La 2e Guerre mondiale dans le Rhône : 1944

1944

 

 

Janvier 1944

 

Rapport de la Milice lyonnaise à la Direction nationale.

« Il nous revient que le nombre accru de terroristes que nous avons à combattre, au côté des troupes d’opération (allemandes), notamment en Haute-Savoie dans les secteurs d’Annecy et de Thonon-les-Bains est dû aux désertions de requis. De même dans le secteur de Bourg-en-Bresse (01) où s’opèrent des bandes de jeunes lyonnais bénéficiant parfois de l’appui de la population. » (Aulas 1974)

 

1er janvier 1944

 

Lyon. Mise en garde de Combat contre le journal pseudo résistant « Bir-Hakeim ». 

« Le journal clandestin Combat, orange des Mouvements Unis de la Résistance, vient de publier sous le titre : Provocation ou inconscience ? » la mise au point suivante sur le journal clandestin Bir-Hakeim : Le journal Bir-Hakeim a publié dans ses derniers numéros des listes de soi-disant traitres et même des condamnations. On trouve pêle-mêle, dans es colonnes, les accusations les plus fantaisistes et quelques précisions sur de véritables ennemis de la France. On va même jusqu’à y citer parmi les ennemis de la France,M de LEUSSE, délégué en Suisse du Commissariat à l’intérieur du C.F.L.N.

Provocation ou inconscience ? Nous l’ignorons. 

Quoi qu’il en soit, nous mettons en garde les militants de la Résistance contre ce journal, qui prétend faussement être un organe du C.F.L.N et qui ne représente aucun mouvement de la Résistance. 

Les accusations et condamnations qu’il publie ne sont en aucune façon sanctionnées par la Résistance. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

LyonMr PAULY, âgé de 34 ans, négociant, décède de la diphtérie à l’hôpital de la Croix-Rousse. Il était détenu à Montluc par les Allemands. (Garcin 1944) 

 

2 janvier 1944

 

Lyon. A 22 heures, 41 rue Antoine Lumière, double explosion aux Aciéries du Rhône. Les dégâts sont importants. Les usines qui travaillent pour l’armée allemande devront être arrêtées plusieurs jours. (Garcin 1944) 

 

3 janvier 1944

 

Lyon. Arrestation de Paul GOUAILHARDOU chef militaire de IVe secteur de l’Armée secrète depuis 1942. Il est fusillé le 13 juin 1944 à Villeneuve (01) (Permezel 2003)

 

Lyon. Un inconnu se faisant passer pour le commissaire de police BLANCHARD, fait évader un détenu communiste détenu au petit dépôt du Palais de justice. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

4 janvier 1944

 

Limonest. Un inconnu criblé de 33 balles de mitraillettes et portant un écriteau « collaborateur » est retrouvé près de la commune. (Garcin 1944) 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Luc RICCI, mécanicien résistant de Villeurbanne. 

  • Pierre PASCAL, chauffeur agent PTT de Saint-Genest-Lerpt

  • Yves BUISSET, 22 ans, transporteur résistant de Podensac (Permezel 2001)

 

6 janvier 1944

 

Lyon. A 10h30, Rue Servient, des policiers allemands tuent un commerçant et blessent à l’épaule  Joseph LANGER, tailleur demeurant à Villeurbanne. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

Garcin indique que Joseph LANGER est seulement blessé alors que le mémorial de l’oppression le donne mort. 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  •  Louis GIRAUD, 20 ans, étudiant résistant à Lyon.

  • 1 inconnu (Permezel 2001)

 

7 janvier 1944

 

Dommartin. A 20h30, découverte du cadavre de M S sénateur de l’Isère, tué par un coup de feu dans la nuque. 

Il s’agit en fait de Joseph SERLIN exécuté au lieu dit La Chicotière. Membre de la Résistance, il fournit des centaines de cartes d’alimentation aux jeunes gens requis par le STO. Sur son pardessus était épinglé une feuille portant l’inscription « MNAT » Il aurait donc été assassiné par le Mouvement National Antiterroriste, créé en 1943 pour lutter contre la Résistance en tuant des notables en rapport avec les Résistants. 

Une stèle rappelant sa mémoire et érigée en 1945. (Garcin 1944, Pontaut/Pelletier 2008, fiche Wikipédia de Joseph SERLIN)

 

Feyzin. Découverte entre Saint-Symphorien et Feyzin du corps d’Ambroise COURTOIS, 60 ans, chapelier, ancien conseiller du 7e arrondissement. 

Il avait été enlevé à son domicile la veille vers 18 heures par quatre individus déguisés en policiers allemands. « Il s’agit d’un attentat commis par des « anti-terroriste ». (Garcin 1944)

 

Genas (Azieu). A 11h45, dans un champ, au hameau d’Adieu, découverte du corps de Marcel RATELAUD, 36 ans, ancien communiste membre de la Milice. Il a été tué de 16 balles de mitraillettes. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Drancy. Arrivée de 21 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

9 janvier 1944

 

LyonJoseph GROS, officier de paix au 1er Groupe est arrêté par des Allemands en civil. Il est relâché peu après. (Garcin 1944)

 

10 janvier 1944. 

 

Caluire. Arrestation à son domicile 116 Grande Rue Saint-Clair, par les Allemands et la milice, de Victor BASCH, membre du Front National, professeur honoraire d’esthétique à la Sorbonne, le 4e président de la Ligue des Droits de l’Homme.

Son corps et celui de son épouse arrêtée en même temps, sont retrouvés le lendemain sur la commune de Neyron (01). (Garcin 1944 et Permezel 2003)

Ils sont inhumés plus tard au cimetière militaire de la Doua. 

 

Fons (Saint). Rue Albert Thomas. Intervention de la Milice alors que se tient une réunion clandestine du Groupe FTP Emile Bertrand. Mais l’alerte est donnée par René FERNANDEZ, un jeune résistant de 17 ans. 

  • René FERNANDEZ est grièvement blessé en tentant de franchir une barrière. Il décède chez ses parents. 

  • Antoine GARCIA, blessé, réussit à prendre la fuite. 

  • Marinette BARBOSA est arrêtée et déportée. 

  • Daniel AGUS est arrêté et déporté. (Permezel 2003 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

Concernant cette affaire, Garcin 1944 ne donne pas du tout la même version. 

