La Guerre de Trente Ans au jour le jour (Articles)

LA GUERRE DE TRENTE ANS AU JOUR LE JOUR

 

 

La montée des tensions 

 

3 mai 1608

 

Empire. Ferdinand de Styrie qui représente l’empereur prononce la dissolution de la Diète qui avait été réunie « en vue d’obtenir d’elle une aide financière pour rembourser les dettes accumulées précédemment à l’occasion de la guerre de quinze ans (1593 - 1608) menée en Hongrie contre les Turcs. (…)

Les extrémistes protestants menés par Frédéric V Electeur Palatin du Rhin, profitèrent de cette diète pour présenter un certain nombre de revendications en vue d’améliorer la situation des protestants dans l’Empire, et plus particulièrement celle des Calvinistes exclus jusque là des garanties données par la paix d’Augsbourg. »

Ferdinand de Styrie rejeta avec dédain ces demandes ce qui provoqua le départ des représentants des Etats protestants. (Bogdan 1997)

 

12 mai 1608

 

Empire. Création de l’Union évangélique près de Nordlingen. Il s’agit d’une alliance défensive conclue pour dix ans, dirigée essentiellement contre les menaces de la Bavière. Elle réunit : 

  • L’Electeur palatin du Rhin Frédéric V.

  • Le duc Philippe-Louis de Neubourg.

  • Le duc Jean Frédéric de Wurtemberg.

  • Les margraves d’Ansbach, de Kulmbach, de Bade-Durlach. (Bogdan 1997)

 

Janvier 1609

 

EmpireStrasbourg, Ulm, Nuremberg rejoignent l’Union évangélique. (Bogdan 1997)

 

25 mars 1609

 

Duché de Juliers. Décès du duc de Juliers Jean-Guillaume. 

Sans enfants et de santé fragile, sa succession pose problème car son épouse la duchesse Antoinette de Lorraine veut éviter à tour prix que la succession échoit à un prince protestant. 

Le droit du duché prévoyait qu’en cas d’absence d’héritiers directs, le duché pouvait être transmis par les femmes des branches collatérales sans qu’elles puissent régner elles-mêmes. 

Jean-Guillaume avait quatre soeurs dont deux d’entre elles étaient mariées à des princes protestants et avaient chacune des héritiers mâles : 

  • L’aînée est l’épouse du duc de Brandebourg, l’Electeur Jean-Sigismond.

  • La cadette est l’épouse du duc de Neubourg-Palatinat, Philippe-Louis.

Ces deux héritiers potentiels se mettent d’accord pour prendre possession de l’héritage et l’administrer en commun. 

De son côté l’empereur Rodolphe II prononce la mise sous séquestre de l’héritage à titre provisoire. Il charge aussi le prince-évêque de Strasbourg, l’archiduc Léopold V de prendre possession de la forteresse de Juliers et d’y établir une garnison. 

La veuve Antoinette de Lorraine demande l’aide du roi d’Espagne Philippe III et de l’Archevêque-Electeur de Cologne. (Bogdan 1997)

 

9 juillet 1609

 

Empire. Lettre de Majesté.

L’empereur Rodolphe II accorde à ses sujets de Bohême la Lettre de Majesté pour la liberté religieuse. 

Le document plus libéral que la paix d’Augsbourg de 1555 établit la liberté religieuse dans le royaume de Bohême. 

En particulier, elle proclamait la liberté de conscience pour l’ensemble des sujets du royaume. 

Les protestants se voient reconnaître la possession des temples qu’is possédaient déjà. Ils obtiennent le droit d’en construire de nouveaux ainsi que des écoles, en fonction de leurs besoins. 

« La lettre de Majesté allait à l’encontre de la politique habsbourgeoise menée depuis près d’un siècle et dont l’objectif avait été le renforcement du pouvoir royal aux dépens des Etats. Elle semblait au contraire « une victoire de la noblesse sur le souverain » et un échec du parti catholique sur lequel s’appuyaient traditionnellement les souverains Habsbourg. (Bogdan 1997)

 

10 juillet 1609

 

EmpireTraité de Munich. Création de la Ligue pour la Défense de la religion.

Il s’agit d’une alliance défensive constituée pour 9 ans et qui regroupe : 

  • La Bavière.

  • L’Archevêque Léopold, évêque de Passau et prince archevêque de Strasbourg.

  • La plupart des évêques et abbés d’Allemagne du sud, sauf le prince évêque de Salzbourg. 

Ils sont rejoints plus tard par les évêques de Spire, Worms et Bamberg, ainsi que par les trois princes Electeurs ecclésiastiques. (Bogdan 1997)

 

Janvier 1610

 

Empire. L’Electeur de Brandebourg, le duc de Palatinate-Deux-Ponts, le landgrave de Hesse-Kassel rejoignent l’Union évangélique. 

Par contre l’Electeur de Saxe refusera toujours de rallier l’Union évangélique. (Bogdan 1997)

 

12 avril 1610

 

Succession de Juliers. Traité de Schwabish Hall.

Il est signé entre l’Union évangélique et la France.

La France se déclare prête à soutenir les princes possédants et à défendre les « libertés germaniques ». (Bogdan 1997)

 

16 avril 1610

 

Succession de Juliers. Traité de Bruzolo. 

Il est signé entre l’Union évangélique et le duc Charles-Emmanuel de Savoie. 

Ce traité est destiné à soutenir la Savoie dans sa lutte en Italie du Nord contre les Espagnols présents dans le duché de Milan.

« Ainsi donc la succession de Juliers prenait de plus en plus l’allure d’une crise internationale qui risquait de ranimer le sempiternel conflit entre la France et les Habsbourg, momentanément interrompu en 1598 par la paix de Vervins. (Bogdan 1997)

 

Août 1610

 

Succession de Juliers.

Capitulation de la garnison impériale de Juiers qui est remplacée par une garnison française. (Bogdan 1997)

 

20 avril 1611

 

France - Espagne. Traité de Fontainebleau. 

Une alliance défensive de 10 ans est conclue ainsi qu’un mariage entre Louis XIII et la fille de Philippe III,Anne d’Autriche. (Bogdan 1997)

 

26 mai 1611

 

Empire. L’empereur Rodolphe II, malade, renonce au trône de Bohême en faveur de l’archiduc Mathias qui est couronné. (Bogdan 1997)

 

20 janvier 1612

 

Empire. Décès de l’empereur Rodolphe II. (Bogdan 1997)

 

13 juin 1612

 

Empire. L’archiduc Mathias, frère de Rodolphe II accède à la dignité impériale. 

Cet avènement va augmenter la tension qui existait entre la hiérarchie catholique et les milieux protestants (en particulier les protestants sont désormais exclus systématiquement des charges officielles et l’Eglise catholique s’efforce de reprendre le contrôle des paroisses protestants (132 de 1611 à 1617). (Bogdan 1997)

 

12 novembre 1614

 

Succession de Juliers. Traité de Xanten. 

L’héritage de Juliers est partagé entre les princes possédants : 

  • L’Electeur de Brandebourg, garde Clèves et ses dépendances (comté de Mark et de Ravensberg).

  • Le duc de Neubourg conserve les duchés de Juliers et de Berg.

Les deux copartageants s’entendirent à la demande des Diètes locales pour maintenir l’esprit de tolérance et de liberté religieuse qui avait toujours régné jusque là dans ses territoires. (Bogdan 1997)

 

20 mars 1617

 

Empire - Espagne. Traité de Graz.

Ce traité est négocié en secret par l’ambassadeur espagnol Onate à Prague.

Ce traité assure la succession de l’empereur Mathias à Ferdinand de Styrie en échange de la cession du Tyrol et des possessions habsbourgeoises d’Alsace à occuper lorsque Ferdinand deviendrait empereur. 

La possession du Tyrol avec le col du Brenner et de l’Alsace donnait aux Espagnols le contrôle de la route militaire unissant le Milanais d’une part et la Franche-Comté espagnole d’autre part aux Pays-Bas espagnols par la vallée du Haut-Rhin, la Lorraine et le Luxembourg. (Bogdan 1997)

 

5 juin 1617

 

Empire. Convocation de la Diète par l’empereur Mathias.

A la surprise générale, celui-ci vient présenter son successeur Ferdinand de Styrie, fils de l’archiduc Charles et cousin de l’empereur Mathias II. (Bogdan 1997)

 

15 juin 1617

 

EmpireFerdinand de Styrie est solennellement proclamé roi de Bohême.

Les protestants de la Diète demandent au nouveau roi de confirmer la Lettre de Majesté de 1609 ainsi que les privilèges du royaume établis antérieurement. (Bogdan 1997)

 

19 juin 1617

 

EmpireFerdinand de Styrie est couronné roi de Bohême. (Bogdan 1997)

 

15 mars 1618

 

Bohême. Face à la fin de non recevoir des revendications protestantes concernant les Abu des catholiques, les Défenseurs convoquent une réunion de l’Assemblée restreinte prévue par la Diète de 1610. 

Les participants, peu nombreux, rédigent une lettre récapitulant tous les griefs de la communauté protestantes. (Bogdan 1997)

 

5 mai 1618

 

Bohême. Réponse impériale à la lettre du 15 mars. 

L’empereur Mathias ne remettait pas en cause la Lettre de Majesté, mais il contestait la légalité de la tenue de l’Assemblée restreinte du 15 mars et interdisait une nouvelle réunion prévue pour le 21 mai. 

Les protestants accueillent cette lettre comme une véritable provocation. (Bogdan 1997)

 

15 mai 1618

 

Empire. Ferdinand de Styrie, est élu roi de Hongrie par la diète de Presbourg. Il s’engage à reconnaître partout en Hongrie la liberté religieuse et à respecter les droits de la Diète, en particulier celui d’élire le souverain. (Bogdan 1997)

 

21 mai 1618

 

Bohême. Les Défenseurs refusent d’annuler la réunion et font tout pour qu’il y ait le plus possible de participants. 

Ouverte dans le calme, la réunion s’agite avec le discours du Comte Mathias de Thurm porte parole de la fraction protestante la plus radicale. Avec une rare violence, il dénonce la réaction catholique, l’absolutisme royal et les menaces qu’il fait peser sur les libertés et privilèges du royaume. 

Après cette intervention les lieutenants royaux transmettent aux Défenseurs une invitation à se rendre au chapeau du Hradschin, le 23 mai pour prendre connaissance d’un nouveau message impérial. (Bogdan 1997)

 

22 mai 1618

 

Bohême. Réunion des chefs protestants les plus radicaux. 

« Les conjurés mirent au point un complot visant à éliminer, après un simulacre de procès, les lieutenants considérés comme les plus hostiles aux protestants, Martinic et Slawata et ainsi provoquer une rupture irréparable entre les Etats protestants et le pouvoir royal. (Bogdan 1997)

LA GUERRE

 

23 mai 1618

 

BohêmeDéfenestration de Prague qui marque le début de la Guerre de Trente Ans.

Au matin, les délégués protestants se présentent en armes au château du Hradschin. Ils sont suivis par une foule nombreuse et se rendent directement vers la salle gothique Vladislas. 

Un des Défenseurs de la foi lit à la foule rassemblée un texte qui résume tous les griefs du parti protestant contre la monarchie. 

Ensuite les délégués protestants conduits par le comte de Thurm montent à l’étage supérieur où se trouvent quatre des lieutenants royaux : 

  • Adam de Stemberk.

  • Diepolt de Lobkovic.

  • Vilem Slawata. 

  • Jaroslaw Martinic. 

  • Ils sont assistés d’un secrétaire nomme Fabricius.

La rencontre tourne aussitôt à l’affrontement, les Défenseurs accusant les lieutenants d’avoir eux mêmes rédigés la réponse au mémorandum du mois de mars. 

Martinic et Slawata sont particulièrement visés et l’un des Défenseurs nommé Slik propose de les condamner à mort pour avoir, selon lui, « violé la Lettre de Majesté ». Il estime qu’ils doivent être exécutés sur le champ « selon les usages du royaume » qui consiste à défenestrer les condamnés. 

Slawata, Martinic et le secrétaire Fabricius sont alors précipités par la fenêtre et font une chute de 15 mètres. Mais ils tombent sur de la terre meuble et leur chute et freinée par leurs amples capes. Par chance, ils ne sont victimes que de quelques contusions et survivent à leurs blessures. 

« Pour les contemporains la défenestration de Prague ne constituait qu’une révolte des ordres de Bohême contre le monarque. Des Ordres qui attachés à leurs privilèges tentaient de s’opposer à la politique centralisatrice des souverains. 

mais le conflit politique était aggravé par la dimension religieuse. Révolte des ordres contre le pouvoir royal, certes, mais révolte aussi des protestants contre les menaces que faisait peser sur eux la Contre-Réforme. » (Bogdan 1997)

 

24 mai 1618

 

Bohême. Pour remplacer les lieutenants démis de leurs fonctions, les Etats protestants mettent en place un gouvernement provisoire présidé par Vilem de Roupov, calviniste d’origine Morave. 

Ce gouvernement provisoire est composé de 30 Directeurs, 10 par Ordre. 

Les principaux conjurés en étaient membre. 

Mathias de Thurm prend le commandement des 4.000 hommes composant l’armée de Bohême. 

Le Directoire prend immédiatement deux mesures :

  • Expulsion des Jésuites. 

  • Confiscation des biens d’un certain nombre de personnalités catholiques. 

Il pouvait compter sur le soutien des élites non catholiques, mais pas dans toutes les villes. 

Chez le peuple, il avait le soutien des milieux ripuaires de Prague, mais dans les campagnes les paysans étaient plus passifs. 

les Lusace et la Silésie approuvèrent le coup de force, mais la Moravie opte pour une attitude de prudente neutralité. (Bogdan 1997)

 

1er juillet 1618

 

EmpireFerdinand de Styrie est couronné roi de Hongrie. (Bogdan 1997)

 

18 juillet 1818.

 

Empire. A Vienne, arrestation du cardinal Khlesl, Premier ministre favorable à une négociation avec les Etats protestants. 

C’est la ligne dure préconisée par l’archiduc Ferdinand soutenue par l’Espagne qui l’emporte. (Bogdan 1997)

 

Octobre 1618

 

Empire. Réunion de l’Union évangélique à Rothenburg-ob-der-Tauler qui demande aux deux parties de rechercher un compromis. 

Elle n’est pas prête à aider financièrement ou militairement le Directoire de Prague. (Bogdan 1997)

 

1619

 

3 janvier 1619

 

France/Savoie. Christine de France, soeur de Louis XIII, épouse Victor-Amédée fils ainé du duc de Savoie. (Ducini 2001)

 

21-22 février 1619

 

France. Dans la nuit, Marie de Médicis s’enfuit de Blois et rejoint le duc d’Epernon dans son gouvernement de Saintonge.

Ils prennent la tête d’une révolte rejointe par le duc de Bouillon.

Louis XIII est obligé de recruter trois armées, soit 30.000 fantassins et 6.000 cavaliers pour mener campagne contre les rebelles. (Ducini 2001)

 

7 mars 1619

 

France. Luynes, favori de Louis XIII, rappelle Richelieu de son exil pour qu’il serve de médiateur entre Louis XIII et sa mère et négocie la paix. (Ducini 2001)

 

20 mars 1619

 

Empire. Décès de l’Empereur Mathias II.

L’archiduc Ferdinand lui succède sous le nom de Ferdinand II.

Son premier acte est d’adresser aux Etats de Bohême une lettre pour annoncer officiellement la mort de l’empereur Mathias et pour leur faire part de son accession au trône ; II s’engage à confirmer et à respecter les « droits et privilèges du Royaume. » 

Les Etats de Bohême refusent de prendre connaissance de cette lettre car ils considèrent que l’élection de 1617 n’est pas valide et donc que le trône de Bohême est vacant. 

« La rupture était ainsi consommée entre le roi Ferdinand II et les représentants de ses sujets en Bohême. » (Bogdan 1997)

 

27 mars 1619

 

France. Arrivée de Richelieu à Angoulême. Soutenu par le duc d’Epernon, il est nommé chef du conseil de Marie de Médicis. (Ducini 2001)

 

Mai 1619

 

Empire. Mathias de Thurn, à la tête d’une armée de 10.000 hommes envahit l’Autriche à partir de la Moravie. (Bogdan 1997)

 

12 mai 1619

 

FranceTraité d’Angoulême, négocié par Bérulle et Richelieu.

Marie de Médicis abandonne son gouvernement de Normandie et reçoit en contrepartie le gouvernement d’Anjou avec les places fortes d’Angers, des Ponts-de-Cé et de Chinon.

Elle retrouve toutes ses charges er dignités, ainsi que ses revenus. 

Elle n’est plus admise au Conseil. 

Le duc d’Epernon est rétabli dans ses gouvernements de Metz, Aunis et Saintonge. (Ducini 2001)

 

13 mai 1619

 

Provinces-Unies. Exécution par les Espagnols du Grand Pensionnaire Johan van Oldenbarnevelt,arminien. Renversé par le synode de Dordrecht, il a été jugé puis vendu aux Espagnols. Refusant de demander sa grâce, il est exécuté. (Ducini 2001)

 

Juin 1619

 

Provinces-Unies. Fin du synode de Dordrecht qui s’était ouvert au mois de novembre 1618. Il marque le triomphe des gomaristes calvinistes orthodoxes et rigides, soutiens de la famille d’Orange, sur les Arminiens de tendance « érasmienne» et plus tolérants. (Ducini 2001)

 

6 juin 1619

 

Empire. Mathias de Thurn met le siège devant Vienne. (Bogdan 1997)

 

10 juin 1619

 

EmpireBataille de Zablati (à l’ouest de Budweis). 

Cette bataille oppose les troupes impériales sous les ordres de Bucquoy et Dampierre qui remontent la vallée de la Vltava pour attaquer Prague, aux mercenaires de Mansfeld.

Elle se termine par la victoire des Impériaux. 

Cette défaite oblige Mathias de Thurn à lever le siège de Vienne pour revenir d’urgence en Bohême. Mais elle permet aussi à Ferdinand II de disposer de documents prouvant les ambiguïtés de l’attitude du duc de Savoie grâce à la découverte d’une correspondance échangée avec Mansfeld.

Cette bataille montre aussi les faiblesses de l’organisation des armées bohémiennes, en particulier l’existence d’une rivalité entre les chefs militaires. (Bogdan 1997)

 

11 juillet 1619

 

Empire. Départ de Vienne de Ferdinand II pour Salzbourg, Munich et Francfort-sur-le-Main où doit se réunir le collège électoral. (Bogdan 1997)

 

⚠️13 - 21 juillet 1619EmpireRéunion à Prague des Etats de Bohême qui adoptent une nouvelle constitution. 

L’ancien royaume devient une confédération , la confédératio Bohemica, constituée de 5 Etats indépendants et souverains : Bohême, Moravie, Silésie, Haute et Basse Lusace.

Cette confédération est ouverte aux autres Etats de la monarchie hambourgeoise qui souhaiteraient y adhérer. 

Désormais le roi serait élu par la Diète et il lui serait interdit de faire élire son successeur de son vivant. 

La fonction royale devenait purement honorifique, car seule la Diète détenait le pouvoir législatif. (Bogdan 1997)

 

17 août 1619

 

Empire. Ferdinand de Styrie roi de Bohême et de Hongrie, empereur sous le nom de Ferdinand II est déposé par la diète de Bohème. 

Elle élit l’Electeur Palatin Frédéric V chef de l’Union évangélique, époux d’Elisabeth fille du roi d’Angleterre Jacques Ier.

Il a aussi le soutien des Provinces-Unies et des chefs militaires de l’Union évangélique Christian d’Anhalt et le margrave d’Ansbach. 

Par contre certains Etats de l’Union craignent que cette élection ne débouche sur un conflit armée avec l’Empire. (Ducini 2001)

(Bogdan 1997) donne la date du 19 août. 

 

19 août 1619

 

Empire. La confédération de Bohême signe une alliance avec les protestants de Haute et Basse-Autrichepour défendre les libertés religieuses. (Bogdan 1997)

 

26 août 1619

 

Empire. La diète de Bohême choisit comme roi de Bohême Frédéric V Electeur Palatin. (Ducini 2001)

 

28 août 1619

 

EmpireFerdinand de Styrie, cousin et seul héritier de Mathias II, devient Empereur sous le nom de Ferdinand II. Il est élu à l’unanimité, même le représentant de l’Electeur palatin Frédéric V, le comte de Solms ayant voté pour lui. (Bogdan 1997)

 

Août 1619

 

Transylvanie. Le prince Gabor Bethlem reprend la guerre contre l’empereur Ferdinand II. (Bogdan 1997)

 

5 septembre 1619

 

France. Réconciliation de Louis XIII et de sa mère Catherine de Médicis. (Ducini 2001)

 

9 septembre 1619

 

EmpireFerdinand II est couronné empereur dans la cathédrale de Francfort. (Bogdan 1997)

 

8 octobre 1619

 

Empire. Signature d’un accord entre Ferdinand II et le chef de la ligue catholique le duc de Bavière Maximilien.

Maximilien s’engage à fournir une armée de 25.000 hommes à l’empereur contre le droit d’occuper la Haute Autriche jusqu’au remboursement de toutes les dépenses engagées pour le recrutement des mercenaires. (Bogdan 1997)

 

14 octobre 1619

 

Hongrie. Prise de Presbourg , capitale de la Hongrie impériale par le prince Gabor Bethlem. (Bogdan 1997)

 

31 octobre 1619

 

Bohême. Arrivée de l’Electeur Palatin Frédéric V à Prague. (Bogdan 1997)

 

Novembre 1619

 

Empire. Les troupes de Gabor Bethlem menacent Vienne et font leur jonction avec l’armée de la Confédération renforcée de contingents envoyés par les protestants de Haute et Basse Autriche. (Bogdan 1997)

 

4 novembre 1619

 

Bohême. Frédéric V et son épouse sont couronnés dans la cathédrale Saint-Guy de Prague. (Bogdan 1997)

 

27 novembre 1619

 

Empire. Retour de l’empereur Ferdinand II à Vienne. (Bogdan 1997)

 

5 décembre 1619

 

France - Empire. Louis XIII reçoit le comte de Furstemberg ambassadeur extraordinaire de Ferdinand II en vue d’obtenir une aide militaire de la France. 

« Le roi de France, pour des raisons de solidarité monarchique et aussi par hostilité à l’égard des protestants, aurait volontiers aidé Ferdinand II, mais ses ministres préféraient plutôt une action diplomatique qui aurait permis à la France de jouer le rôle de médiatrice. » (Bogdan 1997)

 

23 décembre 1619

 

France. Conseil royal où la situation diplomatique semble l’emporter. (Bogdan 1997)

 

25 décembre 1619

 

France - Empire. Louis XIII, sur le conseil de son confesseur le père Arnoux, promet une aide à l’Empereur Ferdinand II pour soutenir son action contre ses sujets de Bohême. (Ducini 2001 et Bogdan 1997)

 

1620

 

Janvier 1620

 

FrancePuisieux et Jeannin réussissent à convaincre Louis XIII de ne pas intervenir au côté de l’empereur Ferdinand II dans le conflit qui l’oppose à ses sujets. (Ducini 2001)

 

Empire. Repli de Gabor Bethlem sur Pozsony après avoir conclu une trêve avec les généraux de Ferdinand II. (Bogdan 1997)

 

1er février 1620

 

France - Angleterre. Signature d’un traité d’alliance entre les deux pays. (Ducini 2001)

 

Mars 1620

 

Pays-Bas espagnols. L’archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas espagnols recrute 20.000 hommes qui sont placés sous le commandement du général Spinola. (Bogdan 1997)

 

21 mars 1620

 

Empire. A Mulhausen, les partisans de Ferdinand II concluent une alliance en vue d’aider l’empereur, mais exigent de Frédéric V et de ses alliés une soumission complète. 

Cette union rassemble les Electeurs ecclésiastiques, le landgrave de Hesse-Darmstadt, l’Electeur de Saxe et le duc de Bavière.

« Princes catholiques et luthériens faisaient bloc autour de l’empereur contre le calviniste Frédéric V. (Bogdan 1997)

 

6 juin 1620

 

France - Empire. Arrivée à Ulm d’une ambassade française dirigée par le duc Charles d’Angoulêmesecondé par le comte de Béthune et le marquis de Chateaneuf des Préaux.

« Les ambassadeurs français avaient reçu pour mission de réunir une conférence entre les princes de l’Union évangélique et ceux de la Ligue catholique pour maintenir la paix en Allemagne. » (Bogdan 1997)

 

Juillet 1620.

 

France. Nouvelle révolte de Marie de Médicis avec l’aide du duc d’Epernon, du duc de Mayenneles Vendôme, Longueville et le comte Louis de Soissons.

Richelieu qui reste fidèle à la reine mère se joint aux rebelles. (Ducini 2001)

 

3 juillet 1620

 

EmpireTraité d’Ulm.

Il est signé entre le margrave d’Ansbach au nom de l’Union évangélique et par le représentant du duc de Bavière au nom de la Ligue catholique. 

Chacune des deux parties s’engageait à ne pas attaquer les biens et les domaines de l’autre. Par contre laBohême était exclue de l’accord. 

Ce traité a été rédigé par l’ambassade française du duc Charles d’Angoulême. (Bogdan 1997)

 

FranceLouis XIII renonce à apporter une aide militaire à l’empereur. (Ducini 2001)

 

4 juillet 1620.

 

France. Louis XIII refuse de négocier et décide de faire campagne contre les rebelles. (Ducini 2001)

 

19 juillet 1620

 

Italie du Nord. Début de la crise de la Valteline.

Il s’agit de la haute vallée de l’Adda qui joint la vallée du Pô à la vallée de l’Inn, affluent du Danube menant ainsi à Vienne. Peuplée en majorité de catholiques, elle est soumise à la suzeraineté des Grisons qui sont protestants. Les catholiques sont soutenus pas l’Espagne, car cette vallée permet aux Espagnols de passer facilement du Milanais aux possessions autrichiennes de l’empereur. 

Ce jour là, les catholiques massacrent les protestants de la vallée et se révoltent contre leur suzerain. (Ducini 2001)

 

22 juillet 1620

 

France - Empire. L’ambassade française du duc Charles d’Angoulême est reçue à Vienne par l’empereur Ferdinand II. (Bogdan 1997)

 

Août 1621

 

Empire - Pays-Bas espagnols.

Les troupes espagnoles du général Spinola qui soutiennent Ferdinand II, pénètrent en Allemagne par le Luxembourg. 

Elles occupent les possessions du Palatin Frédéric V, situées sur l rive gauche du Rhin et quelques localités sur la rive droite. (Bogdan 1997)

 

7 août 1620.

 

France. Drôlerie des Ponts-de-Cé.

Défaite de l’armée des rebelles face à l’armée de Louis XIII. (Ducini 2001)

 

10 août 1620

 

France. Traité d’Angers entre Louis XIII et Marie de Médicis.

Ce traité rétablit le statu quo ante. La reine ne peut toujours pas accéder au Conseil, mais elle peut désormais accéder librement à son fils. 

Elle revient habiter au Louvre, mais doit admettre de passer derrière Anne d’Autriche l’épouse de Louis XIIIdans les cérémonies de la Cour. (Ducini 2001)

 

20 août 1620

 

Empire. Le duc Maximilien de Bavière qui dispose d’une armée de 30.000 hommes commandée par le général Tilly fait son entrée à Linz en Haute-Autriche. 

