Thème 1. 1917. Exposition du centre Pompidou-Metz (Album photo)

1917.

 

Du 26 mai au 24 septembre 2012, le Centre Pompidou-Metz a organisé une exposition portant sur l'année 1917.

 

Cette exposition proposait « un aperçu instantané de tous les champs de la création d'une année de la Première Guerre mondiale. Il s'agit ainsi d'interroger ce que représente, pour l'activité artistique, un contexte aussi resserré et précis qu'une année, tout en déjouant les attentes et les a priori sur ce que peut-être l'art en temps de guerre. » (centrepompidou-metz.fr)

 

Cette exposition entendait rendre compte de l'extrême diversité des productions culturelles de cette année là tout en les replaçant dans le contexte de la guerre d'où la présentation d'objets ou de productions militaires.

 

Toutes ces œuvres issues de nombreux fonds, peuvent se classer en 6 grandes catégories :

 

  • I. Le combattant.

  • II. Chairs meurtries.

  • III. Propagande.

  • IV. Artisanat de tranchées.

  • V. Artistes en guerre.

  • VI. Artistes en paix.

 

I/ LE COMBATTANT

 

Masque de protection contre le froid.

Cuir, laiton, tissu (Musée de l’air et de l’espace, Le Bourget).

Ce type de matériel était surtout utilisé par les pilotes d'avion qui volaient dans des cockpits ouverts.

 

 

001.JPG

 

 

Matériel de protection pour les sentinelles dans les tranchées.

Ce matériel peut faire penser à un retour vers le Moyen-Age. Il servait à protéger les sentinelles des tranchées qui pouvaient servir de cible pour les tireurs d'élite adverses

 

 

002.JPG

 

 

Masques à gaz.

A gauche, Lederschutzmaske modèle 1917 (Allemagne).

A droite, masque ARS 17 avec étui (France).

La première attaque aux gaz sur le front français se déroule le 22 avril 1915 dans la région d'Ypres. Les Allemands projettent 150 tonnes de chlore (on appellera plus tard ce gaz de l'ypérite) sur les tranchées françaises où les soldats sont totalement dépourvus de protections. Cette attaque fera environ 15.000 blessés et un millier de morts. Rapidement les belligérants vont se doter de protections qui resteront toujours plus ou moins efficaces.

 

 

003.JPG

 

 

Matériel de tranchée.

A gauche, « queue de cochon » servant à fixer les réseaux de fils de fer de barbelé.

A droite différents types de grenades.

Les grenades à main inventées dès le 11e siècle en Chine, vont se généraliser durant la Première guerre mondiale. Elles sont surtout utilisées lors des assauts pour « nettoyer » les tranchées ennemis en les atteignant tout en protégeant les assaillants.

 

 

004.JPG

 

 

Panneaux directionnels utilisés dans les tranchées.

Le système de tranchées se complexifiant au fur et à mesure de l’enlisement de la guerre, les relèves étant fréquentes, il devient nécessaire de mettre en place des systèmes de signalisation pour se diriger plus facilement.

 

 

005.JPG

 


006.JPG

 


007.JPG

 

Armes pour le combat rapproché.

Différents modèles de « casse tête » utilisés par les soldats pour le combat au corps à corps dans les tranchées. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les baïonnettes, surtout françaises, étaient inadaptées pour le combat au corps à corps dans les tranchées (Le fusil Lebel et sa baïonnette mesurait 1,82 mètre) . Pour être plus efficaces, les « nettoyeurs de tranchées » vont se doter de moyens certes artisanaux mais terriblement efficaces.

 

 

008.JPG

 

Coupe d’obus de 75 mm explosif.

Modèle 1917 pour canon français de 75 mm modèle 1897. (Musée de l’association des démineurs de France).

Le canon de 75 mm produit à partir de 1897, va devenir le canon emblématique de la Première guerre mondiale. Lors de sa mise en service de nombreux progrès en font une arme révolutionnaire pour l'époque : utilisation de poudre sans fumée, munition encartouchée (c'est-à-dire se chargeant d'un seul bloc), chargement par la culasse, frein de recul oléopneumatique. D'un poids de 1970 kg chargé, il peut envoyer un obus d'environ 5kg à 8500m (portée pratique 6500m).

En 1917, apparaissent de nouveaux obus explosifs, mieux profilés ce qui permet d'augmenter leur portée qui passe désormais à 11 km.

 

 

009.JPG

 

Obus de 400 mm explosif à amorçage d’ogive.

Modèle 1915. Cet obus mesure environ 1,60 m de haut (Musée de l’association des démineurs de France).

Cet obus d'un poids de 640 ou 900 kg avait une portée maximale de 16 km.

 

 

010.JPG

 

Fragment d’arbre factice servant de poste d’observation réalisé par la section de camouflage.

Armée belge. Tôle martelée et bois.

L’utilisation d’arbres blindés faisait partie des techniques développées par les équipes de camouflage. Il s’agissait de tromper l’ennemi sur la topographie en déplaçant par exemple un arbre. Cela permettait aussi d’observer le front en s’élevant à plusieurs mètres de hauteur, tout en restant protégé.

Dans ses carnets, le peintre et décorateur de théâtre André Mare, employé dans une section de camouflage française, documente la construction de ces appareils substitués nuitamment à de vrais arbres et parfois complètes de branchages.

 

 

011.JPG

 

Camouflage du sloop Cassiopée (1916-1933), réquisitionné comme aviso, réalisé par la section de camouflage de Rochefort.

Encre, aquarelle et gouache sur carton (Musée national de la marine, Paris)

Ce type de camouflage permet de casser les lignes et de rendre, de loin, les navires moins facilement identifiables. Cela oblige donc l'ennemi à se rapprocher, ce qui le rend plus vulnérable.

 

 

012.JPG

 

 

Camouflage du cargo Texas (1908-1931), réquisitionné durant la guerre, réalisé par la section de camouflage de Rochefort.

Encre, aquarelle et gouache sur carton (Musée national de la marine, Paris)

 

 

013.JPG

 

Maquette d’un baraquement Adrian type service de santé (système Bordas).

Bois peint (musée du service de santé des armées, Paris)

Ces baraques conçues par l'ingénieur militaire Adrian ont une longueur de 12 mètres et ont servi durant la guerre à de multiples usages (casernement à l'arrière, bureau, magasin, hangar, hôpital de campagne) car elles procuraient de nombreux avantages :

  • Economique, car elle coûte le même prix qu'une tente de volume équivalent, mais en plus solide et plus confortable.