« Une patrouille allemande a été attaquée à 22h10, 10 Cours Aristide Briand à Saint-Fons. Elle a aussitôt ouvert le feu, tuant deux des attaquants. L’une des victimes, qui est âgée d’une vingtaine d’années, n’a pu être identifiée. L’autre est M René FERNANDEZ, âgé de 18 ans, demeurant 8 rue Parmentier à Saint-Fons. De leur côté, les Allemands ont eu quatre morts. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 14h15, Quai Saint-Clair (André Lassagne) à la hauteur du tunnel de la Croix-Rousse, trois soldats allemands qui circulaient à bicyclette tombent dans une embuscade menée par 7 jeunes gens. Il y a deux morts et un blessé grave. Les Allemands établissent aussitôt des barrages et procèdent à de nombreuses arrestations. (Garcin 1944). 

La réaction de la Gestapo est particulièrement violente. Elle prend des otages parmi la population et fusille le soir même dans les caves de l’Ecole de santé, 22 détenus de Montluc. 

  • Pierre BAILLY, 24 ans de Rive de Gier. 

  • Marcel BASTIDE, 23 ans de Saint-Etienne. 

  • Pierre BERARD, 22 ans de Saint-Etienne

  • Pierre BILGER, 24 ans de Paris. 

  • Albert BLANCHIN, 52 ans de Thuellin-Corbelin.

  • Georges BONNEVANT, 17 ans.

  • Jean CESARD, 18 ans de Paris. 

  • Yves DUPONT, 32 ans de Chamonix. 

  • Raphaël EIBENSCHUTZ, 41 ans d’Anvers.

  • Léon GAREL, 44 ans de Lyon. 

  • Jean GAUDARD, 35 ans de Rive de Gier. 

  • André JACQUESSON, 22 ans d’Asnières. 

  • Aimé JEANNIN, 22 ans de Saint-Etienne. 

  • Jules LAMAGUER, 24 ans de Venars. 

  • Raymond LAMBERT, 20 ans de Fresnes-Apence.

  • Marc PAGEZY, 27 ans de Castelnau-les-Lez

  • Pierre PERRIN, 30 ans de Villeurbanne. 

  • Pierre POUGET, 42 ans de Rive de Gier. 

  • Léon POULY, 29 ans de Narbonne. 

  • Marcel TERRIER, 21 ans de Paris. (Aulas 1974 et Permezel 2001)

 

Lyon. Prison de Montluc. Décès de maladie de Jean CROUX. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par la police allemande et déportation du commissaire de police Georges KUBLER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 8h15, 15 rue Pierre Verger, exécution par balles de Jean MEHAY, 28 ans, aide-comptable. Il était chef départemental des « Jeunes de l’Europe Nouvelle » et appartenait au groupe « Collaboration ». (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 12h15, Quai Chauveau à la hauteur de la montée de l’Observance, Michel LANTZ, âgé de 28 ans, est blessé, par des inconnus, de 8 balles dont 3 à la poitrine. Transporté à l’hôpital, il décède à 15 heures. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 21h, 85 boulevard des Etats-Unis. Explosion d’une bombe devant la devanture du magasin d’électricité de Antonin SATONAY,sous-chef d’une section de la Légion française des Combattants. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

11 janvier 1944

 

Couvre-feu. La Préfecture régionale communique qu’à la suite de l’attentat du quai Saint-Clair, où deux Allemands ont été tuées, le couvre-feu est fixé à 20 heures dans l’agglomération lyonnaise. Tous les théâtres et cinémas sont fermés et les manifestations sportives interdites. Dans le quartier de Saint-Clair, la circulation des bicyclettes est interdite. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Pierre BIOU, 28 ans, employé de commerce, résistant de Toulouse. 

  • Jean DORVAL, 37 ans, vérificateur des Douanes, résistant à Lyon. (Permezel 2001)

 

13 janvier 1944

 

Pierre-Bénite. Arrestation et déportation par la Gestapo et des agents français de : 

  • Félix MAGNIN-DUFAYET, 

  • Joseph MAGNIN-DUFAYET, 

  • Marie-Jeanne MAGNIN-DUFAYET née VALENTIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

14 janvier 1944. 

 

Dardilly. Lieu-dit Le Chêne Rond. Assassinat par des policiers allemands de Victor PIERRE. Il est emmené par des automobilistes venus le chercher chez lui à 20h45. Agé de 46 ans, il était professeur à La Martinière. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

Garcin 1944, impute l’assassinat à des membres du MNAT. 

 

Fons (St). Lieu-dit Les limites. Assassinat de Georges FOUILLAND. Agé de 43 ans, avocat à la Cour d’appel de Lyon, ancien député de Roanne, il a été emmené de chez lui à 20 heures par des membres du MNAT(AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation après une bagarre provoquée par des miliciens en civil, de Jean TOUSSAINT et de 3 autres résistants membres des Groupes Francs. Déporté à Mauthausen, il décède le 25 mars 1945 à l’âge de 20 ans. (Permezel 2003)

 

Lyon. Prison de Montluc. Décès suite maladie de Zahir ben Said KAFFLING. (AD 69. Mémorial de 

l’oppression 2003)

 

Lyon. Echec d’une tentative d’attentat contre Me VUILLARD, avocat, ancien vice-président de la Légion Française des Combattants du Rhône. Des individus se sont présentés chez lui, 108, rue Tronchet et ne le trouvant pas sont repartis après avoir fouillé la maison. 

Son épouse qui avait vu des individus suspects roder autour, avait eu le temps de le prévenir. (Garcin 1944)

 

 

Lyon. Deuxième arrestation par la Gestapo de Henri LACARELLE, agent de liaison du réseau Marco Polo. Il est relâché grâce aux attestations de bonne conduite délivrées par le maire et les gendarmes de Saint-Genis-Laval au courant de ses activités de résistant. (Permezel 2003)

 

15 janvier 1944

 

Oullins. Sabotage des lignes aériennes téléphoniques qui relient le QG aviation du château de la Bachasse (Oullins) au fort de Pressins (Saint-Genis-Laval). (Permezel 2003)

 

16 janvier 1944

 

Caluire. A 21h40 Coups et blessures par arme à feu de la police allemande à l’encontre de Louis GRANDJANNY, milicien qui rentrait chez lui (Garcin 1944, Aulas 1974 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Organisation d’une réunion qui décide de la constitution d’un parti politique sur les fondements de la Démocratie chrétienne (future base du MRP). Participent à cette réunion : 

  • Stanislas FUMET.