Les Etats provinciaux font allégeance à l’Empereur. (Bogdan 1997)

 

25 août 1620

 

Hongrie. A Banska-Bystrika, une Diète proclame roi Gabor Bethlen prince de Transylvanie, après avoir décrété la déchéance des Habsbourg. 

Mais prudent, Gabor Bethlen, tout en acceptant le titre royal, refuse de se faire couronner. (Bogdan 1997)

 

30 septembre 1620

 

Bohême. L’armée impériale s’empare de Pisek, dont la population est systématiquement massacrée. (Bogdan 1997)

 

15 octobre 1620

 

France. Entrée de Louis XIII à Pau. Il reçoit l’allégeance des Béarnais et prête serment de respecter les franchises et coutumes locales. (Ducini 2001)

 

20 octobre 1620

 

France. Edit de rattachement du Béarn à la France. (Ducini 2001) 

 

7 novembre 1620

 

Bohême. Les troupes de la Confédération bohémienne, surtout des mercenaires allemands et hongrois, prennent position sur la Montagne Blanche, colline qui défend Prague. (Bogdan 1997)

 

8 novembre 1620

 

Empire. Bataille de la Montagne Blanche. 

Les armées impériales dirigées Tilly, écrasent l’armée des nobles tchèques. 

Au début de la matinée les troupes impériales prennent position au sud-ouest du plateau tenu par l’armée bohémienne. 

L’armée impériale dispose de 28.000 hommes face à une armée de 21.000 hommes. 

Après une longue hésitation, le duc de Bavière confie le commandement à Tilly, qui malgré une position défavorable, ordonne l’assaut. 

Dès le début, les régiments bohémiens de Mathias de Thurn prennent la fuite suivis par la cavalerie du colonel Kosnisza.

Tilly est maître du terrain en deux heures, seules quelques unités tchèques résistant jusqu’au soir. 

Les Impériaux ont perdu 250 hommes, contre 5.000 et toute leur artillerie aux vaincus. 

A l’annonce de la défaite, Frédéric V et sa femme quittent précipitamment Prague. (Bogdan 1997)

Cette victoire « assure la main mise définitive du souverain Habsbourg sur la Bohême qui se voit imposer le catholicisme militant de la Contre-Réforme. 40% de la population émigrent dans les Etats protestants de l’Empire pour rester fidèles à leur religion. » (Ducini 2001)

 

9 novembre 1620

 

Bohême. Entrée de l’armée impériale dans Prague.

« Pour la Bohême, c’était le début de ce que l’on a appelé non sans exagération « l’âge des Ténèbres. » 

« Après la victoire de la Montagne Blanche, c’est la ligne dure qui prévaut. Les pleins pouvoirs sont confiés à un seigneur de langue allemande, Charles de Lichtenstein. Un tribunal est constitué à Prague pour juger les rebelles. Il est composé de juristes et de conseillers de l’empereur, tous catholiques. » (Bogdan 1997)

 

1621

 

Janvier 1621

 

Moravie. Reddition de Brünn au cardinal François de Dietrichstein évêque d’Olmütz. (Bogdan 1997)

 

2 janvier 1621

 

France. Les protestants réunis en assemblée à La Rochelle « entreprennent contre le service du roi ». Ils sont rejoints par les protestants de Saumur. (Ducini 2001)

 

29 janvier 1621

 

Empire. L’électeur palatin Frédéric V, élu roi de Bohême par les rebelles tchèques est mis au ban de l’Empire. 

Frédéric V, le prince Christian d’Anhalt, le margrave de Jägendorf, le comte de Hohenhole étaient bannis eux et leur descendance. Leurs biens étaient confisqués pour être attribués à de nouveaux bénéficiaires. (Bogdan 1997)

 

23 janvier 1631

 

France. Début du siège de Privas par l’armée royale. La ville est défendue par une garnison protestante. (Ducini 2001)

 

Février 1621

 

Empire. Réunion des princes protestants à Heilbronn.

Mais incapables d’adopter une position commune, ils signent pour la plupart un accord Ave le général Spinola. (Bogdan 1997)

 

6 février 1621

 

Bohême. Arrestation d’une soixantaine de hauts responsables du gouvernement révolutionnaire dont la plupart des Directeurs. 

Les plus compromis, 27 personnes au total (3 seigneurs, 7 chevaliers et 17 bourgeois) sont condamnés à mort. 

Malgré l’appel à la clémence du gouverneur Charles de Lichtenstein, Ferdinand II confirme les sentences, se contentant d’éviter aux condamnés la mutilation de la main gauche avant la décapitation. 

« En Bohême comme en Moravie, le principe de la confiscation des biens fut posé à l’encontre de tous ceux qui, de pré ou de loin, avaient soutenu le gouvernement insurrectionnel. (…) Ces confiscations provoquèrent un immense transfert de propriétés ce qui fit baisser le prix des terres. 

En Bohême, près de 50% des 926 domaines seigneuriaux changèrent de mains (ils représentaient 2/3 des terres)

En Moravie 25% des terres changèrent de propriétaires (soit 138 domaines) » (Bogdan 1997)

 

28 mars 1621

 

France. Reddition de la garnison protestante de Privas, face aux troupes royales. (Ducini 2001)

 

31 mars 1621

 

Espagne. Décès du roi Philippe III. Son fils Philippe IV lui succède. 

Philippe IV, frère d’Anne d’Autriche est donc le beau frère de Louis XIII. (Ducini 2001)

 

1er avril 1621

 

France. Charles Albert, duc de Luynes est fait connétable de France par Louis XIII. Il est chargé de mener les opérations contre les protestants du Midi. (Ducini 2001)

 

12 avril 1621

 

Empire. Le landgrave de Hesse-Kassel et d’autres princes protestants signent un accord avec le général Spinola. Ils acceptent de dissoudre leur armée. (Bogdan 1997)

 

15 avril 1621

 

Italie du Nord. Traité de Madrid entre l’Espagne et la France qui met fin au conflit de La Valteline.

La Valteline est rendue aux Grisons. (Ducini 2001)

 

18 mai 1621

 

France. Début du siège de Montauban. (Ducini 2001)

 

24 mai 1621

 

Empire - Alsace. Traité d’Aschaffenburg entre Strasbourg et les commissaires impériaux. 

  • Les manquements de la ville à l’Empire sont effacés. 

  • Ses privilèges sont confirmés et l’académie est transformée en université. 

  • Par contre la ville s’engage à verser une contribution de « 50 mois romains » (45.000 florins) et à respecter une neutralité totale. (Kintz 2017)

 

27 mai 1621

 

France. Prise de la forteresse de Castellet par l’armée royale. (Ducini 2001)

 

29 mai 1621

 

France. Prise de Sancerre par l’armée royale. (Ducini 2001)

 

21 juin 1621

 

Bohême. Exécution à Prague, en plein centre sur la place de la vieille ville, des 27 condamnés à mort du 6 février. 

Parmi eux, un seul catholique, Denis Czernin, l’ancien commandant de la garde du palais royal, coupable d’avoir laissé entrer les conjurés dans le palais. 

Après l’exécution, les têtes de 12 des suppliciés seront exposées pour l’exemple durant dix ans sur la tour située à l’entrée du pont Charles. (Bogdan 1997)

 

25 juin 1621

 

France. Après deux mois de siège reddition de la garnison de Saint-Jean d’Angely commandée par Soubise. (Ducini 2001)

 

3 juillet 1621

 

France. Soumission de Nérac au roi. (Ducini 2001)

 

9 juillet 1621

 

France. Soumission de Bergerac au roi. (Ducini 2001)

 

5 août 1621

 

France. Début du siège de Clairac, sur le Lot. (Ducini 2001)

 

20 août 1621

 

France. Siège de Montauban.

Le roi envoie un renfort de 30.000 hommes sous les ordres du duc de Mayenne. (Ducini 2001)

 

Septembre 1621

 

Empire. Conquête du Palatinat par les troupes impériales de Tilly. (Bogdan 1997)

 

4 septembre 1621

 

France. Siège de Montauban.

Echec d’une expédition de secours pour délivrer la ville. (Ducini 2001)

 

23 octobre 1621

 

Empire. Après avoir ravagé les diocèses de Wurzbourg et de Bamberg, arrivée à Mannheim de Mansfeld et de ses 10.000 mercenaires. (Kintz 2017)

 

25 octobre 1621

 

France. Siège de Montauban. 

Les combats se déroulent dans les faubourgs de la ville et juste sous les murailles. (Ducini 2001)

 

10 novembre 1621

 

France. Bataille navale contre les protestants de La Rochelle. La marine royale perd deux navires. (Garnier 2004)

 

18 novembre 1621

 

Empire. Prise de Lauterbourg par les troupes de Mansfeld qui combat pour Frédéric V. (Bogdan 1997)

(Kintz 2017 donne la date du 28 novembre et indique que la ville avait été abandonnée par ses habitants)

 

Décembre 1621

 

Alsace, prise de Wissembourg par Mansfeld. (Bogdan 1997)

 

AlsaceMansfeld qui reçoit les émissaires du comte de Hanau, leur « aurait annoncé son intention de créer une seigneurie personnelle en Basse-Alsace avec Haguenau, les villages impériaux et des possessions de l’évêché (Saverne et autres petites seigneuries). Il résiderait à Haguenau et porterait le titre de comte de ces territoires. (Kintz 2017)

 

2 décembre 1621

 

Alsace. Mansfeld exige d’Haguenau une contribution de 100.000 florins. 

« Pour les observateurs, cette exigence cachait une menace d’invasion. » (Kintz 2017)

 

11 décembre 1621

 

France. Prise de Monheurt (Lot et Garonne) par l’armée royale du duc de Bassompière. La ville est détruite et pillée (Ducini 2001)

 

15 décembre 1621

 

France. Prise et destruction de la ville et du château de Lombers (Tarn). (Ducini 2001)

 

France. Décès du connétable de Luynes de la fièvre pourpre. (Ducini 2001)

 

27 décembre 1621

 

Alsace. Les délégués suisses reçus par Mansfeld lui font observer « que l’on prétendait qu’il avait l’intention de prendre possession du Sungdau et même de l’Autriche antérieure. » (Kintz 2017)

 

29 décembre 1621

 

Alsace. Entrée des troupes de Mansfeld dans Haguenau. Mansfeld entre dans la ville le lendemain. (Kintz 2017)

 

30 décembre 1621

 

Alsace. Arrivée du colonel Hans Michael von Obentraut, adjoint de Mansfeld, devant Saverne. Il réclame la reddition de la ville. (Kintz 2017)

 

31 décembre 1621

 

Paix de Mikulov entre l’empereur Fedinand II et le prince de Transylvanie Gabor Bethlen.

Gabor Bethlen renonce au titre de roi de Hongrie ce qui implique la reconnaissance de Ferdinand II.

  • Il conserve la principauté de Transylvanie et reçoit le titre de prince du Saint-Empire avec les principautés d’Oppeln et de Ratibor en Silésie.

  • Il reçoit à titre viager sept comitats de Haute-Hongrie.

  • Les nobles hongrois qui avaient soutenu Gabor Bethlen sont amnistiés. 

  • La liberté religieuse est confirmée en Hongrie royale. (Bogdan 1997)

 

1622

 

Janvier 1622

 

Alsace. Echec de Mansfeld devant Saverne. (Kintz 2017)

 

1er janvier 1622

 

Alsace. Soumission des villes de Wissembourg et Landau à Mansfeld.

« Pour soumettre les villes, les procédés ont été pratiquement identiques :

  • Promesse d’une protection militaire et du maintien des libertés religieuses. 

  • Remise de lettres de sauvegarde. 

  • Exigence d’une contribution sous la menace de dévastation. 

  • Ouverture des portes et acceptation d’une garnison aux frais de la population. » (Kintz 2017)

 

2 janvier 1622

 

Alsace. Arrivée de Mansfeld à Strasbourg. (Kintz 2017)

 

3 janvier 1622

 

Alsace. Début de l’assaut contre Saverne qui va subir un bombardement continu jusqu’au 8 janvier. (Kintz 2017)

 

10 janvier 1622

 

Alsace. Devant la menace d’arrivée de renforts levés par le comte de Salm, la dureté du climat et l’épuisement des munitions, Mansfeld signe un armistice de 10 jours et lève le siège de Saverne.

Mais en se repliant, il fait incendier les faubourgs de la ville, ainsi que les villages de : Saint-Jean, Otterswiller, Eckartswiller, et l’église de Monswiller. (Kintz 2017) 

 

12 janvier 1622

 

Alsace. Les Etats de Haute-Alsace, adoptent le principe de former une armée de défense commune. (Kintz 2017)

 

22 janvier 1622

 

Alsace. Les cavaliers de Mansfeld, sous les ordres du colonel von Obentraut atteignent les environs de Colmar. (Kintz 2017)

 

30 janvier 1622

 

France. Fin du siège de Montauban qui avait débuté au mois de mai 1621. (Ducini 2001)

 

10 février 1622

 

France. Les armées protestantes assiégées dans Clairac depuis le mois d’Aout 1621, subissent une défaite face à l’armée royale. Mais six cents « rebelles au roi » réussissent à prendre la fuite. (Ducini 2001)

 

12 février 1622

 

France - Alsace. Mansfeld envoie un agent à la Cour de France auprès d’un secrétaire d’Etat « pour que le roi le protège dans la possession de l’Etat et ville de Haguenau sous la reconnaissance et dépendance de sa Majesté. » (Kintz 2017)

 

4 mars 1622

 

France. Reddition de Clairac. (Ducini 2001)

 

6 mars 1622

 

AlsaceMansfeld se présente devant Strasbourg à la tête d’une armée de 4.000 mercenaires et obtient la livraison de 8 bateaux qui vont servir au transport des bagages de l’armée. (Kintz 2017)

 

20 mars 1622

 

France. Louis XIII, décide de partir à nouveau en campagne pour mater une nouvelle révolte protestante, sur le littoral vendéen. Les huguenots sont commandés par le duc de Soubise frère du duc de Rohan. (Ducini 2001)

 

21 mars 1622

 

Alsace. Ayant pris la décision de rallier Christian de Brunswick et son armée, Mansfeld quitte Haguenau. Il laisse la place sous le commandement du comte Georg-Ludwig von Lowenstein. (Kintz 2017)

 

16 avril 1622

 

France. Sur l’île de Ré, défaite du duc de Soubise face à l’armée royale. (Ducini 2001)

 

22 avril 1622

 

Empire. Le margrave Georg-Friedrich de Baden-Durlach, fidèle à l’empereur mais attaché au protestantisme conclut un accord avec Mansfeld, prévoyant une entrée en guerre commune pour la défense de la religion et des libertés germaniques. 

Ils sont rejoint par l’Electeur Palatin Frédéric V, au PC de Mansfeld à Gemersheim. (Kintz 2017)

 

27 avril 1622

 

Empire. Bataille de Wiesloch (près de Heidelberg). 

Victoire des troupes de Mansfeld et du margrave Georg Friedrich de Baden-Durlach sur les troupes impériales de Tilly. (Kintz 2017)

 

6 mai 1622

 

Empire Bataille de Wimpfen.

Après la victoire de Wiesloch, le margrave de Baden-Durlach disposant de renforts amenés par Guillaume de Saxe-Weimar se sépare de Mansfeld. (Kintz 2017)

Il est battu par les troupes impériales de Tilly et celles de Cordoba qui a remplacé Spinola. (Bogdan 1997)

 

8 mai 1622

 

Alsace. Apprenant la victoire de Tilly, l’archiduc Léopold quitte son quartier général de Pfaffenhoffen à la tête de 10.000 fantassins, 1.800 cavaliers et 20 pièces d’artillerie pour Haguenau. (Kintz 2017)

 

9 mai 1622

 

Alsace. Début du siège de Haguenau par l’archiduc Léopold. (Kintz 2017)

 

11 mai 1622

 

France. Soumission de Royan aux troupes royales. (Ducini 2001)

 

16 mai 1622

 

Alsace. Arrivée de Mansfeld en bordure de Haguenau à la tête de 20.000 fantassins et 6000 cavaliers. (Kintz 2017)

 

17 mai 1622

 

Alsace. Un affrontement avec les troupes de Mansfeld coûte 500 cavaliers à l’archiduc Léopold, le forçant à lever le siège de Haguenau.

 

20 mai 1622

 

Alsace. Arrivée de Mansfeld devant Strasbourg. (Kintz 2017)

 

21 mai 1622

 

Alsace. Prise de Brumath par Mansfeld. (Kintz 2017)

 

24 mai 1622

 

France. Prise de Sainte-Foy par le duc de La Force. (Ducini 2001)

 

25 mai 1622

 

Empire. L’Electeur Palatin Frédéric V, mal informé, et croyant que l’archiduc Léopold recherchait la paix, ordonne à Mansfeld d’intervenir dans le landgraviat de Hesse-Darmstadt. (Kintz 2017)

 

4 juin 1622

 

Alsace. Mansfeld se rapproche d’Obernai et laisse ses troupes ravager et piller les villages et établissements religieux (Andlau, Sainte-Odile, Altdorf, Ittenwiller). (Kintz 2017)

 

10 juin 1622

 

France. Prise de Négrepeliise par les troupes royales du prince de Condé. La ville est détruite et une grande partie de la population massacrée. (Ducini 2001)

 

13 au 28 juin 1622

 

Alsace. A Strasbourg, réunion des Etats de Basse-Alsace. Ils réclament la fin des désordres et des hostilités. Pour cela la ville de Strasbourg, la noblesse de Basse-Alsace et le comte Hanau font parvenir une lettre demandant l’instauration de la paix à l’archiduc Léopold, l’Electeur Palatin, le comte Mansfeld, le duc de Wurtemberg, le margrave de Bade, le marquis de Montenegro généralissime impérial. Tout cela sans résultats. (Kintz 2017)

 

15 juin 1622

 

Alsace. Le marquis de Montenegro, généralissime impérial, établit sont QG à Erstein. (Kintz 2017)

 

20 juin 1622

 

Empire. Bataille de Hochst.

Les troupes impériales de Tilly repoussent les renforts envoyés par le duc de Brunswick. (Bogdan 1997)

 

22 juin 1622

 

France. Soumission de Saint-Antonin. (Ducini 2001)

 

28 juin 1622

 

AlsaceMansfeld réclame des subsides et des provisions de la part des Etats de Basse-Alsace, de la noblesse immédiate et de la ville de Strasbourg. (Kintz 2017)

 

Juillet 1622

 

Empire. Mansfield est congédié par l’Electeur Palatin Frédéric V. Il rejoint les armées hollandaises. (Bogdan 1997)

 

6 juillet 1622

 

Alsace. Bombardement d’Obernai par 14 grosses pièces d’artillerie. Une brèche est ouverte dans les remparts. (Kintz 2017)

 

7 juillet 1622

 

France. Le duc de Lesdiguières abjure le protestantisme et reçoit immédiatement le titre de connétable de France. 

A sa mort le 26 septembre 1626, Louis XIII, ne lui donne pas de successeur et la charge de connétable disparaît en janvier 1627. (Ducini 2001)

 

Alsace. Le magistrat d’Obernai accepte les conditions de Mansfeld :

  • Installation d’une garnison. 

  • Ravitaillement des mercenaires.

  • Rançon de 100.000 rixdales. Mais comme seuls 30.000 seront payés, 3 notables sont pris en otage jusqu’au paiement de la somme totale. (Kintz 2017)

 

8 juillet 1622

 

Alsace. Prise de Rosheim par Mansfeld.

Alors que des pourparlers sont engagés, des gardes tirent sur les troupes de Mansfeld, provoquant une riposte immédiate. Les mercenaires pénètrent dans la ville, massacrent la population, pillent et incendient la ville. (Kintz 2017)

 

11 juillet 1622

 

Alsace. Début du siège de Saverne mené par Mansfeld et le duc Christian de Brunswick. Mais le comte de Salm a renforcé les défenses. (Kintz 2017)

 

15 juillet 1622

 

Alsace. Levée du siège de Saverne par les troupes de Mansfeld pour une raison inconnue. (Kintz 2017)

 

16 juillet 1622

 

France. Massacre de 600 protestants à Montpellier (Ducini 2001)

 

5 septembre 1622

 

France. Richelieu est nommé cardinal par le Pape Grégoire XV. (Ducini 2001)

 

19 septembre 1622. 

 

Empire. Prise de Heidelberg par les troupes impériales de Tilly. (Bogdan 1997)

(Kintz 2017 donne la date du 16 septembre)

 

Octobre 1622

 

France. Charles de Guise, Amiral de Provence arrive devant La Rochelle avec 35 navires et 16 galères commandées par Emmanuel de Gondi. (Garnier 2004)

 

26 octobre 1622

 

FranceBataille navale au large de l’île de Ré entre la marine royale et la marine protestante de La Rochelle dirigée par Jean Guitton. La supériorité en artillerie de la marine royale lui permet de remporter la victoire. (Garnier 2004) 

 

27 octobre 1622

 

France. La marine royale renforcée de 10 navires amenés de Brouage par le marquis de Rouillac attaque de nouveaux la marine rocherais et lui capture 18 navires. (Garnier 2004)

 

7 octobre 1622

 

Espagne. Philippe IV, fait entrer le duc Olivares au Conseil. Il va devenir puissant et diriger la politique espagnole petit à petit et être le principal opposant à Richelieu. (Ducini 2001)

 

19 octobre 1622

 

Paix de Montpellier. Le siège de la ville particulièrement éprouvant pour les deux camps et n’amenant pas de résultats concrets, la reddition de la ville est négociée la veille. 

Louis XIII fait une entrée solennelle dans la ville. Cette paix fait l’objet d’une déclaration royale. 

Elle confirme les dispositions de l’édit de Nantes pour les garanties religieuses, mais le parti protestant doit rendre 80 places fortes, ce qui limite fortement son pouvoir militaire. 

Seules La Rochelle et Montauban gardent leurs fortifications. (Ducini 2001)

 

27 octobre 1622

 

France. Le duc de Guise remporte une importante victoire navale sur les protestants de La Rochelle. (Ducini 2001)

 

29 octobre 1622

 

France. Entrée de Louis XIII à Arles. (Ducini 2001)

 

Novembre 1622

 

Empire. Retour en Allemagne de Mansfeld à la tête d’une armée de 12.000 hommes. 

Il dévaste l’évêché de Munster, le comté catholique d’Oldenburg et le littoral frison. (Bogdan 1997)

 

2 novembre 1622

 

Empire. Prise de Mannheim par les troupes impériales de Tilly. Elle marque la fin de la conquête du Palatinat. Seul Frankenthal résiste encore. (Bogdan 1997 ; Kintz 2017)

 

3 novembre 1622

 

France. Entrée de Louis XIII à Montauban. (Ducini 2001)

 

16 novembre 1622

 

FranceLa Rochelle accepte de se soumettre au Roi. (Ducini 2001)

 

6 au 18 décembre 1622

 

France. Séjour de Louis XIII à Lyon. Durant ce séjour, il rencontre le futur duc de Savoie Victor-Amédée et son épouse Christine de France ainsi que son frère le prince Thomas. (Ducini 2001) 

 

1623

 

Janvier 1623

 

Empire. Christian de Brunswick qui agit pour le compte de l’Electeur Palatin Frédéric V s’empare d’Osnabruck et conduit ses armées jusqu’à la Weser. (Bogdan 1997)

 

7 janvier 1623

 

Empire. A Ratisbonne, ouverture d’une Députation, c’est-à-dire d’une assemblée restreinte de la Diète. Elle est constituée en majorité de catholiques. 

L’empereur Ferdinand II fait approuver la décision de transférer au duc de Bavière la dignité électorale de l’Electeur Palatin. Mais ce transfert n’est que viager et à la mort de Frédéric V ses héritiers retrouveront leurs droits. (

Concernant ses biens, il est décidé qu’ils lui seront rendus s’il fait sa soumission à l’Empereur. En attendant, ils furent mis sous séquestre. 

  • Les Espagnols obtiennent l’administration des possessions sur la rive gauche du Rhin. 

  • Les Bavarois obtiennent l’administration des possessions de la rive droite. Bogdan 1997)

 

7 février 1623

 

Italie. La Valteline.

Paris, signature d’un traité d’alliance entre la France, la Savoie et Venise pour garder les passages de la vallée de la Valteline qui seront occupés par l’armée pontificale. Mais cela avantage les Espagnols car le pape Grégoire XV est favorable à l’Espagne. (Ducini 2001)

 

14 février 1623

 

Italie du Nord, La Valteline. Occupation des passages par les troupes pontificales. (Ducini 2001)

 

25 février 1623

 

Empire. Le duc de Bavière Maximilien reçoit solennellement ses insignes de Prince-Electeur. (Bogdan 1997)

 

Mars 1623

 

Empire. Fin de la Députation de Ratisbonne. Les succès incontestables de cette période, Ferdinand II les doit à une conjonction de facteurs : 

  • La mise à disposition des armées de la Ligue catholique par Maximilien de Bavière. 

  • Des armées commandées par un chef de guerre exceptionnel : Johann Tzerklas comte de Tilly (1559-1632).

  • Depuis 1618, le sentiment de loyalisme manifesté à l’égard de l’empereur, tant par la majorité des princes allemands que par la plupart des villes libres, a joué un rôle décisif dans l’échec final du Palatinet a permis le triomphe de Ferdinand II.

  • Les grandes puissances européennes ont fait preuve de la plus grande prudence et ont préféré observer et conseiller, que participer au conflit. (Bogdan 1997)

 

Avril 1623

 

Empire. L’empereur Ferdinand II donne l’ordre à Tilly de rétablir l’ordre en Allemagne du Nord et de mettre fin aux agissements de Mansfeld et de Christian de Brunswick. (Bogdan 1997) 

 

Mai 1623

 

Empire. Reddition de Frankenthal (Palatinat), défendue par des soldats anglais sur ordre de Jacques Ier d’Angleterre. (Bogdan 1997) 

 

Fin mai 1623

 

Empire. Tilly pénètre sur les terres du landgrave Maurice de Hesse-Kassel qui fait soumission. (Bogdan 1997)

 

23 juillet 1623

 

Empire. Assemblée du Cercle de Basse-Saxe à Lunebourg. Elle désavoue Christian de Brunswick et lui demande de licencier ses troupes. (Bogdan 1997)

 

6 août 1623

 

Empire. Bataille de Stadtlohn, près de la frontière des Provinces-Unies. 

Tilly écrase l’armée de Christian de Brunswick qui réussit ensuite à se réfugier à Arnhem avec moins de 2000 hommes. (Bogdan 1997)

 

19 octobre 1623

 

Alsace. Pour faire face aux conséquences de la guerre, le Magistrat de Strasbourg, en accord avec les membres des Etats, publie un règlement monétaire et une ordonnance fixant un maximum pour les prix des subsistances et des loyers. (Kintz 2017)

 

Novembre 1623

 

Alsace. En Haute-Alsace, entrée en application d’un règlement prévoyant une réduction de la valeur nominale des monnaies et une baisse des deux tiers du prix des denrées. (Kintz 2017)

 

22 décembre 1623

 

Provinces-Unies. Départ de Texel d’une flotte composée de 35 navires (13 néerlandais et le reste appartenant à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales) et de 6500 hommes dirigée par l’amiral Jacob Willekens et le vice-amiral Piet Hein, dont l’objectif final est la prise de Salvador de Bahia située sur la côte brésiliennes alors colonie espagnole (Wikipédia)

 

1624

 

29 avril 1624

 

France. Entrée de Richelieu au Conseil d’en haut. (Bogdan 1997)

 

Mai 1624

 

Alsace. Une commission créée par Léopold d’Autriche pour enquêter sur les évènements de Haguenau(reddition de la ville en décembre 1621. La ville aurait été livrée par le Magistrat) prononce son verdict. Treize conseillers sont suspendus ou privés de leur fonction. Leur patrimoine est saisi. Trois conseillers sont expulsés de la ville. 