  • Peut être montée par une main d’œuvre non spécialisée.

  • Structure démontable et réutilisable.

  • Structure modulable

  • Structure très stable.

 Vue extérieure

 

014.JPG

 

Vue intérieure. 

 

015.JPG

 

 

Moto Harley Davidson.

Ces motos sont utilisées pour assurer les liaisons à l'arrière du front.

 

 

016.JPG

 

 

Char Renault 1917.

Ce véhicule blindé conçu en 1916 par Louis Renault et Rodolphe Ernst-Metzmaier, est considéré comme le véhicule de combat chenillé le plus efficace de la Première Guerre mondiale. Il fut produit à plus de 3700 exemplaires et constitue le prototype du char de combat moderne : armement en tourelle pivotante sur 360°, groupe moteur à l'arrière du véhicule, chenilles débordantes sur l'avant. Ce véhicule de 6,7 tonnes à pleine charge embarquait un équipage de deux hommes. Il pouvait se déplacer à la vitesse maximale de 8km/h grâce à un moteur de 18 cv. Son autonomie était de 60 km. Son blindage maximum de 16mm. Selon les versions, il était armée d'un canon de 37mm (225 obus) ou d'une mitrailleuse de 8mm (4800 cartouches).

 

 

017.JPG

 

Détail de tourelle armée d'un canon


018.JPG

Plan intérieur du char Renault FT 17

 

018b.jpg

 

 

 

Mort qui fauche. Insigne de l’escadrille SPA 94, insigne de fuselage.

Huile sur toile d’aviation (Musée de l’air et de l’espace du Bourget).

Rapidement les escadrilles de l'aviation pour se distinguer les unes des autres et pour impressionner l'adversaire vont se doter d'insignes qui sont peints sur les fuselages des appareils. La SPA 94 est créée le 1er juin 1917. A la signature de l'armistice elle comptera 52 victoires aériennes dont 22 attribuées au lieutenant Pierre Marinovitch, 5e as de l'aviation française (tué en démonstration de voltige devant le roi des Belges le 2 septembre 1919). 

 

 

019.JPG

 

II/ CHAIRS MEURTRIES

 

 

La Première Guerre mondiale avec la formidable augmentation de la puissance des armes classiques (artillerie) mais aussi nouvelles (mitrailleuses, lance-flammes, gaz) va blesser des millions d'hommes. Beaucoup resteront mutilés pour le reste de leur vie. La médecine va tout faire pour tenter de « réparer » au mieux ces « chairs meurtries » que ce soit avec l'aide de prothèses ou de la chirurgie esthétique encore balbutiante. Dans ce dernier cas, des moulages sont exécutés pour étudier des solutions réparatrices.

 

 

Prothèse de bras pour soldat mutilé.

 

 

020.JPG

 

 

Prothèse de bras et d’avant bras permettant l’adaptation d’accessoires, notamment un manchon articulé et perforé permettant l’adaptation d’outils à manche. Cuir et métal (Musée du service de santé des armées, Paris).

 

 

021.JPG

 

 

Photo d’un mutilé du bras droit manipulant une faux à l’aide d’une prothèse de bras de travail type Gillet, muni d’un porte outils type Julien adapté au manche de la faux.

Epreuve gelino argentique (Musée du service de santé des armées, Paris).

 

 

022.JPG

 

 

Prothèse de jambe pour soldat mutilé.

 

 

023.JPG

 

Blessé de la face présentant des lésions importantes (perte de substance) au niveau du maxillaire inférieur.

Moulage en plâtre et cire polychromes. (Musée du service de santé des armées, Paris)

 

 

024.JPG

 

Visage d’homme adulte blessé de la face, destruction de la paroi des fosses nasales.

Plâtre peint. (Bibliothèque interuniversitaire de santé, Paris)

 

 

025.JPG

 

Visage mutilé par éclat d’obus.

Perte de substance sur la partie droite du visage, notamment les maxillaire supérieur et inférieur. Aspect de la blessure avant traitement.

Moulage en plâtre et cire polychromes fixé sur support en bois.

 

 

026.JPG

 

Casque allemand présentant une perforation par éclat d’obus sur le côté gauche

(métal et cuir).

(Musée du service de santé de l’armée, Paris).   

 

 

027.JPG

 

 

III/ PROPAGANDE

 

 

La propagande va jouer, très rapidement un rôle très important dans la guerre. Elle sert à remonter le moral à la population, à dénoncer les horreurs de l'ennemi, ce qui permet de justifier une guerre « juste », mais aussi pour inciter les populations à financer l'effort de guerre en participant aux emprunts que les Etats lèvent régulièrement.

 

On remarquera particulièrement les documents à destination des écoliers qui utilisent les matières enseignées à l'école.

 

Affiche de propagande française pour souscrire à un emprunt national.

 

028.JPG

 

Affiche de propagande française pour souscrire à un emprunt national.

Affiche à destination des écoliers sous forme d’une composition française.

« Pour l’orphelin de la guerre, souscrivons à l’emprunt. »

 

029.JPG

 

Affiche de propagande française pour souscrire à un emprunt national.

Affiche à destination des écoliers sous forme d’une composition d’histoire.

« L’argent qu’on prête à intérêt est le nerf de la guerre. »

 

 

030.JPG

 

 Affiche de propagande française pour souscrire à un emprunt national.

Affiche à destination des écoliers sous forme d’une composition d’instruction civique.

« Prêter à son pays, c’est combattre à l’arrière. »

 

 

031.JPG

 

Affiche de propagande française pour souscrire à un emprunt national.

Affiche à destination des écoliers sous forme d’un problème.

« Qui calcule prévoit, qui prévoit souscrit à l’emprunt. »

 

 

032.JPG

 

 

Affiche de propagande contre l’Allemagne et la tuberculose.

Editée par la commission américaine de préservation contre la tuberculose en France.

 

 

033.JPG

 

France. Affiche pour l’association générale des mutilés de la guerre.

par Georges Durival dit Géo Durival. Lithographie couleur sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

034.JPG

 

Une du « Petit Journal » du 4 avril 1917 annonçant l’entrée en guerre des Etats-Unis.

 

 

035.JPG

 

Note pour les armées et les régions concernant les bonbons empoisonnés envoyés par les Allemands dans lignes anglaises, 9 mars 1917.

Impression sur papier (Service historique de la Défense, Vincennes)

 

 

036.JPG

 

Henri Lanos. P’tit Bob chez les alliés.

Ouvrage in 4, 100 pages publié en couleur chez Hachette.