(Permezel 2003)

 

17 janvier 1944

 

Lyon. Arrestation de Robert ETTINGHAUSEN, membre du réseau Brutus. Interné à la prison de Montluc, il est exécuté le 8 juillet 1944 à Portes-les-Valence (26), en représailles d’un attentat. (Permezel 2003)

 

18 janvier 1944

 

Paris. Arrestation au cours d’une mission de Nicole GOMPEL agent de liaison à Lyon du Service maquis des MUR. Détenue à Fresnes, elle est libérée le 10 mai grâce à une intervention de sa mère. (Permezel 2003)

 

19 janvier 1944

 

Lyon. Vers 8 heures, rue du Pensionnat angle rue Garibaldi, le milicien Pierre ANSELME, âgé de 50 ans, ancien chef de centre à la Milice est tué d’une rafale de 14 balles de mitraillettes par des inconnus circulant en automobile. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 16h30, Cours Lafayette sous le pont de chemin de fer, un jeune milicien essuie des coups de feu tirés d’une automobile. Il est légèrement blessé. ((Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Oullins. Attentats à la bombe devant des magasins. Dans les deux cas les dégâts sont importants. 

  • 94 Grande rue d’Oullins. A 21 heures devant le magasin de Mme AMBROSI, marchande de vin dont le fils appartient au PPF. 

  • 95 Grande rue d’Oullins. A 21 heures, devant le magasin d’objets de vannerie de la maison Canard-Volland. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Claudius FAY, 33 ans, ouvrier, résistant, de Saint-Etienne. (Permezel 2001)

 

20 janvier 1944

 

Drancy. Arrivée de 24 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

22 janvier 1944

 

Fons (Saint). A 22 heures, quai Saint-Gobain, un pylône alimentant l’usine de la société Normande produits chimiques est endommagé par une explosion. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 3 heures du matin, une cinquantaine jeunes gens, armés et masqués, pénètrent dans les usines Paris-Rhône, 83 chemin de Saint-Priest. Après avoir neutralisé les 4 gardiens, ils posent de nombreux explosifs et quittent les lieux à 5h15. Les explosions font des dégâts importants. Un transformateur est complètement détruit, un incendie commence à se déclarer. L’usine occupe 700 ouvriers er 150 employés. (Garcin 1944)

 

23 janvier 1944

 

Lyon. A 20h15, 13 rue de Condé, explosion d’une bombe dans le garage de Mr Jean CARRE. 10 voitures françaises et 1 voiture allemande sont détériorées. (Garcin 1944 et Aulas 1974). 

 

Lyon. A 20h25, 19 rue des Remparts d’Ainay, explosion d’une bombe devant l’épicerie de  Léopold CHON, autrichien naturalisé qui avait plusieurs Allemands comme clients. Les dégâts sont importants. Un soldat allemand présent au moment de l’explosion a prétendu qu’il avait essuyé des coups de feu et qu’il avait riposté. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

24 janvier 1944

 

Lyon. Edouard BONNEFOY succède à ANGELI comme préfet du Rhône. Il apporte son aide au NAP. (Permezel 2003)

 

25 janvier 1944

 

Lyon. Perquisition par la Gestapo dans l’atelier de l’imprimeur Henri CHEVALIER. Elle découvre une enveloppe avec 6 fausses cartes d’identité. Henri CHEVALIER est déporté à Mauthausen. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003) 

 

Vénisiseux. A 21 heures, au dépôt des machines, 16 explosions endommagent 10 machines. (Garcin 1944)

 

26 janvier 1944

 

Breuil (Le). Arrestation par des civils allemands et français d’Alice THIVIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Bron. A 1h40, un incendie se déclare impasse Bel Air dans la villa de Joseph PELLET, arrêté la veille par les Allemands. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 13 heures le commissaire de permanence se rend au café Hours, 45 avenue du Maréchal Lyautey, ou trois personnes se disant membre de la Milice venaient de faire une perquisition. Ils ont déclaré qu’ils avaient obéi à un ordre de mission signé du chef LECUSSAN, de la Milice Française. Il s’agit de : 

  • Paul REY, âgé de 20 ans, marchand de fromage à Saint-Chamond. 

  • Antoine DIGONNET, âgé de 19 ans, demeurant à Saint-Etienne (42)

  • Raoul PUGNAIRE , âgé de 28 ans, demeurant à Firminy (42) (Garcin 1944)

 

27 janvier 1944

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jean JACQUETON. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Attentat aux usines Bronzavia, 27 chemin de Grange-Rouge. 

« Une cinquantaine de jeunes gens armés ont fait irruption à 19h30, dans les usines Bronzavia, qui travaillent pour le compte de l’armée allemande. Après avoir ligoté les équipes de maitrise et d’entretien, ainsi que les gardes et les requis, et après avoir occupé le téléphone, ils ont placé des explosifs en divers points de l’usine, puis ils sont partis peu après 21 heures. Soixante-sept explosions se sont produites entre 21h30 et 22h40. Dix-sept moteurs d’avions ont été détruits ainsi que de nombreuses soudeuses électriques et de rectifieuses. Un incendie s’est également déclaré. Les dégâts s’élèvent à plusieurs millions. L’usine employait 680 ouvriers, qui fabriquaient des moteurs d’avion pour l’armée allemande. » (Garcin 1944)

 

28 janvier 1944

 

Drancy. Arrivée de 73 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

29 janvier 1944

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône.

Recensement de 31 attaques armées au cours du mois de janvier 1944, contre mairies, caisses publiques, débits de tabac, particuliers, forces de police, membres de la milice, Allemands. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. Au siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot, suicide par pendaison de Maurice PAGENEL, âgé de 40 ans, architecte à Cormatin (71) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Mulatière (La). A 22 heures, explosion d’une bombe au barrage de La Mulatière. Les dégâts sont peu importants. La feldgendarmerie a arrêté les deux requis de garde, ainsi qu’un gendarme français. (Garcin 1944)

 

30 janvier 1944

 

Lyon. Arrestation lors d’une rafle au marché aux timbres de la place Bellecour de  Marcel GOMPEL, cousin de Marc BLOCH et membre de Combat. Au cours d’un interrogatoire par la Gestapo, il est gravement ébouillanté. Il agonise durant 72 heures à Montluc et meurt dans les bras d’André FROSSARD (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

Garcin 1944, indique que plusieurs Juifs sont arrêtés, mais ne donne pas de noms. 