La garnison impériale est renforcée et les protestants sont privés de leur fonction administratives et leur culte est interdit. (Kintz 2017)

 

8 mai 1624

 

Brésil. Arrivée devant Salvador de Bahia, de la flotte néerlandaise partie le 22 décembre 1623. 

Les défenses de la ville sont assurées par une milice de 3000 hommes (principalement des paysans et des esclaves noirs) recrutés hâtivement. 

A son arrivée la flotte néerlandaise se divise en deux parties : 

  • Une partie va débarquer des soldats sur la plage de Santo Antonio.

  • Une autre partie ouvre le feu sur les défenses côtières pour les neutraliser ce qui est rapidement exécuté. 

Les milices prises de panique prennent la fuite et la ville est rapidement conquise au prix de 50 tués. 

Une garnison de 2500 hommes est laissée sur place et les défenses de la ville sont renforcées. (Wikipédia)

 

Août 1624

 

Espagne. Philippe IV est informé de la prise de Salvador de Bahia au Brésil. Il ordonne de constituer une flotte hisapno-portugaise pour aller délivrer la ville. (Wikipédia)

 

10 Juin 1624

 

Traité de Compiègne.

Louis XIII renforce son alliance avec les Provinces-Unies. La France donnera un subside de 2.200.000 livres et en échange les Provinces-Unies fourniront 20 vaisseaux et s’engagent à ne pas signer de paix séparée avec l’Espagne. (Ducini 2001)

 

31 juillet 1624

 

Lorraine. Décès du duc de Lorraine Henri II. 

De ses 4 enfants, seules deux filles lui survivent. 

Nicole la fille aînée a épousé en 1621 son cousin Charles fils de François de Vaudémont. (Martino 2009)

 

13 août 1624

 

France. Richelieu devient le principal ministre de Louis XIII en prenant la direction du Conseil d’en haut. 

« Avec Richelieu, c’est le début d’une nouvelle orientation dans la politique extérieure de la France et le retour à la politique anti-habsbourgeoise poursuivie autrefois par Henri IV. (….) Il s’efforce de resserrer les liens unissant la France aux ennemis traditionnels de l’Espagne. » (Bogdan 1997) 

 

23 octobre 1624

 

Empire. A l’initiative de l’Electeur Georges Guillaume de Brandebourg, signature d’une alliance défensive qui regroupe le Brandebourg, le Hesse-Kassel, les duchés de Brunswick et Saxe-Weimar d’une part et les Provinces-Unies d’autre part. 

Cette alliance est cautionnée par Richelieu. (Bogdan 1997)

 

20 novembre 1624

 

France / Angleterre. 

Traité d’alliance signé entre les deux pays qui prévoit le mariage d’Henriette de France soeur de Louis XIIIavec le prince de Galles, Charles fils de Jacques Ier. (Ducini 2001)

 

22 novembre 1624

 

Portugal. Départ de Lisbonne, sous la direction de Fadrique Alvarez de Tolède y Mendoza, d’une flotte de 22 navires er 4000 hommes pour reprendre Salvador de Bahia au Brésil. (Wikipédia)

 

26 novembre 1624

 

Italie. La Valteline. 

Le marquis de Coeuvres (futur maréchal d’Entrées) pénètre en Valteline car les armées espagnoles occupent la vallée depuis 1620 et refusent d’appliquer le traité de Madrid signé en 1621. (Ducini 2001)

 

6 décembre 1624

 

Pays-Bas Espagnols. Les Espagnols mettent le siège devant Breda. (Ducini 2001)

 

12 décembre 1624

 

Angleterre. Charles Ier ratifie le traité avec la France du 20 novembre 1624. (Ducini 2001)

 

1625

 

Janvier 1625

 

France. Nouveaux soulèvements huguenots en particulier sur l’île de Ré et dans les Cévennes. (Ducini 2001)

 

14 janvier 1625

 

Espagne. Départ de Cadix, sous la direction de Pedro Rodriguez de Sebastian, d’une flotte de 38 navires (dont 21 galions) et de 8.000 hommes pour reprendre Salvador de Bahia au Brésil. (Wikipédia)

 

6 février 1625

 

Espagne / Portugal. Arrivée au Cap-Vert de la flotte espagnole qui rejoint la flotte portugaise. (Wikipédia)

 

11 février 1625

 

Espagne / Portugal. Après un conseil de guerre commun, les deux flottes prennent la mer pour rejoindre Salvador de Bahia. (Wikipédia)

 

5 mars 1625

 

Brésil. Arrivée en vue de Salvador de Bahia de la flotte Hispano-portugaise. La baie est entièrement bloquée pour éviter toute fuite des navires néerlandais. (Wikipédia)

 

6 mars 1625

 

Brésil. Débarquement de 4.000 soldats espagnols sur la plage de San-Antonio. Ils rejoignent la guérilla portugaise et occupent les hauteurs de Salvador de Bahia. 

Les néerlandais ne disposent que de 2.000 soldats néerlandais, anglais, français et allemands ainsi que de 800 auxiliaires noirs. (Wikipédia)

 

8 mars 1625

 

Brésil. Les hollandais tentent de briser le blocus, sans succès, en lançant deux brulots contre la flotte hispano-portugaise. Un siège de la ville commence. (Wikipédia) 

 

27 mars 1625

 

Angleterre. Charles Ier, succède à son père Jacques Ier Stuart sur le trône d’Angleterre. (Ducini 2001)

 

1er mai 1625

 

Brésil. Reddition de la garnison hollandaise de Salvador de Bahia. Elle permet la capture de 1912 soldats, 18 drapeaux, 260 armes à feu, 6 navires et 500 esclaves noirs. (Wikipédia)

 

11 mai 1625

 

France / Angleterre. Charles Ier épouse par procuration à Paris, Henriette de France, soeur de Louis XIII.(Ducini 2001)

 

21 mai 1625

 

Italie. La Valteline. 

Le légat du pape Francesco Barberin vient négocier à paris les affaires de la Valteline. (Ducini 2001)

 

25 mai 1625

 

Pays-Bas espagnols. Reddition de la ville de Breda assiégée depuis le 6 décembre 1624 par Spinolacommandant des armées espagnoles. 

A cette occasion, Vélazquez peint la scène de la remise des clefs de la ville dans le tableau « Les lances »

La ville ne sera reprise qu’en 1637 par Frédéric-Henri de Nassau. (Ducini 2001)

 

Juin 1625

 

Danemark. Le roi Christian IV déclenche les hostilités contre l’empereur Ferdinand II. Il peut compter sur l’appui des Etats protestants de l’Allemagne du Nord regroupés dans le cercle de Basse-Saxe. (Ducini 2001)

« L’inquiétude suscité par les difficultés militaires des Provinces-Unies fut une des raisons qui amèneront (….) à intervenir en Allemagne. »

Christian IV redoute qu’une victoire espagnole en Hollande ne pousse Ferdinand II à remettre en question le statut des protestants en Allemagne du Nord. 

Christian IV, qui contrôlait déjà les détroits du Sund et par eux le commerce entre les pays du nord et ceux de la Baltique, aspirait à contrôler le trafic sur la Weser et l’Elbe pour constituer une vaste zone d’influence danoise en Allemagne du Nord. De plus, il était conscient que s’il tardait trop à intervenir, ce serait son rival leroi Gustave Adolphe de Suède qui le ferait. 

Pour Richelieu l’intervention de Christian IV était un moyen d’affaiblir l’empereur donc indirectement les Espagnols.

Christian IV entre officiellement en campagne pour empêcher le séjour de Tilly en Basse-Saxe. (Bogdan 1997)

 

20 juin 1625

 

France. Prise de Castres par les armées royales. (Ducini 2001)

 

23 juin 1625

 

France. Prise de Bonail par les armées royales. (Ducini 2001)

 

Juillet 1625

 

France. Le maréchal de Thénines mène les armées royales dans une campagne de pacification en Languedoc. (Ducini 2001)

 

12 juillet 1625

 

France. Prise de Montauban par les armées royales. (Ducini 2001)

 

25 juillet 1625

 

Empire. Wallenstein reçoit de l’empereur Ferdinand II l’autorisation de recruter une armée de 20.000 mercenaires dont il serait le commandant en chef, avec le droit de délivrer des brevets d’officier. 

Il doit assumer le coût du recrutement, mais lui et ses soldats disposeraient de tout le butin conquis lors des campagnes. Par contre les soldats doivent être réglées par le trésor impérial. 

D’autre part Wallenstein devait harmoniser son action avec celle de Tilly. (Bogdan 1997)

 

15 septembre 1625

 

France. Au large de l’île de Ré, la flotte royale composée de 10 navires français, 30 navires hollandais et 7 navires anglais inflige une grave défaite à la flotte rochelaise qui perd 11 navires. 

Cette victoire permet à Louis XIII de reprendre le contrôle de l’île de Ré et de ‘île d’Oléron. (Garnier 2004)

 

29 septembre 1625

 

Italie. La Valteline. 

Fontainebleau, tenue d’un conseil extraordinaire élargi au sujet de La Valteline. Louis XIII manifeste fermement sa volonté de résister aux entreprises espagnoles dans les vallées alpines. Il reçoit le soutien de l’assemblée. (Ducini 2001)

 

Novembre 1625

 

Lorraine. Les Etats généraux des duchés légitiment François de Vaudémont comme duc de Lorraine. 

Quelques jours plus tard, il abdique en faveur de son fils Charles époux de Nicole de Lorraine fille du duc précédent Henri II. Il va régner sous le nom de Charles IV. (Martino 2009)

« Dès son avénement, le duc de Lorraine Charles IV se trouva confronté aux ambitions de Richelieu et chercha avant tout à réserver l’indépendance de son duché. Ce fut une des raisons qui le poussa à prendre parti pour Ferdinand II au cours de la Guerre de Trente ans et à lui fournir des tropes et des subsides. (Bogdan 1997)

 

9 décembre 1625

 

Convention de La Haye signée entre le Danemark, les Provinces-Unies et l’Angleterre.

Les Provinces-Unies et l’Angleterre s’engageaient à fournir la somme de 144.000 thalers par mois pour financer l’effort de guerre danois. 

Par ailleurs les troupes de Mansfeld financées par les Hollandais devaient être intégrées aux forces de Christian IV. (Bogdan 1997)

 

1626

 

6 février 1626

 

France. Traité de La Rochelle.

Il confirme la paix de Montpellier du 19 octobre 1622 

  • Respect des clauses religieuses de l’édit de Nantes (1598)

  • Restriction des libertés politiques et militaires des protestants. 

  • La Rochelle conserve ses remparts. (Ducini 2001)

 

6 mars 1626

 

FranceRichelieu prend en charge les Affaires étrangères. (Ducini 2001)

 

25 avril 1626

 

Empire. Bataille du pont de Dessau sur l’Elbe. 

Mansfeld est battu par Wallenstein, mais il peut tout de même franchir le fleuve pour se réfugier dans le Brandebourg. Bogdan 1997)

 

2 mai 1626

 

Italie. La Valteline.

Signature d’un traité sur La Valteline entre Louis XIII et Philippe IV d’Espagne. 

  • Reconnaissance de la souveraineté des Grisons.

  • Liberté de culte reconnue aux catholiques. 

  • Démolition des forts. 

  • Droit exclusif de passage reconnue à la France. (Ducini 2001)

 

12 août 1626

 

Empire. Prise de Gottingen par Tilly. Bogdan 1997)

 

26 août 1626

 

EmpireBataille de Lutter-am-Baremberg.

Défaite de Christian IV de Danemark face à Tilly.

Les Danois perdent plus de 8000 morts et blessés et plus de 3000 prisonniers.

« Cette défaite danoise permit aux troupes de Tilly de reprendre le contrôle de la quasi-totalité du cercle de Basse-Saxe. »Bogdan 1997)

 

25 septembre 1626

 

Empire. Le prince de Transylvanie Bethlen Gabor qui a repris sa lutte contre l’empereur Ferdinand II fait sa jonction avec Mansfeld à Filakovo en Haute-Hongrie. Bogdan 1997)

 

26 septembre 1626

 

France. Décès du connétable de LesdiguièresLouis XIII ne lui donne pas de successeur. Il est désormais le chef des armées. (Ducini 2001)

 

30 septembre 1626

 

Empire. Bethlen Gabor et Mansfeld qui veulent faire barrage à Wallenstein prennent position devant Nove-Zamky. (Bogdan 1997) 

 

1er octobre 1626

 

Empire. Bethlen Gabor, ayant appris la défait de Christian IV le 26 août, décide de retirer ses troupes et laisse Mansfeld seul. (Bogdan 1997) 

 

2 octobre 1626

 

Empire. Défaite de Mansfeld face à Wallenstein. (Bogdan 1997) 

 

15 octobre 1626

 

Empire. Mansfeld avec ses troupes rescapées, quittent la Hongrie et se dirigent vers le sud en direction de laDalmatie. (Bogdan 1997) 

 

26 octobre 1626

 

France. Richelieu est confirmé dans sa charge de grand maître de la navigation et constitue ce qui peut s’apparenter à un ministère de la Marine. Cette réforme inquiète les Anglais et les Hollandais. (Ducini 2001)

 

30 novembre 1626

 

Transylvanie. Bethlen Gabor adhère au traité de Westminster qui l’associait à l’alliance anglo-hollandaise. 

A cette occasion, il propose un vaste projet visant à anéantir totalement la puissance des Habsbourg prévoyant une refonte complète de la carte politique de l’Europe centrale. (Bogdan 1997) 

 

20 décembre 1626

 

Empire - Transylvanie. Traité de Presbourg, entre Bethlen Gabor et l’empereur Ferdinand II. 

Bethlen s’engage à retirer ses troupes de Hongrie et à ne conclure aucune alliance avec les ennemis de la l’Empereur. 

Il conserve les sept comtats de Haute-Hongrie obtenus lors de la paix de Nickolsbourg, mais sous contrôle des autorités impériales. 

Pour Bethlen, ce traité ne constitue qu’une simple trêve pour ui permettre de refaire ses forces. (Bogdan 1997) 

 

1627

 

Février 1627

 

Empire. Reprise des opérations dans le nord de l’Allemagne. 

Wallenstein et Tilly disposent d’une armée de 50.000 hommes pour soumettre définitivement les princes protestants alliés de Christian IV de Danemark afin de l’amener à négocier. 

Ils commencent par attaquer le Holstein, possession personnelle de Christian IV, puis le Mecklembourg et la Poméranie dont les souverains avaient soutenus Christian IV. (Bogdan 1997) 

 

20 mars 1627

 

France / Angleterre. Le duc de Buckingham s’inquiète des ambitions maritimes de Richelieu. Les deux relations entre les deux Etats sont rompues. La France resserre son alliance avec l’Espagne par la signature d’un traité à Madrid. (Ducini 2001)

 

13 juillet 1627

 

Alsace. A Strasbourg, exécution d’un mandement de l’empereur ordonnant la restitution à l’évêque et au chapitre catholique d’immeubles et de biens situés dans la juridiction de la ville ainsi que du village deLampertheim. (Kintz 2017)

 

20 juillet 1627

 

Angleterre. Devant la menace que représentent les ambitions maritimes affichées par Richelieu et le rapprochement franco-espagnol, le duc de Buckingham, favori de Charles Ier, fait approuver le projet d’appuyer les protestants français. 

Il arrive avec une flotte de 90 navires et un corps expéditionnaire de 10.000 homes et débarque dans l’île de Ré. Il met le siège devant Saint-Martin. 

Découragé par l’échec du siège et le manque de ressources (le Parlement anglais refuse de voter les crédits nécessaires) il doit lever le siège et rembarquer. (Garnier 2004) (Ducini 2001 donne la date du 21 juillet)

 

31 juillet 1627

 

Empire. Ferdinand II publie « la Constitution renouvelée du pays » pour la Bohême :

  • La couronne de Bohême devient héréditaire dans la maison de Habsbourg jusqu’à l’extinction de la dynastie. 

  • Le roi dispose d’un pouvoir renforcé, ayant seul l’initiative des lois et les moyens de les faire appliquer. Ce n’est qu’en cas d’extinction totale de la dynastie que la couronne redeviendrait élective.

  • Le roi dispose du pouvoir exécutif. 

  • Le roi possède seul l’initiative des lois. 

  • La diète à le droit de refuser les propositions du roi et donc un droit de regard sur les lois de finances. 

  • Au sein de la Diète ajout d’un quatrième Etat (après les seigneurs, chevaliers et bourgeois) pour le clergé. 

  • Le roi choisit seul les hauts dignitaires de l’Etat qui sont nommés pour 5 ans. 

  • Dans l’administration rétablissement de l’égalité entre l’allemand et le tchèque (égalité qui avait té abolie en 1615) (Ducini 2001 et Bogdan 1997)

 

10 septembre 1627

 

France. Insurrection des Rochelais qui tirent sur l’armée royale. C’est le début d’un siège qui va durer plus d’un an. (Ducini 2001)

 

Octobre 1627

 

Empire. Wallenstein est nommé duc de Sagan. (Bogdan 1997)

 

Novembre 1627

 

Empire. Le duc de Poméranie Boguslav XIV, fait sa soumission à l’empereur Ferdinand II et s’engage à remettre la ville et le port de Stralsund aux Impériaux. (Bogdan 1997) 

 

8 novembre 1627

 

France / Angleterre. Ile de Ré. Les Anglais subissent une défaite face à l’armée dirigée par Schomberg.(Ducini 2001)

 

23 novembre 1627

 

Alsace. A Colmar, deux commissaires font appliquer les décisions impériales.

  • Fermeture de l’église protestante et interdiction d’exercer le culte. 

  • Bannissement des pasteurs qui étaient réfugiés en Suisse. 

  • Restitution des églises aux catholiques. 

  • Fermeture du collège fondé en 1604. 

  • Nomination de maîtres d’école catholiques. (Kintz 2017)

 

27 novembre 1627

 

France. L’architecte Clément Métezeau propose de barrer l’accès à La Rochelle par une digue. Il est chargé de construire l’ouvrage en association avec Jean Thiriot. 4000 ouvriers sont employés sur le chantier. (Ducini 2001)

 

30 novembre 1627

 

Angleterre. Rembarquement du corps expéditionnaire anglais qui quitte l’île de Ré. (Ducini 2001)

 

15 décembre 1627

 

Alsace. Deuxième mandement impérial exigeant, à Strasbourg, le libre exercice du culte catholique, la restitution de la cathédrale et de deux églises et la possibilité pour les catholiques d’obtenir le droit de bourgeoisie. (Kintz 2017)

 

26 décembre 1627

 

Duché de Mantoue. 

Décès du duc de Mantoue Vincent II de Gonzague sans héritier direct. 

Le duché de Mantoue, fief d’Empire , occupe une position stratégique de première importance. Dépendant du duché de Mantoue, le Montferrat, situé au sud-ouest du Milanais, est l’objet de la convoitise du duc de Savoie.

Son gendre et cousin le duc de Nevers, né Gonzague, est le meilleur prétendant à la succession. Louis XIII lui apporte son appui pour renforcer ses positions en Italie du Nord et faire pièce aux Espagnols. (Ducini 2001)

 

1628

 

Janvier 1628

 

Empire. Occupation du Jutland par les armées impériales. (Bogdan 1997)

 

EmpireWallenstein est nommé duc de Mecklembourg. (Bogdan 1997)

 

Février 1628

 

Alsace. A Haguenau, les protestants doivent abjurer leur foi ou quitter la ville. (Kintz 2017)

 

Mars 1628

 

France. Achèvement de la digue encerclant complètement La Rochelle du côté de la mer. (Garnier 2004)

 

19 mars 1628

 

Alsace. La ville de Strasbourg sollicite le soutien de l’Electeur de Saxe auprès de Ferdinand II le priant de ne pas inquiéter la ville dans la restitution des 3 églises (15 décembre 1627). Elle fait observer, que se situant dans une région frontalière, elle devrait bénéficier d’une certaine mansuétude. 

 

Avril 1628

 

Montferrat. Les Espagnols mettent le siège devant Casal, capitale du Montferrat. (Ducini 2001)

 

Mai 1628

 

Empire. La dignité électorale du duc de Bavière qui était viagère devient héréditaire. Le Haut-Palatinat est incorporé à titre définitif à la Bavière. (Bogdan 1997)

 

1er mai 1628

 

France. Arrivée de l’amiral anglais Denbick à la tête d’une flotte de 50 navires et 40 transports pour ravitailler La Rochelle. (Garnier 2004)

 

18 mai 1628

 

France. N’ayant pu entrer dans le port de La Rochelle, l’amiral anglais Denbick rentre en Angleterre. Il n’a pu ravitailler la ville. (Garnier 2004)

 

20 juillet 1628

 

Alsace. Concernant Strasbourg, l’empereur Ferdinand II réaffirme son mandement du 15 décembre 1627. (Kintz 2017)

 

23 août 1628

 

Angleterre. Assassinat du duc de Buckingham victime d’une vengeance. (Ducini 2001)

 

28 septembre 1628

 

France. Nouvelle tentative anglaise pour ravitailler La Rochelle. L’amiral Lindsay se présente avec 140 navires transportant 6.000 hommes. Il mouille à Chef-de-Baye. (Garnier 2004)

 

Octobre 1628

 

Empire. Une commission prépare un édit de Restitution qui est soumis au Conseil privé et aux Princes-Electeurs catholiques. Cet édit est publié le 28 mars 1629. (Bogdan 1997)

 

3 octobre 1628

 

France. Malgré l’utilisation de brûlots, échec d’une tentative anglaise pour forcer le blocus de La Rochelle.(Garnier 2004 ; Ducini 2001)

 

4 octobre 1628

 

France. Malgré l’utilisation de brûlots, échec d’une tentative anglaise pour forcer le blocus de La Rochelle.(Garnier 2004)

 

5 octobre 1628

 

France. Malgré l’utilisation de brûlots, échec d’une tentative anglaise pour forcer le blocus de La Rochelle.(Garnier 2004)

 

25 octobre 1628

 

France. Devant ses échecs répétés pour forcer le blocus français de La Rochelle, l’amiral anglais Lindsayrentre en Angleterre. (Garnier 2004)

(Ducini 2001 indique que le retour en Angleterre a lieu le 10 novembre). 

 

28 octobre 1628

 

France. Reddition de La Rochelle aux troupes royales. (Garnier 2004). Richelieu entre dans la ville le lendemain et Louis XIII le 1er novembre. 

Du fait de la dureté du siège qui a duré plus d’un an, la population est passée de 25.000 habitants à 6.000. 

Louis XIII accorde une amnistie générale sauf pour le maire Jean Guiton âme de la résistance et six de ses compagnons. Ils sont interdits de séjour dans leur ville. (Ducini 2001)

 

26 décembre 1628

 

France. Louis XIII libéré de ses problèmes intérieurs décide d’intervenir en Italie du Nord, en particulier de venir en aide à Casal assiégée par les Espagnols depuis le mois d’avril. (Ducini 2001)

 

1629

 

Janvier 1629

 

Empire - Danemark. A Lubeck, début des pourparlers de paix entre Christian IV et Wallenstein.

Lors de l’élaboration des clauses du traité, Wallenstein fit preuve d’une extrême modération car il craignait une éventuelle alliance entre le Danemark et la Suède. (Bogdan 1997)

 

France. Avis au roi de Richelieu. 

Il s’agit d’un document dans lequel Richelieu expose sa vision de la politique extérieure de la France. 

« L’objectif essentiel était d’assurer militairement la sécurité des frontières du royaume et de protéger les petits Etats d’Allemagne et d’Italie, voisins de la France et de leur porter secours au cas où ils seraient menacés par un quelconque agresseur. A cet effet il fallait à la fois tenir solidement la frontière des Alpes pour s’assurer un accès à l’Italie du Nord où la présence espagnole dans le Milanais et autrichienne dans le Trentin pouvaient menacer la sécurité de la France et également contrôler la route de l’est, qui, par le duché de Lorraine et l’Alsace, conduisait au Rhin, voie d’accès naturelle à l’Allemagne. » (Bogdan 1997)

 

6 mars 1629

 

Empire. A Vienne, publication par l’empereur Ferdinand II, d’un édit impérial ordonnant la restitution à l’Eglise catholique de tous les biens acquis depuis 1555 par les princes, seigneurs et villes impériales de la confession d’Augsbourg. (Ducini 2001 ; Kintz 2017)

 

Italie. Louis XIII qui a réuni une armée de 23.000 fantassins et 3.000 cavaliers force le Pas-de-Suze en bousculant les Savoyards. (Ducini 2001)

 

16 mars 1629

 

Italie. Devant la menace française qui se précise, les Espagnols lèvent le siège de Casal. (Ducini 2001)

 

28 mars 1629.

 

Empire. Publication de l’Edit de Restitution par l’empereur Ferdinand II. 

Il se situe dans le cadre de la Paix d’Augsbourg de 1555. « Rien n’était modifié en ce qui concerne la liberté religieuse des Princes et des villes libres, sur la base du principe « cujus Regio, ejus Regio, à cette différence près, et elle et de taille, que le principe était également étendu aux principautés ecclésiastiques, de même si le catholicisme et le luthéranisme étaient officiellement reconnus, le calvinisme et les autres sectes « extrémistes » étaient exclus de la paix religieuse (…) Tous les biens ecclésiastiques, évêchés,, bénéfices, abbayes et autres domaines dépendants d’un prince ou directement de l’Empereur et qui avaient appartenus à l’Eglise avant 1552, devaient être rendus à l’Eglise. » Cela concernait deux archevêchés, une dizaine d’évêchés, et une bonne centaine d’abbayes et de bénéfices. (Bogdan 1997)

 

2 mai 1629

 

Alsace. Publication à Strasbourg de l’édit impérial du 6 mars. (Kintz 2017)

 

15 mai 1629

 

Alsace. Le Magistrat de Strasbourg adresse à l’empereur une « déclaration additionnelle » lui demandant de retirer l’édit du 6 mars. (Kintz 2017) 

 

31 mai 1629

 

France. Prise de Privas par Louis XIII après une semaine de siège. (Ducini 2001)

 

7 juin 1629

 

Empire - Danemark. Signature du traité de Lubeck entre Christian IV de Danemark et l’empereur Ferdinand II.

Christian IV conserve toutes ses possessions patrimoniales y compris le Holstein, à condition qu’il renonce aux évêchés allemands qu’il ambitionnait pour son fils. Aucune indemnité de guerre n’était exigée. 

Wallenstein fut critiqué pour sa modération. (Bogdan 1997 ; Ducini 2001)

(Kintz 2017 donne la date du 22 mai)

 

28 juin 1629

 

France. Signature de l’édit de grâce de Nîmes dit « paix d’Ales » qui met fin aux révoltes protestantes. 

L’édit de Nantes de 1598 est confirmé pour ce qui est du respect de la Religion Prétendument Réformée. 

Par contre les places fortes sont retirées aux protestants qui perdent leur statut politique privilégié. Les fortifications de 38 villes sont démantelées dont celles de La Rochelle. 