 

 

037.JPG

 

Exécution capitale de Léopold Moulard.

Affiche apposée dans Roubaix occupé le 27 octobre 1917.

Affiche lithographie noir et blanc sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

038.JPG

 

 

Affiche propagande anglaise pour l’armée de terre.

 

 

https://static.blog4ever.com/2008/09/243973/artfichier_243973_7355805_201709183806125.jpg

 

 

Affiche propagande anglaise pour la marine.

 

 

040.JPG

 

 

Affiche de propagande italienne pour l’armée.

 

 

041.JPG

 

 

Affiche de propagande américaine pour l’armée.

 

 

042.JPG

 

 

Affiche de propagande allemande pour l’armée.

 

 

043.JPG

 

 

Emil der jungerer Döpler. Nous devons donner notre vie pour nos frères.

Affiche allemande, lithographie couleur sur papier (Stuttgart).

 

 

044.JPG

 

 

Affiche de propagande anglaise sur le thème de Jeanne d’Arc.

 

 

045.JPG

 

 

Affiche de propagande américaine sur le thème de Jeanne d’Arc.

 

 

046.JPG

 

 

Illustration sur le thème de Jeanne d’Arc. 

 

 

047.JPG

 

 

 

IV/ ARTISANAT DE TRANCHEE. 

 

  

Lors de leurs longues heures d'attente dans les tranchées, de nombreux soldats s'occupaient en sculptant des objets dans les matériaux qu'ils pouvaient trouver sur place, c'est-à-dire essentiellement des douilles d'obus et des étuis de cartouches (en laiton) ou des morceaux de ceintures d'obus (en cuivre). Ces objets pouvaient servir de souvenirs pour plus tard, mais surtout en étant vendus à l'arrière, permettaient d'améliorer l'ordinaire.

  

 

Briquets.

 

 

048.JPG

  

Ecritoire en laiton et cuivre.

  

 

049.JPG

 

 

Pendule en laiton.

  

 

050.JPG

 

 

Pendule avec cartouches de fusil et obus.

  

 

051.JPG

 

 

Cadre à photo avec cartouches de fusil.

  

 

052.JPG

 

 

Cadre à photo en bois sculpté.

 

 

 

053.JPG

 

 

Coupes papier à base de cartouches et de ceintures d’obus, cuivre et laiton.

 

 

 

054.JPG

 

 

Bagues à partir d’éléments d’obus ou de cartouches.

 

 

 

055.JPG

 

 

Objets divers, boites, briquets.

 

 

 

056.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées.

 

 

 

057.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées

 

 

 

058.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées

 

 

 

059.JPG

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées.

 

 

 

060.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées.

 

 

 

061.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées.

 

 

 

062.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées.

 

 

 

063.JPG

 

 

Douilles d’obus de 75 mm gravées.

 

 

 

064.JPG

 

 

Douille d’obus de 280 mm.

Gravé, cuivre (Collection du musée royal de l’armée Bruxelles).

 

 

065.JPG

 

 

Détail.

 

 

066.JPG

 

 

V/ ARTISTES EN GUERRE

 

 

Abadie (Pierre) (1896-1972) France

 

 

Peintre d'origine bretonne, il étudie à l'école des beaux-arts de Paris. Une série d'illustrations « l'alphabet de l'armée » ainsi que d'autres œuvres pour la revue « Le nouvel essor », font de Pierre Abadie un des illustrateurs importants de la Première guerre mondiale. Après la guerre, il fait partie du mouvement des Seiz Breur, mouvement précurseur de l'art celto-breton moderne.

 

 

 

Le pinard, de la série « les joies du poilu », lithographie couleur sur papier.

 

 

067.JPG

 

 

Albert-Birot (Pierre) (1876-1967) France

 

 

Pierre Albert-Birot est un poète, sculpteur, peintre, typographe et homme de théâtre. Durant la Première Guerre mondiale il fait partie des artistes Avant-guardiste et fonde une revue « Sic » (1916-1919) dans laquelle il se fait le défenseur du futurisme et du cubisme. Par contre il ne participe pas à la guerre ayant été réformé pour cause d'insuffisance respiratoire.

 

 

 

La guerre, 1916.

Huile sur toile (Centre Pompidou Paris).

 

 

068.JPG

 

 

Etudes pour la guerre, 1916.

Encre de chine et gouache sur papier (Centre Pompidou Paris).

 

 

069.JPG
070.JPG
071.JPG

 

Arnoux (Guy) (1886-1951). France

 

 

Artiste illustrateur et graphiste issu d'une famille de militaires, l'armée et le patriotisme constitueront ses thèmes favoris. En 1921, après la guerre, il est nommé peintre officiel de la marine.

 

 

Debout les morts.

Xylographie sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

072.JPG

 

 

 Bastien (Alfred) (1873-1955). Belgique.

 

 

Dans sa jeunesse Alfred Bastien, étudie successivement à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, puis à l'Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles et enfin aux Beaux-arts de Paris. Il étudie Courbet et Delacroix mais est très influencé par les impressionnistes. Durant la Première guerre mondiale, il s'engage comme volontaire en 1915. Il est incorporé dans la section artistique de l’armée belge. En 1917, il est détaché auprès du 22e Bataillon de l’armée canadienne, où il peint des tablleaux de combat des troupes canadiennes près d'Arras et de Passendale. Une partie de ses œuvres se trouve actuellement au musée canadien de la guerre à Ottawa.

 

 

 

Ecossais aveuglés par l’Ypérite, 1917.

Huile sur toile. Collections du musée royal de l’armée, Bruxelles.

 

 

073.JPG

 

 

Blanc (Pierre) (1872-1946). Luxembourg

 

 

 

Peintre luxembourgeois, Pierre Blanc est surtout connu comme peintre portraitiste.

 

 

 

Le marché noir, 1917.

Huile sur toile (Musée d’histoire et d’art Luxembourg).

 

 

074.JPG

 

 

 Blondat (Max) (1872-1925) France.

 

 

Fils de tonnelier, il est encouragé par l'instituteur de son village qui détecte en lui des dons pour le dessin et le modelage. Il entre en apprentissage chez un sculpteur en 1886 et dès lors ne cessera plus jamais de sculpter dans des matériaux très divers. Il entre à l'école des Beaux Arts de Paris en 1892. En 1906, il est un des membres fondateurs de la Société des arts décoratifs français. Durant la Première guerre mondiale il est engagé dans le service de camouflage de l'armée français jusqu'en 1917, date à laquelle il prend la direction de l'Ecole des beaux arts de Dijon. Après la guerre il réalise des monuments aux morts jusqu'à sa mort en 1925.

