Thème 3 leçon 3. La vie politique en France de 1919 à 1939.

L3. LA VIE POLITIQUE EN FRANCE DE 1919 A 1939

 

 

Quelle évolution la vie politique connaît-elle entre les deux guerres.

 

 

I/ LE RETOUR A LA VIE POLITIQUE.

 

 

Q1. Quelle est la fonction politique de Clemenceau après la guerre ? Quelle est son action politique intérieure après la guerre ? Après la 1ere Guerre mondiale, Clemenceau est Président du Conseil jusqu’en 1920. D’un point de vue intérieur il veut maintenir l’ordre dans la difficile période de reconstruction du pays et de démobilisation de l’armée française. Pour cela il n’hésite pas à réprimer les mouvements de grèves mais aussi à accorder des mesures sociales (limitation de la journée de travail à 8 heures) pour bloquer la progression de la Gauche.

 

 

Doc. Georges Clemenceau (1841-1929)

« Républicain radical, Clemenceau est président du Conseil de 1906 à 1909 et de nouveau en 1917 à l'âge de 76 ans. Patriote intransigeant, il réprime toute tentative de mutinerie au front et pourchasse les pacifistes. Après la guerre, il défend des positions très dures vis-à-vis de l'Allemagne lors de la rédaction du traité de Versailles. Il fait voter la loi limitant la journée de travail à 8 heures mais, en même temps, il réprime fortement les grèves qui se développent. A la suite de la victoire du Bloc national en novembre 1919, il reste président du Conseil. Mais en janvier 1920, il échoue dans sa tentative de devenir président de la République et quitte alors la vie politique. »

 

 

Q2. D’après le tract, quelles sont les conséquences de la guerre ? Expliquez l'expression « silence patriotique ». Sur quelles peurs s'appuie le Bloc national pour gagner les élections ?

  • D’après ce tract, les conséquences de la guerre sont l’épuisement du pays, que ce soit en hommes ou en ressources naturelles, mais aussi financières.

  • Ce « silence patriotique » fait référence à la suspension de toute élection durant toute la durée du conflit ainsi qu’au contrôle strict de l’information (censure).

  • Le Bloc national s’appuie sur la peur de la révolution bolchevique et il essaye de faire passer les mouvements de grève de l’après guerre pour les prémices d’une révolution.

 

Doc. Tract du Bloc national.

« Après cinq ans de guerre et de silence patriotique, vous allez voter (…)

Aujourd'hui, vous savez que tout danger n'est pas écarté. La France, qui a dû lutter jusqu'à la limite de ses forces, qui a dépensé ses hommes, son argent, ses réserves de toute nature, vit au jour le jour dans l'inquiétude du lendemain ; mais la République qui l'a conduite à la victoire lui rendra sa postérité, si les Français savent rester unis en face de l'ennemi révolutionnaire (allusion aux grèves et au risque révolutionnaire). Spéculant sur la misère de la guerre et les difficultés de la paix, les meneurs bolchevistes, n'écoutant que leurs appétits, prêchent la violence et préparent le désordre sans se demander s'ils ne creusent pas criminellement le fossé où la France, glorieuse et convalescente, tombera peut-être pour ne plus se relever. » (Tract du Bloc national, novembre 1919)

 

 

Q3. Quel est le résultat des élections de 1919 ? La droite conservatrice et le Centre alliés à une partie des Radicaux remportent les élections. Cette Assemblée est appelée la « Chambre bleu horizon » en référence aux nombreux anciens militaires élus, mais aussi à sa politique qui entend être intransigeante envers l’Allemagne.

 

 

France. Elections 1919 (1).png

 

 

Q4 Qu’est ce qui distingue le point de vue de Marcel Cachin de celui de Léon Blum ?

  • Marcel Cachin veut soutenir la révolution bolchevique et s’inspirer du parti communiste russe pour organiser son propre parti, un parti centralisé sans aucune liberté, comme le parti bolchevique.

  • Léon Blum refuse cette nouvelle tendance. Il veut conserver une organisation du parti plus libre et plus démocratique.

 

Doc. Pour ou contre la IIIe Internationale au Congrès de Tours.

Marcel Cachin.

