gerbier, soit des événements concernant son réseau ou les membres de son réseau.

 

P 122. Évoque son retour en France par parachutage.

 

P 122. Rapporte des conversations entendues sur les difficultés de la vie quotidienne.

 

P 123-124. Réflexions sur l'origine des indiscrétions.

 

P 125. A son retour en France, Gerbier découvre que la Gestapo a redoublé d'efforts contre la résistance. Il y a eu de nombreuses arrestations dont celle de Félix.

 

P 126. Gerbier loge dans un château chez un baron royaliste et vieille France mais qui place son honneur au service de la résistance. « Je préfère monsieur une France rouge à une France qui rougisse. »

 

P 127. Félix profite d'une perquisition à son domicile pour s'enfuir en sautant par la fenêtre du premier étage. Bien que blessé il échappe à ses poursuivants grâce à une patrouille de policiers français. »

 

P 129. Un curé de campagne profite de son autorité morale et de sa connaissance du milieu pour placer des réfractaires chez les paysans.

 

P 129. Les réfractaires au STO commencent à peupler les maquis.

 

P 130. Évasion de Mathilde du palais de justice de Paris. Elle reprend immédiatement du service dans le réseau.

 

P 131. Durcissement de la lutte contre la résistance, mais aussi de la lutte contre les occupants.

 

P 132. Lors d'un contrôle de police dans une gare, une vieille comtesse s’assoit sur un aviateur anglais et le recouvre de sa longue jupe. Personne ne dit rien.

 

P 133. Jugement de Gerbier sur Mathilde. Il en fait son adjoint.

 

P 133. Deux jours après son départ du château, le baron est arrêté et fusillé (P 126)

 

P 135. Scènes de voyage.

  • Un homme arrêté par la police allemande tue le policier avec un pistolet et reprend tranquillement son voyage.

  • Une jeune fille transporte un colis de journaux clandestins qui s'éventre. Elle a le temps de disparaître. Les voyageurs récupèrent les journaux.

 

P 135. Un groupe de résistants de Marseille retire les plaques d'égouts la nuit, provoquant de graves chutes d'Allemands ou de collaborateurs.

 

P 135. La police française utilise des physionomistes dans les gares pour essayer de repérer des résistants.

 

P 136. Pour ses filatures, la Gestapo emploie des hommes d'âge mur et décorés. Ils suscitent moins la méfiance.

 

P 137. Retour de Mathilde d'une tournée d'inspection. Nécessité d'organiser la résistance pour éviter les doublons.

 

P 138. Gerbier est hébergé chez un juge d'instruction. Il n'est pas résistant mais sympathisant et fait le maximum, dans le cadre de ses fonctions, pour ménager les résistants.

 

P 139. Jean-François qui va à Paris pour amener des tracts, en profite pour prendre un jambon pour son frère. Contrôlé par un garde-mobile celui-ci lui déclare « Vous ne devriez pas mélanger le marché noir avec le travail contre les Boches, ce n'est pas propre. »

 

P 140. Le régime de Vichy est totalement infiltré par la résistance, certains services allemands aussi.

 

P 140. Le Bison fournit 4 uniformes allemands à Mathilde.

 

P 141. Arrivée d'Angleterre de L un responsable de la résistance. Il s'endort dans le train. Réveillé en sursaut, il bouscule quelqu'un et s'excuse en anglais. C'était un officier allemand. Heureusement sans conséquences.

L raconte son départ pour l'Angleterre avec sa famille.

 

P 142. Opération de Mathilde pour délivrer un chef de groupe capturé par les Allemands. C'est à cela que servent les 4 uniformes procurés par le Bison.

 

P 143. Description d'un maquis.

 

P 144. Vichy envoie une compagnie de gardes mobiles pour traquer les maquisards. Félix qui dirige le camp prend contact avec le capitaine de l'unité qui lui assure qu'il n'a rien à craindre.