 

 

 

Dieu Pinard, 1917.

Plâtre, patine verte (Musée des années 30, Boulogne Billancourt).

 

 

075.JPG

 

Bonnard (Pierre) (1867-1947) France.

 

 

Pierre Bonnard est un peintre, graveur, illustrateur et sculpteur. Ses thèmes de prédilection sont des portraits, des nus, des paysages animés, des intérieurs et des natures mortes (fleurs et fruits). Il se rattache à l'école postimpressionniste. Il est membre du groupe des nabis.

Durant la Première guerre mondiale, il fait partie d'un groupe de peintres chargés de peindre la guerre. Mais il ne réalisera qu'une seule œuvre, inachevée.

 

 

Un village en ruines près de Ham, 1917. Huile sur toile (Centre National des arts plastiques).

Au premier plan, à droite, parmi des habitations brûlées un groupe de soldats français attend, à gauche se trouve un soldat accroupi symbolisant la misère des troupes. A l'arrière plan on distingue une ambulance qui symbolise les blessures et la souffrance des soldats.

 

 

076.JPG

 

 

Bruyer (Georges Léon) (1883-1962). France

 

 

Georges Bruyer est un illustrateur peintre graveur. Dans la pratique de son art, il utilise les techniques de la gravure au burin, à l'eau forte, l'aquatinte (technique particulière d'eau forte) et la gravure sur bois.

Avant la Première guerre mondiale, il travaille surtout pour des revues humoristiques comme « L'Assiette au Beurre », « Le Rire ».

Durant la Première guerre mondiale, il réalise de nombreuses illustrations sur le conflit.

 

 

Sans titre. De la série 24 estampes sur la guerre.

Xylographie sur papier. (Historial de la Grande guerre, Péronne (Somme)).

 

 

077.JPG

 

 

078.JPG

 

 

079.JPG

 

 

080.JPG

 

 

Camus (Henry) (1893-1989). France.

 

 

 

Henry Camus n'est pas un artiste professionnel. A la déclaration de la guerre, il est étudiant en médecine à l'école de santé navale de Bordeaux. Il est mobilisé et fera toute la guerre au 65e RI. Durant ces années de guerre il réalise environ 500 croquis illustrant son vécu de la guerre. Après la guerre, il devient planteur d'hévéas en Malaisie puis administrateur de la banque d'Indochine. Après la Seconde guerre mondiale il revient en France et se remet à l'illustration en particulier d'animaux.

 

 

 

Tirailleur dans les fils, 1917.

Encre de chine, plume, crayon et aquarelle sur papier. (BDIC, Nanterre).

 

 

081.JPG

 

 

Canneel (Marcel) (1894-1953). Belgique.

 

 

La tranchée du chemin de fer à Nieuport, 1917.

Aquarelle, gouache et crayon sur papier (collection du musée royal de l’armée, Bruxelles).

 

 

082.JPG

 

 

Charlot (Louis) (1878-1951). France.

 

 

 

Le peintre Louis Charlot entre à l'école des Beaux-arts de Paris en 1901. Il fait partie de l'école réaliste mais connaît peu de succès jusqu'à la Première guerre mondiale. En 1920, une grande exposition qui lui est consacrée le fait enfin connaître au grand public. Natif du Morvan, une grande partie de son œuvre est consacrée aux paysages et aux types humains de sa région. 

 

 

Portrait d’un soldat sénégalais en Alsace, 1917.

Huile sur toile (BDIC Nanterre).

 

 

083.JPG

 

 

 

Craste (Henri).

 

 

La garde de nuit.

Aquarelle sur papier (BDIC, Nanterre)

 

 

084.JPG

 

 

Denis (Maurice) (1870-1943) France.

 

 

 

Maurice Denis est un peintre, décorateur, graveur, théoricien et historien de l'art. Il se rattache à l'école des Nabis.

 

 

 

Soirée calme en première ligne, 1917.

Huile sur toile (BDIC Nanterre).

 

 

085.JPG

 

 

Denis (Maurice) (1870-1943) France

 

 

L’église de Lassigny, 1917.

Huile sur carton (Musée départemental de l’Oise, Beauvais).

 

 

086.JPG

 

 

 

Dix (Otto) (1891-1969). Allemagne.

 

 

 

Otto Dix est un peintre et graveur associé aux mouvement de l’expressionnisme et une des fondateurs de la Nouvelle objectivité.

Issu d'un milieu ouvrier, il est initié aux arts par sa mère avant de suivre des cours de peinture dans différentes écoles.

A la déclaration de guerre il est mobilisé et subit un très long entraînement. Il ne rejoint le front qu'à l'automne 1915. A partir de 1916 il sert comme mitrailleur et combat en Champagne, dans la Somme, mais aussi en Russie. Il est plusieurs fois blessé. Il est alors traumatisé et essaye de lutter contre ses visions d'horreurs en les peignant et en les dessinant. Dans ce domaine son œuvre la plus aboutie est un album de 50 eaux fortes : Der Krieg.

On peut le considérer comme un des peintres majeurs de la Première guerre mondiale.

Avec l'arrivée des nazis au pouvoir, il subit de nombreuses brimades et arrestations étant considéré comme un « artiste dégénéré ». Certaines de ses œuvres sont brûlées.

Il est de nouveau mobilisé lors de la Seconde guerre mondiale. Il est fait prisonnier par les Français à la fin de la guerre.

 

 

 

Selbsporträt als soldat (autoportrait en soldat 1917).

Craie sur papier (Staatliche Muséum zu Berlin).

 

 

087.JPG

 

Schutzengraben (tranchées) vers 1917.

Technique mixte sur papier stratifié sur toile (Zeppelin Muséum, Friedrichshafen).

 

 

088.JPG

 

 

Zerschossenes Dorf (village détruit), 1916-1917.

Fusain sur carton (Zeppelin Muséum, Friedrichshafen).

 

 

089.JPG

 

 

Mann in Trümmenrn (Homme parmi les décombres), 1917.

Craie et crayon sur papier (Galerie Albstadt).

 

 

090.JPG

 

 

Mêlée.

Fusain sur papier (Zeppelin Museum).

 

 

091.JPG

 

 

 

Cimetière militaire entre les lignes.

Craie sur papier (Staatgalerie Stuttgart).

 

 

092.JPG

 

 

 

Tête d’un guerrier.

Aquarelle sur papier (Museum Folkwang Essen).

 

 

093.JPG

 

La bataille.