« On nous demande de faire un parti solidement organisé, totalement centralisé, vigoureusement dirigé (…). Les Russes l'ont fait chez eux ; ils nous ont donné l'exemple qu'il faut suivre (…) A mes yeux, le premier des devoirs, c'est de venir se ranger immédiatement et d'enthousiasme aux côtés de la grande puissance du monde qui a engagé la lutte à mort contre l'impérialisme et qui, chez elle, l'a vaincu. Notre devoir, c'est de signifier à la bourgeoisie notre volonté d'aller là-bas nous mettre côte à côte avec la grande révolution russe. »

Léon Blum.

« Vous voulez un parti entièrement homogène, un parti dans lequel il n'y ait plus de liberté de pensée, plus de division de tendances. Est-ce là le parti que nous avons connu ? Non. Eh bien, nous restons du parti tel qu'il était hier et nous n'acceptons pas ce parti nouveau qu'on veut faire. Nous sommes convaincus, jusqu'au fond de nous-même que, pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison. »

 

 

Q5. Quels sont les deux partis issus de l’ancienne SFIO ? Quels sont leur dirigeant et leur journal ? Quelle tendance est majoritaire

  • La majorité derrière Marcel Cachin prend le nom de Parti Communiste Français (PCF) et conserve le journal L’Humanité.

  • La minorité derrière Léon Blum conserve le sigle SFIO. Elle a le journal le Populaire.

  • C'est la tendance de Marcel Cachin qui l'emporte avec 69% des voix. Léon Blum n'obtient que 8% des voix. 
  • Par contre on remarquera que les électeurs ne suivront pas et lors des élections suivantes, la SFIO restera toujours largement en tête devant le nouveau PCF. 
  •  

 

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Paragraphe.

 

A la fin de la Première guerre mondiale, les attentes de la population sont importantes tant sur le plan économique que social (en particulier revendications féministes sur le droit de vote des femmes). Mais la situation économique ne permet pas d’effectuer les réformes souhaitées ce qui provoque une forte contestation sociale (tant en France qu’en Europe). Le Bloc national situé à droite présente ces grèves comme une menace bolchevique et agite les risques d’une révolution. Cela lui permet de remporter les élections de 1919. Les forces de gauche parallèlement se divisent entre partisans d’une contestation sociale respectueuse des institutions politiques (élections) et partisans d’une révolution violente type Bolchevique. En 1920, au Congrès de Tours, ces derniers, majoritaires, quittent la SFIO (socialistes) pour former le Parti Communiste Français

 

 

II/ LA CRISE DES ANNEES TRENTE.

 

 

Q6. Décrivez la situation économique et sociale dans les années 1930. La crise financière venue des Etats-Unis (crise de 1929) provoque à la fois une baisse de la production industrielle et une hausse du chômage. Elle se fait réellement sentir à partir de 1932.

 

 

France. Crise des années 30 (1).jpg

 

 

Q7. Quelle est la conséquence de cette crise ? Comment sont-elles appelées ? Cette crise provoque de grandes manifestations appelées marches de la faim.

 

 

 

France. Crise des années 30 (3).png

 

 

 

Q8 . En prélevant des informations, montrez que ce texte est : antiparlementaire, antisémite, xénophobe (hostile aux étrangers).

  • Ce texte est antiparlementaire : « Ton parlement est pourri. »

  • Ce texte est antisémite : « Daladier nous mène comme un troupeau de foire aux Blum (qui est juif) et autres Zyromski dont le nom bien français est tout un programme. »

  • Ce texte est xénophobe : « Il faut la France aux Français. »

 

Doc. L'affiche d'une Ligue. (5 février 1934).

« Daladier nous mène comme un troupeau de foire aux Blum et autres Zyromski dont le nom bien français est tout un programme. Voilà vos maîtres les patriotes ! Voilà la dictature qui t'attend peuple de France !

Ton Parlement est pourri. Tes politiciens compromis. Ton pays livré à la boue des scandales. Ta sécurité menacée. La guerre civile grogne. La guerre tout court rôde. Paysan, la ruine te menace. Ouvriers, intellectuels, votre situation est assaillie par des étrangers. Petits rentiers, petits fonctionnaires, petits commerçants votre pain quotidien est menacé. Ni les uns, ni les autres n'êtes chez vous. Il faut la France aux Français ! Il y en a assez. » (Affiche de la Solidarité française du 5 février 1934 appelant à manifester le lendemain)

 

 

Q9. Résumez l'affaire Stavisky. En quoi cette affaire renforce t-elle le discours des Ligues ?