 

P 145. Grâce à un enfant de 12 ans qui travaille dans un hôtel, Mathilde est capable de situer l'endroit où sont torturés les résistants (la chambre 87)

 

P 147. Démantèlement d'une partie de l'imprimerie clandestine à la suite d'un accident bête. Les plombs étaient cachés dans une boite aux lettres dont le fond cède sous le poids. Un locataire de l'immeuble appelle la police qui arrête le propriétaire de la boite aux lettres.

 

P 148. « A présent avec la torture allemande, la règle est formelle. Dès qu'un camarade qui sait quelque chose est arrêté, il faut considérer à priori que tout ce qu'il sait la Gestapo le sait aussi. »

 

P 148. Le capitaine de gardes mobiles qui « surveillait » le maquis de Félix l'informe que deux officiers SS sont arrivés pour surveiller les opérations de ratissage.

 

P 148. Un patron de maison close qui travaille avec les Allemands et gagne beaucoup d'argent, remet une grosse somme à la résistance.

 

P 149. Félix monte une embuscade, avec l'aide de deux habitants de la région, ce qui permet de liquider les deux officiers SS qui menaçaient le maquis.

 

P 152. Discussion entre Gerbier et Louis H chef d'un groupement qui demande son aide pour délivrer trois de ses membres arrêtés par la police et qui vont être livrés à la Gestapo. Puis ils évoquent des souvenirs.

 

P 153. « Louis H calcule que sur les quatre cents membres qui au début formaient leur groupe, il en reste cinq qui sont encore en vie ou en liberté. »

 

P 153-155. Réflexion de Gerbier sur l’utilité de ce qu'ils font par rapport aux terribles pertes de la résistance. Finalement il estime que ces actions qui peuvent paraître inutiles sont un acte d'espoir pour la suite. « Un acte de vie. »

 

P 156. Une jeune femme communiste arrêtée, torturée et évadée porte désormais du poison sur elle.

 

P 156. Un propriétaire de vignoble confie à Gerbier que dans la débâcle de 1940 il a recueilli et caché un vieux chars Renault.

 

P 156. Jean-François qui se rend souvent à la ville la plus proche pour le ravitaillement du maquis se fait arrêter par la police. Il réussit à s'évader dans le commissariat, se rend chez un coiffeur qui lui change la physionomie et lui donne un imperméable pour cacher ses vêtements déchirés.

 

P 160. L'évasion des 3 membres du réseau de Louis H se déroule sans encombre.

 

P 161. Gerbier raconte les conditions de détention particulièrement difficiles des 3 évadés.

 

P 162. Passage sur la discipline au sein du parti communiste.

 

P 163. Dans le métro, un officier des services secrets français en mission à Paris, glisse une croix de Lorraine dans la main d’un ouvrier de chez Renault qui se réjouit ouvertement du bombardement de son usine par les Américains.

 

P 166. Gerbier s'aperçoit qu'il est filé dans la rue.

 

P 166. Le Bison a un accident de moto. Hospitalisé dans le coma avec fêlure du crane et mâchoire cassée, il réussit tout de même à s'évader lorsqu'il reprend connaissance.

 

P 167. Gerbier est maintenant suivi par deux personnes. Il est caché par une femme qui a peur. Il doit partir pour une mission. Le jour même de son départ, intervention de la police qui ne trouve rien.

 

P 168. Gerbier qui s'est rendu chez un fermier pour compléter des plans se fait arrêter par un soldat allemand qui l'amène au poste de garde. Interrogé par un officier il se déclare courtier en assurance pour la compagnie Zurich. L'officier et Gerbier connaissant tous les deux la ville, ils échangent des souvenirs. Gerbier repart sans avoir été fouillé.

 

P 169. Deux jours plus tard, il livre les plans à Paris mais tombe dans une souricière. Heureusement il a changé d'identité ce qui lui permet d'être libéré. Il réussit à semer un homme qui le suit.

 

P 171. Après ses aventures parisiennes Gerbier se cache à la campagne chez un abatteur clandestin qui fait du marché noir à un prix raisonnable.

 

P 172. Après l'abatteur clandestin, Gerbier est hébergé dans un vieux et charmant manoir habité par deux vieilles filles pour qui le temps s'est arrêté en 1914.

 

P 173. liste des journaux clandestins que Gerbier connaît.