Craie sur papier (Museum Folkwang Essen).

 

 

094.JPG

 

Explosion de grenade.

Crayon sur papier (Zeppelin Museum).

 

 

 

 095.JPG

 

Soldat endormi.

Craie sur papier (Staatliche Muséum zu Berlin).  

 

 

096.JPG

 

 

 

 Ducuing (André) (1890-1958). France

 

 

Le bombardement (156e RI).

Encre de chine et aquarelle sur papier (Musée de l’armée Paris).

 

 

097.JPG

 

Egger-Linz (Albin) (1868-1926). Autriche.

 

 

 

Fils illégitime d'une jeune paysanne et de Georg Egger, peintre d'église et photographe, il est initié à la peinture par son père. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-arts de Munich entre 1884 et 1893 où il subit l'influence de Franz Defregger et de Jean-François Millet.

Durant la Première guerre mondiale il est peintre de guerre.

 

 

 

Ceux qui ont perdu leur nom 1917.

Huile sur toile (Collection particulière).

 

 

098.JPG

 

Forain (Jean-Louis) (1852-1931). France

 

 

Après des études aux Beaux-arts de Paris, Jean-Louis Forain participe à la guerre de 1870. Il débute ensuite sa carrière en 1876 comme illustrateur et caricaturiste. Il peint aussi des tableaux et participe, dans les années 1880, à 4 expositions impressionnistes.

En 1914, âgé de 62 ans, il s’engage dans l'armée et participe à la section de camouflage. Mais il accompagne aussi les soldats dans les tranchées pour les peindre et soutenir leur moral, ce qui le rend extrêmement populaire. Il exalte particulièrement le patriotisme par ses dessins et ses tableaux.

 

 

 

Debout les morts.

Xylographie sur papier (Historial de la Grande guerre, Péronne Somme)

 

 

099.JPG

 

 

Fouqueray (Charles Dominique) (1869-1956). France

 

 

Peintre, illustrateur, lithographe et affichiste, il entre aux Beaux-arts de Paris en 1887. Passionné par la mer, il est nommé peintre officiel de la Marine en 1908.

Durant la Première guerre mondiale il effectue des patrouilles à bord de chalutiers armés qui pourchassent les sous-marins allemands.

 

 

 

La soupe sur la plage (Nord), 16 mars 1917.

Aquarelle et crayon sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

100.JPG

 

Fraye (André) (1889-1963). France.

 

 

 

André Fraye est un peintre, illustrateur et graveur. Il fréquente l'académie Julian à Paris où il subit l’influence de l’impressionnisme. Plus tard, durant la Première guerre mondiale, il se rapprochera des cubistes.

Il fait la guerre comme combattant. Grièvement blessé, il passe plusieurs mois dans un hôpital.

Après la guerre il illustrera notamment « Les Croix de bois » de Roland Dorgeles et « l'équipage » de Joseph Kessel.

 

 

 

Les fils de fer, 1917.

Crayon et aquarelle sur papier. (BDIC, Nanterre).

 

 

101.JPG

 

 

Tir contre avions, 1917.

Crayon conté aquarellée sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

102.JPG

 

 

Graf (Oskar). (1870-1957). Allemage

 

 

Gravures de guerre.

Portfolio constitué de 8 gravures et un frontispice (Staatgalerie Stuttgart).

 

 

103.JPG

 


104.JPG

 


105.JPG

 


106.JPG

 


107.JPG

 


108.JPG

 


109.JPG

 


110.JPG

 

 

111. Grosz (George) (1893-1959). Allemagne.

 

 

 

Il commence ses études artistiques en 1909 à l'Académie royale des Arts de Dresde avant d'entrer en 1912 à l'Ecole des Arts et Métiers du Musée des arts décoratifs de Berlin.

Il est enrôlé dans l'armée dès le début de la guerre et passe deux ans dans un régiment de grenadiers avant d'être réformé en 1917 après quelques moments passés dans un hôpital psychiatrique.

Après la guerre il adhère aux idées communistes et participe en janvier 1919 à l'insurrection spartakiste. Arrêté, il réussit à s'enfuir. Il se rapproche du mouvement Dada avant de participer au mouvement Nouvelle Objectivité puis de l’Expressionnisme allemand.

Anti-nazi, il quitte l'Allemagne dès 1932 pour se réfugier aux Etats-Unis où il acquiert la nationalité américaine en 1938.

 

 

Explosion 1917.

Huile sur panneau composé (Muséum of Modern Art of New-York).

 

 

111.JPG

 

Hermann-Paul (1864-1940). France.

 

 

 

Paul Hermann est un peintre, graveur, dessinateur, illustrateur et caricaturiste qui travaille en particulier pour « le courrier français », « l'escarmouche », « l'assiette au Beurre. ». Avant guerre, il développe des œuvres qui s'inspirent essentiellement de deux thèmes : la dénonciation des atrocités commises par les colonisateurs et la laideur de la bourgeoisie, ce qui le classe politiquement du côté anarchiste et libertaire.

 

 

 

Le fort de Vaux, février 1917.

Encre de chine avec rehauts de gouache sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

112.JPG

 

Entrée du fort de Souville,

février 1917. Encre de chine avec rehauts de gouache sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

113.JPG

 

Le fort de Douaumont, février 1917.

Encre de chine avec rehauts de gouache sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

114.JPG

 

Jonas (Lucien) (1880-1947). France

 

 

Lucien Jonas est un peintre d'histoire et de genre. Il intègre l'école des Beaux-arts de Paris en 1899. Durant ses années de formation il obtient de nombreux prix. Il obtient en particulier le second grand prix de Rome en 1905.

En février 191, il est nommé « Peintre militaire attaché au musée de l'armée. Sa fonction lui fait parcourir les différents fronts pour réaliser des peintures et des dessins. On lui demande aussi de réaliser les portraits des différents chef militaires. A la fin de la guerre il aura réalisé environ 800 huiles et presque 4000 dessins.

 

 

 

Je jure de venger votre papa, octobre 1917.

Lithographie sur papier (BDI, Nanterre).

 

 

115.JPG

 

Langaskens (Maurice) (1884-1946). Belgique.

 

 

 

Maurice Langaskens fait ses études artistiques à l'Académie des Beaux-arts de Bruxelles. Mobilisé durant la Première guerre mondiale, il est fait prisonnier et enfermé en Allemagne. Ces années de captivité vont le marquer à vie et après sa libération il lui faudra de longues années pour se réinsérer dans la société.

 

 

 

Le prisonnier de guerre au repos / le coq.