La liberté de culte catholique est restaurée dans les provinces où dominent les protestants. (Ducini 2001)

 

20 juillet 1629

 

Amériques. Capitulation de Champlain devant les Anglais qui prennent Québec. La ville sera rendue à la France en 1632. (Ducini 2001)

 

14 septembre 1629

 

France. Un conflit éclate entre la mère de Louis XIII, Marie de Médicis et Richelieu. La reine soutien le parti dévot qui s’oppose à sa politique offensive en Europe. Mais Richelieu est soutenu par Louis XIII. (Ducini 2001)

 

26 septembre 1629

 

France - Suède - Pologne. Une mission française dirigée par Charnacé, aboutit à une trêve de 6 ans entre le roi de Suède Gustave Adolphe qui garde la Livonie et plusieurs places de Prusse et Sigismond III Vasa qui est définitivement reconnu roi de Pologne. Il récupère aussi Mitau. (Ducini 2001)

 

21 novembre 1629

 

FranceRichelieu est nommé « principal ministre d’Etat » par Louis XIII. Par ailleurs, il est fait duc et pair le 26 novembre. (Ducini 2001)

 

Décembre 1629

 

Empire. Malgré la paix, Wallenstein continue à recruter des mercenaires. Son armée atteint 129.000 hommes dont 18.000 cavaliers. Non seulement les soldats pèsent de plus en plus sur les finances de l’Empire, mais ses troupes stationnées en Allemagne du Nord et du Centre se livrent à de nombreuses réquisitions et pillages, ce qui soulève de nombreuses protestations de la part des seigneurs tant catholiques que protestants. 

Tous étaient unanimes pour exiger de l’empereur sa destitution. Ils étaient par ailleurs encouragés par le Père Joseph et les agents français qui considéraient que Wallenstein était dangereux pour les intérêts français. 

« En éliminant le meilleur général de l’empereur, on permettait à la Suède d’avoir les mains libres en Allemagne du Nord. » 

Le nouveau Prince-Electeur de Mayence, l’archevêque Anselm-Casimir von Wambold, convoque donc une réunion des membres de la Ligue catholique pour débattre de son cas. 

Wambold se lance dans un violent réquisitoire contre Wallenstein et réclame son renvoi. 

En tant qu’archichancelier de l’Empire, il invite ensuite les Princes-Electeurs à se réunir à Ratisbonne pour arracher à Ferdinand II la destitution de Wallenstein. (Bogdan 1997) 

 

29 décembre 1629

 

France. Départ de Richelieu pour l’Italie du Nord. (Ducini 2001)

 

1630

 

Mai 1630

 

Lorraine. Prise, par les troupes impériales, de Vic et Moyenvic, possessions de l’évêché de Metz mais sous protection française. (Martino 2009)

 

3 juillet 1630

 

Empire. 1ere réunion de la Diète à Ratisbonne.

Ferdinand II veut profiter de cette occasion pour faire élire « roi des Romains », son fils et héritier l’archiduc Ferdinand-Ernest âgé de 22 ans. Seuls les Electeurs étaient présents, les Electeurs protestants n’étant que représentés. (Bogdan 1997)

 

6 juillet 1630

 

Suède. Débarquement, dans l’île d’Usedom à l’embouchure de l’Oder, du roi de Suède Gustave-Adolphe à la tête de 15.000 hommes transportés par 200 navires. (Bogdan 1997)

(Kintz 2017 cite aussi l’île de Rugen et Pennemunde)

 

13 août 1630.

 

Empire. A la Diète de Ratisbonne, après avoir consulté son entourage peu favorable à Wallenstein,l’empereur Ferdinand II annonce son intention de procéder à une réorganisation du commandement de l’armée. (Bogdan 1997)

 

24 août 1630

 

EmpireWallenstein est informé qu’il est démis de ses fonctions, mais aussi que les Electeurs ne le reconnaissent pas comme Prince-Electeur, ni comme duc de Mecklembourg. Il ne réagit pas et se retire dans ses terres de Bohême.

« Désormais, Wallenstein se considérait comme délié de son serment de fidélité à l’empereur et libre d’agir au mieux de ses intérêts, et il n’allait pas s’en priver. » Bogdan 1997)

 

22 octobre 1630

 

Empire. Arrêté impérial qui condamne la ville de Nuremberg dont l’administration est aux mains de magistrats protestants qui refusent d’accorder la liberté de culte. (Bogdan 1997)

 

25 octobre 1630

 

Empire. A l’occasion de la Diète de Ratisbonne, l’Empereur Ferdinand II conclut un accord avec le Père Joseph et les diplomates français concernant la succession de Mantoue.

Mais Richelieu estimant cet accord trop favorable à Ferdinand II refuse de le ratifier. (Bogdan 1997)

 

Novembre 1630

 

Empire. Début du blocus de la ville de Magdebourg par les troupes impériales. (Bogdan 1997) 

 

1631

 

23 janvier 1631

 

France - Suède. Traité de Bärwalde. 

La France s’engage à fournir annuellement un million de livres à la Suède pendant 5 ans à partir du 1er mars 1631. 

Cette somme doit servir à entretenir une armée de 36.000 hommes pour lutter contre l’empereur. 

Gustave-Adolphe prend l’engagement de ne pas attaquer les possessions du duc de Bavière, ni celles des princes de la Ligue catholique aussi longtemps que ceux-ci resteraient neutres. Il s’engage également à maintenir le culte catholique là où il se pratiquait. (Bogdan 1997)

 

28 janvier 1631

 

Alsace. Les strasbourgeois refusent de restituer les biens ecclésiastiques au chapitre cathédral. (Kintz 2017)

 

28 mars 1631

 

Empire. A Leipzig fin d’une assemblée générale des protestants qui avait été convoquée par l’Electeur Jean-Georges de Saxe. Elle publie un manifeste qui dénonce : 

  • Les atteintes aux libertés et privilèges commises par les commissaires impériaux. 

  • Les interventions étrangères. 

  • L’Edit de restitution. 

  • Les tentatives de recatholicisation. 

Mais dans leur immense majorité les princes et les villes libres d’empire protestantes proclamaient leur fidélité à l’empereur et se déclaraient prêts à le soutenir contre toutes les interventions étrangères si Ferdinand II renonçait à l’édit de Restitution. 

Seuls Bernard de Saxe Weimar, le duc de Poméranie, les représentants de Magdebourg et l’Electeur Palatin prirent ouvertement position en faveur de l’alliance avec la Suède. (Bogdan 1997) 

 

Avril 1631

 

Alsace. Les strasbourgeois refusent de verser une contribution de guerre à l’empereur. (Kintz 2017)

 

3 avril 1631

 

Empire. Début du siège de Magdebourg par les troupes impériales dirigées par Tilly et le comte de Pappenheim. (Bogdan 1997) 

 

10 avril 1631

 

Empire. Les troupes impériales dirigées par Tilly prennent une partie des redoutes qui défendent Magdebourg. (Bogdan 1997)

 

11 avril 1631

 

Empire. Toutes les défenses extérieures de Magdebourg sont aux mains des troupes impériales. (Bogdan 1997)

 

12 avril 1631

 

Empire. Manifeste de Leipzig.

Réunion des princes et des représentants des villes protestants. Ils publient un manifeste dans lequel ils déclarent décider de lever une armée pour défendre « les lois fondamentales, la constitution impériale et les libertés germaniques des Etats protestants. » et résister à toute agression. 

La défense des libertés religieuses scelle l’unité des princes et des villes hostiles à l’absolutisme habsbourgeois. (Kintz 2017)

 

13 avril 1631

 

Empire. Prise de Francfort-sur-l’Oder et de Kustrin par Gustave-Adolphe de Suède. (Bogdan 1997)

 

26 avril 1631

 

Traité de Chérasco. 

L’Empereur Ferdinand II reconnait Charles de Gonzague comme duc de Mantoue et de Montferrat.

Charles accepte de céder au duc de Savoie une partie du Montferrat.

La Savoie donne la forteresse de Pignerol à la France. (Bogdan 1997)

 

1er - 2 mai 1631

 

Empire. A la demande du colonel Falkenberg qui dirige la défense de Magdebourg, le faubourg de Sudenbourg est incendié pour mieux assurer la défense de la ville. (Bogdan 1997)

 

4 mai 1631

 

Empire. Magdebourg. Tilly fait parvenir au colonel Falkenberg et à Christian-Guillaume de Brandebourg, un ultimatum pour éviter « une boucherie inévitable ». Pour redonner de l’espoir aux habitants, le colonel Falkenberg annonce l’arrivée imminente de l’armée de Gustave-Adolphe. (Bogdan 1997)

 

8 mai 1631

 

Empire. Traité de Munich. 

Il s’agit d’un traité d’alliance défensive pour une durée de 8 ans, entre la France et le duc de Bavière, qui promet de ne pas aider ceux qui s’attaqueraient aux possessions de l’autre. (Bogdan 1997)

 

17 mai 1631

 

Empire. Magdebourg. Tilly lance aux habitants, l’ultimatum de la dernière chance. 

Alors que les magistrats de la ville sont pour la reddition, le colonel Falkenberg met tout en oeuvre pour retarder celle ci. (Bogdan 1997)

 

20 mai 1631

 

EmpireMagdebourg. Au matin, assaut général des troupes impériales contre la ville qui est prise en quelques heures. 

Tous les défenseurs et une grande partie des habitants sont massacrés. La ville est pillée puis incendiée durant plusieurs jours (jusqu’au 24 mai). 

« Tilly, malgré tous les efforts qu’il déploya, ne put ramener ses troupes à la raison et à l’obéissance. » 

Pour beaucoup d’historiens, il semble que le chiffe de 25.000 victimes soit le plus raisonnable. Les pertes impériales sont de l’ordre de 300 morts et 1600 blessés. 

Il faudra attendre le XIXe siècle pour que la ville retrouve l’importance qu’elle avait avant sa destruction. (Bogdan 1997)

 

22 mai 1631

 

Empire. Entrée de Tilly et de son état-major dans Magdebourg. (Bogdan 1997) 

 

Juillet 1631

 

Alsace. Devant la menace de Bernard de Saxe Weimar qui dirige ses troupes vers l’Alsace, le secrétaire du Conseil des Quinze de StrasbourgGlaser est envoyé à Paris pour obtenir une aide française pour mettre la ville en état de défense. 

Richelieu se contente de promettre que si Strasbourg était attaquée la France viendrait à son secours. (Bogdan 1997) 

 

11 septembre 1631

 

Empire. L’Electeur Jean Georges de Saxe rallie le camp suédois « tant que durerait les circonstances critiques. » 

Il s’engage à fournir un contingent de 18.000 hommes à l’armée suédoise. (Bogdan 1997) 

 

17 septembre 1631

 

Empire. Bataille de Breitenfield à une vingtaine de km au nord-ouest de Leipzig. 

Gustave-Adolphe aligne 40.000 hommes et une puissante artillerie, alors que Tilly ne peut aligner que seulement 31.000 hommes dont une partie arrive épuisée d’Italie. 

Tilly vaincu laisse 7000 tués et blessés, 9000 prisonniers et toute son artillerie. (Bogdan 1997) 

 

2 octobre 1631

 

Empire. Occupation d’Erfurt, capitale de la Thuringe par Gustave Adolphe de Suède. (Bogdan 1997 ; (Kintz 2017)

 

14 octobre 1631

 

Empire. Prise de Wurzbourg par Gustave-Adolphe. (Bogdan 1997) 

(Kintz 2017 donne la date du 15 octobre)

 

25 octobre 1631

 

Alsace. Arrivée à Strasbourg de Marx von Rehlingen envoyé du roi de Suède Gustave-Adolphe.

Il a pour mission de convaincre les Etats d’Alsace d’abandonner leur politique de neutralité et d’apporter leur soutien au roi de Suède. (Kintz 2017)

 

30 octobre 1631

 

Empire. Reprise de Rothenburg par Tilly. (Bogdan 1997) 

 

15 novembre 1631

 

Empire. Bohême. Entrée des troupes de l’Electeur de Saxe, dirigées par le général Armin à Prague. Elles n’ont rencontré qu’une faible résistance. (Bogdan 1997) 

 

27 novembre 1631

 

Empire. Capitulation de Francfort devant Gustave Adolphe. (Kintz 2017)

 

Décembre 1631

 

EmpireL’archevêque de Trèves et évêque de Spire accepte un accord de protection avec la France. (Kintz 2017)

 

Alsace. Arrivée à Strasbourg de Nicolas Maguin représentant de Richelieu. Il a pour mission d’obtenir le droit de passage sur le Rhin pour les troupes françaises ainsi que des provisions et des munitions pour l’armée en cantonnement en Lorraine. (Kintz 2017)

 

3 décembre 1631

 

Alsace. Le Magistrat de Strasbourg « tout en reconnaissant qu’il voyait dans le monarque (suédois) un protecteur, une sauvegarde et un patron de la liberté évangélique et de la liberté allemande qu’il reconnaissait de tout coeur, vénérait et honorait » repousse les offres suédoises du 25 octobre. » (Kintz 2017)

 

9 décembre 1631

 

Empire. Rencontre entre le prince Eggenberg directeur du Conseil privé de Ferdinand II et Wallenstein.

Ce dernier promet de reprendre son commandement pour trois mois, le temps de réorganiser l’armée impériale. (Bogdan 1997) 

 

20 décembre 1631

 

Empire.

  • Capitulation de Mayence devant Gustave Adolphe (Kintz 2017)

  • Prise de Heilbronn par Gustave Horn (Kintz 2017)

 

27 décembre 1631

 

Lorraine. Reprise par surprise par les troupes françaises de Moyenvic. (Martino 2009)

 

1632

 

Janvier 1632

 

Alsace. « Entrée en Alsace d’éléments militaires incontrôlés théoriquement rattachés à l’armée impériale ou à celle du duc de Lorraine, mais qui, le plus souvent, opéraient pour leur propre compte sous l’autorité de chefs de fortune, et dont la motivation essentielle était le pillage et la rechercher de butin. » (Bogdan 1997) 

 

Alsace. Lettre du Magistrat de Mulhouse aux habitants de Bâle. « Nous n’avons pas lieu de nous effrayer de ‘arrivée en ces pays du roi de France ou de Suède, nous devons plutôt souhaiter de les voir bientôt pour la délivrance des tourments causés par l’Autriche. » (Kintz 2017)

 

Alsace. L’envoyé du roi de Suède Gustave Adolphe à Strasbourg, Marx von Rehlingen quitte la ville. (Kintz 2017)

 

3 janvier 1632

 

France. Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, épouse en secret Marguerite de Lorraine soeur de Charles IV. (Martino 2009)

 

6 janvier 1632

 

France / Lorraine. Signature du traité de Vic entre la France et la Lorraine. 

Charles IV :

  • Ne peut choisir librement ses alliances et doit au préalable en référer à la France.

  • Il ne doit pas se liguer avec les Espagnols ou les Impériaux. 

  • Les troupes françaises obtiennent un droit repassage avec fourniture de vivres au cas où elles se rendent dans l’Empire. 

  • La place forte de Marsal est laissée en gage aux Français. (Martino 2009)

 

Février 1632

 

Alsace. Arrivée à Strasbourg de Melchior de l’Isle qui vient proposer une alliance avec la France. (Kintz 2017)

 

Mars 1632

 

Empire. Le roi de Suède Gustav-Adolphe quitte ses quartiers d’hiver près de Mayence et se dirige vers Nuremberg et Augsbourg. (Kintz 2017)

 

1er mars 1632

 

Alsace. Nicolas Maguin, représentant de Richelieu de retour à Strasbourg est reçu par les autorités de la ville. Il déclare que les strasbourgeois devaient « plus que jamais conserver leur liberté sans l’engager aucunement et témoigner par écrit et par députés à sa majesté qu’ils demeurent et demeureront fermes et stables à son service, comme ils ont fait du passé qu’honorant le roi de Suède comme ils font, ils protestent de garder à Sa Majesté le rang et la dignité dans leurs coeurs et en leurs affaires, telle qui lui appartient et à sa couronne, sans y vouloir aucunement déroger ni souffrir y être dérogé. » 

« Ces propositions auraient permis à la cour de France de surveiller la diplomatie de la ville. » (Kintz 2017)

 

7 mars 1632

 

Alsace. Le roi de Suède Gustave Adolphe propose une alliance à Strasbourg qui recruterait plusieurs milliers de mercenaires pour lui permettre d’attaquer Brisach et de pénétrer en Franche-Comté. Jugée trop contraignante, cette proposition est rejetée. (Kintz 2017)

 

14 mars 1632

 

Alsace. Le roi de Suède Gustave Adolphe nomme Josias Glaser, commissaire de sa Majesté suédoise en Alsace et son résident à Strasbourg. (Kintz 2017) 

 

17 mars 1632

 

Alsace. Occupation de Brumath et de Haguenau par les troupes impériales. (Kintz 2017)

 

21 mars 1632

 

Alsace. Occupation de Wissembourg par les troupes impériales. La ville est pillée. (Kintz 2017)

 

27 mars 1632

 

Alsace. Josias Glaser, présente aux autorités de Strasbourg le projet « d’une entente libre et nullement compromettante. » Mais elle aurait obligé la ville à verser des subsides, livrer de l’armement et des provisions, lever des mercenaires, accorder le libre passage du pont du Rhin et secourir le margrave de Baden-Durlach. (Kintz 2017)

 

31 mars 1632

 

Empire. Entrée de Gustave-Adolphe à Nuremberg. (Bogdan 1997) 

 

5 avril 1632

 

Empire. Début du siège de Donauworth mené par l’armée suédoise de Gustave-Adolphe. (Bogdan 1997) 

 

Alsace. A Strasbourg, échec du représentant de Louis XIIILa Grange aux Ormes chargé de convaincre la ville d’entrer dans une alliance avec la France. (Kintz 2017)

 

6 avril 1632

 

Empire. Reddition de Donauworth, ce qui permet à Gustave-Adolphe de franchir le Danube et de se diriger vers Munich. (Bogdan 1997) 

 

9 avril 1632

 

Empire. Renouvellement de l’accord de protection entre l’archevêque de Trèves et évêque de Spire et la France.

Les Français s’engagent à chasser les armées qui occuperaient les territoires de l’archevêché de Trèves et du diocèse de Spire lorsque les forteresses d’Ehrenbreisten et de Philippsbourg qui surveillaient la voie fluviale du Rhin seraient entre leurs mains et qu’ils en auraient la garde. (Kintz 2017)

 

13 avril 1632

 

Empire. A Gollersdorf, rencontre entre le prince Eggenberg envoyé de l’empereur Ferdinand II et Wallenstein. Ce dernier obtient :

  • Les pleins pouvoirs pour recruter des soldats mais aussi nommer des officiers.

  • Le pouvoir de négocier une éventuelle paix avec la Saxe. 

  • Le titre de généralissime. Ce titre « renforçait singulièrement la position de Wallenstein face à l’empereur Ferdinand II qui devenait ainsi son obligé, ce qui ne pouvait marquer à plus ou moins brève échéance de créer des tensions dans les relations entre les deux hommes, tant étaient encore profondes les traces des blessures liées à leur rupture de 1630. » (Bogdan 1997) 

 

14 avril 1632

 

Empire. Tilly déploie ses troupes à hauteur du confluent entre le Danube et le Lech à hauteur du village de Rain, face aux Suédois qui ont pris position sur les hauteurs dominant la rive gauche. Un violent bombardement croisé commence. (Bogdan 1997) 

(Kintz 2017 donne la date du 4 avril)

 

15 avril 1632

 

Empire. Malgré les bombardements, des pionniers finlandais réussissent à jeter un pont sommaire sur la Lech, qui permet aux soldats suédois de franchir la rivière. 

Tilly qui effectue une reconnaissance est grièvement blessé. 

Pressé par ses officiers, le duc Maximilien de Bavière ordonne le repli de l’armée impériale. (Bogdan 1997) 

 

20 avril 1632

 

Alsace. Prise de Lichtenau par des mercenaires impériaux. La ville est incendiée. (Kintz 2017)

 

29 avril 1632

 

Empire. Début du siège d’Ingolstadt par le roi Gustave-Adolphe.

Mais voyant la résistante de la ville qui risquait d’immobiliser ses troupes pour longtemps, Gustave-Adolphepréfère lever le siège pour aller porter la guerre au coeur de la Bavière. 

 

30 avril 1632

 

Empire. Décès du général Tilly à l’âge de 73 ans. Il est inhumé à la collégiale d’Altotting. (Bogdan 1997) 

 

Mai 1632

 

Empire. Prise de LandshutMoosburg et Freising par les Suédois. (Bogdan 1997) 

 

Empire. Installation d’une garnison française à Coblence. (Bogdan 1997)

 

17 mai 1632

 

Empire. Bavière. Entrée du roi Gustave-Adolphe et de Frédéric V à Munich. Peu avant, la municipalité à réussi à négocier la protection de la ville du pillage contre une indemnité de 250.000 thalers. 

Par contre les Suédois s’emparent d’un important stock d’armes et de munitions. 

« Seuls les paysans de Bavière aux prises avec les exactions de la soldatesque suédoise opposèrent une résistance de tous les instants obligeant ainsi le commandement suédois à mettre en place un important dispositif de sécurité sur les principaux axes de circulation. » (Bogdan 1997 ; Kintz 2017)

 

Juin 1632

 

Empire. Installation d’une garnison française à Ehrentbreitstein face à Coblence. (Bogdan 1997)

 

Empire. Réunion d’une diète par l’archiduc Léopold pour organiser la défense de la Haute-Alsace. (Kintz 2017) 

 

Lorraine. Charles IV ne respectant pas ses engagements du traité de Vic, la France déclenche une nouvelle campagne militaire contre lui. (Martino 2009)

 

5 juin 1632

 

Alsace. Signature d’un traité entre la ville de Strasbourg et le roi de Suède Gustave Adolphe qui s’engage à défendre la ville durant la durée de la guerre, à lui assurer le maintien de ses privilèges. Il est reconnu comme défenseur et protecteur des libertés germaniques et lui accorde le libre passage du pont du Rhin et le droit de lever des troupes. La ville accepte de lui fournir des munitions, de ne conclure aucune alliance sauf avec la France. 

Par contre la ville refuse d’entreprendre des travaux de fortifications, d’augmenter les effectifs de la garnison et d’en confier le commandement à un officier suédois. (Kintz 2017)

 

7 juin 1632

 

Alsace. Les 300 échevins de Strasbourg ratifient à l’unanimité le traité d’alliance qui « faisait sortir Strasbourg de la neutralité observée durant plus de dix ans. » (Kintz 2017)

 

11 juin 1632

 

Empire. Le duc de Bavière avec ce qu’il lui reste de troupes rejoint Wallenstein à son QG d’Eger en Bohême occidentale. (Bogdan 1997) 

 

21 juin 1632

 

Lorraine. Reddition de Bar-le-Duc aux troupes françaises. (Martino 2009) 

 

France / Lorraine. Traité de Liverdun entre la France et la Lorraine. 

  • Les clauses du traité de Vic sont rappelées. 

  • La France rend le Barrois occupé et ses trois villes majeures. 

  • Strenay, Dun et Jametz sont cédées à la France pour 4 ans. 

  • Le bailliage de Clermont-en-Argonne est annexé au royaume de France. (Martino 2009)

 

11 juillet 1632

 

EmpireWallenstein qui a repris l’offensive avec une armée de 60.000 hommes se présente devant Nuremberg occupé par les Suédois. 

Il s’installe dans l’Alte Feste ancienne forteresse située sur les hauteurs ouest de la ville. (Bogdan 1997) 

 

Alsace. Les autorités de Strasbourg concluent une alliance militaire offensive et défensive avec le représentant du roi de Suède Gustave Adolphe. (Bogdan 1997) 

 

17 juillet 1632

 

Alsace. Décès du maréchal d’Effiat des suites d’une fièvre, à la Petite Pierre. (Kintz 2017)

 

Août 1632

 

Alsace. Abandon de Philippsbourg par les armées impériales. (Kintz 2017)

 

30 août 1632

 

Alsace. Evacuation d’Haguenau par l’armée impériale. (Kintz 2017)

 

31 août 1632

 

Alsace. Les forces suédoises commandées par le général Horn pénètrent en Alsace par le pont de Kehlface à Strasbourg. (Bogdan 1997 ; Kintz 2017)

 

8 septembre 1632

 

AlsaceGustave Horn demande l’installation d’une garnison suédoise à Haguenau. Refus de la ville. (Kintz 2017)

 

12 septembre 1632

 

Alsace. Prise d’Offenbourg par le duc de Wurtemberg aidé par les Suédois de Gustave Horn. (Kintz 2017)

 

13 septembre 1632

 

Empire. Décès de l’archiduc Léopold. (Kintz 2017)

 

Alsace. Haguenau refuse une nouvelle fois d’accueillir une garnison suédoise. (Kintz 2017)

 

19 septembre 1632

 

Alsace. Arrivée de cavaliers suédois devant la ville de Benfeld. Il s’agit de la ville la mieux fortifiée d’Alsace après Strasbourg et elle compte une garnison de 800 fantassins et 200 cavaliers, dirigés par Zorn von Burlach qui refuse d’ouvrir les portes. (Kintz 2017)

 

Octobre 1632

 

Empire. Malgré une armée de 100.000 hommes et des combats incessants autour de l’Alte Feste, Gustave Adolphe ne pouvant prendre le dessus sur Wallenstein abandonne Nuremberg et se dirige vers le nord pour arrêter la marche d’une autre armée impériale dirigée par le comte de HolkWallenstein le suit à distance. (Bogdan 1997) 

 

5 octobre 1632

 

Alsace. Incendie de la basilique d’Ebermunster par les Suédois. Auparavant ils s’étaient emparés d’Obernai,Rosheim et Erstein. (Kintz 2017)

 

18 octobre 1632

 

AlsaceHaguenau, pour la troisième fois, refuse d’accueillir une garnison suédoise, cette fois à la demande du Rhingrave Otto Ludwig. (Kintz 2017)

 

22 octobre 1632

 

Alsace. Echec d’une double manoeuvre des troupes impériales et épiscopales pour délivrer Benfeld. (Kintz 2017)

 

Novembre 1632

 

Alsace. Prise de Marckolsheim par le rhingrave Otto Ludwig. Une partie de la garnison est exécutée. (Kintz 2017)

 

1er novembre 1632

 

Empire. Prise de Leipzig par le comte de Holk. (Bogdan 1997) 

 

7 novembre 1632

 

Alsace. Les Suédois posent des mines sous les murailles de Benfeld. (Kintz 2017)

 

8 novembre 1632

 

Alsace. Zorn von Burlach signe la capitulation de Benfeld.

  • Les mercenaires recrutés par l’évêché peuvent regagner Saverne et ceux dépendant de l’Empire, Brisach. Mais un régiment passe du côté des vainqueurs. 

  • 20 canons de bronze et de nombreuses munitions sont saisies. 

  • Les bourgeois et les ecclésiastiques conservent leurs privilèges. 

  • La ville restera aux mains des Suédois jusqu’en 1650. (Kintz 2017)

 

13 novembre 1632

 

Alsace. Prise de Châtenois et d’Epfig par le rhingrave Otto Ludwig. Tous ceux qui ont été pris les armes à la main sont exécutés. (Kintz 2017)

 

14 novembre 1632

 

Alsace. Prise de Mutzig par les Suédois. (Kintz 2017)

 

15 novembre 1632

 

Alsace. Occupation de Guémar par les mercenaires du rhingrave qui ont franchi le landgraben. (Kintz 2017)

 

16 novembre 1632

 

Empire. Bataille de Lutzen.