 

Lyon. Vers 1 heure, Cours Vitton, deux gardiens de la paix qui regagnaient à bicyclette le poste Suchet, après avoir été relevé de leur garde, essuient une vingtaine de coups de feu de la part de soldats allemands. Ils ne sont pas touchés. (Garcin 1944)

 

31 janvier 1944

 

Fons (St). A 7h30, montée des Clochettes, découverte du corps de Paul GOETCHEL, âgé de 44 ans, tué de plusieurs balles dans la tête. 

Sur le corps, se trouvait l’inscription suivante : « Terreur contre terreur. Un juif paye de sa vie l’assassinat d’un national. Le Comité anti-terroriste de la région lyonnaise. » (Garcin 1944)

 

Lyon. 31 quai Saint-Vincent. Arrestation dans un guet-apens de la Milice de Clément DUMAS en compagnie d’autres résistants. Blessé, il parvient tout de même à s’échapper et peut se faire soigner clandestinement. (Permezel 2003)

 

Lyon. 71 rue Molière. Arrestation par la police allemande dans les locaux du journal « Salut Public », de Paul HEINTZ, rédacteur au journal et membre de France d’Abord. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la police française de 2 membres de Libération. Ces deux résistants ont ouvert le feu blessant le commissaire PLAZY, chef de la section de PJ de Lyon au bras et le commissaire BEYER à la jambe. Il s’agit de :

  • Armand PAUPIER, âgé de 34 ans, manoeuvre à la SNCF. 

  • Claudius MOLLON, 33 ans, égoutier. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation de Julien FRANCISOD, membre des Groupes Francs, qui prête son local pour des réunions et entreposer du matériel. Faute de preuves à charge, il est libéré le 24 mars 1944. (Permezel 2003). Garcin 1944 lie cette affaire à l’arrestation de PAUPIER et MOLLON. 

 

Février 1944.

 

Ecully. Arrestation par la milice de Rose BRUNEL, Paulette BESSON et d’autres résistants membres des Groupes Francs. (Permezel 2003)

  • Rose BRUNEL déportée à Ravensbruck, revient en 1945.

 

Lyon. Arrestation d’Emile AYMARD, membre su réseau Phratrie. Il meurt en déportation. (Permezel 2003)

 

1er février 1944

 

Législation travail. Loi sur la durée hebdomadaire du travail qui passe de 40h à 48h. 

Les heures supplémentaires sont payées à partir de la 49e heure. (Aulas 1974)

 

Lyon. La Cour martiale condamne à mort des résistants qui sont exécutés une heure après. Ils avaient été capturés le 25 janvier 1944 à Vienne (38). Il s’agit de : 

  • Jean ARSAC.

  • André SAULLORENTE. (Garcin 1944)

(museedelaresistanceneligne.org) place cette exécution le 10 février 1944. 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Georges BERNARD, 23 ans, mouleur, maquisard, de Lyon. 

  • Georges GENEVOIS, 21 ans, ajusteur, maquisard, de Paray-le-Monail. 

  • Jean MICHENOT, 22 ans, instituteur, maquisard, de Fouras.

  • Claudius DESCHAMPS, 36 ans, cheminot, maquisard, de Lyon. 

  • René RICHARD, 21 ans, ajusteur, maquisard, de Levallois-Perret. 

  • Jean SANTOPIETRO, 23 ans, tanneur, maquisard, de Pierre-Bénite 

  • Lucien GUILLOUD, 38 ans, boulanger, maquisard, de Beaubery

  • Bruno QUINCHEZ, 21 ans, étudiant, agent du service Péricles, maquis de Beaubery, de Lyon 

  • Antoine THIVINO, 21 ans, verrier, militant communiste FTP, de Vénissieux.

  • Paul MEYER, 39 ans, sous-officier maquisard, de Macon 

  • Raymond FALAIZE, 21 ans, marin, maquisard, de Bois D’Arcy. 

  • Marcel RENARD, 22 ans, postier maquisard, de Saône et Loire. 

  • Michel MAZAUD, 23 ans, étudiant, maquisard de Lyon. 

  • Jean-Baptiste GARDENET, 22 ans, maquisard de Macon.

  • Philibert MOREL, 22 ans, cultivateur, maquisard de Reyssouze. (Permezel 2001)

 

2 février 1944.

 

Arrestation de Jérôme BERERD chargé de mission auprès de différents réseaux de Résistance. Il survit à sa déportation à Buchenwald. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 22 heures, 87 avenue Rockfeller, explosion d’une bombe au café « Le Nouveau Monde » tenu par Mme Elise PETERMAN née ESCOFFIER, âgée de 49 ans. . (Aulas 1974)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Joseph PLANES, 45 ans, manoeuvre, résistant, de Perpignan. 

  • Louis BACO, 44 ans, cheminot résistant, de Perpignan. (Permezel 2001. Le mémorial de l’oppression lorsqu’il place leur décès à Montluc. En effet leurs noms figure sur le monument aux fusillés de la Doua)

 

3 février 1944

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation du général René CARMILLE, chef du service national des Statistiques installé 10 rue des Archers et membre du réseau Marco Polo, et de N JAOUEN cadre du service. René CARMILLE profitait de sa situation pour préparer des plans de mobilisation.

Lorsque les fiches de plus de 100.000 Juifs furent confiées à son service, elle ne furent ni tabulées (c’est-à-dire traitées mécanographiquement) ni transmises aux autorités faisant ainsi échouer l’opération.

  • René CARMILLE est condamné à mort pour atteinte à la sûreté de l’armée allemande. Déporté au camp de Dachau, il décède d’épuisement le 15 février 1945. 