  • Stavisky est un vulgaire déjà condamné qui réussit une grande escroquerie avec semble t-il la complicité d'hommes politiques ou de proches d'hommes politiques.

  • Cette affaire renforce le discours des Ligues car Stavisky est un étranger et il semble bénéficier d'appuis politiques.

 

Doc. L'affaire Stavisky

  • Avril 1931. Création du crédit municipal de Bayonne par le député-maire radical Joseph Garat. Celui -ci reçoit des fonds d'Alexandre Stavisky, un escroc d'origine ukrainienne déjà condamné plusieurs fois. . Gustave Tissier, l'homme de confiance de Garat, accepte à chaque opération financière de Stavisky d'émettre deux bons portant le même numéro, mais avec une seule souche et un seul talon. Il existe donc un bon « officiel » enregistré et un « faux bon » qui est remis à Stavisky qui va l'encaisser auprès de banques.

  • 23 décembre 1933. Arrestation de Gustave Tissier. L'escroquerie a rapporté 239 millions de francs à Stavisky.

  • 25 décembre 1933. Disparition de Stavisky.

  • 5 janvier 1934. Le ministre des colonies Dalimier qui est mis en cause dans ce que l'on appelle désormais l'affaire Stavisky démissionne.

  • 7 janvier 1934. Arrestation et incarcération de Joseph Garat.

  • 8 janvier 1934. Intervention de 3 policiers à Chamonix pour arrêter Stavisky qui se suicide d'une balle dans la tête à leur arrivée. Ce « suicide » est rapidement mis en cause par la presse.

  • 9-12 janvier 1934. Prenant prétexte de l'affaire Stavisky, manifestations de la part des Ligues d'extrême droite qui dénoncent la corruption politique.

  • 12 janvier 1934. Le président du conseil refuse la nomination d'une commission d'enquête.

  • 19 janvier 1934. Nouveau refus de nomination d'une commission d'enquête.

  • 6 février 1934. Nouvelle manifestation des Ligues d'Extrême droite qui dégénère. Il y a 17 morts et 2319 blessés.

 

Q10. Présentez le document (nature, origine, date). D'après ce journal, qu'ont tenté les manifestants ? Comment peut-on qualifier cet acte ? Relevez les mots ou expressions qui montrent que l'article est défavorable aux manifestants.

  • Il s’agit d’un extrait du journal le Populaire, journal de la SFIO. Il date du 7 février 1934 et relate les événements de la veille.

  • D’après le journal, les manifestants avaient l’intention de s’attaquer au siège de l’Assemblée nationale. On peut considérer cette action comme une tentative de coup d'Etat, l'Assemblée nationale symbolisant la démocratie et la représentation nationale.

  • Les mots « dévastation », « stupide », « énergumènes », « une dizaine de perturbateurs », montrent que l’article de ce journal est défavorable aux manifestants.

 

Doc. Le 6 février 1934.

« Les Champs-Élysées sont l'objet d'une dévastation systématique et stupide. On arrache les bancs, les grilles des arbres, on renverse les baraques et on édifie une caricature de barricade. Une vague hurlante de manifestants repart à l'assaut du pont de la Concorde. Les gardes mobiles et les gardes à cheval qui doivent assurer la défense du pont sont débordés et contraints de se replier vers le Palais-Bourbon (siège de l'Assemblée nationale). Plusieurs coups de revolver partent de la foule. Les gardes tirent en l'air. Ce n'est pas assez pour intimider les énergumènes qui ont résolus qui ont résolu de renverser la République et le régime parlementaire. Ils lancent maintenant des bombes sous les pieds des chevaux. Les gardes mobiles tirent alors pour de bon. Une dizaine de perturbateurs s'écroulent. » (Le Populaire (journal de la SFIO), 7 février 1934).

 

 

Q11. Pourquoi les membres de Solidarité française défilent-ils ? Comment défilent-ils ? Les membres de Solidarité française défilent pour les obsèques d’un de leurs membres, tué lors des manifestations du 6 février. Ils sont en rangs, derrière des drapeaux, en tenue militaire.