L’armée impériale de Wallenstein forte seulement de moins de 20.000 hommes subit une lourde défaite face à l’armée de Gustave-Adolphe qui est lui même tué dans les combats. 

Du côté impérial Pappenheim est lui aussi tué. 

A la suite de cette défaite, Wallenstein évacue la Saxe et va prendre ses quartiers d’hiver en Bohême. (Bogdan 1997) 

Après la mort de Gustave-Adolphe, le comte Axel Oxenstierna, chancelier et président du conseil de régence, confie l’armée suédoise à 4 généraux :

  • Gustave Horn.

  • Johann Gustavs Banner.

  • Bernard de Saxe-Weimar.

  • Wilhelm de Hesse-Cassel. (Kintz 2017)

 

Alsace. Prise de Molsheim par les Suédois. (Kintz 2017)

 

17 novembre 1632

 

Alsace. Prise d’Eguisheim par les troupes du Rhingrave. Auparavant ce sont les citées de Ribeauvillé,RiquewihrKaysersbergTurckheim, IngersheimKientzheim qui avaient été soumises. (Kintz 2017)

 

19 novembre 1632

 

Alsace. Le Rhingrave Otto Ludwig demande à la ville de Colmar d’ouvrir ses portes. La garnison de la ville se compose de 600 mercenaires sous les ordres du colonel Vernier et d’une milice de 600 hommes. (Kintz 2017)

 

20 novembre 1632

 

Alsace. Le Suédois Gustave Horn somme la ville de Sélestat de se rendre. Elle est défendue par une garnison de 600 fantassins et 200 cavaliers. (Kintz 2017)

 

21 novembre 1632

 

Alsace. Prise de Rouffach et de Wettolsheim par les troupes du Rhingrave. (Kintz 2017)

 

22 novembre 1632

 

Alsace. Echec d’une tentative de sortie de la garnison de Sélestat. (Kintz 2017)

 

25 novembre 1632

 

AlsaceBataille de Wittenheim. Le margrave de Bade qui a conçu une offensive contre le Suédois voit un de ses détachements surpris et battu par le Rhingrave Otto Ludwig. Cette victoire permet aux Suédois de s’établir en Haute-Alsace. (Kintz 2017)

 

29 novembre 1632

 

Empire. Décès de l’Electeur Palatin Frédéric V. (Bogdan 1997) 

 

30 novembre 1632

 

Alsace. Le margrave de Bade regagne Brisach. (Kintz 2017)

 

6 décembre 1632

 

Alsace. Les conseillers d’Ensisheim acceptent les conditions d’une reddition aux Suédois. (Kintz 2017)

 

12 décembre 1632

 

Alsace. Capitulation de Sélestat. Une partie de la garnison est autorisée à rejoindre Brisach, l’autre partie rejoint les Suédois. 

La liberté religieuse est garantie aux habitants, mais ceux-ci doivent verser une rançon de 20.000 rixdales. 

La ville garde des privilèges de juridiction, mais les anciens droits exercés par l’empereur sont attribués au roi et au royaume de Suède. (Kintz 2017)

 

Alsace. Nouveau refus de Colmar de se rendre. Les Suédois incendient les moulins et scieries situés à l’extérieur de la ville. (Kintz 2017)

 

15 décembre 1632

 

Alsace. Gustave Horn signe un acte attribuant à la ville de Strasbourg des possessions de l’Eglise catholique situées à l’intérieur de l’enceinte de la ville « à l’effet de dédommager la ville de Strasbourg des pertes et sacrifices énormes que lui a fait essuyer la ligue papale et de la rémunérer de l’appui fidèle et puissant qu’elle a prêté à la couronne de Suède durant la guerre. » 

Ces biens seront restitués à leurs propriétaires en janvier 1649. (Kintz 2017)

 

Alsace. Occupation d’Ensisheim par les Suédois. (Kintz 2017)

 

19 décembre 1632

 

Alsace. Tumulte de Colmar. 

La veille, le Magistrat avait envoyé un messager auprès de Gustave Horn sans informer le comandant de la place. Informé, celui-ci reproche au Magistrat de se « soumettre sans combat et de manquer de respect à l’égard de l’empereur. »

Mais les tribus des métiers avaient donné leur accord. Les bourgeois réagissent en prenant les armes et en faisant hisser un drapeau blanc sur le clocher de l’église collégiale Saint-Martin et un autre sur les remparts. Les bourgeois prennent le contrôle des portes de la ville et des bagarres éclatent. Il y aura au total une vingtaine de tués et 180 blessés parmi les mercenaires. La capitulation est signée dans la soirée. 

Les causes de ces événements : « La mésentente aurait été forte entre le commandant de la place, qui était venu de loin et ne parlait pas la langue des habitants et les membres du Magistrat et du Conseil, plus enclins à rechercher des contacts avec Gustave Horn. »

Après la signature de la capitulation, la ville est placée sous la protection de la monarchie suédoise, mais elle conserve ses privilèges et libertés politiques. Les libertés religieuses sont rétablies dans leur état de 1626 et l’exercice de la religion est déclaré libre. Le Magistrat et le Conseil sont maintenus dans la ville. 

Les mercenaire ont le choix entre quitter la ville ou intégrer l’armée suédoise. Par contre le colonel Verdier est fait prisonnier. 

De plus la ville de Colmar va obtenir des Suédois un agrandissement de son territoire et des ressources nouvelles : les villages de Riquewihr, Holtzwihr et Soultzbach, la moitié des revenus de l’abbaye deMunster, l’Ortenbourg, le château et les villages dépendants du Haut-Koenigsbourg. Toutes ces donations seront restituées à leurs propriétaires en 1649. (Kintz 2017) 

 

Alsace. Gustave Horn dépêche un détachement de 500 soldats à Haguenau. (Kintz 2017)

 

20 décembre 1632

 

AlsaceGustave Horn installe Friedrich Richard Mockhel à Colmar en qualité de résident du royaume de Suède. (Kintz 2017)

 

21 décembre 1632

 

Alsace. Après consultation des échevins de métiers, les conseillers acceptent l’entrée d’une garnison suédoise dans Haguenau.

La liberté religieuse est proclamée, mais la ville doit verser une contribution hebdomadaire de 200 florins. Les villages du bailliage doivent verser le double. (Kintz 2017)

 

25 décembre 1632

 

Alsace. Décret de Gustave Horn sur les règles à appliquer dans l’administration des villes des Territories occupés. 

Il concerne essentiellement les versements des contributions de guerre, les prélèvent de vivres à transporter dans les dépôts de Benfeld, Sélestat et Colmar, le désarmement des populations à l’exception de Colmar. (Kintz 2017)

 

26 décembre 1632

 

Alsace. Election à Colmar. Le Magistrat, le Conseil et les maitres des tribus sont tous de confession protestante. (Kintz 2017)

 

Alsace. Début du franchissement du Rhin (jusqu’au lendemain) de Gustave Horn à Schoenau. Il dispose de 24 escadrons de cavalerie et 24 compagnies d’infanterie. Il veut se rapprocher de la Souabe pour porter secours au général Banner. (Kintz 2017)

 

27 décembre 1632

 

Alsace. Avant de quitter l’Alsace, Gustave Horn confie le commandement des troupes suédoises pour la région du Rhin supérieur (les deux rives) au Rhingrave Otto Ludwig. (Kintz 2017)

 

30 décembre 1632

 

Alsace. Occupation de Thann par les troupes du Rhingrave. (Kintz 2017)

 

1633

 

1er janvier 1633

 

Alsace. Quittant Belfort à l tête des troupes impériales, le comte Raimondo Montecuccoli se dirige versRemiremont. (Kintz 2017)

 

6 janvier 1633

 

Alsace. Prise de Belfort par les Suédois. (Kintz 2017)

 

9 janvier 1633

 

Espagne. Le comte Olivares présente au Conseil d’Etat espagnol ses vues sur la situation en Europe. 

« C’est le moment de tout terminer, de régler les affaires de l’Empire, d’assurer l’élection du fils de l’Empereur comme roi des Romains, de signer une paix honorable avec les Hollandais, de résoudre le problème de l’Italie, de restaurer la Lorraine, et semer en France la discorde qu’elle méritait tellement. »

Mais s’il considérait une guerre contre la France inévitable, il comptait sur Wallenstein pour mettre fin au conflit en Allemagne. Ensuite, il comptait utiliser son armée contre la France. 

Mais ces plans furent contrariés à la fois parce que Wallenstein était hostile à l’Espagne et par son élimination. (Bogdan 1997) 

 

10 janvier 1633

 

Alsace. Prise du château de Ferrette par des cavaliers suédois sous les ordres de Hartmann von Erlach. (Kintz 2017)

 

15 janvier 1633

 

Alsace. Sous la direction de Ludwig Zorn de Bulach ancien bailli de Benfeld, des soldats déguisés en paysans s’introduisent dans Haguenau. Ils massacrent les gardes aux portes, permettant l’attaque de 1200 fantassins et 140 cavaliers. 

170 soldats suédois sont tués et 150 capturés. (Kintz 2017)

 

31 janvier 1633

 

Alsace. Hartmann von Erlach requiert des paysans pour débroussailler autour du château de Ferrette.(Kintz 2017)

 

1er février 1633

 

Alsace. Révolte des paysans rassemblés par Hartmann von Erlach autour du château de Ferrette. Ce dernier accepte de restituer 1500 rixdales de la somme prélevée comme contribution de guerre. Mais au moment où il allait s’exécuter, la nouvelle de l’incendie du village de Leymen déclenche la révolte. Hartmann von Erlach est massacré. (Kintz 2017)

 

5 février 1633

 

Alsace. Les paysans révoltés s’emparent d’Altkirch (village et château). Ils décident alors de se séparer en deux groupes : 

  • Un groupe qui se dirige pour libérer Landser.

  • Un groupe qui veut libérer Belfort. (Kintz 2017)

 

8 février 1633

 

Alsace. Le premier groupe de paysans révoltés, qui se dirige vers Landser tombe sur une unité de mercenaires (cavalerie et infanterie) à Blotzheim. Les mercenaires incendient le village pour forcer les paysans à sortir du village et les combattre en terrain découvert. Cinq cents paysans sont tués et 825 capturés. (Kintz 2017) 

 

9 février 1633

 

Alsace. Quarante-huit paysans capturés la veille à Blotzheim sont pendus à Hésingue. (Kintz 2017)

 

10 février 1633

 

Alsace. Le Rhingrave, à la tête d’une armée de 10.000 hommes, surprend, près de Belfort, à Vézelois, le deuxième groupe de paysans. Mille cinq cents paysans sont massacrés au cours des combats. (Kintz 2017)

 

14 février 1633

 

Empire. A Prague, exécution de 8 officiers de l’armée de Wallenstein accusés de lâcheté lors de la bataille de Lutzen. (Bogdan 1997) 

 

Mars 1633

 

Empire. Réunion d’Heilbronn. 

Le chancelier Oxenstierna qui dirige la Suède depuis la mort de Gustave-Adolphe, réunit les représentants des quatre cercles favorables à la Suède :

  • Franconie, Souabe, Basse et Haute Alsace.

  • Le duc de Wurtemberg.

  • Les margraves de Bade-Durlach, d’Ansbach et de Kulmbach.

  • Des envoyés de plusieurs villes libres d’Empire protestantes (Francfort-sur-le-Main, Ulm, Strasbourg).

Cette réunion débouche sur la constitution d’une nouvelle ligue protestante qui reprenait à son compte la vieille idée de Gustave-Adolphe visant à créer en Allemagne un corpus evangelicorum destiné à contrecarrer l’influence de l’empereur et du parti catholique. 

Durant cette réunion, le marquis de Feuquières envoyé de Louis XIII renouvelle l’alliance de Barwalde. Moyennant le versement de la somme d’un million de livres, la Suède s’engageait à entretenir en Allemagne une armée de 30.000 hommes et de 6.000 cavaliers. (Bogdan 1997) 

 

14 mars 1633

 

Empire. Parallèlement à la réunion de Heilbronn, à Litomerice, l’Electeur de Saxe et le margrave de Brandebourg, lassés par la guerre, tentent, par l’intermédiaire du landgrave Georges de Hesse-Darmastadt, une ouverture en direction de Ferdinand II.

Les discussions ne donnent pas de résultats. (Bogdan 1997) 

 

23 avril 1633

 

Empire. Accord d’Heilbronn qui précise trois objectifs à atteindre : 

  • Rétablissement de la Constitution du Saint-Empire et de la liberté religieuse.

  • Rétablissement des princes déclarés déchus de leurs possessions. 

  • Satisfaction des revendications suédoises, c’est-à-dire des compensations territoriales, financières et juridiques en faveur de la Suède lors de la paix. (Kintz 2017)

 

29 avril 1633

 

Suède. Le chancelier Oxenstierna confirme la donation de Gustave Horn du 15 décembre 1632 à la ville de Strasbourg. (Kintz 2017)

 

18 juin 1633

 

FranceLouis XIII découvre le mariage secret de son frère Gaston d’Orléans et considère que Charles IV de Lorraine est un traitre. (Martino 2009)

 

Juillet 1633

 

Lorraine. En violation des traités de Liverdun et de Vic, Charles IV va soutenir les Impériaux assiégés par les Suédois dans Haguenau. (Martino 2009)

 

30 juillet 1633

 

France. Le Parlement de Paris, prononce la saisie féodale du Barrois.

  • Parce que Charles IV n’a pas respecté les clauses du traité de Liverdun.

  • Parce que Charles IV n’a toujours pas rendu hommage au roi pour son fief. (Martino 2009)

 

10 août 1633

 

Bataille de Pfaffenhoffen. 

Défaite du duc Charles IV de Lorraine. (Martino 2009)

 

24 août 1633

 

Lorraine. Entrée de Louis XIII et des troupes françaises à Bar-le-Duc. (Bogdan 1997 ; Martino 2009)

 

28 août 1633

 

Lorraine. Occupation de Pont-à-Mousson par les troupes françaises. (Bogdan 1997)

 

31 août 1633

 

Lorraine. Début du siège de Nancy par les troupes françaises. Charles IV est réfugié à Epinal (88). (Martino 2009)

 

6 septembre 1633

 

Lorraine. Reddition de Nancy après négociations. (Martino 2009)

 

20 septembre 1633

 

France / Lorraine. Traité de Charmes entre la France et la Lorraine. 

  • Nancy est remise à la France. 

  • Charles IV doit renoncer à s’allier aux Habsbourg. 

  • Charles IV doit désarmer. 

  • Le duché de Bar demeure saisit tant que l’hommage n’a pas été rendu en bonne et due forme au roi de France. (Martino 2009)

 

24 septembre 1633

 

Lorraine. Départ de la garnison lorraine de Nancy qui est remplacée par une garnison française. Le lendemain entrée de Louis XIII dans la ville. L’espace lorrain est désormais sous contrôle français. (Martino 2009)

 

Novembre 1633

 

Alsace / Suisse. Réunis à Aarau, les délégués des 4 cantons suisses (Bâle, Berne, ZurichSchaffhouse)refusent de prendre Mulhouse sous leur protection affirmant que celle-ci e saurait être efficace. (Kintz 2017)

 

14 novembre 1633

 

Empire. Prise de Ratisbonne par Bernard de Saxe-Weimar après un siège de 10 jours. 

« La chute de Ratisbonne, ville symbole, car c’était là que siégeait traditionnellement la Diète de l’Empire, n’allait pas tarder à provoquer celle de Wallensntein accusé de tous les côtés de ne pas avoir répondu aux demandes de secours formulées par le duc de Bavière. »

Vienne on était persuadé que la passivité de Wallenstein à intervenir à Ratisbonne sur le point de tomber, était un acte délibéré qui s’expliquait par sa rancoeur et sa haine à l’égard du duc de Bavière. (Bogdan 1997) 

 

1634

 

19 janvier 1634

 

Lorraine. Le duc Charles IV renonce brutalement à son pouvoir. Il le remet entre les mains de son frère le cardinal Nicolas François de Lorraine. Il quitte la Lorraine pour continuer à combattre aux côtés des Habsbourg. (Martino 2009)

 

24 janvier 1634

 

Empire. Mathias Gallas qui vient d’être nommé lieutenant-général reçoit pour mission de l’empereur de s’assurer de la personne de Wallenstein au moment qu’il jugera opportun et de l’éliminer physiquement s’il n’y a pas d’autres possibilités. (Bogdan 1997) 

 

Janvier 1634 (fin)

 

Empire. A PilsenWallenstein rassemble ses principaux officiers et exige d’eux un serment d’obéissance. C’est le Pilsener revers. (Bogdan 1997) 

 

17 février 1634

 

Lorraine. A Lunéville, mariage du cardinal-duc Nicolas François (qui n’a prononcé que des voeux mineurs et qui abandonne l’état ecclésiastique) avec sa cousine Claude de Lorraine.

Par ce mariage Nicolas-François assure a couronne de Lorraine et empêche les Français de marier Claudeavec un parti français. (Martino 2009)

 

19 février 1634

 

Empire. Wallenstein qui apprend par ses agents que l’on prépare son élimination cherche à obtenir de ses officiers un nouveau serment d’obéissance. Piccolomini et Gallas font état de leur lettre de commandement et rendent publique l’ordonnance impériale destituant Wallenstein. Lui et ses partisans sont déclarés traitres et mis au ban de l’Empire. 

Wallenstein et quelques fidèles quittent précipitamment Pilsen et vont se réfugier à Eger, où de là, ils pensent pouvoir rejoindre Bernard de Saxe-Weimar et les Suédois. 

Les responsables de la garnison d’Eger sont deux officiers écossais :

  • Le colonel John Gordon.

  • Le major Walter Leslie.

Les deux officiers se mettent d’accord avec le colonel irlandais Walter Butler qui accompagne Wallenstein. (Bogdan 1997) 

 

25-26 février 1634

 

Empire. A Eger, dans la nuit, un complot est ourdi par GordonLeslie et Butler. Il se déroule en deux temps : 

Dans un premier temps les fidèles de WallensteinAdam Tricka, le colonel Illow, le chancelier Niemann, le comte Kinsky, sont invités à un banquet en leur honneur. Durant le repas,, ils sont massacrés par des soldats. 

Dans un deuxième temps, le capitaine irlandais Walter Deveroux, aux ordres de Butler, assassine Wallenstein qui est alité dans une maison de la ville. 

Pour de nombreux historiens  « ce que recherchait avant tout le généralissime, c’est le rétablissement de la paix dans l’Empire sur la base d’un compromis religieux acceptable par les catholiques et par les protestants. Pour cela, Wallenstein s’opposait à l’intransigeance des Jésuites et du parti espagnol. »

Dès la mort de WallensteinFerdinand II confie le commandement de l’armée impériale à son fils l’archiduc Ferdinand. A ses côtés, les généraux Gallas et Piccolomini ont pour mission de chasser les Suédois des territoires allemands qu’ils occupaient encore. (Bogdan 1997) 

 

5 mars 1634

 

Lorraine. Début du siège de La Mothe par les troupes françaises. C’est une forteresse importante pour le contrôle du sud lorrain. (Martino 2009)

 

31 mars - 1er avril 1634

 

Lorraine. Dans la nuit, fuite du couple ducal qui était quasiment prisonnier dans son palais. Il se réfugie à Florence. (Martino 2009)

 

15 avril 1634

 

Provinces-Unies. Les Etats-généraux des Provinces-Unies acceptent les subsides français et protestent de ne pas négocier de traité avec leurs adversaires avant le 1er mai 1635. (Garnier 2004). 

 

18 mai 1634

 

Lorraine. Reddition aux Français de la place forte de Bitche après 10 jours de siège. C’est une place forte clé pour le contrôle de la Lorraine et de ses voies de communication au nord-est. (Martino 2009)

 

Juillet 1634

 

Lorraine. Face à la vacance du pouvoir à la suite de la fuite du couple ducal, Charles IV, de son exil, annonce qu’il reprend sa place et et qu’il créé une cour souveraine de Lorraine. (Martino 2009)

 

12 juillet 1634

 

Empire. Bernard de Saxe-Weimar est rejoint à Augsbourg par le maréchal Horn qui amène des renforts. (Bogdan 1997) 

 

22 juillet 1634

 

Empire. Prise de Landshut par les armées suédoises. 

Au cours du combat, le général Aldringen de l’armée impériale est tué. (Bogdan 1997) 

 

26 juillet 1634

 

Lorraine. Reddition de la forteresse de La Mothe aux Français. (Martino 2009)

 

2 septembre 1634

 

Empire. L’armée impériale de l’archiduc Ferdinand établit un camp retranché sur les collines qui dominent Nordlingen. (Bogdan 1997) 

 

5 septembre 1634

 

France. Le Parlement de Paris annule le mariage de Gaston d’Orléans frère de Louis XIII et de Marguerite de Vaudémont, entraînant une protestation du Pape. (Bogdan 1997)

 

6 septembre 1634

 

Bataille de Nordlingen.

Victoire des Impériaux sur les Suédois qui perdent 10.000 morts (presque 50% de leurs effectifs) et 4.000 prisonniers dont le maréchal Horn.

A la suite de cette défaite, Bernard de Saxe-Weimar se retire vers l’ouest en direction de l’Alsace et les Suédois évacuent l’Allemagne du Sud.

Cette défaite met à mal la coalition organisée par Gustave-Adolphe. L’Electeur de Saxe et celui de Brandebourg sont prêts à faire défection. (Bogdan 1997) 

 

16 septembre 1634

 

Lorraine. Création par Louis XIII du conseil souverain de Lorraine qui a autorité, en matière de justice, sur tout le territoire. (Martino 2009)

 

17 septembre 1634

 

Lorraine. Contrôlant la totalité des places fortes, les Français proclament l’incorporation des duchés de Bar et de Lorraine au royaume de France. Un grand nombre de châteaux et de forteresses sont démantelées. (Martino 2009)

 

9 octobre 1634

 

France-Suède. Signature d’une convention entre le maréchal de La Force et le résident suédois en Alsace Mockhel.

Cette convention prévoit l’évacuation de l’Alsace par les Suédois à l’exception de Benfeld. Ils seront remplacés par l’armée française. (Bogdan 1997)

 

17 octobre 1634

 

Lorraine. Le conseil souverain de Nancy, sur ordre royal, impose aux Lorrains de prêter serment de fidélité à Louis XIII. (Martino 2009)

 

22 octobre 1634

 

Traité de Worms, signé entre la France, la Suède et la ligue d’Heilbronn.

Ce traité garantit à Louis XIII le contrôle de toutes les villes d’Alsace y compris la forteresse de Brisach sur le Rhin, ainsi que le libre passage sur le pont de Strasbourg-Kehl. Par contre lors du retour de la paix, la France devra évacuer toutes ses garnisons de la rive gauche du Rhin. (Bogdan 1997)

 

23 novembre 1634

 

EmpirePréliminaire de paix de Pirna. 

Près de Dresde, dans ce château, l’Electeur de Saxe et le général Armin qui ont reçu une délégation del’Empereur signent les préliminaires de paix. 

« L’enjeu de la discussion portait sur l’épineuse question des biens d’Eglise sécularisés indûment et repris par les catholiques depuis l’édit de Restitution. L’Electeur de Saxe proposait comme date de référence l’année 1612, mais il se rallia à la date fixée par l’Empereur, c’est-à-dire le 12 novembre 1627. En échange de cette importante concession, l’Empereur abandonna définitivement à l’Electeur de Saxe, les deux Lusaces qu’il avait reçues en gage en 1620. Le fils de l’Electeur de Saxe reçut à titre viager l’évêché de Magdebourg. Concernant l’édit de Restitution, les délégués impériaux admirent la suspension de l’application de l’Edit pendant une période de quarante ans dans tout l’Empire, à l’exception des possessions héréditaires des Habsbourg. 

La Chambre de l’Empire, le Tribunal Suprême seraient formés en nombre égal de juges catholiques et de juges protestants. (Bogdan 1997) 

 

26 décembre 1634

 

Empire. Prise d’Heidelberg par l’armée française de Turenne. (Bogdan 1997)

 

1635

 

15 janvier 1635

 

Empire. A la suite d’une offensive des Impériaux, Turenne est obligé de repasser le Rhin en abandonnant Philippsbourg. (Bogdan 1997)

 

Février 1635

 

Empire. Les membres de l’Union évangélique décidés à poursuivre la lutte portent leur choix sur Bernard de Saxe-Weimar. (Kintz 2017)

 

8 février 1635

 

France / Provinces-Unies. Renouvellement de l’alliance avec les Provinces-Unies conclue par Henri IV.

Mais cette alliance devient offensive et prévoit une action militaire conjointe de la France et des Provinces-Unies contre les Pays-Bas espagnols.

Le traité envisage par ailleurs la constitution d’un état belge divisé en cantons sur le modèle suisse, protégé par la France et les Provinces-Unies avec en outre quelques avantages territoriaux pour les deux Etats protecteurs. (Bogdan 1997 ; Garnier 2004). 

 

Mars 1635

 

Lorraine. Début d’une campagne de Charles IV pour reconquérir la Lorraine. 

Il prévoit une double manoeuvre. 

  • Attaquer au nord en prenant appui sur le Luxembourg appartenant aux Espagnols. 

  • Ensuite attaquer au sud depuis la comté espagnole pour reprendre les Vosges occidentales. (Martino 2009)

 

19 mars 1635

 

Empire. Le colonel Maillard, officier lorrain de l’armée de Thomas de Savoie, agissant pour le compte des Espagnols, s’empare de la ville de Sierck appartenant à l’archevêque-Electeur de Trêves Philippe de Sotern protégé par la France. (Bogdan 1997)

 

26 mars 1635

 

Empire. Le colonel Maillard organise un commando qui partant de Sierck en barque, descend la Moselle jusqu’à Trêves. Il se présente aux portes de la ville à la levée du jour et grâce à des complicités réussit à pénétrer dans le palais de l’archevêque-Electeur de Trêves Philippe de Sotern qui est capturé. Conduit à Vienne, il ne sera libéré qu’en 1645. (Bogdan 1997)

 

1er avril 1635

 

France. Pour Richelieu la capture de Philippe de Sotern constituant un casus belli, il se prononce, lors d’un Conseil tenu à Saint-Germain-en-Laye, pour une action militaire contre l’Espagne. (Bogdan 1997)

 

28 avril 1635

 

France / Suède. Signature du traité de Compiègne.

La France s’engage à rompre avec l’Empereur à condition que les Electeurs de Brandebourg et de Saxe maintiennent leur alliance avec la Suède et restent fidèles au parti protestant. 

Dans ce cas, la France s’engage à lever à ses frais, 12.000 hommes en Allemagne. 

La Suède et la Ligue d’Heilbronn autorisaient la France à « protéger » l’Alsace et à y mettre des garnisons dans toutes les villes, y compris Benfeld et Brisach.

En échange la France garantissait à la Suède la possession de l’archevêché de Mayence et de l’évêché de Worms. 

Les deux parties s’engageaient à ne pas signer de paix séparée avec l’Empereur. (Bogdan 1997)

 

19 mai 1635

 

France / Espagne. Au matin, deux messagers de Louis XIIIGratiolet et Elissarvide se présentent aux portes de Bruxelles. Après avoir patienté plusieurs heures, ils repartent sans avoir été reçus par le cardinal infant. 