  • N JOUEN est torturé par la Gestapo. Il meurt d’étouffement lors de son transfert vers un camp de concentration. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Auguste GAILLARD membre des MUR. Après un passage par la prison d’Esses, il est déporté en Allemagne . Il décède du typhus à Dachau le 24 février 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon-Vaise. A 19h30, une cinquantaine de jeunes gens font irruption dans différents locaux du dépôt des machines. « Tandis qu’un groupe conduisait vingt ouvriers dans la cour, un autre groupe plaçait des bombes sur les machines. 18 explosions se sont produites de 20 heures à 20h40. Il y a eu d’importants dégâts. » (Garcin 1944)

 

4 février 1944

 

Vénissieux. A 21 heures, explosion de deux bombes sur un pylône appartenant à la Société de Transport et d’énergie des Alpes, 1 bis chemin du Génie. Deux montants sur quatre du pylône ont été coupés. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Henri THOMAS, 16 ans, employé de bourse, agent de l’Armée secrète, de Lyon. 

  • Jacques MAUTRET, 16 ans, régleur, agent de l’Armée secrète de Lyon. (Permezel 2001)

 

5 février 1944

 

Fons (St). A 20 heures, 32 avenue Jean Jaurès, explosion d’une bombe dans le magasin d’électricité de Martial DUHAY, âgé de 36 ans. Les dégâts matériels sont très importants. Il s’agit du troisième attentat contre ce magasin. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon, rue des Remparts d’Ainay. Arrestation de Jean CHOUX et de Georges COCHET, membres de l’AS. (Permezel 2003)

  • Jean CHOUX est déporté à Buchenwald et Bergen Belsen dont il revient en 1945. 

  • Georges COCHET a été recruté par l’abbé GROUES futur abbé PIERRE. Déporté à Dora, il est libéré par l’armée canadienne. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de l’abbé BAILLY, directeur de la société « La Presse Lyonnaise », 46 rue de la Charité. (Garcin 1944)

 

6 février 1944

 

Lyon. A 11h30, le commissaire de permanence se rend 6 place de la Croix-Rousse, où on lui a signalé que deux individus perquisitionnaient chez Mme BARGE. « Vérification faite, il s’agissait d’un auxiliaire de la police allemande qui recherchait un nommé Louis PONS, locataire de Mme BARGE. Le policier allemand était accompagné d’un jeune Français. (Garcin 1944)

 

7 février 1944

 

Villeurbanne. Un soldat allemand conduit au poste de police Jacques POMMET, 23 ans, commis des contributions indirectes. 

Le soldat allemand a déclaré que ce jeune homme avait eu une attitude ironique à son égard lorsqu’il lui avait demandé un renseignement. « Mr Jacques POMMET a passé la nuit au violon. » (Garcin 1944)

 

8 février 1944

 

Drancy. Arrivée de 61 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

9 février 1944

 

Collaboration économique. Création par les Allemands, avec l’accord de Vichy, de « commissions de peignage » qui classent toutes les entreprises en deux catégories. 

  • Celles qui travaillent exclusivement pour l’Allemagne. 

  • Celles qui ne travaillent pas pour l’Allemagne. Elles voient leurs personnels largement prélevés. (Aulas 1974)

 

Lyon. Prison Saint-Paul. Exécution de : 

 

Lyon. A 19h35, une vingtaine de jeunes gens pénètrent dans l’usine de l’Air Liquide, 65, rue Paul Cazeneuve. Après avoir maîtrisé les deux gardiens de nuit, ils placent une quinzaine de bombes qui éclatent à partir de 20h30. Un groupe de transformateurs est rendu inutilisable et les 3 compresseurs sont détruits. Les dégâts s’élèvent à plus d’un million. (Garcin 1944) 

 

Lyon. A 22 heures, découverte d’une bombe non explosée à l’imprimerie Giraud et Rivoire, 16 rue Nicolaï. (Garcin 1944)

 

10 février 1944

 

Fons (Saint). Plusieurs explosions à l’usine de Saint-Gobain. Les dégâts sont assez importants. (Garcin 1944)

 

Lyon. 14 chemin de Saint-Simon, arrestation dans le garage des Groupes Francs, de 11 résistants. (Permezel 2003)

  • Jean BORGOGNO. Déporté rapatrié en 1945.

  • Prosper BORGOGNO. Déporté, il s’évade le 18 avril 1945 lors de l’évacuation de son camp.

 

Lyon. Place Montplaisir. Arrestation par la Milice, sur dénonciation, de André GRUGET membre des Groupes Francs. Il avait participé aux évasions de Serge ASHER et de Raymond AUBRAC en 1943. Déporté à Dachau le 26 mai 1944, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Prison Saint-Paul. Exécution par la France de :

  • Jean ARSAC, 19 ans, FTP de Romans (26), arrêté à Vienne le 25 janvier 1944, condamné à mort par une cour martiale le jour même et exécuté une heure après.

  • André SAULLORENTE, 19 ans, FTP de Romans (26), arrêté à Vienne le 25 janvier 1944, condamné à mort par une cour martiale le jour même et exécuté une heure après. (museedelaresistanceneligne.org)

Garcin 1944 place cette exécution le 1er février 1944. 

 

Lyon. Arrestation de Pierre JOUVENCEAU, cheminot membre de la résistance fer, pour constitution d’un dépôt d’armes dans la gare de Lyon-Vaise. Déporté à Dora et Bergen-Belsen, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

11 février 1944

 

Lyon. Opération de la Milice contre 3 garages : 

  • 104, route de Genas. Aucune découverte. 

  • Impasse Poncet. Découverte de mitraillettes et confiscation d’une automobile. 

  • 78, route de Vénissieux, ils tuent un jeune réfractaire connu sous le prénom de Léon et arrestation de 7 résistants : 

    • Jean-Pierre THOMAS, 57 ans, tôlier. 

    • Roger SENTY, 44 ans, mécanicien. 

    • Georges SENTY, 22 ans, secrétaire. 

    • Jean DUDUKDJIAN, 20 ans, tourneur. 

    • André GRUGET, 33 ans, carreleur. 

    • Robert THOMAS, 25 ans. 

    • Jeanne TORE, 37 ans, mercière. 