 

P 174. Gerbier évoque un journal particulier « la voix des stalags » destiné à combattre la propagande pétainiste dans les camps de prisonniers.

 

P 176. Nouveau changement d'identité, de planque, d'allure pour Gerbier. Les contrôles sont de plus en plus rigoureux.

 

P 176-177. Gerbier qui a rendez vous dans une planque avec Jean-François, Lemasque et Félix manque de tomber dans une souricière. Il est averti au dernier moment par une femme qui frappe plus fort sur son tapis en le voyant arriver. Les trois autres sont arrêtés par la police, à cause d'une imprudence d'un agent de liaison qui avait conservé l'adresse sur lui. Lors de l'interrogatoire qui se déroule sur place, Jean-François réussit à récupérer les rapports qu'il devait transmettre et à s'enfuir.

 

P 178. Félix réussit lui aussi à s'échapper mais est repris en se rendant à une adresse de secours connue de la police.

 

P 179. Félix qui a été transféré à Vichy part pour un interrogatoire dont il ne revient pas. Lemasque qui a vu son cadavre mutilé par la torture a tellement peur de subir le même sort qu'il trouve les ressources nécessaires pour s'évader malgré ses fers aux pieds et ses menottes aux poignets. Il erre une partie de la nuit dans la ville avant de trouver un refuge au dernier moment.

 

P 181. Gerbier, bien que ce ne soit pas son rôle, assure une mission de réception de parachutage, car il n'y a plus d'effectifs suffisants, à cause des arrestations, pour assurer la mission. La première nuit est un échec à cause du brouillard. L'avion tourne au dessus-d'eux mais ne voit pas les signaux du sol.

 

P 182-185. Pour passer le temps en attendant la seconde nuit, Gerbier fait raconter des aventures qu'ont connu les résistants qui sont avec lui.

 

P 185. La deuxième nuit, l'avion se pose pour déposer ses passagers. Mais le sol détrempé par la pluie empêche l’appareil de repartir. Gerbier et le pilote vont au village voisin quérir de l'aide. Tous les hommes du village viennent donner un coup de main et l’avion repart.

 

P 186. Lemasque qui a repris son activité est de nouveau repris par la police française.

 

P 187. Mathilde se fait passer pour la fiancée enceinte de Lemasque afin de l'approcher et de préparer son évasion.

 

P 188. Gerbier assiste, depuis la fenêtre de sa cachette, à une scène burlesque. Un officier allemand vient boire de l'alcool dans un bistrot. Quand il est ivre, il change de vêtements avec le patron du bar et celui-ci va se rouler dans le fumier en uniforme allemand. « L'enfant riait sans bruit et d'abord j'ai fait comme lui. Mais ensuite je me suis demandé si au fond le commandant ne haïssait pas son uniforme et si, libéré par l’alcool, il ne le faisait pas couvrir d'ordure par procuration. »

 

P 189. Mathilde qui a tout préparé pour l'évasion de Lemasque durant son transfert vers une autre prison, se voit opposer un refus de Lemasque car celui-ci soutien un camarade très affaibli par la torture et qu'il ne veut visiblement pas abandonner.

 

P 189. La femme de Félix qui a appris après sa mort qu'il travaillait pour la résistance, veut à son tour rejoindre l'organisation. Elle sera agent de liaison.

 

P 190. Réflexion de Gerbier sur le sort des enfants de résistants arrêtés. « Cette question des enfants est pesante. Ils sont des centaines et sans doute des milliers à n'avoir plus ni père ni mère. Fusillés, emprisonnés, déportés, je connais des cas où les enfants ont accompagné jusqu'aux portes des prisons leurs parents et ont été chassés du seuil par les gardes. Je connais d'autres cas où les enfants sont restés seuls, perdus dans l'appartement d'où les parents avaient été emmenés. Et d'autres cas où la première pensée de ces enfants a été de roder autour de leur maison vide pour prévenir les amis de la souricière. »

 

P 190. Lemasque est emmené dans la fameuse chambre 87 (page 145) de l'hôtel repéré par Mathilde. Après un premier interrogatoire il préfère avaler une pilule de cyanure.