 

 

France. 6 février 1934 (3).jpg

Les membres de Solidarité française défilent aux obsèques d'un des leurs, Lucien Gariel, tué

lors des manifestations du 6 février 1934.

 

 

Q12 Quels sont les partis du Front populaire ? A quoi s’oppose le Front populaire et que réclame-t-il ? Le Front populaire est formée de 3 partis : la SFIO (Léon Blum), le PCF (Maurice Thorez) et les Radicaux (Edouard Daladier). Il s’oppose à la misère provoquée par le chômage, à la guerre et au fascisme (Italien ou Allemand). Il réclame donc du pain pour le peuple, une politique en faveur de la paix (l’Allemagne est en plein réarmement), et plus généralement une mobilisation pour la liberté (lutte contre le fascisme symbole de l’oppression).

 

 

France. Front populaire 1.jpg

Après le 6 février 1934, les partis de gauche (PCF, SFIO

et Radicaux) se rapprochent puis adoptent un programme

électoral commun pour les futures élections.

 

 

Paragraphe.

 

Au début des années 1930, comme l’Allemagne et d’autres pays, la France est touchée par la crise venue des Etats-Unis (crise de 1929). Des scandales politico financiers (affaire Stavisky) vont accentuer l’antiparlementarisme déjà fort. Les Ligues d’Extrême droite, inspirées par le fascisme italien, contestent de plus en plus violemment les institutions (manifestation du 6 février 1934). Les partis de gauche qui sentent la menace se rapprochent et forment un « Front populaire » qui rassemble la SFIO (Léon Blum), le PCF (Maurice Thorez) et les Radicaux (Edouard Daladier).

 

 

III/ LE FRONT POPULAIRE.

 

 

Q13. Qui gagne les élections ? Quel est le premier parti ? Qui devient chef du gouvernement ?

  • C'est la coalition du Front populaire qui gagne les élections.

  • La SFIO avec 149 députés est la première force politique du pays.

  • C'est Léon Blum, chef du Front populaire qui devient chef du gouvernement.

 

 

 

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Q14. En quoi l'événement commémoré par ce timbre peut paraître extraordinaire ? Cet événement est extraordinaire à double titre.

  • C'est la première fois que des femmes font partie d'un gouvernement français.

  • Mais surtout ces femmes entrent dans un gouvernement à un moment où elle ne possèdent pas le droit de vote (acquis seulement en 1944)

 

France. Front populaire 6-3.jpg

 

 

Q15. Décrivez et expliquez la scène photographiée. Comment est l'atmosphère ? Pourquoi ?

  • Sur cette photo on voit un groupe d'hommes en grève qui occupent leur usine. Ils font grève pour soutenir le nouveau gouvernement du Front populaire et obtenir de meilleures conditions de vie.

  • L’atmosphère est festive car ces grévistes sont assis autour d'une table visiblement bien garnie. Ils s'apprêtent à faire la fête.

 

 

France. Front populaire 4-2.jpg

 

 

 

Q16. Quels sont les acteurs des accords de Matignon ? Qui a fait pression sur eux pour qu'ils négocient ? Quel droit l'article 1 établit-il ? Quels sont les autres avantages obtenus par ces accords ?

  • Les acteurs de ces accords sont d’un côté les représentants du patronat français et de l’autre la CGT syndicat proche du Parti communiste qui représente le monde ouvrier.

  • C'est le Président du Conseil, Léon Blum qui a fait pression. On remarque que la réunion a lieu à l’Hôtel Matignon qui est la résidence du Président du Conseil.

  • L'article 1 établi une certaine égalité entre les salariés. Avant les contrats de travail étaient individuels. Deux salariés pouvaient donc être embauchés, selon le moment, à des conditions différentes. Désormais comme les contrats sont collectifs, tous les salariés sont embauchés aux mêmes conditions.

  • Ils obtiennent aussi le droit de se syndiquer librement, mais surtout de substantielles hausses de salaires.

 

Doc. Les accords de Matignon.

« Les délégués de la Confédération générale du patronat français (CGPF) et de la Confédération générale du travail se sont réunis sous la présidence de Monsieur le président du Conseil et ont conclu l'accord ci-après.