Huile sur drap de lit (Musée royal de l’armée, Bruxelles).

 

 

 

116.JPG

 

Luce (Maximilien) (1858-1941). France. 

 

 

Anarchiste engagé, Luce peint la guerre du point de vue des soldats et des sans-grades. Bouleversé par la violence du conflit, il produit plusieurs toiles ayant pour décor la gare de l’Est, d’où il peut observer le départ des combattants et le retour des permissionnaires. S’émancipant du pointillisme qui caractérise jusqu’alors ses œuvres, il n’en perd pas pour autant ses talents de coloriste et note la résignation des familles comme les attitudes des soldats épuisés, tournant le dos à la lumière du nouveau Paris d’Haussmann.

 

 

 

La gare de l’Est sous la neige, 1917.

Huile sur toile (Musée de l’hôtel Dieu de Mantes la Jolie).

 

 

117.JPG

 

La gare de l’Est, 1917.

Huile sur toile (Musée de l’armée Paris).

 

 

118.JPG

 

Madeline (Paul) (1863-1920). France.

 

 

Paul Madeline étudie à l'école des Beaux-arts de Paris. Il obtient assez rapidement du succès ce qui lui permet de se consacrer entièrement à la peinture et de vivre de son art dès 1902. Il est surtout réputé pour ses paysages qui se rapprochent de l’impressionnisme.

 

 

 

Fusées et projecteur.

Gouache, aquarelle et pastel sur papier vélin (Musée de l’armée Paris).

 

 

119.JPG

 

Martin (Charles) (1884-1934). France.

 

 

 

Charles Martin est un illustrateur qui, avant la guerre, travaillait pour de nombreuses revues (« La vie parisienne », « La gazette du bon ton », « Modes et manières d'aujourd'hui »). Mobilisé dans l'infanterie au début de la guerre, il décide de décrire ce qu'il voit avec sa propre sensibilité.

 

 

 

La folie en guerre, 1917.

Gouache sur papier (collection particulière).

 

 

120.JPG

 

Meunier (Marc-Henry) (1873-1922). Belgique.

 

 

Henri Georges Jean Isidore Meunier, plus connu sous le nom de Marc-Henry Meunier est un peintre, illustrateur et affichiste proche du courant art nouveau.

 

 

 

La passerelle 15 à Ramscapelle,

1917 (Pastel sur papier, Bruxelles).

 

 

121c.jpg

 

Morando (Pietro) (1889-1980). Italie

 

 

Il tagliafili. Monte Sabotino (Les pinces coupantes. Mont sabot).

Crayon et fusain sur papier. (Museo storico italiano della guerra di Roveretto).

 

 

122.JPG

 

Nash (John) (1893-1977) Royaum-Uni. 

 

 

Frère de Paul Nash, il commence sa carrière comme jouirnaliste. Encouragé par son frère il s'engage en 1916 dans dans l’Artists Rifles, un régiment anglais de volontaires. Il y sert jusqu'à la fin de la guerre. Il combat essentiellement dans le Pas de Calais et le Nord. En avril 1918, avec l'appui de son frère, il est nommé « official war artist ».

Contrairement à son frère, il préfère un style naturaliste minutieux aux schématisations géométriques.

 

 

 

Trench in a wood, Arras (tranchée dans un bois, Arras) 1917.

Encre de chine, plume, lavis, crayon avec rehauts d’aquarelle sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

123.JPG

 

Salvage drump near the Labyrinthe Roclincourt, Arras Front (sauvetage de munitions près du labyrinthe Roclincourt, front d’Arras), 1917.

Crayon de couleur, aquarelle, encre de chine, plume et mine de plomb sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

124.JPG

 

Oppy Wood 1917, evening (Bois d’Oppy, 1917, le soir),

huile sur toile (Imperial War Museum, Londres)

 

 

125.JPG

 

The field of Passchendaele (le champ de Passchendaele).

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

 

126.JPG
 

Over the top. First Artists’Rifles at Marcoing, 30 th December 1917.

Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres).

 

 

127.JPG

 

Mitrailleuse anti aérienne Lewis, camp d’Aubrey, Roclincourt, Sainte Catherine, 1917.

Encre de chine, plume, lavis et crayon avec rehauts d’aquarelle sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

128.JPG

 

Nash (Paul) (1889-1946). Royaume-Uni

 

 

Peintre et graveur, il fréquente la Slade School of Art de Londres où il rencontrera d'autres futurs grands artistes du 20e siècle en particulier Christopher Nevinson et Williams Roberts. Il s'engage dans l'armée dès le 10 septembre 1914 (1er membre de la Slade School). Les deux premières années, il sert en Angleterre dans un camp d’entraînement avant d'être muté en mars 1917, avec le grade de sous-lieutenant, au Hampshire Regiment qui combat dans le saillant d'Ypres. Blessé accidentellement il est rapatrié en Angleterre. Il profite de sa convalescence pour terminer les œuvres commencées sur le front (pastels et aquarelles). Une exposition de ses œuvres qui rencontre un grand succès lui permet de retourner au front en tant qu'artiste missionné.

« Particulièrement attaché aux paysages et à lm'esprit des lieux, il est horrifié et révolté à la vue de ce spectacle de désolation . A partir de 1917, ses esquisses puis ses peintures à l'huile (…) se teintent d'une noirceur et d'une intensité que l'on ne trouve pas dans ses premières créations »

 

 

 

Ruined country Vimy (paysages en ruines).

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

130.JPG

 

Sanctuary Wood (bois refuge), 1917.

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

130.JPG

 

The Caterpillar crater (le cratère chenille), 1917.

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

131.JPG

 

Existence 1917.

Craie, encre et lavis sur papier (Imperial War Museum, Londres)

 

 

132.JPG

 

Combat aérien au dessus de Wytschaete.

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

133.JPG

 

Paysage, année de notre seigneur.

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

134.JPG

 

Bombardement des caillebotis,

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

135.JPG

 

Un éclatement d’obus, Paschendaele.

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

136.JPG

 

Crépuscule.

Métallographie sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

137.JPG

 


Eclatement d’obus.

Encre de chine, plume et rehauts de gouache sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

138.JPG

 

Nevinson (Christopher Richard Wynne) (1889-1946). Royaume-Uni.

 

 

 

Nevinson était un peintre de portrait et de paysage ainsi qu'un graveur et lithographe. Il étudie l'art à la Slade School of Fine Art de Londres, où il fréquente en particulier Paul Nash. Il fait partie, durant cette période, d'un groupe appelé “Néo-Primitifs” qui est très influencé par les artistes du début de la Renaissance.

