Carnets d'Orient (Article)

CARNETS D’ORIENT

 

Une série publiée par les éditions Casterman entièrement réalisée par Jacques FERRANDEZ qui raconte l’histoire de l’Algérie française de 1830 à 1962, en prenant des moments forts de cette histoire. 

 

Tome 1. Djemilah. (Janvier 1987) (58 pages)

En 1836, un jeune peintre français débarque à Alger tout nouvellement contrôlée par la France. Celui-ci va tomber amoureux d'une jeune arabe puis de la culture et du pays. Mais très vite cet amour devient difficile. « L'Orient est une femme qui nous échappera toujours. »

 

Tome 2. L’année de feu (septembre 1989) (60 pages)

Après la guerre de 1870, le Victor Barthélémy se retrouve propriétaire d'un domaine en Algérie. Il quitte alors la France avec sa femme pour prendre possession de ses nouvelles terres. Depuis longtemps, sa femme rêves de ce pays, son soleil, ses paysages, son exotisme... Malheureusement pour eux, leur vie sur place sera surtout marquée par la révolte, le feu et le sang.

 

Tome 3. Les fils du sud. (Avril 1992) (62 pages)

Ce récit retrace, à travers le regard d'un enfant, les premières années du siècle dans le Sud algérien. Sur cette terre écrasée de chaleur cohabitent, bon an mal an, des communautés venues de tous les rivages de la Méditerranée. Fragile puzzle humain, toujours au bord de l'éclatement, tant "là-bas", le racisme est ordinaire et la haine banalisée. Comme le dit le petit Paul : "Ici, le Français il se croit plus fort que l'Espagnol. L'Espagnol il crache sur l'Italien, l'Italien il dit que le Maltais c'est un chien. Le Maltais il traite l'Arabe de fainéant, et l'Arabe il méprise le Juif. Et encore, des fois, c'est l'inverse."

Aux tensions raciales s'ajoutent les fractures politiques : si le chef de gare croit aux vertus de l'école pour donner à tous des chances égales, le commandant, lui, sait bien que "les Arabes sont inéducables", et qu'il faut "les tenir à leur place". Une vraie poudrière que ce "territoire français" en Afrique du Nord. Pourtant, l'explosion ne se produit pas - pas encore. 

Un jour d'août 14, tous ces "fils du Sud", les Garcia, les Tobalem, les Lakhdar, les Galea et les Durand, quittent, ensemble, les quais d'Alger. Ensemble, ils partent verser leur sang pour cette France qu'ils n'ont seulement jamais vue.

 

Tome 4. Le centenaire. (Avril 1994) (63 pages)

Un siècle a passé, et nous sommes à la veille du Centenaire. Paul, un des Fils du Sud (le précédent volume), devenu journaliste en métropole, revient un jour de mars 1930 à Alger, pour couvrir les festivités destinées à célébrer cet anniversaire de la colonisation. Il se laisse d'abord envahir par l'émotion des retrouvailles avec son pays natal, mais découvre peu à peu les ferments de la tragédie algérienne, que très peu, là-bas, voient venir, peut-être parce que, dans ce pays de soleil, "la lumière est trop forte". Paul, lui, comprend que le feu couve, qui va bientôt embraser cette terre.

 

Tome 5. Le cimetière des princesses. (Septembre 1995)

Nous sommes maintenant dans les années 50. Marianne, étudiante aux Beaux-arts, pose pour un peintre sans talent, Adrien Marnier, qui lui fait des avances. En revanche, elle aimerait bien que Sauveur, jeune étudiant trop timide, se montre un peu plus entreprenant... Au marché aux puces, Sauveur offre à Marianne les carnets de voyage d'un certain Joseph Constant. Intriguée par ce peintre dont ses grands-parents possèdent justement un tableau, Marianne décide de refaire le périple de Joseph Constant. Mais voilà que Sauveur, apprenant qu'elle pose nue pour Marnier, la gifle et la traite de traînée. Furieuse, Marianne décide de partir avec Marnier, bien que cette idée la réjouisse à moitié. Constantine, El Kantara, Bou-Saâda, Mascara... Les paysages et les souvenirs défilent, et tandis que Sauveur tente de rattraper Marianne, Marnier se révèle infiniment plus attachant que prévu. Et puis il en sait long sur Joseph Constant, sur l'incendie qui ravagea son atelier, ses amours secrètes avec Djemilah et sa fin mystérieuse.

 

Tome 6. La guerre fantôme. (Octobre 2002) (58 pages)

Dans l’Algérie de novembre 1954, au cours des premières semaines de l’insurrection, on suit en parallèle les destinées de différents personnages : Sauveur et Marianne, jeunes français insouciants qui demeurent à Alger. Samia, étudiante en médecine et son cousin Ali, également étudiant. Octave, proche parent de Marianne, gradé récemment rentré de Dien Bien Phu pour venir grossir les rangs de l’armée française en Algérie. Mourad enfin, qui prendra le maquis pour le FLN montant. Le récit s’articule cependant autour du jeune berger Saïd, qui habite un village perdu dans lequel tous les personnages se rendront à un moment ou l’autre de l’histoire. 