« Après avoir été remis à la police judiciaire, ils ont été inculpés de détention d’armes et munitions, détention et usage de fausses cartes d’identité, détention et distribution de tracts, recel de malfaiteurs, recel de voiture servant à des malfaiteurs et attentats par explosifs. (Garcin 1944)

 

12 février 1944

 

Lyon. « Des agents se sont rendus à 10h30 au garage de Mr THOMAS, 78 route de Vénissieux, où on leur avait signalé que se trouvait un blessé. A leur arrive, ils ont essuyé une salve de mitraillette, provenant d’un atelier de l’immeuble où un groupe de Miliciens était en surveillance. Ceux-ci ont déclaré que des « terroristes » avaient l’habitude de venir effectuer des réparations dans cet atelier et que, s’ils avaient tiré sur les agents, c’était parce qu’ils les avaient pris pour ces « terroristes ». Le blessé qui avait été signalé aux agents était un réfractaire, qui avait réussi à prendre la fuite. 

Un voisin Mr Georges MARCEL, 43 ans, employé, 74 route de Vénissieux, qui accompagnait les agents, a été blessé d’une balle dans le dos. Il a été transporté à l’hôpital Edouard Herriot. » (Garcin 1944)

 

Lyon. Des miliciens conduisent à l’hôpital Edouard Herriot, le corps d’un homme dont ils ont refusé don donner le nom. (Garcin 1944)

 

14 février 1944

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Henri BOUJARD, 29 ans, cultivateur, maquisard, de Haute-Savoie. 

  • + 2 inconnus (Permezel 2001)

 

16 février 1944

 

Lyon. A 23h 15, Cours Lafayette, trois sous-officiers allemands, tirent des coups de revolver sur une automobile de passage, puis arrêtent un taxi. Ils s’emparent du véhicule après avoir fait descendre le chauffeur de son véhicule. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Maurice BONNEVIALLE, 31 ans, menuisier, résistant de Izieux la Varizelle (Permezel 2001)

 

17 février 1944.

 

Lyon. Au 20 rue Calas, arrestation de Jean BERTRAND membre des MUR. Déporté il meurt à Mauthausen. (Permezel 2003)

 

Lyon. Vers minuit, trois soldats allemands arrêtent une voiture conduite Mr Henri GARCIA. Après être montés dans le véhicule, ils partent dans la direction de La Part-Dieu. Peu de temps après, ils abandonnent le véhicule après avoir frappé le chauffeur à coups de crosse sur la tête, lui avoir volé sa montre, puis tiré dessus 5 coups de feu, sans l’atteindre. (Garcin 1944) 

 

Montrottier. Lieux-dits Le Souzy et Le Michaud. Incendies, pillages et coups et blessures volontaires commis par des soldats allemands à l’encontre de Claudia GONIN née SUBRIN, Francisque GRANJARD, Claudius SUBRIN, Francis VIANNAY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

⚠️Vancia. 9 résistants membres des MUR sont encerclés par la milice et la Gestapo.

Après avoir résisté toute la nuit, le groupe doit se rendre faute de munitions.

Après un simulacre de jugement, les 9 résistants sont fusillés le 19 février dans les fossés du fort de la Duchére. (Permezel 2003)

  • Roland BOEGLIN.

  • Louis BONNAVENT

 

Villechenève. Lieu-dit Le Goutail. Incendie, pillage et arrestation par la police allemande de Claudius CARTON. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

18 février 1944.

 

⚠️Ecully et Vancia. Opération de la Milice contre les groupes francs du Ve Bureau de l’AS. 

« Des miliciens, aidés par un peloton de G.M.R., ont attaqué à 2 heures du matin une ferme à Vancia, où se trouvait un groupe de Francs Tireurs Partisans. Un Milicien, Jean POTHIN, a été tué et deux autres miliciens ont été blessés. Après une vigoureuse résistance et débordés par le nombre, huit F.T.P ont été faits prisonniers.

A 8 heures, des Miliciens ont également attaqué une maison isolée à Ecully, où se trouvaient une dizaine de membres de la Résistance. Ceux-ci, faute de munitions, durent se rendre à 16h50, M Joseph DARNAND dirigeait personnellement cette opération. 

Tous les prisonniers ont comparu aussitôt à Lyon devant la Cour Martiale. Dix d’entre eux ont été condamnés à mort. La sentence a été immédiatement exécutée au fort de la Duchère. Les condamnés sont morts en chantant l’Internationale et une chanson du Maquis. » (Garcin 1944)

Sont arrêtés : 

Ecully.

  • Paulette BESSON. Elle est déportée. 

  • Jean CHEVAILLER. Il est fusillé le lendemain dans les fossés du fort de la Duchère.

Vancia. I

  • Claudius BOUIT. Condamné à mort le lendemain. Il est fusillé au fort de la Duchere. 

  • Jacques GRANGER. Il est fusillé le lendemain dans les fossés du fort de la Duchère. (Permezel 2003) A REPRENDRE A PARTIR DE MAITRON. 

 

Fons (St). A 20h30, des explosions de bombes déclenchent un incendie aux usines Saint-Gobain. 65 ans tonnes de naphtaline sont détruites. (Garcin 1944)

 

Vénissieux. Disparition d’un cheminot allemand. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

19 février 1944

 

LyonGuy BERNARD, âgé de 25 ans, qui tentait de s’évader du siège de la Franc-garde permanence de la Milice française, 51, montée du Chemin-neuf, a été tué de trois balles de mitraillette. (Garcin 1944)

 

Lyon. 23 heures, 38 rue Victor Hugo, perquisition de l’armée allemande dans le magasin de bonneterie de Mme GALLAND. (Garcin 1944)

 

Villeneuve sur Lot, centre de détention d’Eysses (47).

A l’occasion de la visite de l’inspecteur général des prisons, 1200 résistants de 23 nationalités différentes se récoltent et se rendent maître des lieux. Ils capturent le directeur de la prison et 70 gardiens et membres du personnel.

Mais l’alerte est donnée par des détenus de droit commun et provoque l’intervention des GMR appuyés par de l’artillerie allemande.

Les prisonniers doivent se rendre après plus de 13 heures de combat.

  • Le 23 février, 12 détenus sont fusillés.

  • Le 30 mai, 1121 prisonniers sont livrés à la division Das Reich qui les déporte vers Dachau après un passage par le camp de Royallieu à Compiègne. 400 meurent dans les camps ou durant le transport. (Wikipedia).