En 1911, vivant à Paris, il découvre le cubisme avant de faire partie, pour un temps du vorticisme.

Une fois la guerre déclarée, Nevinson s'engage comme ambulancier du côté français. Cette expérience et toutes les horreurs vécues vont inspirer de nombreux tableaux.

Nevinson est un des plus célébres “artistes de guerre”.

 

 

 

After a push (après l’assaut), 1917.

Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres)

 

 

139.JPG

 

Paths of Glory. Les sentiers de la gloire.

Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres).

 

 

140.JPG

 

 

La route d’Arras à Bapaume, 1917

Huile sur toile (Imperial War Muséum, Londres).

 

 

141.JPG

 

Obusier Howitzer dressé.

Huile sur toile (Imperial War Muséum, Londres).

 

 

142.JPG

 

En piqué sur un avion ennemi, 1917.

Huile sur toile (Imperial War Muséum, Londres).

 

 

143.JPG

 

En piqué sur un taube.

Lithographie sur papier (Imperial War Muséum, Londres).

 

 

144.JPG

 

Orpen (Sir William) (1878-1931). Irlande.

 

 

 

William Orpen est un peintre portraitiste. Il efectue ses études artistiques à la Metropolitan school puis à la Slade School of Fine Art de Londres.

Durant la Première guerre mondiale, William Orpen est peintre officiel de l'armée anglaise. Il effectue de nombreux séjours sur le front où il réalise de nombreux dessins, peintures et portraits officiels de généraux.

Il est l'auteur du tableau représentant la signature du traité de Versailles le 28 juin 1919.

 

 

 

Ready to start. Self Portrait (prêt à partir. Autoportrait). 6 octobre 1917.

Huile sur panneau (IWM. Impérial Warm Muséum, Londres)

 

 

145.JPG

 

Self Portrait (autoportrait). 1917.

Huile sur toile (IWM, Londres)

 

 

146.JPG

 

Self portrait in Battle-dress in an area Under Bombardment (autoportrait en tenue de combat dans une zone sous le bombardement (1918).

Encre sur papier (Imperial War Muséum, Londres)

 

 

147.JPG

 


German wire, Thiepval (la ligne allemande Thiepval) 1917.

Huile sur toile (Imperial War Muséum, Londres)

 

 

148.JPG

 

 

A Dead German in a Trench.

Crayon, aquarelle et encre sur papier (Imperial War Museum, Londres)

 

 

149.JPG

 

Thiepval.

Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres).

 

 

150.JPG

 

Poilu and Tommy. 1917.

Aquarelle sur papier (Imperial War Museum, Londres).

 

 

151.JPG

 

Pechstein (Max) (1881-1955). Allemagne.

 

 

 

Max Pechstein est un peintre et un graphiste qui a appartenu au groupe « Die Brücke ». C'est un des représentant de l'expressionnisme allemand.

Incorporé durant la Première guerre mondiale, il combat sur le front, particulièrement lors de la bataille de la Somme en 1916.

 

 

 

Eau forte de la série « Bataille de la Somme ».

Eau forte sur papier (Historial de la Grande guerre à Péronne).

 

 

152.JPG

 


153.JPG

 


154.JPG

 

Pellerin et Cie.

 

 

Il s'agit d'une image d'Epinal. Au début du XXe siècle, les images produites par l'entreprise Pellerin à Epinal sont très populaires et vont contribuer à diffuser une certaine vision héroïque de la guerre.

 

 

 

Graines de poilu. Image d’Epinal,

lithographie couleur sur papier (Musée de la Grande Guerre, Meaux).

 

 

155.JPG

 

 

Rouault (Georges) (1871-1958). France.

 

 

 

 

Georges Rouault est un peintre et un graveur. Il commence son éducation artistique comme apprenti chez le peintre de vitraux Emile Hirsch tout en suivant les cours du soir de l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. En 1891 il entre à l’École des Beaux-arts de Paris. Il fréquente un moment l'atelier de Gustave Moreau où il côtoie Matisse, Marquet et Léon Lehamnn.

 

En 1903, il fait partie des membres fondateurs du salon d'automne.

 

Sa vocation religieuse ne faisant que s'affirmer, il peint de plus en plus de tableau traitant de ce thème et il est considéré comme l'un des peintres religieux les plus importants du XXe siècle.

 

 

 

Ces deux planches font partie d'un ensemble de 58 estampes commencées et 1917 et publiées en 1948 sous le titre de Miserere (l'ouvrage imprimé en grand format ne pèse que 21 kg)

 

 

 

Debout les morts (avant 1927)

Epreuve retravaillée de la planche 54 du Miserere. Encre et gouache sur fond de gravure marouflée sur toile (Centre Pompidou Paris)

 

 

156.JPG

  

 

 

Jeune bleuet fauché.

Projet pour Miserere abandonné. Gouache sur gravure (Centre Pompidou, Paris).

 

 

157.JPG

  

 

Steinlen (Théophile Alexandre) (1859-1923). France.

 

 

 

D'origine suisse, Théophile Alexandre Steinlen arrive en France en 1881 après deux ans d'études en théologie à l'université de Lausanne et avant de se tourner vers l'art. Artiste montmartrois, ses sujets de prédilection sont la vie quotidienne de la rue et de ses petits métiers qu'il peint avec réalisme.

 

Adeversaire de l'injustice il se rapproche rapidement des milieux libertaires et anarchistes. Il illustre de nombreux ouvrages liés au mouvement anarchiste.

 

 

 

 

Poilu (1917).

Huile sur toile (musée d’Orsay, Paris).

 

 

158.JPG

 

 

Des Sénégalais passent, 1917.

Eau forte et aquatinte sur papier (BDIC, Nanterre).

 

 

159.JPG

 

 

 

Les éclopés, 1917

. Eau forte sur papier (BDIC, Nanterre).

 

 

160.JPG

 

 

 

Les deux amis.

Eau forte et aquatinte sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

161.JPG

 

 

 

Les camarades 1917.

Eau forte sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

162.JPG

  

 

Les deux amis.

Eau forte, aquatinte et bistre sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

163.JPG

 

 

 

Synave (Tancrède) (1870-1936). France.

 

 

 

Tancrède Synave est un peintre spécialiste de sujets mondains (le « Grand monde »), de portraits (en particulier des enfants en train de jouer, mais aussi de femmes) et de scènes de théâtre. Il se forme à l'académie Julian à Paris. Il expose tout au long de sa carrière et reçoit à plusieurs reprises des récompenses.