Art 1. La délégation patronale admet l'établissement immédiat de contrats collectifs de travail. *

Art 3. Les employeurs reconnaissent la liberté d'opinion ainsi que le droit pour les travailleurs d'adhérer librement et d'appartenir à un syndicat professionnel.

Art 4. Les salaires pratiqués par tous les ouvriers seront à la reprise du travail augmenté de 15% pour les salaires les moins élevés pour arriver à 7% pour les plus élevés.

 

 

Q17. Quelles sont les mesures adoptées par le gouvernement ? Comment le sont-elles ? De son côté le gouvernement fait voter par le Parlement deux lois importantes :

  • La semaine de 40 heures de travail sans perte de salaire (au lieu de 48h).

  • L’obtention de deux semaines de congés payés pour tous les ouvriers.

 

Doc. Les premières lois sociales.

« Je vous confirme par écrit les engagements que j'ai pris. Les projets de loi sur la semaine de 40 heures, les congés payés et les contrats collectifs de travail seront déposés après demain mardi (…). Je compte fermement obtenir le vote des deux chambres pour le milieu de la semaine prochaine. »

(Lettre de Léon Blum, Président du Conseil à Léon Jouhaux, dirigeant de la CGT le 7 juin 1936)

 

 

Q18. D’après cet ouvrier, quelles ont été les améliorations apportées à sa vie par le Front populaire ? Deux aspects sont mis en avant par ce témoignage.

  • Le gain du pouvoir d’achat grâce aux augmentations de salaire qui permet d’améliorer la vie quotidienne (postes radio, bicyclettes)

  • Plus de temps libre grâce à la semaine de 40h qui permet de gagner un jour de repos par semaine et les congés payés. Grâce à ces lois, le temps libre est plus que doublé.

 

Doc. Le point de vue d'un ouvrier.

« C'est un de mes meilleurs souvenirs : Ça a été mes douze premiers jours de congés payés. Parce que jusque-là , on n'avait rien. En plus des douze jours, il y avait les quarante heures, mais payées quarante-huit heures.

On peut dire qu'on a connu une certaine prospérité après 1936. Les salaires ont sérieusement augmenté ; on a commencé voir fleurir tous les postes de radio dans les cités, les bicyclettes. En un an il y a eu un changement terrible. »

(Témoignage recueilli par S Bonnet, L'Homme de fer, 1977)

 

 

Q19 Dans quel journal est paru ce dessin ? Décrivez-le et expliquez son message. Ce dessin est paru dans le journal le Canard enchaîné. Il montre des bourgeois au premier plan qui refusent de se mêler à la foule des ouvriers qui viennent se baigner pour la première fois grâce aux congés payés. Le message de cette caricature est double. Tout d’abord elle montre le refus des classes supérieures de se mêler aux classes populaires, mais aussi ces bourgeois ont l’impression de perdre un privilège (prendre des vacances) qui les démarquait des ouvriers.

 

 

France. Front populaire 7-4.jpg

Dessin de Dubosc paru dans le Canard enchaîné du 12 août 1936

 

 

Paragraphe.

 

L’alliance des forces de gauche, dans le Front populaire, permet leur victoire aux élections de 1936. Cette victoire soulève un immense espoir et provoque une vague massive de grèves avec occupation des usines (grève sur le tas). Cela force le patronat à signer des accords avec les syndicats ouvriers (accords Matignon en juin 1936) qui prévoient de nombreux avantages :

- Augmentation des salaires de 7 à 15%

- Liberté syndicale.

- Création de représentants du personnel.

- Etablissement de conventions collectives.

Parallèlement le gouvernement prend des mesures parlementaires :

- Création de 2 semaines de congés payés.

- Réduction de la semaine de travail à 40h au lieu de 48h mais payée 48h.

- Prolongement de la scolarité obligatoire de 13 à 14 ans.

- Création de la SNCF qui nationalise toutes les compagnies privées qui existaient jusque là.

Ces mesures provoquent une immense satisfaction dans la population ouvrière, mais sont violemment rejetées par une grande partie de la droite.

 

 

Conclusion.

 

Comme les autres pays européens, la France est touchée par les différentes crises politiques et économiques qui touchent les différents pays européens. Mais la réaction sera différente et le pays saura éviter la tentation du fascisme.

 

 



30/09/2016
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