Dans cet album, l’auteur cherche à analyser le parcours des individus. Chaque communauté présente en Algérie à l’époque est représentée, ainsi que ses réactions face aux grands tourments de l’histoire

 

Tome 7. Rue de la bombe. (Mai 2004)

Alger, 1957. Les attentats se succèdent : ceux du FLN et ceux des commandos européens d’“ ultras ”. La bataille d’Alger fait rage. Plusieurs personnages se débattent dans cette tourmente. Samia, qui a eu une liaison avec Octave, fait désormais partie du FLN, mais rejette la violence aveugle des attentats. Arrêtée, elle est manipulée par Loizeau : il lui fait croire que ses chefs mènent un double jeu. De retour dans le maquis, elle en informe ses camarades, mais elle est accusée de trahison et risque d’être exécutée. Saïd et Youssef, incorporés dans l’armée française, sont, eux, en butte au racisme ordinaire dans la caserne. Quant à Octave le militaire, il purge une peine de trente jours dans une forteresse pour s’être opposé à la torture. Sorti de là, il découvre le jeu pervers de Loizeau et part à la recherche de Samia pour tenter de la sauver. 

 

Tome 8. La fille du Djebel Amour. (Octobre 2005) (54 pages)

Algérie, été 57. L’insurrection indépendantiste a désormais embrasé tout le pays. La guérilla du FLN et les militaires français se font face, armes à la main. C’est au sein de cet engrenage de violences, de manipulations et d’intox que sont pris les principaux personnages de cette histoire. Samia, militante du FLN manipulée par les militaires français est détenue par Bouzid et ses maquisards car soupçonnée de trahison. Octave, officier français en rupture avec l’armée, est résolu à la délivrer. Le commando de sauvetage qu’il dirige réussit à la libérer. Écoeuré par cette sale guerre, Octave veut quitter l’armée et emmener Samia loin. Le colonel refuse sa démission et lui « propose » une affectation dans le Sud, un secteur calme où il pourra mettre en œuvre la conquête des cœurs et des âmes dans le cadre de la « Pacification » au sein des SAS : Sections administratives spécialisées composées de militaires arabisants et implantées dans des zones reculées pour y faire de l’administration, de l’éducation, de la santé… Samia, «grillée» pour le FLN, pourra le suivre puisqu’elle a une formation de médecin. N’ayant pas d’autre choix, Octave accepte. 

 

Tome 9. Dernière demeure  (Mai 2007) (56 pages)

Algérie, octobre 1958. Alors que l’armée française a en partie repris le contrôle du terrain après la bataille d’Alger, les belligérants doivent affronter une nouvelle épreuve : gérer les conséquences de l’ouverture politique créée par de Gaulle lors du discours, resté fameux, sur la “paix des braves”. De part et d’autre, on se positionne par rapport aux perspectives de dialogue esquissées par le gouvernement français. Les plus radicaux rejettent violemment toute hypothèse d’apaisement, tandis que certains officiers, au sein même du commandement français, ne refusent plus l’éventualité d’un cessez-le-feu et d’une entente avec les maquis. Pendant ce temps, Octave et Samia, qui ont fui au Québec, s’efforcent vaille que vaille de se reconstruire une vie.

 

Tome 10. Terre fatale  (Avril 2009) (56 pages)

1960. Resté à Alger, Octave doit retrouver Samia, qui a disparu. Le colonel Lebreton lui confie une mission délicate : permettre aux dirigeants algériens prêts à négocier de mener des discussions au plus haut niveau. L’officier lui révèle aussi que Samia s’est réfugiée au Djebel Amour, où elle s’est mise sous la protection de sa grand-mère. Elle attend un enfant… C’est ainsi qu’Octave retrouve celle qu’il aime, et qu’il la convainc de rejoindre Paris, enceinte de leur enfant. Quant à lui, il parvient à convoyer certains chefs rebelles jusqu’à l’Élysée, où ils seront reçus directement par de Gaulle dans le plus grand secret. Mais ces pourparlers de la dernière chance échouent. En Algérie, les extrémistes de tous bords rassemblent leurs forces. Manifestations et contre-manifestations se multiplient et se radicalisent, préparant la voie de l’inéluctable indépendance, mais aussi du cortège de violences et de massacres qui vont l’accompagner. C’est la fin d’un monde et, revenu une fois de plus à Alger, Octave va en être le témoin impuissant… Après Dernière demeure, voici le dernier volume de la grande série de Jacques Ferrandez sur l’Algérie.



31/07/2019
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