Mais avant de partir, ils diffusent largement dans la ville, des exemplaires de la déclaration de guerre de la France à l’Espagne. (Bogdan 1997)

Richelieu mobilise plus de 150.000 hommes dont une armée de 26.000 hommes (20.000 fantassins et 6.000 cavaliers) dirigée par les maréchaux de Châtillon et de Brézé à destination des Pays-Bas espagnols.

En face les Espagnols disposent de 70.000 hommes. (Garnier 2004). 

 

21 mai 1635

 

France / Espagne. Les deux envoyés de Louis XIII à Bruxelles, affichent la déclaration de guerre à l’Espagne, sur un poteau situé dans le village frontière de Larouillies en Thiérache. 

« Je viens vous trouver de la part du roi mon maître, pour vous dire que, puisque vous n’avez pas voulu rendre la liberté à monseigneur l’archevêque de Trêves, Electeur de l’Empire, qui s’était mis sous sa protection lorsqu’il ne pouvait la recevoir de l’Empereur, ni d’aucun prince, et que contre la dignité de l’Empire et le droit des gens, vos avez retenu un prince souverain avec lequel vous n’avez point de guerre, Sa Majesté est résolue de tirer raison par les armes de cette offense en laquelle sont intéressées tous les princes de la chrétienté. »

« Le roi de France se posait ainsi en défenseur des « libertés germaniques » ». (Bogdan 1997)

 

30 mai 1635

 

Traité de Prague. Ce traité confirme les préliminaires de paix de Pirna. D’autre part, il était ouvert à tous les princes allemands et ne se limitait pas à un simple traité entre l’Empereur et l’Electeur de Saxe.

Une amnistie était accordée à de nombreux princes ce qui leur permettaient de récupérer leurs possessions qui étaient placées sous séquestre. 

Bernard de Saxe-Weimar par contre refuse de placer son armée au service de l’Empereur et continue le combat pour le compte de la Suède puis de la France. 

Les fils de l’Electeur Palatin Frédéric V recevront des compensations territoriales s’ils se montrent fidèles à l’Empereur. 

L’armée impériale forte de 60.000 hommes devenait l’armée de l’Empereur et de l’Empire. Elle se substituait aux ligues existantes. 

Mais cette paix de Prague ne concernait qu’un petit nombre de belligérants :

  • L’Empereur et Maximilien de Bavière pour les catholiques. 

  • L’électeur de Saxe et l’Electeur de Brandebourg pour les protestants. (Bogdan 1997) 

 

Pays-Bas espagnols. Bataille d’Avein (Belgique actuelle)

Bataille qui oppose les forces françaises dirigées par les maréchaux de Châtillon et de Brézé aux forces espagnoles dirigées par Thomas de Savoie. Les Espagnols, battus, perdent plusieurs milliers de morts et de blessés, mais peuvent faire retraite en bon ordre. C’est donc une victoire sans lendemain pour l’armée française. 

Faute de moyens financiers, l’armée française doit vivre sur le pays, elle s’éparpille et ne peut rejoindre les forces hollandaises de Frédéric Henri de Nassau. (Garnier 2004). 

Concernant cette bataille l’orthographe et les sources divergent notablement :

  • Sur l’orthographe, on peut trouver Les Avins ou Avins. 

  • Sur les dates, Bogdan 1997 indique la date du 22 mai, Wikipédia la date du 20 mai reprenant un document intitulé « Description de l’ordre tenu par l’armée du roy commandée par Messeigneurs les maréchaux de Chastillon et de Brézé en la bataille donnée contre le prince Thomas commandant l’armée d’Espagne, le 20 mai 1635 dans la plaine d’Avein. Estampe de Saint Clerc. (Document d’époque). Mais on peut avoir des doutes sur cette dernière date qui se situe le lendemain de la déclaration de guerre. 

 

2 juin 1635

 

Espagne. Déclaration de Philippe IV devant le Conseil d’Etat. 

« Le roi de France, défiant Dieu, la loi et la nature, a ouvert les hostilités contre moi… A un moment où je tentais de réduire les hérétiques, il me fait la guerre sans raisons et sans avertissement pour soutenir l’hérésie. » 

Il se place donc sur le terrain religieux en défenseur de la foi catholique. (Bogdan 1997)

 

7 juin 1635

 

Pays-Bas espagnols. Les armées françaises et hollandaises placées sous le commandement de Frédéric-Henri de Nassau se présentent devant Tirlemont. (Bogdan 1997)

 

8 juin 1635

 

Pays-Bas espagnols. Reddition de Tirlemont après une brève mais vigoureuse résistance. En représailles, les soldats massacrent la population civile et pillent la ville. (Bogdan 1997)

 

Juillet 1635

 

France / Savoie. Signature du traité de Rivoli. 

Il scelle l’alliance officielle entre la France et le duché de Savoie. (Bogdan 1997)

 

4 juillet 1635

 

Pays-Bas espagnols. L’armée franco-hollandaise de Frédéric-Henri de Nassau décimée par le typhus et mal approvisionnée abandonne le siège de Louvain et son idée de marche sur Bruxelles.

L’armée française se retire vers l’est en direction de Roermond. Durant cette retraite, elle est harcelée et décimée par les paysans qui veulent venger le massacre de Tirlemont.

Les troupes hollandaises regagnent leur pays pour faire face à une contre-offensive du cardinal Infant. (Bogdan 1997)

 

6 septembre 1635

 

Empire. L’Electeur de Brandebourg adhère au traité de Prague. (Bogdan 1997) 

 

20 septembre 1635

 

Suède / Pologne. Paix de Stumhsdorf entre la Suède et la Pologne.

Cette paix signée grâce à l’arbitrage de la France renouvelle la trêve de 6 ans signée à Altmark.

La Suède doit rendre à la Pologne les ports de Prusse occidentale.

Mais cette paix à l’avantage de libérer les Suédois de la menace d’une attaque polonaise sur leurs arrières ce qui lui permet de concentrer tout ses efforts sur l’Allemagne. (Bogdan 1997)

 

27 septembre 1635

 

Lorraine. Les troupes franco-weimariennes en retraite sur Metz, battent les troupes impériales près de Boulay. (Bogdan 1997)

 

27 octobre 1635

 

Traité de Saint-Germain. Bernard de Saxe-Weimar accepte de se mettre avec ses troupes (12.000 fantassins et 6.000 cavaliers) au service du roi de France contre une indemnité de 4 millions de livres. 

Il obtenait également « le landgraviat » d’Alsace, y compris le bailliage d’Haguenau avec tous les droits qui avaient appartenu à la maison d’Autriche tant que durerait la guerre. A la fin de la guerre, si la Franceconservait l’Alsace, il recevrait une compensation territoriale. (Bogdan 1997)

 

4 au 11 novembre 1635

 

Lorraine. Pillage et massacre de la population de Saint-Nicolas-de-Port, en particulier par des soldats espagnols. (Martino 2009)

La population civile y compris les religieux sont massacrés, la ville est en grande partie brûlée. 

« On attribue d’ordinaire la responsabilité des évènements de Saint-Nicolas-de-Port à des éléments de l’armée de Gallas, croates et allemands pour la plupart. » (Bogdan 1997)

 

1636

 

Mars 1636

 

Empire. Offensive de l’armée suédoise qui ravage les campagnes saxonnes, l’Electeur de Saxe étant considéré comme traitre à la cause protestante depuis sa réconciliation avec Ferdinand II. (Bogdan 1997)

 

16 mars 1636

 

LorraineBataille de Raon l’Etape. Victoire française sur Charles IV de Lorraine er des Impériaux. (Martino 2009)

 

30 mars 1636

 

France / Suède. Traité de Wismar. 

La Suède obtient de nouveaux financements de la part de la France pour poursuivre la guerre. (Bogdan 1997)

 

16 mai 1636

 

Franche-Comté. Devant les ambitions françaises concernant la Comté, la vile de Dôle déclare « l’éminent péril ». (Gay/Theurot 2003)

 

26 mai 1636

 

Franche-Comté. La France déclare la guerre à la Franche-Comté. Le prétexte en est que Gaston d’Orléans frère de Louis XIII et le duc de Lorraine Charles IV ont demandé asile à la Comté et que le Parlement ne s’y est pas opposé. (Gay/Theurot 2003)

 

27 - 29 mai 1636

 

Franche-Comté. Investissement de Dôle par les troupes du prince de Condé.

Devant le refus de la ville de se rendre, Condé divise ses troupes en deux.

  • Une partie qui entreprend le siège et commence à creuser les tranchées.

  • Une autre partie part dévaster les campagnes aux alentours. (Gay/Theurot 2003)

Ce siège est entrepris par Condé pour faire diversion et retarder une attaque espagnole qui se prépare à partir des Pays-Bas espagnols sous le commandement du prince Thomas de Savoie. (Bogdan 1997)

 

Juin 1636

 

Lorraine. Prise de Sarrebourg, Fénétrange et Saint-Avold par les Français. (Martino 2009)

 

23 juin 1636

 

France. Une flotte de 39 navires, 7500 hommes et 400 canons appareille de Belle-isle pour une campagne en mer Méditerranée. (Wikipédia)

 

Juillet 1636

 

Empire. Reprise de Magdebourg par les armées impériales et saxonnes. (Bogdan 1997)

 

9 juillet 1636

 

France. Reddition de La Capelle assiégée par les troupes du prince Thomas de Savoie. (Bogdan 1997)

 

12 juillet 1636

 

France. Le prince Thomas de Savoie qui commande l’armée espagnole pénètre en Picardie à la tête d’une armée de 30.000 fantassins et 12.000 cavaliers. (Garnier 2004)

 

16 juillet 1636

 

France. La flotte française de Belle-Isle passe le détroit de Gibraltar. Mais la campagne ne donne rien du fait des querelles incessantes entre les officiers. (Wikipédia)

 

7 août 1636

 

France. Investissement par le prince Thomas de Savoie de la place forte de Corbie qui est défendue par Mr de Soyecourt qui dispose seulement de 1800 hommes. (Garnier 2004)

 

15 août 1636

 

Franche-Comté. Devant la force morale des Dolois qui refusent de se rendre et la menace d’une armée de secours rassemblée par le duc Charles IV de Lorraine (14.000 hommes et 14 canons), Condé préfère lever le siège. 

Ce siège à fait 5000 morts dans les rangs français et plus de 800 chez les assiégés. 10.000 boulets et 500 bombes sont tombés sur la ville. 

A la suite de ce siège, une épidémie de peste se déclare dans la ville (jusqu’au mois de novembre, puis de mai à décembre 1637, puis encore en 1638 et 1639). (Gay/Theurot 2003) 

 

16 août 1636

 

France. Capitulation de Corbie alors qu’il n’y a eu ni assaut, ni brèche aux remparts. 

Le choc de la reddition de Corbie provoque un sursaut dans le royaume. 

  • Paris de nombreux volontaires s’enrôlent ce qui permet de rassembler 12.000 fantassins et 3.000 cavaliers. 

  • Le duc de Longueville lève une armée de 10.000 hommes en Normandie. 

  • Gaston d’Orléans frère du roi réunit près de 2.000 gentilshommes . 

  • Au total c’est une armée de 33.000 fantassins et 12.000 cavaliers qui se rassemble à Senlis sous les ordres des maréchaux de La Force, de Châtillon, du duc d’Angoulême et de La Meilleraye. (Garnier 2004)

« Après la prise de Corbie, la route de Paris était ouverte. Malgré l’avis de Jean de Werth qui souhaitait lancer immédiatement une attaque en direction de la capitale, le commandement espagnol préféra temporiser. Ce répit permit à Louis XIII et Richelieu d’organiser une riposte à l’offensive ennemie. » (Bogdan 1997)

 

28 août 1636

 

France, Bourgogne. Prise de Pontailler-sur-Saône par l’armée de Charles IV de Lorraine. (Wikipédia)

 

2 septembre 1636

 

Empire. Gallas reçoit le commandement de l’armée lorraine et impériale et l’ordre d’envahir la Bourgogne. (Wikipédia)

 

France, Bourgogne. Prise de Mirebeau-sur-Bèze par l’armée de Gallas. (Wikipédia)

 

15 septembre 1636

 

Empire. Ferdinand II réunit la Diète à Ratisbonne pour lui demander de déclarer la guerre à la France. La Diète demande à Louis XIII d’évacuer tous les territoires d’Empire que ses armées occupaient. Mais elle ne lui déclare pas la guerre. 

Finalement Ferdinand II déclarera la guerre à la France en son nom mais pas au nom de l’Empire. (Bogdan 1997)

 

France. Provence. Prise des îles de Lérins par la flotte espagnole. (Bogdan 1997)

 

18 septembre 1636

 

Empire. Manifeste de Brisach. 

Par solidarité avec les Habsbourg d’Espagne, l’empereur Ferdinand II envoie une armée vers la Bourgogne. (Kintz 2017)

 

27 septembre 1636

 

France. L’armée française investi la place de Corbie. (Garnier 2004)

 

29 septembre 1636

 

France. Toutes les communications de Corbie avec l’extérieur sont coupées. Richelieu et Louis XIII en personne participent au siège. (Garnier 2004)

 

Octobre 1636

 

Papauté. Le pape Urbain VIII par l’intermédiaire de son légat à Cologne, invite tous les belligérants à discuter des conditions d’un retour à la paix. 

Mais c’est un échec, les parties en présence n’étant pas prêtes à négocier. (Bogdan 1997)

 

4 octobre 1636

 

Empire. Bataille de Wittstock.

Les Suédois restent maître du terrain mais les pertes sont lourdes. 

  • 11.000 tués et blessés du côté impérial. 

  • 5.000 tués et blessés chez les Suédois. (Bogdan 1997)

 

25 octobre 1636

 

France. Dans un conseil de guerre tenu à Amiens, Louis XIII condamne Mr de Soyecourt (Antoine Maximilien de Belleforiere de) à être écartelé vif, déchu de sa noblesse, ainsi que sa famille et dépouillé de ses biens. 

Mais la sentence de mort ne sera jamais exécutée, Mr de Soyecourt s’étant enfui en Angleterre. (Garnier 2004 et Wikipédia)

 

France, Bourgogne. Les troupes de Gallas mettent le siège devant Saint-Jean-de-Losne.

La ville est seulement défendue par une garnison de 150 hommes et 400 miliciens levés à la hâte. Les murailles sont en mauvais état mais la ville possède 8 canons. 

Une première attaque est repoussée. (Wikipédia)

 

26 octobre 1636

 

France, Bourgogne. Début du pilonnage de la ville de Saint-Jean-de-Losne par l’artillerie impériale. (Wikipédia)

 

27 octobre 1636

 

France, Bourgogne. A Saint-Jean-de-Losne, une attaque au niveau des bastions Saint-Jean et de la tour est repoussée. (Wikipédia)

 

28 octobre 1636

 

France, Bourgogne. Gallas somme la ville de Saint-Jean-de-Losne de se rendre. Elle refuse. Gallas lance une nouvelle attaque qui s’empare du poste avancé de Saint-Usage se rendant maître de l’accès principal de la ville. (Wikipédia)

 

29 octobre 1636

 

France. A Amiens, l’effigie de Mr de Soyecourt est brûlée en place publique. (Wikipédia)

 

France, Bourgogne. A Saint-Jean-de-Losne, échec d’une nouvelle attaque impériale du fait de l’imprécision des tirs d’artillerie et de la neige qui tombe. (Wikipédia)

 

30 octobre 1636

 

France, Bourgogne. A Saint-Jean-de-Losne, nouvelle attaque qui s’empare du bastion de Saint-Jean et de celui de la Tour. 

En fin de journée, l’arrivée d’un renfort de 100 mousquetaires français permet de reprendre le bastion de Saint-Jean. (Wikipédia)

 

31 octobre 1636

 

France, Bourgogne. A Saint-Jean-de-Losne, lancement d’une attaque combinée sur toutes les portes de la ville. La plupart des portes de la ville sont prises. Mais la pluie torrentielle empêche les assaillants d’exploiter leur avantage. (Wikipédia)

 

1er novembre 1636

 

France, Bourgogne. Une large brèche est ouverte dans les murs de Saint-Jean-de-Losne. Les combats font rage autour de cette brèche qui est prise et reprise plusieurs fois. Les combats se déplacent aussi dans les rues et la population y participe. (Wikipédia)

 

2 novembre 1636

 

France, Bourgogne. Nouvelle sommation de Gallas demandant à Saint-Jean-de-Losne de se rendre. Il essuie un nouveau refus. 

Trois nouveaux assauts échouent. 

Une crue de la Saône inonde le camp des assiégeants. 

Dans la soirée l’arrivée d’une avant-garde française force Gallas à lever le siège. Il évacue les lieux dans la nuit et se replie vers la comté. (Wikipédia)

 

9 novembre 1636

 

France. Décimée par les combats et la dysenterie, la garnison espagnole de Corbie capitule. Elle ne comporte plus que 1300 fantassins et 150 cavaliers. (Garnier 2004)

 

14 novembre 1636

 

France. La garnison espagnole de Corbie quitte la ville. (Garnier 2004)

 

22 décembre 1636

 

EmpireL’archiduc Ferdinand-Ernest est élu roi des Romains par un vote unanime des six Electeurs présents. 

L’Electeur archevêque de Trêves, Philippe de Sotern, toujours emprisonné n’a pu prendre part au vote. (Bogdan 1997)

 

1637

 

Janvier 1637

 

Empire. L’armée suédoise commandée par Banner échoue dans une tentative de s’emparer de Leipzig.(Bogdan 1997)

 

15 février 1637

 

Empire. Décès de l’empereur Ferdinand II à Vienne. Son corps est transféré le 21 mars à Graz. (Bogdan 1997)

 

24 février 1637

 

France. La flotte du cardinal de Sourdis s’empare d’Oristano en Sardaigne. Mais les soldats doivent rembarquer à la suite d’une contre-attaque espagnole. (Wikipédia)

 

18 mars 1637

 

Suisse. Révolte des ligues grisonnes qui chassent l’armée française du duc de Rohan de La Valteline.

Les populations catholiques étaient pro-espagnoles. 

Les Grisons qui attendaient, en vain, les subsides promis par Louis XIII préfèrent se tourner eux aussi vers l’Espagne. 

Cette révolte permet à l’Espagne de reprendre le contrôle de cette route stratégique. (Bogdan 1997)

 

24 mars 1637

 

France. Le cardinal de Sourdis débarque aux Iles Lérins. Pour cela il dispose d’une flotte de 39 vaisseaux, 11 galères, six brûlots, 12 flutes et une importante flotte de transport pour débarquer plus de 3600 hommes. 

Les Espagnols disposent de 700 hommes à Sainte-Marguerite et de 500 hommes à Saint-Honorat. (Wikipédia) 

 

12 mai 1637

 

France. Capitulation de la garnison espagnole de Saint-Honorat, des Iles Lérins à cause d’un problème de ravitaillement en eau potable. (Wikipédia)

 

13 mai 1637

 

France Capitulation de la garnison espagnole de Sainte-Marguerite, des Iles Lérins à cause d’un problème d’eau potable. (Wikipédia) 

 

15 juin 1637

 

France. Combat naval devant Saint-Tropez. 4 vaisseaux français repoussent 21 galères espagnoles. (Wikipédia)

 

21 juin 1637

 

Pays-Bas espagnols. Prise du Câteau-Cambresis par les troupes françaises du cardinal de La Valette assisté de Turenne. (Bogdan 1997)

 

25 juin 1637

 

Franche-Comté. Prise de Lons-le-Saunier par l’armée française commandée par le duc de Longueville.

Pour retarder l’assaut, le commandant de la garnison avait fait incendier les faubourgs. Mais le feu se propage à la ville qui est à moitié détruite. Les Français pillent et saccagent ce qui reste de la ville. (Bogdan 1997)

 

22 juillet 1637

 

Pays-Bas espagnols. Reddition de Landrecies aux troupes françaises. (Bogdan 1997)

 

Août - septembre 1637

 

Lorraine. Siège et reddition de Damvillers attaquée par les troupes françaises du maréchal de Châtillon. La ville est rattachée à la France en 1659. (Martino 2009)

 

27 août 1637

 

France. Une armée espagnole de 12.000 fantassins, 3.000 cavaliers, 37 canons et 7 mortiers investi Leucatequi est défendue Hercule Boursier du Barri avec 150 hommes renforcés par 60 hommes du village. (Wikipédia)

 

2 septembre 1637

 

France. Siège de Leucate. Le village de Leucate est pris et incendié par les Espagnols. Le fort continue à résister. (Wikipédia)

 

8 septembre 1637

 

Savoie. Décès du duc Victor-Amédée de Savoie.

Sa veuve la duchesse Christine, soeur de Louis XIII devient régente, mais son autorité est remise en cause par ses deux beaux-frères : 

  • Le prince Thomas de Savoie qui est au service de l’Espagne. 

  • Le cardinal Maurice. (Bogdan 1997)

 

11 septembre 1637

 

France. Pour secourir le fort de Leucate, les milices du Languedoc sont convoquées, et les troupes qui viennent de s’emparer des Iles Lérins mobilisées. (Wikipédia)

 

15 septembre 1637

 

Pays-Bas espagnols. Prise de La Capelle par les troupes françaises. (Bogdan 1997)

 

22 septembre 1637

 

Duché de Mantoue. Décès du duc de Mantoue Charles Ier Gonzague-Nevers.

Son héritier, son petit fils Charles n’est âgé que de 7 ans. Sa mère qui prend la régence ne cache pas ses sentiment pro-habsbourgeois. (Bogdan 1997)

 

27 septembre 1637

 

France. Languedoc. Echec d’une tentative espagnole de débarquement à Leucate sur la côte du Languedoc. (Bogdan 1997)

 

28 septembre 1637

 

France. Arrivée des troupes de renfort devant Leucate. Elles se composent de 20.000 fantassins et de 4.000 cavaliers. 

Après avoir étudié le terrain, les Français attaquent le soir même de 5 côtés à la fois. La lutte dure toute la nuit. Au petit matin les Français s’aperçoivent que les Espagnols ont abandonné la lutte et ont quitté les lieux. Les Espagnols perdent environ 1500 hommes, tués, blessés ou prisonniers, les Français environ 1200 hommes. 12 drapeaux sont capturés 

Cette victoire permet de repousser les Espagnols du Languedoc. (Wikipédia)

 

10 octobre 1637

 

Pays-Bas espagnols. Prise de Breda par les Hollandais après un siège de plus de deux mois. (Bogdan 1997)

 

1638

 

Février 1638

 

Alsace. Reprise de l’offensive en Alsace de Bernard de Saxe-Weimar. (Bogdan 1997)

 

3 mars 1638

 

Empire. Bataille de Rheinfelden. 

Victoire de Bernard de Saxe-Weimar sur les impériaux de Jean de Werth qui est capturé. (Bogdan 1997)

 

6 mars 1638

 

France / Suède. Signature d’un nouveau traité entre la France et la Suède.

La France s’engage à verser durant 3 ans une somme annuelle d’un million de livres. La France s’engage aussi à verser une somme d’un million de livres pour solder des arriérés de solde. 

La Suède s’engage de son côté à poursuivre la guerre contre Ferdinand II et ses alliés. 

L’alliance laissait ouverte toute possibilité de négociation séparée avec l’adversaire. (Bogdan 1997)

 

17 mars 1638

 

Italie. Le maréchal de Créqui qui venait au secours de la forteresse de Brême (Lombardie), assiégée par les Espagnols est tué par un boulet en pleine poitrine. La forteresse se rend quelques jours plus tard. (Bogdan 1997)

 

14 mai 1638

 

France / Espagne. A Compiègne rencontre entre Richelieu et un émissaire espagnol Don Miguel de Salamanque. Mais ces entretiens ne donnent aucun résultat. (Bogdan 1997)

 

17 juin 1638

 

Italie. Début du siège de Verceil (Piémont), par les Espagnols. La garnison est composée de soldats français et de soldats piémontais. (Bogdan 1997)

 

3 juillet 1638

 

France / Savoie. Signature d’un traité entre la France et la duchesse Christine de Savoie. (Bogdan 1997)

 

6 juillet 1638

 

Italie. Après une résistance victorieuse, reddition sans raison apparente de la garnison de la citadelle de Verceil assiégée depuis le 17 juin, « sans doute à cause des sympathies du gouverneur de la place Ogliani,pour les beaux-frères pro-espagnols de la régente. » (Bogdan 1997)

 

11 août 1638

 

Empire. Prise de Fribourg par Bernard de Saxe-Weimar. (Bogdan 1997)

 

22 août 1638

 

Espagne. Le cardinal de Sourdis entre en Méditerranée avec 18 galions et 7 brûlots. Il détruit 11 des 12 galions espagnols bloqués dans la rade de Guetary (Getaria)

Il débarque des soldats qui doivent se joindre aux forces du duc de La Valette et du Prince de Condé afin de s’emparer de la forteresse de Fontarabie. (Bogdan 1997 ; Wikipédia)

 

1er septembre 1638

 

France / Espagne. Bataille navale de Vado au large de Gênes.

15 galères sont engagées de chaque côté. Les Français perdent 3 galères contre 6 pour les Espagnols. C’est la dernière grande bataille navale de galères en Méditerranée. Cette victoire française coupe la route Barcelone Gênes, artère vitale entre les Habsbourg d’Espagne et les Habsbourg d’Autriche. (Wikipédia)

 

5 septembre 1638

 

France. Naissance à Saint-Germain-en-Laye du futur Louis XIV, fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche.

 

7 septembre 1638

 

Espagne. Echec français dans la tentative de s’emparer de la forteresse de Fontarabie. (Bogdan 1997)

 

14 septembre 1638

 

France. Reprise du Catelet aux Espagnols par les troupes du Maréchal de Châtillon et du marquis de Brézé. (Bogdan 1997)

 

16 septembre 1638

 

Méditerranée. La flotte française capture ou détruit 16 vaisseaux espagnols. (Wikipédia)

 

4 octobre 1638

 

Savoie. Décès du duc de Savoie François-Hyacinthe fils ainé du duc Victor-Amédée. L’héritage revient à son jeune frère Charles-Emmanuel âgé de 4 ans. (Bogdan 1997)

 

7 octobre 1638

 

Italie. Bataille de Felizzano. 

Défaite espagnole face aux troupes françaises du cardinal de La Valette. (Bogdan 1997)

 

18 décembre 1638

 

Alsace. Reddition de Brisach, après un long siège, à Bernard de Saxe-Weimar. (Bogdan 1997)

 

1639

 

Janvier 1639

 

Savoie. La duchesse Christine de Savoie, régente du duché pour son fis Charles-Emmanuel, tombe sous l’influence d’un jésuite, le Père Monod et tente de se rapprocher de ses deux beaux-frères qui sont pro-espagnols. (Bogdan 1997)

 

24 janvier 1639

 

Franche-Comté. Prise de Morteau et de Pontarlier par Bernard de Saxe-Weimar. (Bogdan 1997)

 

14 février 1639

 

Franche-Comté. Prise du fort de Joux par Bernard de Saxe-Weimar. (Bogdan 1997)

 

Mars 1639

 

Savoie. Soulèvement du Piémont à l’appel de Maurice et Thomas de Savoie. La duchesse Christine est obligée de se réfugier à Turin sous la protection de la garnison française. (Bogdan 1997)

 

14 avril 1639

 

Empire. Bataille de Chemnitz. 

Les troupes impériales et saxonnes qui tentent de barrer la route à l’armée suédoise de Banner sont sévèrement battues. 