 

P 191. Tournée d'inspection de Mathilde et de Jean-François des postes émetteurs dont beaucoup ont été neutralisés par les Allemands.

 

P 193. Gerbier reçoit un rapport sur « une famille de Français moyen » dont tous les membres font partie de la résistance de près ou de loin.

 

P 194. Mathilde et Jean-François qui transmettent des messages depuis la ferme d'Augustine échappent de peu à une descente de la Gestapo.

 

P 195. Madeleine la fille d'Augustine âgée de 17 ans s'enrôle comme agent de liaison dans l'organisation.

 

P 196. Arrestation de Madeleine et de la femme de Félix sur dénonciation d'un milicien.

 

P 196. Un agent de renseignements se heurte à une patrouille de 4 soldats allemands qu'il abat. Par réflexe et peur d'être capturé il se suicide après.

 

P 197. Mathilde et le Bison exécutent le milicien responsable de l'arrestation de la femme de Félix et de Madeleine.

 

P 197. La photographie de Gerbier est diffusée à tous les commissariats de France. Il se cache chez un policier appelé Leroux. Celui-ci a rejoint la résistance après mission contre des résistants en compagnie de la Gestapo. Une jeune femme arrêtée lui a fait prendre conscience de ses actes.

 

P 199. Leroux s'il peut pardonner aux policiers qui exécutent les ordres sans réfléchir aux conséquences, sans faire preuve d'esprit critique, ne peut par contre pardonner aux policiers qui font leur travail avec zèle se transformant en tortionnaires parfois plus zélés que les Allemands.

 

P 200. Evoque l'attentat contre le commissaire de Beuvry (Pas de Calais) le 24 mars 1943.

 

P 201. Leroux souffre de ne pouvoir aider plus la résistance, mais Gerbier estime qu'il est plus utile à son poste.

 

P 202. La femme de Félix et Madeleine ont été conduites à la chambre 87 pour subir la torture. Elles ne parlent pas.

 

P 203. Mathilde se reproche d'avoir entraîné Madeleine dans la résistance et tente de la délivrer sans succès. Elle agit avec le Bison, Jean-François et 3 hommes des groupes de combat. Une fusillade s'ensuit avec les Allemands. Deux résistants sont tués. Le Bison blessé est capturé.

 

P 203. Un des amis de Gerbier est parti pour Londres. Son fils de 11 ans est arrêté. Il est interrogé toute une nuit pour savoir où est son père.

 

P 204. Poèmes écrits par un jeune résistant de 19 ans.

Premier poème.

« Adieu C..., mon vieux copain

A dix sept ans en pleine ivresse,

Et sans pitié pour ta jeunesse,

Ils t'ont tué, ces assassins.

 

Sans avoir peur de la camarde,

Tu es tombé avec vaillance

Et le cri de « vive la France »

Fut ton dernier, mon camarade.

 

Ton beau sourire s'est éteint

Et nous qui sommes en prison

Pour te venger nous sortirons

Adieu, mon vieux copain

 

Deuxième poème.

Nous sommes tous des communistes

Et pour l'avoir crié bien haut

Nous sommes sur la sombre liste.

De ceux qu'on met au poteau

 

Oh ! Vous qui êtes en liberté,

Oh ! Vous nos frères de combat,

Nous sommes toujours à vos côtés,

Pas un de nous ne faiblira.

 

Pour nous l'heure du trépas s'avance,

la mort déjà nous tend les bras.

Mais nous aurons notre vengeance,

Cette tâche vous appartiendra.

 

P 206. Evoque un attentat contre un train de soldats allemands.

 

P 207. Mathilde et Jean-François font évader Le Bison qui a conduit lui même les Allemands dans un piège.

 

P 207. Gerbier se rend à une réunion importante de chefs de réseaux organisée par Saint-Luc. Il se fait passer pour le prisonnier de Leroux.