 

Dans les années 1910, il est membre fondateur d'un groupe « Tradition évolution » qui entend représenter des œuvres mêlant les recherches les plus récentes aux traditions académiques classiques.

 

 

 

Le poste de Sénégalais, 1917.

Huile sur carton (BDIC Nanterre).

 

 

164.JPG

 

 

 

Valensi (Henry) (1893-1959). France.

 

 

 

Henry Valensi est un peintre qui se forme à l'académie Julian à partir de 1902. Au début de sa carrière il est influencé par l’impressionnisme avant de se tourner de plus en plus vers l'art abstrait. Dédaignant le marché de l'art, il a du mal à se faire connaître de son vivant.

 

En 1913, il fonde le musicalisme.

 

 

 

 

Explosion 1917.

Huile sur panneau composé (Muséum of Modern Art of New York)

 

 

165.JPG

 

 

 

Vallotton (Félix) (1865-1925). France.

 

 

 

 

Félix Vallotton est un peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, critique d'art et romancier d'origine suisse.

 

Il commence ses études artistiques en 1882 à l'académie Julian de Paris. Il acquiert rapidement une renommée internationale et participe à de nombreux salons et traite tous les thèmes artistiques (paysages, intérieurs, natures mortes, portraits, nus)

 

Profondément touché par les horreurs de la guerre, il va peindre de nombreux tableaux sur ce thème.

 

 

 

Le bois de la gruerie et le ravin des Meurissons, 1917.

Huile sur toile (Centre National des arts plastiques)

 

 

166.JPG

 

 

Tir sur fil de fer allemand, région de Bolante, 1917.

Huile sur toile (BDIC Nanterre)

 

 

167.JPG

 

 

 

Soldats sénégalais au camp de Mailly.

Huile sur toile (Musée départemental de l’Oise, Beauvais).

 

 

 

168.JPG

  

 

Le cimetière militaire de Chalons.

Huile sur toile (BDIC de Nanterre)

 

 

169.JPG

 

 

Le cratère de Souain.

Huile sur toile (BDIC Nanterre).

 

 

170.JPG

  

 

Verdun. Tableau de guerre interprète projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz 1917.

Huile sur toile (Musée de l’armée Paris).

 

 

171.JPG

 

 

 

Ventre (André) (1874-1951). France.

 

 

 

André Ventre est un architecte, nommé architecte des Monuments historiques en 1905. Après la guerre, il est chargé de la restauration de la cathédrale de Verdun et des villages alentour. Il est aussi l'auteur, en 1920, du monument de la tranchée des baïonnettes à Verdun.

 

 

 

Lassigny, l’église, août 1917.

Crayon sur papier (Médiathèque de l’architecture et du Patrimoine).

 

 

 

 

172.JPG

 

 

 

Zadkine (Ossip) (1890-1967). France.

 

 

 

Ossip Zadkine, d'origine russe, s'installe à Paris en 1909 après avoir séjourné deux ans à Londres. Il étudie la sculpture à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris durant eux ans.

 

Durant la première guerre mondiale il s'engage dans la Légion étrangère et sert comme ambulancier dans une ambulance russe. Cette période va lui inspirer de nombreuses aquarelles. Démobiliser en 1917, il se déclare détruit physiquement et moralement par la guerre.

 

Il est considéré comme l'un des plus grands maîtres de la sculpture cubiste.

 

 

 

 

Ambulance russe, Champagne 1917.

Fusain sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

 

173.JPG

 

 

 

Zingg (Jules Emile) (1882-1942). France.

 

 

 

 

Jules Emile Zingg est un peintre décorateur et graveur. Il étudie successivement à l'école des Beaux Arts de Besançon puis à l'école des Beaux Arts de Paris. Il se spécialise dans la peinture de paysages. Il est lauréat du prix de Rome en 1913.

 

 

 

Les masques, 1917.

Fusain et pastel sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

 

174.JPG

 

 

Anonyme.

 

 

 

 

La guerre devient même source d'inspiration pour les papiers peints.

 

 

 

Papier peint 3 couleurs représentant des scènes de guerre.

Réédition par les ateliers Offard de Tours.

 

 

 

175.JPG

 


176.JPG

 


177.JPG

 

 

178.JPG

 


 

VI/ ARTISTES EN PAIX

 

 

Mais durant le conflit, un certain nombre d'artistes poursuivent leur œuvre sans lien avec la guerre.

 

 

 

 Chirico (Giorgio De) (1888-1978).

 

 

 

Grand intérieur métaphysique.

Huile sur toile (Muséum of modern Art of New York).

 

 

  179.JPG

 

 

 

 Kandinsky (Vassily) (1866-1944).

 

 

Obscurci.

Huile sur toile (Galerie Tretiakov, Moscou)

 

 

180.JPG

 

 

 

Matisse (Henri) (1869-1954).

 

 

Auguste Pellerin II, mai 1917.

Huile sur toile (Centre Pompidou).

 

 

181.JPG

 

 


 

Les Trois sœurs 1916-1917.

Huile sur toile (Musée de l’Orangerie Paris).

 

 

182.JPG

 


Lorette à la tasse de café 1917.

Huile sur toile (Centre Pompidou).

 

 

 

183.JPG

 

 

 Modigliani (Amedeo) (1884-1920).

 

 

 

Nu au cousin blanc, vers 1917.

Huile sur toile (Staatgalerie Stuttgart).

 

 

 

184.JPG

 

 

Monet (Claude) (1840-1926)

 

 

Les Agapanthes.

Huile sur toile (Musée Marmottant, Paris)

 

 

 185.JPG

 

 

Nymphéas.

Huile sur toile (Musée Marmottant, Paris).

 

 

 186.JPG

 

 

Nymphéas.

Huile sur toile (Musée Marmottant, Paris).

 

 

187.JPG

 

 

Nymphéas.

Huile sur toile (Musée Marmottant, Paris).

 

 

 

188.JPG

 

 Picasso (Pablo) (1881-1973).

 

 

Arlequin, 1917. Huile sur panneau (Musée Granet, Aix en Provence, collection Planque).

 

 

189.JPG

 

 

Arlequin et femme au collier, 1917.

Huile sur toile (Centre Pompidou, Paris).

 

 

 

190.JPG

 

 

Rideau de scène du ballet Parade.

Peinture à la colle (Centre Pompidou Paris).

 

 

191.JPG

 

Grande nature morte.

Huile sur toile (Musée de l’Orangerie, Paris).

 

 

 

192.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 



06/09/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 332 autres membres