Cela permet à Banner de remonter la vallée de l’Elbe et de pénétrer en Bohême. (Bogdan 1997)

 

18 avril 1639

 

Savoie. Début du siège de Turin par les troupes de Thomas de Savoie. (Bogdan 1997)

 

Mai 1639

 

Empire. Arrivée des Suédois de Banner devant Prague. Mais devant la puissance des fortifications, il renonce à s’emparer de la ville et s’installe dans les campagnes environnantes. (Bogdan 1997)

 

15 mai 1639

 

Lorraine. Début du siège de Thionville place forte Luxembourgeoise. Il est mené par le marquis de Feuquières.

Une armée impériale dirigée par Piccolomini vient au secours de la garnison. Le siège se termine fin juin par une défaite française. 

Feuquières blessé et capturé décède des suites de ses blessures le 16 mars 1640. (Martino 2009)

 

Juin 1639

 

(Fin). Alsace. Bernard de Saxe-Weimar ramène ses troupes en Alsace. (Bogdan 1997)

 

8 Juillet 1639

 

France. Rencontre entre Bernard de Saxe-Weimar et un émissaire français, Guébriant auquel il expose son intention d’aller porter la guerre en Allemagne et de rejoindre le général Banner.

A ce moment les relations avec Richelieu se sont fortement dégradées, ce dernier suspectant Bernard de Saxe-Weimar d’agir pour son compte personnel et de vouloir se constituer une principauté en Haute-Alsaceet en pays de Bade. (Bogdan 1997)

 

18 juillet 1639

 

Empire. Décès de Bernard de Saxe-Weimar à Neuenbourg, victime de la peste. 

Son second le suisse Johan-Ludwig von Erlach prend le commandement de son armée. (Bogdan 1997)

 

28 juillet 1639

 

Savoie. Entrée des troupes de Thomas de Savoie, aidées par les Espagnols, dans la ville de Turin. Mais la citadelle résiste encore. (Bogdan 1997)

 

1er août - 15 septembre 1639

 

Lorraine. Siège de Moyenvic par les Français. (Martino 2009)

 

Eté 1639

 

Lorraine. Catherine de Lorraine, tante de Charles IV et abbesse de l’abbaye de Remiremont, propose de proclamer les Vosges territoire neutre. (Martino 2009)

 

14 août 1639

 

Savoie. Signature d’une trêve, valable jusqu’au 24 octobre 1639, entre les belligérants du siège de Turin.(Bogdan 1997)

 

24 septembre 1639

 

France / Savoie. A Grenoble, entrevue entre la duchesse Christine, Louis XIII et Richelieu. .

Après un entretien orageux avec Richelieu, elle obtient tout de même la promesse d’une aide militaire de la France, tout en refusant de faire de ses Etats un protectorat français. (Bogdan 1997)

 

28 septembre 1639

 

France. Décès du cardinal de La Valette. Turenne le remplace temporairement au commandement de l’armée d’Italie en attendant l’arrivée du nouveau commandant le comte d’Harcourt. (Bogdan 1997)

 

9 octobre 1639

 

France. Signature d’un accord entre la France et Johan-Ludwig von Erlach qui dirige l’armée de Bernard de Saxe-Weimar depuis son décès. 

Cet accord reprend l’essentiel du traité de Saint-Germain de 1635.

  • La France continue à assurer le paiement des soldes. 

  • Von Erlach conserve le commandement de l’armée avec le titre de « général-major ».

  • Mais son armée est subordonnée au duc de Longueville, commandant en chef des armées françaises du Rhin. 

  • Tous les commandants des garnisons tenues par les weimariens doivent prêter serment de fidélité et d’obéissance au roi de France. 

  • Un intendant de justice, police, finances est nommé. Il s’agit du chevalier d’Oysonville. Son autorité s’étend à l’Alsace, à Brisach et à la Brisgau. (Bogdan 1997)

 

21 octobre 1639

 

Espagne / Provinces-UniesBataille navale des Dunes.

La flotte espagnole commandée par l’amiral de Oquendo, forte de 77 vaisseaux qui doit rejoindre les Pays-Bas espagnols est attaquée par la flotte hollandaise de l’amiral Tromp composée de 117 navires. 

La flotte espagnole est détruite. Elle perd 6000 morts et seulement 9 navires parviennent à s’échapper. 

Les Hollandais pour leur part comptent 1000 morts et 10 navires détruits. (Bogdan 1997)

 

28 novembre 1639

 

Lorraine. Signature d’un traité de neutralité entre Louis XIII et Charles IV.

Les villes de Saint-Dié, Epinal, Remiremont, BruyèresArches sont déclarées neutres. 

La garnison d’Epinal conserve cent soldats lorrains, celle de Remiremont cinquante soldats. Les autres soldats peuvent rejoindre les Pays-Bas avec un sauf-conduit. (Martino 2009)

 

1640

 

Février 1640

 

Empire. Conférence de Nuremberg. 

Elle rassemble les Electeurs ou leurs représentants et de nombreux princes d’Empire. Le but de cette conférence est de faire adhérer à la paix de Prague les princes non encore réconciliés. 

  • Charles-Louis fils du Palatin Frédéric V.

  • Charles-Louis duc de Brunswick-Lunebourg.

  • Le duc de Saxe-Lauenbourg.

  • Les ducs de Mecklembourg. 

  • La landgravine de Hesse-Kassel. 

Les représentants des Etats protestants considéraient que la paix de Prague était trop favorable aux catholiques et réclamaient un aménagement de certaines dispositions du traité. 

La Suède fait savoir qu’elle n’acceptera de traiter que si une amnistie totale est accordée à tous ceux qui s’étaient engagés à ses côtés et que si les biens confisqués étaient restitués à leurs anciens détenteurs. 

Ferdinand III prend acte de ces points de vue et annonce la convocation d’une Diète générale de l’Empire (la première depuis 1613). (Bogdan 1997)

 

Juin 1640

 

Pays-Bas espagnols. Début d’une offensive française en Artois avec une armée de 30.000 hommes dont 9.000 cavaliers. (Bogdan 1997)

 

7 juin 1640

 

Catalogne. A Barcelone, alors que des milliers de paysans sont réunis dans la ville pour la Fête-Dieu, un coup de feu est tiré en l’air d’une des fenêtres du palais du vice-roi. 

Ce coup de feu cristallise le mécontentement de la population qui se révolte et massacre tous les Castillans et soldats royaux présents. Le vice-roi est lui même assassiné. 

Rapidement cette révolte anti-castillane se transforme en révolution sociale. 

La ville est soumise au pillage durant 5 jours. (Bogdan 1997)

 

22 juillet 1640

 

France. Devant Cadix, Maillé-Brézé, à la tête de la flotte du Ponant (18 vaisseaux, 3 frégates, 9 brûlots) attaque un gros convoi de galions amenant l’argent du Mexique. Après un combat confus, la flotte espagnole perd un vaisseau et quatre autres navires. Mais la flotte réussit à passer. (Wikipédia)

 

10 août 1640

 

Pays-Bas espagnols. Prise d’Arras par les Français. (Bogdan 1997)

 

29 août 1640

 

Italie. Les Espagnols abandonnent le siège de Casale. (Bogdan 1997)

 

Septembre 1640

 

Catalogne. L’organe suprême de la Catalogne la Députation envoie des émissaires à Paris afin d’obtenir l’aide de la France. (Bogdan 1997)

 

18 septembre 1640

 

Italie. Le prince Thomas de Savoie, lui même assiégé dans Turin, signe la reddition de la ville et se retire sur Ivrea. (Bogdan 1997)

 

23 septembre 1640

 

Empire. Début des travaux de la Diète de Ratisbonne qui a été convoquée à la suite de la conférence de Nuremberg du mois de février. 

Ferdinand III lance un appel en faveur d’une paix générale et fait donner des sauf-conduits aux Etats non réconciliés pour qu’ils puissent prendre part aux travaux. 

Il accepte par ailleurs la présence officieuse de représentants de la France et de la Suède.

A l’issue des travaux, le principe d’un congrès général européen est retenu et l’on demande à la France et à laSuède de choisir le lieu de la réunion. 

Munster est choisi pour les catholiques. 

Osnabruck est choisi pour les protestants. (Bogdan 1997)

 

9 octobre 1640

 

France. Devant Tarragone, une escadre française détruit une escadre de galères escortant un convoi. (Wikipédia) 

 

1er décembre 1640

 

Empire. Décès de l’Electeur Georges-Guillaume de Brandebourg. Son successeur, son fils Frédéric-Guillaume change radicalement d’attitude par rapport à son père. « Il exige la révision de l’ensemble des clauses du traité de Prague, sinon affirme-t-il, aucun congrès de paix ne pourra se tenir. »

Beaucoup de princes protestants appuient cette prise de position. (Bogdan 1997)

 

Portugal. Une assemblée de notables proclame roi du Portugal, sous le nom de Jean IV, un membre d’une branche cadette de la famille d’Aviz, le duc Jean de Bragance. 

Cet évènement marque le retour à l’indépendance du Portugal. (Bogdan 1997)

 

16 décembre 1640

 

France / Catalogne. A Barcelone, les représentants de Louis XIII signent avec les Catalans, le « Traité de la fraternité. » (Bogdan 1997)

 

1641

 

7 janvier 1641

 

Catalogne. Une ambassade catalane est reçue à Saint-Germain par Louis XIII.

La France s’engage à fournir aux catalans une aide militaire dans le cadre d’une « alliance perpétuelle » et à garantir le maintien de leurs privilèges. (Bogdan 1997)

 

23 janvier 1641

 

Catalogne. Les Cortes de Catalogne offrent à Louis XIII le titre de comte de Barcelone, mais toute l’administration devra rester catalane à l’exception du poste de vice-roi qui pourrait être attribué à un Français. (Bogdan 1997)

 

29 mars 1641

 

Lorraine. Charles IV, en conflit avec l’Espagne et les Impériaux, signe le traité de Saint-Germain avec la France. 

  • Louis XIII accepte de rendre les duchés de Lorraine et de Bar contre l’hommage de la part de Charles IV.

  • Les places fortes de Clermont-en-Argonne, Stenay, Jametz et Dun-sur-Meuse sont remises à la France. 

  • Charles IV doit mettre son armée au service de la France et laisser les soldats français transiter librement par la Lorraine. 

  • Nancy reste occupée. (Martino 2009, Bogdan 1997)

 

Mars 1641

 

France. Entre Barcelone et Port-Vendres, le cardinal Sourdis capture l’escadre espagnole de Rosas.(Wikipédia)

 

2 avril 1641

 

Lorraine. Charles IV rend hommage à Louis XIII pour ses duchés. (Martino 2009)

Bogdan 1997 donne la date du 10 avril pour cet hommage.

 

20 mai 1641

 

Suède. Décès du commandant de l’armée suédoise, le maréchal Johan Baner. Il est remplacé par son adjoint Lenart Torstensson qui prend pour adjoint Karl-Gustav Wrangel. (Bogdan 1997)

 

1er juin 1641

 

France / Portugal. Accord entre la France et le Portugal qui s’engagent à ne pas signer de paix séparée avec l’Espagne. (Bogdan 1997)

 

12 juin 1641

 

Portugal / Provinces-Unies. Signature d’une trêve de 10 ans entre le Portugal et les Provinces-Unies. 

Les Provinces-Unies envoient des navires devant Lisbonne pour protéger la ville d’une éventuelle attaque espagnole. (Bogdan 1997)

 

29 juin 1641

 

Empire. Bataille de Wolfenbuttel. 

Les Suédois de Torstensson et les Français du comte de Guébriant sont vainqueurs de impériaux du gouverneur général des Pays-Bas Léopold Guillaume de Habsbourg, aidé de Piccolomini. (Bogdan 1997)

 

30 juin 1641

 

France / Suède. Nouveau traité entre les deux pays. 

La France poursuit son aide financière à hauteur de 1.200.000 livres annuelles jusqu’à la fin de la guerre. 

En cas de paix séparée de l’une ou l’autre partie, l’aide serait ramenée à 300.000 livres. (Bogdan 1997)

 

6 juillet 1641

 

France. Bataille de la Marfée. 

Victoire du comte de Soissons, qui complote contre Richelieu, sur les troupes françaises du maréchal de Châtillon.

Charles IV de Lorraine n’a pas fourni les troupes qu’il devait fournir au maréchal de Châtillon. (Bogdan 1997)

 

8 juillet 1641

 

France / Monaco. Signature de l’accord de Péronne entre la France et le Prince Honoré II Grimaldi de Monaco. 

La France obtient la permission d’installer une garnison sur le rocher de Monaco. (Bogdan 1997)

 

24 juillet 1641

 

Brandebourg / Suède. Signature d’un traité secret entre les deux pays. 

Le Brandebourg cède à la suède, la Poméranie occidentale y compris les bouches de l’Oder et le port de Stetten. Il conserve ses droits sur la Poméranie orientale, sur les évêchés de Minden et de Halberstadt. Il garde Magdebourg. (Bogdan 1997)

 

9 août 1641

 

Lorraine. Nouvelle campagne militaire française en Lorraine et occupation du duché, car Charles IV traîne à réunir une armée réclamée par Richelieu. Parallèlement il est en négociation avec les ennemis de la France. (Martino 2009)

 

13 août 1641

 

Lorraine. Prise des villes de Bar, puis de Ligny-en-Barrois, Mirecourt, Châtel-sur-Moselle, Epinal, par les troupes françaises. (Martino 2009)

 

16 août 1641

 

Lorraine. La Lorraine reçoit une administration française. Elle est soumise aux impôts royaux et un intendant de justice, police et finance est nommé. (Martino 2009)

 

17 août 1641

 

France. Devant Tarragone, le cardinal de Sourdis qui dispose de 19 vaisseaux et 19 galères n’ose pas affronter la flotte espagnole qui est forte de 35 vaisseaux et 15 galères. Les Espagnols en profite pour attaquer l’arrière garde française. 

Mécontent Richelieu disgracie le Cardinal de Sourdis. (Wikipédia)

 

18 septembre 1641

 

Empire. Les forces impériales de Piccolomini occupent Dorsten en Westphalie après le départ des Français du comte de Gébriant qui étaient assiégés dans la place. (Bogdan 1997)

 

4 novembre 1641

 

Roussillon. Début du siège de Perpignan par les troupes françaises. (Bogdan 1997)

 

9 novembre 1641

 

Pays-Bas espagnols. Décès de Ferdinand d’Autriche, le « Cardinal Infant », gouverneur des Pays-Bas espagnols. 

Il est remplacé par Francisco de Mello. (Bogdan 1997)

 

10 novembre 1641

 

Empire. Fin des travaux de la Diète de Ratisbonne.

Ferdinand III publie un décret confirmant la paix de Prague et excluant du champ d’application de l’amnistie promise les possessions héréditaires des Habsbourg. 

Le règlement de la succession du Palatin Frédéric V est remis à plus tard. 

Il est aussi décidé que des travaux préparatoires au Congrès de paix se dérouleraient au printemps 1642 à Munster et Osnabruck. (Bogdan 1997) 

 

1642

 

17 janvier 1642

 

Empire. Bataille de Kempen (nord-ouest de Cologne). 

Victoire des Français du comte de Guébriant sur les armées de l’Electeur de Cologne et les Impériaux dugénéral Hatzfeld. (Bogdan 1997)

 

13 avril 1642

 

Roussillon. Prise de Collioure par les Français. (Bogdan 1997)

 

19 avril 1642

 

Pays-Bas espagnols. Reprise de Lens par les troupes espagnoles de Francisco de Melo. (Bogdan 1997)

 

13 mai 1642

 

Pays-Bas espagnols. Reprise de La Bassée par les troupes espagnoles de Francisco de Mello. (Bogdan 1997)

 

13 mai 1642

 

Pays-Bas espagnols. Bataille de Honnecourt.

Victoire des troupes espagnoles de Francisco de Mello sur les Français de Jean-François de la Guiche.(Bogdan 1997)

 

30 mai 1642

 

Empire. Bataille de Schweidnitz.

Victoire des Suédois du général Torstensson sur l’armée saxonne. (Bogdan 1997)

 

Juin 1642

 

Empire. Les Suédois pénètrent en Moravie et ravagent les campagnes. (Bogdan 1997)

 

1er - 3 juillet 1642

 

CatalogneBataille navale de Barcelone.

Maillé-Brézé à la tête de 44 vaisseaux, 17 galères et 13 brûlots affronte les 64 navires et 22 galères espagnols de l’amiral duc de Ciudad Real.

Les Espagnols perdent 15 vaisseaux et les autres se dispersent. (Wikipédia)

 

3 juillet 1642

 

France. Décès de Marie de Médicis, mère de Louis XIII à Cologne.

La mort de Richelieu va permettre son inhumation à Saint-Denis le 4 mars 1643. (Bogdan 1997)

 

4 septembre 1642

 

Lorraine. Entrée des troupes lorraines à Neufchâteau. (Martino 2009)

 

9 septembre 1642

 

Roussillon. Capitulation de Perpignan qui était assiégée par les Français depuis le 4 novembre 1641. 

« C’en était fini de la présence espagnole au nord des Pyrénées. Tout le Roussillon désormais se trouvait sous le contrôle de la France. (Bogdan 1997)

 

2 novembre 1642

 

Empire. Deuxième bataille e Breitenfeld. 

Les Suédois de Torstensson battent les Impériaux de Piccolomini et de l’archiduc Léopold qui perdent plus de 8000 hommes et se replient vers la Bohème. (Bogdan 1997)

 

4 décembre 1642

 

Empire. Prise de la ville de Leipzig par les Suédois. 

La vile est livrée au pillage et doit payer une importante indemnité de guerre et prendre à sa charge l’équipement et la solde des soldats suédois. 

Elle sera occupée jusqu’en 1650. (Bogdan 1997)

 

France. Décès à Paris du cardinal de Richelieu.

 

1643

 

17 janvier 1643

 

Espagne. Le duc comte Olivares est écarté du pouvoir par Philippe IV qui ne lui a pas pardonné les de sa politique en Italie, en Catalogne et au Portugal. La perte du Roussillon en 1642, achève de le discréditer. (Bogdan 1997)

 

Février 1643

 

Empire. A Francfort, réunion des délégués des princes allemands. Ils veulent profiter de la réunion du futur congrès de la paix pour régler tous les problèmes en suspens dans l’empire et modifier la constitution. Ils revendiquent en particulier le droit de participer aux travaux de la conférence la paix. 

Dans un esprit d’ouverture, Ferdinand II leur donne satisfaction. (Bogdan 1997)

 

26 avril 1643

 

Suède - Transylvanie. Signature du traité de Stockholm entre la reine Christine et le prince de Transylvanie Rakoczi, successeur de Bethlem Gabor. 

Ce traité intègre la Transylvanie au sytème d’alliance franco-suédois. 

La France s’engage à verser à Rakoczi une somme annuelle de 150.000 thalers pour l’entretien de 3.000 mercenaires. 

De son côté Rakoczi s’engage à fournir 3.000 cavaliers aux Suédois et à ne pas signer de paix séparée avec l’empereur. (Bogdan 1997)

 

Mai 1643

 

Pays-Bas espagnols. Début du offensive espagnole, dirigée par Francisco de Melo, à partir des Pays-bas. Son objectif est Paris. Mais plutôt que de prendre la route traditionnelle par la vallée de la Cambre et de l’Oise, elle prévoit de passer par les Ardennes et la vallée de la Meuse. (Bogdan 1997)

 

14 mai 1643

 

France. Décès de Louis XIII au château de Saint-Germain en Laye. Son fils le futur Louis XIV n’a pas 5 ans. 

 

15 mai 1643

 

France. L’armée espagnole de Francisco de Melo se présente devant la place forte de Rocroi. (Bogdan 1997)

 

19 mai 1643

 

France. Bataille de Rocroi. 

Après la bataille, « c’en était fini de la puissance militaire espagnole aux Pays-Bas. La victoire de Condé à Rocroi eut un immense retentissement dans toute l’Europe en guerre. » (Bogdan 1997)

 

9 juillet 1643

 

Lorraine. Début du siège de Thionville par les troupes françaises dirigées par Condé. (Martino 2009)

 

8 août 1643

 

Lorraine. Reddition de la place de Thionville. (Martino 2009)

 

9 août 1643

 

France-EspagneBataille navale au large du Cap de Gata.

Victoire de Maillé-Brézé sur la flotte espagnole. (Wikipédia)

 

10 août 1643

 

Lorraine. Prise de Thionville par le prince de Condé. (Bogdan 1997)

 

Septembre 1643

 

Suède. Le général Torstensson reçoit l’ordre de quitter la Moravie et de marcher contre le Danemark. 

Le développement de la puissance suédoise dans la mer baltique inquiète le roi du Danemark qui se rapproche de la Pologne, du Brandebourg et de la Russie. Il négocie avec Ferdinand III qui lui promet qu’il est prêt à assurer sa défense. Il lui envoie Gallas à la tête d’une armée. 

Les Suédois et les Hollandais supportent de plus en plus mal l’augmentation des péages perçus par les Danois pour le franchissement des détroits du Sund. (Bogdan 1997)

 

2 septembre 1643

 

Lorraine. Prise de Sierck par Condé. (Martino 2009 mais Bogdan 1997 donne la date du 3 septembre). 

 

4 septembre 1643

 

France-Espagne. Bataille navale du cap de Gate près de Carthagène.

Victoire de Maillé-Brézé sur les Espagnols qui perdent 4 galions et le vaisseau amiral de Naples (160 canons). 

Cette victoire assure à la France la maîtrise presque absolue de la Méditerranée occidentale. (Wikipédia)

 

13 septembre 1643

 

France. Mr de Soyécourt, le défenseur de Corbie en 1636 est réhabilité par un arrêt du Parlement de Paris. Il est indemnisé pour la reconstruction de son château de Tilloloy qui avait été détruit. 

Il décède dans un couvent le 22 mars 1649. (Wikipédia) 

 

Novembre 1643

 

Transylvanie. Le sultan Ottoman autorise le prince Rakoczi à entrer en guerre contre l’empereur Ferdinand III.

La Transylvanie qui était sous le protectorat de l’empire ottoman devait obtenir son autorisation pour entamer toute action militaire. (Bogdan 1997)

 

14 novembre 1643

 

Empire. Une partie de l’armée franco-weimarienne dirigée par le général Rantzau qui succède à Guébriantmet le siège devant Tuttlingen, petite ville sur le Danube. (Bogdan 1997)

 

18 novembre 1643

 

EmpireGuébriant met le siège devant Rottweil, ville libre d’Empire qui possède d’importants stocks de vivres et de munitions. (Bogdan 1997)

 

25 novembre 1643

 

Empire. Siège de Tuttlingen.

Les troupes impériale de Mercy et de Hatzfeld qui ont pris position autour du camp des assiégeants attaquent par surprise au petit matin en profitant du brouillard. Surprises les troupes franco-weimariennes prennent la fuite. Elles abandonnent plus de 2000 tués et blessés et 7000 prisonniers dont le général Rantzau. (Bogdan 1997)

 

Décembre 1643

 

Danemark. Après avoir traversé la Silésie, le Brandebourg et le Mecklembourg, les Suédois de Torstensson arrivent dans le Holstein.

La plupart des points d’appui danois sont rapidement conquis. (Bogdan 1997)

 

3 décembre 1643

 

France. Turenne reçoit la mission de reconstituer l’armée d’Allemagne. Il va passer l’hiver en Lorraine. (Bogdan 1997)

 

1644

 

Janvier 1644

 

Danemark. Les Suédois pénètrent dans le Jutland coeur du royaume danois. (Bogdan 1997)

 

Franche-Comté. Prise des villes de Vesoul et de Luxeuil-les-Bains, qui étaient tenues par les fidèles de Charles IV de Lorraine, par Turenne. (Bogdan 1997)

 

2 février 1644

 

Transylvanie. Le prince Rakoczi se met en campagne en direction de la Haute-Hongrie. (Bogdan 1997)

 

Mars 1644

 

Congrès de Westphalie. Arrivée des représentants du roi de France, le comte d’Avaux, spécialiste des questions italiennes accompagné par le comte Abel Servien. (Bogdan 1997)

 

9 avril 1644

 

Empire. Première victoire de l’armée impériale sous les ordres du maréchal Gotz et du général Pucheim sur le prince Rakoczi qui doit abandonner une partie de ses conquêtes. (Bogdan 1997)

 

Mai 1644

 

Empire. Turenne franchit le Rhin à Brisach et envahit l’Allemagne. (Bogdan 1997)

 

27 juin 1644

 

Empire. Début du siège de Fribourg-en-Brisgau par les armées impériales de Mercy. (Bogdan 1997)

 

29 juillet 1644

 

Empire. Capitulation de la ville de Fribourg-en-Brisgau devant les armées impériale de Mercy. (Bogdan 1997)

 

9 septembre 1644

 

Empire. Prise de la ville de Philippsbourg par Turenne. Après cette victoire il remonte vers le nord sur la rive gauche du Rhin. (Bogdan 1997)

 

16 septembre 1644

 

Empire. Prise de Mayence par Turenne. (Bogdan 1997)

 

Novembre 1644

 

Transylvanie. L’Empire ottoman fait savoir au prince de Transylvanie Rakoczi qu’il s’oppose à la poursuite de la guerre contre l’empereur Ferdinand III. (Bogdan 1997)

 

Décembre 1644

 

Empire. Les Français contrôlent toute la rive gauche du Rhin, à l’exception de Frankenthal encore tenue par une garnison impériale. (Bogdan 1997)

 

DanemarkChristian IV de Danemark envoie une délégation à Stockholm pour ouvrir des négociations avec la Suède. (Bogdan 1997)

 

6 décembre 1644

 

Lorraine. Début du 3e siège de La Mothe par les troupes françaises. « Cette forteresse qui nargue les armées royales apparaît comme le symbole de la résistance et du patriotisme lorrain. » (Martino 2009)

 

1645

 

Janvier 1645

 

France - Transylvanie. Croissy envoyé de Louis XIV rencontre le prince Rakoczi et le convainc de poursuivre la guerre contre l’empereur Ferdinand III.

La France lui promet de le prendre sous sa protection et confirme l’aide financière promise dans le cadre dutraité de Stockholm du 26 avril 1643. (Bogdan 1997)

 

Février 1645

 

Danemark - Suède. A Bromselro, sur la frontière entre la Scanie danoise et la Suède, ouverture des négociations entre le Danemark et la Suède. (Bogdan 1997)

 

6 mars 1645

 

Empire. Bataille de Jankau.

Victoire des Suédois de Torstensson sur les Impériaux de Hantzfeld et de Gotz.

Avec plus de 2000 morts et blessés et plus de 3000 prisonniers dont le général Hantzfeld, l’armée impériale perd plus du quart de son effectif. (Bogdan 1997)

 

24 mars 1645

 

Empire. Turenne franchit le Rhin à Spire avec 12.000 hommes en direction de la Souabe. (Bogdan 1997)

 

Avril 1645

 

Empire. Une partie de l’armée suédoise, dirigée par Torstensson arrive devant Vienne. L’autre partie va assiéger Brünn. (Bogdan 1997)

 

Juin 1645

 

Congrès de Westphalie. Mazarin envoie à Munster, Henri d’Orléans, duc de Longueville, avec pour mission d’assurer la bonne entente entre le comte d’Avaux et Abel Servien.

Mazarin veut un traité qui assure les frontières du royaume. Il réclame les Trois-Evéchés, la Lorraine, l’Alsace y compris Brisach, Pignerol et les conquêtes effectuées au détriment de l’Espagne, en Artois, en Flandre et en Roussillon. 