 

P 209. « Rentré chez Leroux. Je fais prévenir les nouveaux qui veulent entrer dans l'organisation qu'ils ne doivent pas compter sur plus de 3 mois de liberté, c'est-à-dire de vie. Cela n'empêchera rien sans doute, mais c'est plus honnête. »

 

Chapitre 6. Une veillée de l'âge hitlérien (page 210-222)

 

Gerbier est dans une cellule en compagnie de 6 autres personnes. Ils attendent leur exécution.

 

P 212. Le premier détenu, un jeune Breton de 18 ans, a refusé de partir au STO et s'est défendu avec un couteau. Auparavant il s'était évadé d'une prison où il était enfermé pour avoir caché des armes en 1940 lors de la débâcle. Il raconte les maltraitances dans les prisons civiles allemandes.

 

P 215-216. Le deuxième détenu, un vieux paysan raconte comment il assassinait les Allemands qui venaient acheter de l'alcool chez lui.

 

P 217. Le troisième détenu, un jeune alsacien est venu en France pour éviter son incorporation dans l'armée allemande. Il a écrit dans des journaux clandestins.

 

P 218. Le quatrième détenu n'a pas résisté directement mais il hébergeait des fugitifs dans son château.

 

P 219. Le cinquième détenu, un rabbin israélite qui avait été incorporé de force dans une commission chargée de détecter les israélites non déclarés. Mais il refuse de jouer le jeu.

 

P 220. Le sixième détenu est un communiste prisonnier évadé. Il n'a pas été identifié et sera fusillé sous un faux nom.

 

P 221. Gerbier explique aux autres détenus la méthode d'exécution. On fait courir les condamnés puis on leur tire dessus à la mitrailleuse. Ils servent de cibles vivantes. Ils décident tous de ne pas courir.

 

Chapitre 7. Le champ de tir (page 223- 231)

 

Les condamnés qui sont conduits au champ de tir entament la Marseillaise puis le chant du Départ durant leur déplacement. Gerbier pour sa part se refuse à chanter car il veut rester dans ses pensées.

 

Une fois arrivé au champ de tir, un officier SS leur explique que s'ils atteignent la butte de tir, ils seront exécutés un peu plus tard.

 

Finalement 4 des 7 condamnés s'élancent. Les 3 autres dont Gerbier refusent de courir. L'officier SS leur tire une balle qui les frôle et finalement ils s'élancent comme les autres.

 

Pendant qu'ils courent tous, des grenades fumigènes explosent cachant les condamnés aux yeux de mitrailleurs qui tirent au hasard. Cela permet à Gerbier d'atteindre la butte et le mur qui se trouve derrière d'où pend une corde. Il peut ainsi escalader le mur et s'évader. Une fois dehors, il est accueilli par Mathilde, Jean-François et le Bison.

 

Chapitre 8. La fille de Mathilde (page 232-253).

 

A la suite de son évasion, Gerbier, dont la photo est diffusé dans toute la France, se cache dans un petit pavillon abandonné. Pour ne pas attirer l'attention, il vit dans des conditions très précaires. Il reste là plus de 3 mois.

 

Un soir, il reçoit la visite de Luc Jardie (Saint-Luc) qui vient pour parler du cas de Mathilde qui a été arrêtée par les Allemands. Ceux-ci ont découvert que son point faible était ses enfants.

 

P 246. le courrier apporté par Jean-François et le Bison apprend à Gerbier que Mathilde a été libérée depuis 2 jours et que déjà 3 membres du réseau ont été arrêtés. Gerbier n'a plus le choix et il prend la décision de faire exécuter Mathilde.

 

Le Bison se révolte contre cette décision qu'il ne peut accepter.

 

P 250. L'intervention de Luc Jardie fait comprendre au Bison que cette exécution est nécessaire et qu'elle est même souhaitée par Mathilde pour sauver à la fois sa fille et le réseau.

 

Luc Jardie donne les ordres et décide de faire partie de l'expédition pour voir une dernière fois Mathilde.

 

P 252. « Quand Mathilde vit la voiture des tueurs s'approcher d'elle, Jardie ne put rien distinguer sur son visage. Le Bison tira comme à l’ordinaire, sans défaut. Et Jean-François sut dépister la poursuite. »

 

Fin

 

Londres septembre 1943



07/03/2017
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