 

20 février 1944

 

Lyon. Rue Perrod. Intervention de la police allemande au domicile du couple LOUIS.

  • Louise née REYNAL, âgée de 33 ans est arrêtée. 

  • Raymond, âgé de 40 ans, est est assassiné de plusieurs balles dans le ventre. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

21 février 1944

 

Bron. Arrestation par la Gestapo de Jeanne COLLAY membre comme son mari, chef du réseau, La France au combat. Accusée de fabrication de faux papiers, elle est déportée à Ravensbruck. Elle est rapatriée en avril 1945. 

En représailles d’avoir raté son mari Louis, la Gestapo incendie sa maison. Louis ne sera jamais arrêté. (Permezel 2003)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Le commissaire de police de permanence vient constater le décès de Gabriel Claude LAGAY alias BONNET, âgé de 18 ans, né à Thizy, employé des PTT, tué en tentant de s’évader d’après la Gestapo. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 19h30, 5 rue du Griffon, le milicien Sylvain COLLINET, âgé de 56 ans, est attaqué dans l’allée de son immeuble par trois hommes qui le blesse de trois balles dans la région lombaire. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Quai Pierre Scize, découverte, dans la Saône, du « corps d’un homme enveloppé dans une couverture, ligoté par des cordes, des fils de fer et un câble électrique, auquel étaient attachés deux supports de balcon. Il s’agit de Jean-Clément GREYFIE de BELLECOMBE, âgé de 44 ans, ancien chef d’escadron, démobilisé de l’armée d’armistice, devenu chef du poste régulateur de la gare de Macon, qui avait été arrêté par la police allemande et qui se trouvait au fort de Montluc ». (Garcin 1944)

 

Lyon. Vers 1h15, explosions de bombes à l’intérieur des usines de matériel électrique S.W, 220 route d’Heyrieux. Les dégâts sont importants, avec en particulier la destruction des transformateurs. 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Maurice POPOUNEAU, aviateur, agent de l’Armée secrète de Montpellier. 

  • Commandant Pierre COLIN, 44 ans, aviateur, agent de l’Armée secrète, de Montpellier. 

  • Louis MAUREL, 37 ans, ingénieur en chef des poudres, agent de l’AS de Montpellier. 

  • + 1 inconnu. (Permezel 2001)

 

Villeurbanne. Dans la nuit, attentat à la bombe contre les usines Fibre et Mica, 105 rue Frédéric Fays. (Garcin 1944)

 

22 février 1944

 

Lyon. Perquisition de la Gestapo, sur dénonciation, à l’hôtel Fix 155 cours Lafayette. Gaston VALLET, officier du maquis de Villecheneve y est arrêté. (Permezel 2003)

 

23 février 1944

 

Lyon. Prison de Montluc. Assassinat de Othon HANAUX. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

25 février 1944

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Céline DUCLOUX membre du réseau Amarante. Déportée à Ravensbruck, elle y décède le 22 février 1945. Sa fille Simone DULOUX aussi déportée à Ravensbruck est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

26 février 1944

 

Bron. Incendie par la police allemande qui cause une victime : Un nommé COBLAY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Exécution dans la prison Saint-Paul de Joseph FIATKOWSKI, FTP-MOI âgé de 22 ans. (Permezel 2001) 

 

Vénissieux. A 2h45, une soixantaine de jeunes gens, envahissent les usines S.O.M.U.A. Ils repartent après avoir placé trente bombes qui en explosant ont causé des dégâts très importants. Les usines sont fermées pour une durée indéterminée. (Garcin 1944)

 

28 février 1944. 

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation du commissaire de police Antoine AUMONIER, membre du réseau France d’Abord. Son poste lui permettait d’établir de fausses cartes d’identité pour différentes organisations. 

Après un passage par Montluc et Royallieu (60), il est déporté dans différents camps de concentration dont il revient très affaibli. (Permezel 2003)

 

Lyon. 104 rue Edouard Herriot. Arrestation par la Gestapo et la Milice de Maurice JACQUET, consul des Pays-Bas à Lyon et membre du réseau Dutch-Paris. Il profite de ses fonctions pour faire sortir de France des Juifs, soit par la Suisse, soit par l’Espagne. Déporté à Mauthausen, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Hôpital militaire allemand de la Croix-Rousse. Décès pour cause médicale d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Saint-Oyen (71). Interpellation au cours d’une mission de Louis BOULADE membre des Groupes Francs de la région lyonnaise. Interné à la prison Saint-Paul, il est libéré au moment de la libération de Lyon. (Permezel 2003)

 

29 février 1944

 

Fons (St). Un attentat est commis sur la voie ferrée Lyon - Marseille, à deux km de la gare de Saint-Fons en direction de Vienne. Des rails ont été déboulonnés. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 17h30, 15 rue Longue, le milicien René HAISEMANN, âgé de 34 ans, cantonnier, blesse accidentellement à la tête en manipulant un revolver le milicien André JUND, âgé de 28 ans, employé de commerce. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Grève aux usines Gendron et Perlet de 10 heures à 14h30. 11 arrestations sont effectuées. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Mars 1944

 

Lyon. Pour éviter une arrestation, Marie-Célestin BREVET et son épouse Marie Suzanne doivent prendre la fuite en Suisse. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Jacques DELPEUCH, chef du service radio de l’ASU. Dénoncé par un traitre, il est torturé et rendu aveugle par les sévices endurés. Il est fusillé le 12 juin 1944 à Neuville-sur-Saône. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation et déportation par la police allemande de LEVY de FICQUEMONT et de Jeanne LEVY de FICQUEMONT née THOMACHOT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

1er mars 1944

 

Lyon. Place de la Mutualité (Antonin Jutard). Arrestation par les brigades spéciales d’André FALCOZ. Déporté à Dachau le 29 juin 1944, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Pollionnay. Au début de la matinée, découverte au lieu-dit Le Recret du cadavre de Mme D demeurant à Lyon. Elle a été assassinée à coups de pistolet et d’instruments tranchants. Elle avait été vue en dernier lieu avec des membres des troupes d’occupation. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

3 mars 1944

 