Son second objectif et de mettre fin à l’hégémonie des Habsbourg en Europe et de soutenir les droits des princes face à l’empereur d’Allemagne. 

Arrivée de la délégation suédoise est dirigée par Johan Oxenstierna fils du chancelier. Il désire que les traits assurent à son pays le maximum d’avantages territoriaux , quitte à prolonger la guerre. 

Il est secondé par Johan Adler Salvius qui lui se montre favorable à une conclusion rapide de la paix. (Bogdan 1997)

 

Juillet 1645

 

France. Des renforts permettent à Turenne de disposer d’une armée de 22.000 hommes. (Bogdan 1997)

 

7 juillet 1645

 

Lorraine. Reddition de La Mothe par épuisement. Les Français n’ont jamais pu prendre le dessus sur les assiégés. La forteresse est rasée dès le mois de septembre. (Martino 2009)

 

18 juillet 1645

 

Empire. Arrivée de l’armée du prince Rakoczi devant Brünn. Mais elle reste passive, le prince subissant des pressions de plus en plus fortes de la part de l’Empire ottoman pour qu’il fasse la paix avec l’Empereur Ferdinand III. (Bogdan 1997)

 

27 juillet 1645

 

Empire. Le prince Rakoczi arrive à un accord avec les représentants de Ferdinand III. Il quitte donc le siège de Brünn. (Bogdan 1997)

 

6 août 1645

 

EmpireBataille d’Allerheim (à proximité de Nordlingen). 

Les troupes françaises et alliées sont dirigées par Turenne et Condé.

Les troupes impériales sont commandées par Mercy et Jean de Werth.

Les deux armées subissent de lourdes pertes, près de 4000 morts et blessés dans chaque camp. Le général Mercy es tué au cours de la bataille. 

L’armée impériale prend la fuite. (Bogdan 1997) 

 

23 août 1645

 

Danemark - Suède. Signature du traité de Bromselro.

Le Danemark cède à la Suède les îles de Gotland et de Oesel. Il abandonne aussi les provinces de Jamtland, du Hergedalen et du Sama le long de la frontière norvégienne à titre définitif et la province du Halland pour une durée de 30 ans. 

Les navires suédois sont désormais exempts du droit de péage dans le Sund. 

Ce traité « marquait la fin des ambitions danoises dans la Baltique et consacrait l’hégémonie suédoise dans la région. » (Bogdan 1997)

 

Octobre 1645

 

Empire. La défection du prince Rakoczi et des difficultés de ravitaillement obligent le général suédoisTorstensson à lever le siège contre Vienne ainsi que celui contre Brünn. (Bogdan 1997)

 

Novembre 1645

 

Empire. Arrivée à Munster du comte Maximilien de Trauttmannsdorf, chef du Conseil privé de Ferdinand III. Il est chargé de coordonner les délégués impériaux de Munster et d’Osnabruck. 

Il a reçu de Ferdinand III des instructions assez générales qui lui laissaient une grande marge de manoeuvre pour négocier efficacement. (Bogdan 1997)

 

23 novembre 1645

 

Empire. Reprise de Trèves aux Espagnols par l’armée de Turenne. (Bogdan 1997)

 

16 décembre 1645

 

EmpirePaix de Linz signée entre le prince de Transylvanie Georges Rakoczi et l’Empereur Ferdinand III.

Le prince se voit accorder à titre viager les sept comitats de Haute-Hongrie aussi que d’importants domaines dans la région de Tokaj. 

En tant que roi de Hongrie, Ferdinand III accorde à tous ses sujets, nobles ou paysans, la pleine et entière liberté de culte, et s’engageait à ne plus chasser les pasteurs, ni à confisquer leurs temples. 

Les deux parties s’engagent aussi à se restituer mutuellement leurs édifices de culte confisqués au cours des guerres précédentes. 

« La paix de Linz, consolidait le pouvoir de Georges Rakoczi en Transylvanie et faisait de la Hongrie hambourgeoise une des rares terres de l’Europe centrale où la liberté religieuse était garantie à tous. » (Bogdan 1997)

 

1646

 

Janvier 1646

 

Congrès de Westphalie. Arrivée à Munster des représentants des Provinces-Unies. Ils veulent « obtenir non seulement de l’Espagne, mais également de toute la communauté internationale la reconnaissance officielle de leur pleine et entière souveraineté et indépendance, tout en conservant les territoires conquis au cours de la guerre. » (Bogdan 1997)

 

7 janvier 1646

 

Empire. Dans une note transmise au comte Maximilien Trauttmansdorf, coordinateur des négociations impériaux à Munster et Osnabruck, les plénipotentiaires français réclament la Haute et Basse-Alsace, le Sungdau et le Brisgau, Brisach et Philippsbourg ainsi que les « quatre villes forestières » du Rhin. » (Bogdan 1997) 

 

26 avril 1646

 

France. La flotte française composée de 16 vaisseaux, 20 galères, 8 brûlots, 4 flutes, 68 barques avec 5.000 fantassins et 500 cavaliers sous la direction de Maillé-Brézé appareille de Toulon pour une opération enItalie. Cette opération décidée par Mazarin a plusieurs objectifs :

  • Couper les communications espagnoles en Méditerranée, en particulier en verrouillant la Toscane. 

  • Réagir contre l’élection du pape Innocent X qui est favorable à l’Espagne. Il s’agit de forcer le pape à réfléchir avant de donner des réponses favorables à l’Espagne. 

  • Si possible chasse les Espagnols d’Italie. (Wikipédia)

 

9 mai 1646

 

France. La flotte de Maillé-Brézé mouille à San Stephano. Elle débarque 400 hommes qui vont occuper Talamone, la tour des Salines puis le fort San Stephano. (Wikipédia)

 

13 - 14 mai 1646

 

France-Espagne. Débarquement de l’artillerie à Talamone. Les Français vont mettre le siège devant Orbitello. (Wikipédia).

 

19 mai 1646

 

Pays-Bas espagnols. Prise de Courtrai aux Français par Léopold Guillaume de Habsbourg gouverneur des Pays-Bas espagnols. (Bogdan 1997)

 

28 mai 1646

 

Pays-Bas espagnols. Prise d’Ypres par l’armée de Flandres de Condé. (Bogdan 1997)

 

Juin 1646

 

Pays-Bas espagnols. Le duc d’Orléans à la tête d’une armée de 30.000 hommes quitte Amiens pour se diriger vers Courtrai. (Bogdan 1997)

 

14 juin 1646

 

France-EspagneBataille navale de Orbitello. 

Arrivée d’une flotte espagnole de secours de 22 vaisseaux, 30 galères, des brûlots, des flutes et 3300 soldats sous la direction de l’amiral don Francisco Diaz Pimienta.

Après un combat confus la victoire revient, en fin de journée à l’escadre française, les Espagnols se retirant. 

Mais au dernier moment, Maillé-Brézé est tué frappé en pleine tête par un boulet. Il avait 27 ans. Cette mort désorganise complètement l’escadre française. Du Daugnon qui prend le commandement non seulement ne poursuit pas les Espagnols en fuite mais retourne à Toulon abandonnant le corps expéditionnaire débarqué. (Wikipédia)

 

28 juin 1646

 

Pays-Bas espagnols. Capitulation de Courtrai après deux semaines de siège. (Bogdan 1997)

 

12 juillet 1646

 

Lorraine. Assiégée depuis le 28 juin, Longwy dernière place du duc de Lorraine se rend. (Martino 2009)

 

18 juillet 1646

 

France - Espagne. Sans soutien logistique les Français doivent lever le siège d’Orbitello. Le prince Thomas s’enfuit avec la cavalerie en direction de la Savoie, abandonnant l’infanterie dont une partie est évacué par des navires. Mais toute l’artillerie et les bagages sont perdus. (Wikipédia)

 

10 aout 1646

 

EmpireTurenne qui a reçu l’ordre de Mazarin de rejoindre les Suédois de Wrangel fait sa jonction avec lui entre Giessen et Witzlar. Leur objectif consiste à gagner la vallée du Danube et, de là, marcher sur la Bavière et éventuellement l’Autriche. (Bogdan 1997)

 

24 aout 1646

 

Pays-Bas espagnols. Prise du fort de Mardyck, près de Dunkerque, par l’armée du duc d’Orléans.

Après cette prise, le duc d’Orléans quitte l’armée pour rejoindre Paris. Il laisse le commandement de l’armée au prince de Condé. (Bogdan 1997)

 

17 septembre 1646

 

France. Les représentants français annoncent à Anne d’Autriche que grâce au rôle « d’honnête courtier » joué par Maximilien de Bavière, les prétentions françaises sur les territoires situés à l’est sont en partie acceptées par l’Empereur. (Bogdan 1997)

 

Octobre 1646

 

Empire. Les armées de Turenne et de Wrangel entreprennent le siège d’Augsbourg. (Bogdan 1997)

 

Méditerrannée. Débarquement français dans l’Ile d’Elbe. (Bogdan 1997)

 

8 octobre 1646

 

Italie. Après un débarquement français, prise de Piombino. « L’Espagne perdait ainsi l’une de ses principales bases navales sur la route maritime qui reliait Naples à la péninsule ibérique. (Bogdan 1997)

 

10 octobre 1646

 

Pays-Bas espagnols. Capitulation de Dunkerque devant l’armée de Condé. (Bogdan 1997)

 

1647

 

Janvier 1647

 

Empire. A Ulm, ouverture de négociations entre des représentants de : 

  • La France et la Suède. 

  • La Bavière et des émissaires de l’empereur. (Bogdan 1997)

 

Espagne - Provinces-Unies. Espagnols et Hollandais signent un accord préliminaire entre les deux puissances, malgré les pressions de Mazarin qui est contre. (Bogdan 1997)

 

Suisse. Inquiets des incursions suédoises sur leur territoire, les 13 cantons suisses décident de constituer une ligue de défense formée de 12.000 hommes , 6.000 catholiques et 6.000 protestants pour assurer leur défense face à tout envahisseur. (Bogdan 1997)

 

14 mars 1647

 

Empire. Signature du traité d’Ulm entre la France, la Suède et la Bavière.

Il suspend les hostilités entre les franco-suédois et la Bavière jusqu’à la conclusion de la paix générale. 

Le duc de Bavière conserve toutes ses possessions y compris le Haut-Palatinat et la partie du Bas-Palatinat sur la rive droite du Rhin. 

Les armées françaises et suédoises s’engagent à ne plus traverser le territoire bavarois à l’exception du Palatinat rhénan, dans ce dernier cas, à titre exceptionnel et avec l’accord du duc.

Le duc de Bavière abandonne aux Français, pour la durée de la guerre, le contrôle des places de Lauingen,Gundelfingen et Hochstadt sur le Danube. 

Les Suédois obtiennent Menningen et Uberlingen sur le lac de Constance. (Bogdan 1997)

 

Avril 1647

 

Empire. L’Electeur de Cologne, Ferdinand de Bavière, frère de Maximilien de Bavière et le landgrave de Hesse-KKassel, s’associent au traité d’Ulm. (Bogdan 1997)

 

Pays-Bas espagnols. Arrivée à Bruxelles du nouveau gouverneur des Pays-Bas, Léopold-Guillaume, frère de l’empereur Ferdinand III. (Bogdan 1997)

 

14 mai 1647

 

Empire. Décret de Ferdinand III déclarant la ville de Bale ainsi que tous les autres cantons suisses totalement indépendants par rapport à l’Empire. (Bogdan 1997)

 

31 mai 1647

 

Pays-Bas espagnols. Reprise d’Armentières par les Espagnols. (Bogdan 1997)

 

8 juin 1647

 

Italie. Début de la « Révolution » napolitaine. « Ce jour là, la foule furieuse mit à sac puis incendia les bâtiments de l’octroi. » (Bogdan 1997)

 

11 juillet 1647

 

Italie. Naples, Tommaso Aniello di Masaniello, jeune pêcheur, un des leaders de la révolte du 8 juin, associé à un juriste, Giulio Genaino, présente un programme de réformes politiques et sociales radicales.

Le vice-roi, le duc d’Arcos fait semblant de l’accepter pour gagner du temps et négocier en cachette avec Genaino. (Bogdan 1997)

 

16 juillet 1647

 

Italie. A Naples, assassinat de Masaniello. Ses obsèques donnent lieu à une nouvelle agitation et la foule se dote d’un nouveau chef, Gennaro Annesi, forgeron qui avait été condamné pour fausse monnaie. 

Le vice-roi se réfugie dans le Castel Nuovo tandis que la ville basse reste aux mains de la foule. (Bogdan 1997)

 

Octobre 1647

 

Empire. Signature de l’alliance de Passau entre l’Empereur Ferdinand III et le duc Maximilien de Bavièreet son frère l’Archevêque-Electeur de Cologne.

Le duc de Bavière revient dans la camp impérial car il se sent menacé d’une nouvelle action des Suédois de Wrangel. (Bogdan 1997)

 

1er octobre 1647

 

Italie. Naples. Arrivée d’une flotte espagnole en baie de Naples pour ravitailler le castel Nuovo. (Bogdan 1997)

 

14 novembre 1647

 

Pays-Bas espagnols. Reprise de Dixmude par les Espagnols. (Bogdan 1997)

 

15 novembre 1647

 

Italie. Arrivée à Naples de Henri de Guise, descendant direct de René d’Anjou. Il reçoit le titre de généralissime des armées et défenseur de la liberté. » (Bogdan 1997)

 

14 décembre 1647

 

France. Turenne reçoit l’ordre de reprendre les hostilités en Allemagne et de faire sa jonction avec les Suédois de Wrangel. (Bogdan 1997)

 

1648

 

Janvier 1648

 

Empire. Départ de Turenne de Mayence. Il se dirige vers la Franconie. (Bogdan 1997)

 

30 janvier 1648

 

Congrès de Westphalie. Signature à Munster de l’accord définitif entre l’Espagne et les Provinces-Unies.Une seule province, la Zélande marqua son hostilité au traité car ses marins tiraient profit de la guerre de course à laquelle ils se livraient contre les vaisseaux espagnols. 

Les Hollandais obtiennent la reconnaissance définitive de la souveraineté et de l’indépendance de leur pays. 

Sur le plan territorial, ils gardent touts leurs conquêtes, la partie de la Flandre de part et d’autre de l’embouchure de l’Escaut, mais aussi tout le pays dit « de la Généralité » avec les villes de Bergen op Zoom, Breda, Bois-le-Duc, Maastricht et le district dOutre-Meuse. 

Ils obtiennent également l’ouverture des port espagnols à leur commerce et conservent les conquêtes coloniales réalisées aux Indes aux dépens du Portugal à l’époque ou celui-ci était associé avec l’Espagne. (Bogdan 1997)

 

3 mars 1648

 

Empire. Réunion des armées de Turenne et de Wrangel près de Feuchtwangen. 

« Malgré les hésitations de Wrangel, Turenne impose son plan qui visait à attaquer immédiatement les Bavarois qui avaient pris position au sud du Danube. » (Bogdan 1997)

 

15 mai 1648

 

Espagne - Provinces-Unies. Signature d’un traité par lequel Philippe IV reconnait l’indépendance des Provinces-Unies. (Kintz 2017)

 

17 mai 1648

 

Empire. Le comte Maximilien Trauttmannsdorf coordinateur des négociateurs de l’Empereur, accorde les territoires alsaciens en pleine propriété aux Français. 

Les Français voulaient obtenir ces territoires en fief d’Empire, ce qui aurait permis à des représentants du roi de France de siège à la Diète et de participer ainsi directement aux affaires de l’Empire. (Bogdan 1997)

 

Empire. Bataille de Zusmarshausen. 

Elle oppose Turenne, Wrangel et Konigsmark aux Impériaux de Melander et Montecuccolli.

Les Impériaux sont vaincus, Melander tué. Ils se retirent sur Landsberg et tentent de constituer une ligne de défense sur le Lech. (Bogdan 1997)

 

31 mai 1648

 

Empire. Les Français et les Suédois réussissent à franchir le Lech à hauteur de Rain. La route de Munich est ouverte. Toutes les régions situées entre le Danube, le Lech et l’Inn sont dévastées, en partie par les habitants qui pratiquent une politique de la terre brûlée. (Bogdan 1997)

 

26 juillet 1648

 

Empire. Les troupes de Konigsmark arrivent devant Prague et pénètrent par surprise dans la partie nord de la ville (couvent de Strahov, quartier de Mala Strana et le Hradschin). 

Les Suédois se livrent à un pillage systématique des palais et des riches demeurent bourgeoises. Mais la vieille ville sur la rive sud de la Moldau n’est pas envahie, étant défendue par ses habitants et la garnison impériale. 

Jamais les Suédois ne pourront prendre le contrôle du pont Charles, seul point de passage entre les deux parties de la ville. (Bogdan 1997)

 

3 août 1648

 

Pays-Bas espagnols. Prise de Furmes aux Français par Léopold-Guillaume. (Bogdan 1997)

 

19 août 1648

 

Pays-Bas espagnols. Prise de Lens aux Français par Léopold Guillaume. (Bogdan 1997)

 

20 août 1648

 

Pays-Bas espagnolsBataille de Lens. 

Victoire décisive du Prince de Condé sur les terrils espagnols, ce qui lui permet par la suite de reprendre la plupart des places perdues auparavant. (Bogdan 1997)

 

24 octobre 1648

 

Signature à Munster et Osnabruck de la paix de Westphalie issue du congrès.

Le Congrès a rassemblé 194 puissances souveraines, depuis les plus petites villes libres d’Empire, jusqu’aux plus puissantes monarchies. Pour sa part la délégation française comptait 200 personnes. 

Il fallait 10 à 12 jours pour qu’un courrier parti de Munster ou d’Osnabruck arrive à Paris, 3 semaines à Stockholm, 1 mois à Madrid. Mais il faut ajouter « à ces contingences purement matérielles la volonté délibérée de certains Etats de faire traîner en longueur les négociations avec le secret espoir de nouveaux succès pour leurs armées. » 

A Munster se trouvaient les représentants les représentants de l’Empereur, du roi de France, du roi d’Espagne, des Electeurs et des princes catholiques allemands laïques ou ecclésiastiques , mais aussi ceux des Provinces-Unies en guerre contre l’Espagne. Deux médiateurs italiens, le nonce Fabio Chigi (futur Alexandre VII) et l’ambasadeur de Venise Aloise Contarini représentaient le Pape. 

A Osnabruck, autour du médiateur danois sont rassemblés les représentants des Etats protestants et la Suède. 

 

« La paix de Westphalie, la pax westphalica des juristes de l’époque, c’était en premier lieu un remaniement profond des frontières géopolitiques de l’Europe centrale dont bénéficièrent non seulement la France et la Suède, mais aussi de nombreuses principautés territoriales de l’Empire. » (Bogdan 1997)

 

Le Congrès de Westphalie jette les bases d’un certain « équilibre européen ». 

  • L’Espagne sort très affaiblie de ce conflit. C’est la fin de la prépondérance espagnole. 

  • La France sort au contraire considérablement renforcée. Elle vient peu à peu la puissance dominante de l’Europe occidentale. 

  • Dans le Saint-Empire, un équilibre est en train de s’instaurer entre les Hohenzollern qui s’affirment dans l’Allemagne du nord protestante et les Habsbourg qui, grâce à leurs Etats patrimoniaux, disposent d’une puissance incontestable dans l’espace danubien. » (Bogdan 1997)

 

« La guerre de Trente ans et les traités de Westphalie ont accéléré le processus en cours qui devait aboutir à la naissance de l’Etat moderne (….). L’Europe devient ainsi un ensemble d’Etats disposant de frontières précises et reconnues par les autres Etats et sur lesquels le prince ou le monarque exerce sa pleine et entière souveraineté. » (Bogdan 1997)

 

Dans le domaine militaire « la constitution d’armées permanentes est l’aboutissement de la prise de conscience par les Etats des insuffisances et des méfaits du système de mercenariat qui avait été la règle quasi générale au cours de la guerre de Trente ans (….). On est passé ainsi d’une « armée d’entrepreneurs » à une « armée de métier. » » (Bogdan 1997)

 

Empire. L’annonce de la signature des traités de Westphalie met fin aux combats pour le contrôle de la ville de Prague assiégée par les Suédois depuis le 26 juillet 1648. (Bogdan 1997)

 

BILAN DEMOGRAPHIQUE DE LA GUERRE DE TRENTE ANS. 

 

  • Empire.

 

Au début du XVIIe siècle, la population du Saint-Empire est estimée à 19 ou 20 millions d’habitants. Elle tombe à environ 7 millions en 1650. Elle retrouvera son niveau seulement en 1750. 

 

Poméranie et Mecklembourg : Baisse de 65%. 

Brandebourg : Baisse de 40% dans les campagnes et de 50% dans les villes 

Spandau passe de 3.600 h en 1618 à 1.500 en 1654

Colln passe de 12.000 h à 6.200 h durant la même période. 

Le Palatinat Rhénan, le landgraviat de Hesse-Kassel, le Wurtemberg perdent près de 70% de leur population. 

Le Wurtemberg passe de 445.000 h en 1622 à 97.000 h en 1639 et 80.000 h en 1648.

La Silésie perd 25% de sa population. 

La Bohême passe de 1.700.000 h à 950.000 h. 

La Moravie passe de 800.000 h à 600.000 h

 

  • Alsace

 

Wissembourg passe de 1500 à 140 h 

Haguenau passe de 1300 à 250 h

Burkheim ne compte plus que 15 familles en 1648.

Colmar passe de 1.300 h en 1610 à 800 en 1648. 

Fribourg-en-Brisgau passe de 10.000 à 3.500 personnes. 

 

  • Franche-Comté.

 

Elle passe de 41.000 h à 20.000 h

 

  • Lorraine.

 

Elle perd 50% de sa population. 

 

Nancy passe de 16.000 h en 1628 à 5.000 h au maximum en 1645. 

36 villages du bailliage de Nancy ont totalement disparu. 

 

Suite Française. 

 

 

1649

 

18 janvier 1649

 

Traité de Westphalie. Echange officiel des instructions de ratification. (Bogdan 1997)

 

1650

 

26 juin 1650

 

Traité de Westphalie. Une somme globale de 5 millions de thalers est versée aux Suédois pour le paiement des soldes et des indemnités de licenciement de leurs troupes. (Bogdan 1997)

 

1651

 

 

1652

 

2 juin 1652

 

France / LorraineCharles IV de Lorraine convaincu par les Espagnols d’aider les princes frondeurs entre dans Paris. Il en repart rapidement après voir conclu un accord avec Louis XIV, sans être intervenu militairement. (Martino 2009)

 

19 novembre 1652

 

Lorraine. Prise de Bar-le-Duc par le duc Charles IV de Lorraine, puis de Void, Ligny et Commercy. (Martino 2009)

 

19 décembre 1652

 

Lorraine. Reprise de Bar-le-Duc par les Français. (Martino 2009)

 

1653

 

 

1654

 

Janvier 1654

 

Empire. Les derniers soldats suédois quittent l’Empire. (Bogdan 1997)

 

26 février 1654

 

Lorraine. A Bruxelles, arrestation de Charles IV de Lorraine par les représentants du roi d’Espagne. Il est soupçonné de vouloir se rallier au roi de France. 

Nicolas François de Lorraine pensant redevenir duc rejoint Bruxelles. (Martino 2009)

 

1655

 

1er avril 1655

 

LorraineCharles IV délègue ses pouvoirs de souverain à son épouse Nicole en attendant de retrouver la liberté. (Martino 2009)

 

30 avril 1655

 

France / Lorraine. Conclusion d’un accord entre Louis XIV et Nicole épouse de Charles IV de Lorraine.

  • Les armées lorraines cessent leur collaboration avec les Espagnols. 

  • Louis XIV suspend ses opérations en cours contre les forteresses de BitcheHombourg, Landstuhl etMussy.

  • Le comte de Lignéville chef de l’armée ducale, Nicolas-François et la cour souveraine de Lorraine réprouvent ce compromis. (Martino 2009)

 

1656

 

 

1657

 

12 juin 1657

 

Lorraine. Début du siège de la ville de Montmédy aux mains des Espagnols. Des troupes lorraines participent au siège aux côtés des Français. (Martino 2009)

 

6 août 1657

 

Lorraine. Prise de la ville de Montmédy par les Français. (Martino 2009)

 

 

1658

 

18 juillet 1658

 

Empire. Election de Léopold d’Autriche à l’Empire. (Kintz 2017)

 

14 août 1658

 

Empire. En réaction à l’élection de Léopold d’Autriche, formation de la Ligue du Rhin fondée sur une « bonne moitié et une correspondance de défense naturelle. ». Elle associe 17 princes dont le roi de Sicile. (Kintz 2017)

 

1659

 

7 novembre 1659

 

Traité des Pyrénées signé entre la France et l’Espagne, sans la présence de la Lorraine pourtant concernée. 

  • Restitution du duché de Lorraine à Charles IV.

  • Le Barrois reste français. 

  • Les remparts de Nancy doivent être détruits. 

  • ClermontStenay, Dun, JametzMarville et Moyenvic sont cédés à la France. 

  • Les Français obtiennent une voie de passage pour rejoindre l’Alsace. (Martino 2009)

 

Bibliographie

 

BOGDAN (Henry). La guerre de Trente ans. Perrin 1999, 309 pages. 

 

C.E.H.D. Nouveaux regards sur la guerre de Trente ans. 1998, 206 pages. 

Volume qui regroupe les actes du colloque international organisé par le Centre d’Etude d’Histoire de la Défense en 1998. 

  • CROXTON (Derek). La stratégie et la « révolution militaire » Dans la guerre de Trente ans : une révolution manquée ? 

  • SODINI (Carla). L’Italie et la guerre de Trente ans. 

  • PERNOT (François). L’Espagne et la guerre de Trente ans. 

  • HENNINGER (Laurent). Une conséquence de la guerre de Trente ans en Europe centrale et balkanique : le renouveau de la cavalerie dans les armées occidentales. 

  • VERGE-FRANCESCHI (Michel). La guerre de Trente ans sur mer. 

  • BONNICHON (Philippe). Rivalités européennes outre-mer (v 1618 - v 1648). Répercussions de la guerre de Trente ans ? 

  • KROENER (Bernhard R). Le « maraudeur ». A propos des groupes marginaux de la société militaire au début de l’époque moderne. 

  • PILLORGET (René). Dans quelle mesure la guerre de Trente ans a-t-elle contribué à l’unification européenne ? 

 

DUCHEIN (Michel). 50 années qui ébranlèrent l’Angleterre. Fayard 2010, 553 pages. 

 

DUCINI (Hélène). De Louis XIII à Louis XIV (1610-1661) in Journal de la France et des Français. Quarto Gallimard 2001. 

 

FAURE (Marie-Noelle). La guerre de Trente ans. Edts Ellipses 2019, 336 pages. 

 

GARNIER (Jacques) (dir). Dictionnaire Perrin des guerres et des batailles de l’histoire de France. Perrin 2004, 906 pages)

 

GAY (Annie), THEUROT (Jacky). Histoire de Dôle. Privat 2003, 287 pages.

 

MARTIN (Philippe). Une guerre de Trente ans en Lorraine. Edts Serpenoise 2002, 380 pages. 

 

MARTINO (Laurent). Histoire chronologique de la Lorraine. Edts Place Stanislas 2009, 221 pages. 

 

SACCHI (Henri). La guerre de Trente ans. Edts L’Harmattan.