Lyon. Interpellation par la Milice de N BOROO membre des Groupes Francs. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place Puvis de Chavannes. Arrestation de Philippe GUTTINGER membre des M.U.R. Il est exécuté le 20 août 1944 à Saint-Genis-Laval. (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Vers 20 heures, une trentaine de jeunes gens pénètrent dans les usines des Aciéries du Rhône, 41 rue Antoine Lumière. Ils placent 18 bombes qui provoquent d’importants dégâts. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22 heures, 104 rue Paul Bert, explosion d’une bombe dans un café. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Vers minuit, 8 place Bellecour, explosion d’une bombe dans le magasin d’orthopédie de M JOURNEL. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Oullins. Arrestation et déportation d’Alfred BOUDOT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Drancy. Arrivée de 80 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

4 mars 1944

 

Lyon. Place Puvis de Chavannes. Assassinat par la police allemande d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 8 Place Bellecour. A 0h10, explosion d’une bombe au magasin d’orthopédie J. (Aulas 1974) 

 

5 mars 1944

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Gabriel FLORENCE, médecin président du Comité médical de la Résistance pour toute la région. Déporté à Neuengamme, il est obligé , en tant que médecin, de participer aux expérience médicales nazies. A la fin de la guerre, il est incarcéré dans un navire, coulé le 18 avril 1945 par la RAF, volontairement induite en erreur par les Allemands. (Permezel 2003)

 

Lyon. 10 rue Serpollières, des policiers arrêtent Noël MEO pour activités anti-allemande. Membre d’un groupe de F.T.P, il était recherché pour détentions d’armes. 

Faisant croire qu’il ne possédait aucune arme, il réussit à éviter une perquisition. 

Après son arrestation, son père Alexis MEO, cacha une mitraillette, plusieurs chargeurs et onze revolver dans un égout voisin. 

Par la suite, deux membres F.T.P, André NEVEU et Claudius DESGRANGES, sont venus récupérés ces armes. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22 heures, des policiers allemands dressent des barrages dans le quartier des Brotteaux. Plusieurs coups de feu sont tirés. (Garcin 1944)

 

6 mars 1944

 

Lyon. Arrestation et déportation de Simone FAURE née FONTAINE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 14 heures, Place du Pont, opération de l’armée allemande qui se termine par la mort de deux personnes :

  • Eugène ELMALET (orthographié Elia ELMALEK par mémorial de l’oppression), secrétaire de l’Association culturelle israélite. 

  • Charles LUSINCHI. (Garcin 1944 ET AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

7 mars 1944

 

Fons (St). Explosion de deux bombes vers 22 heures sur la voie ferrée près de la gare de Saint-Fons. (Garcin 1944) 

 

Lyon. Arrestation par la Milice de plusieurs commissaires er inspecteurs de police. Ils sont conduits à la Vitriolerie :

  • CHALON.

  • CHALUMEAU.

  • PITIOT

  • DARGAUD

  • DURAND. (Garcin 1944)

 

Lyon. 36 avenue Foch. Interpellation à l’entrée de l’immeuble du secrétariat, par la Gestapo, de Anne-Marie CURIS membre de l’Etat-major de l’AS. Interrogée et torturée , elle est emprisonnée à Montluc avant d’être déportée. Elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jean GAY, membre des MUR responsable de l’organisation régionale des sabotages de l’effort de guerre allemand. Déporté à Neuengamme, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

8 mars 1944

 

????. Arrestation par la police de 6 membres des FTP qui se trouvaient à côté d’une camionnette en place : 

  • Robert LABATEL, 20 ans, charcutier. 

  • Emile ARGER, 40 ans, électricien. 

  • Aimé POTHIER, 22 ans, terrassier. 

  • Robert BOUVIER, 38 ans, boulanger.

  • Marius TONNELIER, 24 ans, employé de la SNCF. 

  • René TUBERGA, 23 ans, ajusteur. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 21 heures, quai Perrache angle Cours Suchet, un GMR tue Robert TOTI, âgé de 17 ans, apprenti ajusteur qui n’avait pas obéi à des sommations. 

Au cours de cette opération 6 autres personnes dont deux armées sont arrêtées. ( (Garcin 1944)

(on peut se demander s’il ne s’agit pas de la même affaire évoquée plus haut). 

 

Lyon. Arrestation de l’historien Marc BLOCH et de son neveu Jean BLOCH, place du Pont. 

Marc BLOCH est fusillé le 16 juin 1944 avec 29 autres détenus à Saint-Didier de Formans près de Trévoux (01). (Permezel 2003)

 

Lyon. Deuxième arrestation d’André BOLLIER. Il est jugé et condamné à mort. Il réussit à s’évader la veille de son exécution en sautant par la fenêtre du palier du 1er étage de l’école de Santé militaire. (Permezel 2003)

 

Lyon. Un jeune FTPF de 17 ans ayant été abattu, Antoine FONTLUP, responsable FTP, interdit à ses hommes d’assister à la levée du corps, mais y assiste lui même. Arrêté, il est relâché au bout de 24 heures, mais pris en filature à son insu. (Permezel 2003)

 

9 mars 1944

 

Rapport du capitaine DOUSSOT, commandant provisoirement la compagnie de gendarmerie du Rhône.

« Vers 15h, six individus armés de mousquetons et de mitraillettes ont dérobé sous la menace de leurs armes, 350 kilos de tabac transportés dans une camionnette convoyée par MM BERRAD et SIMMET de Villefranche sur Saône à l’approvisionnement des recettes buralistes du canton de Tarare (….) contraints immédiatement de prendre place dans la voiture intérieure stationnant à proximité. Après avoir eu les yeux bandés et avoir été ligotés, MM BERRAD et SIMMET ont circulé jusqu’à 19 heures sur un itinéraire qu’il ne leur a pas été possible d’indiquer. Ensuite ils ont été déposés au point de départ, où un cycliste passant à cet endroit les a libérés de leurs liens. Là, ils ont retrouvé la camionnette vidée de son contenu. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. Arrestation de Lucien BONNET et de Jean BIANCHERO tous les deux membres de l’AS.

  • Lucien BONNET est fusillé le 16 juin à Saint-Didier de Formans (01). (Permezel 2003)

 

Lyon. 44 rue de l’Université, arrestation par la Gestapo de 3 membres des Groupes francs Ve Bureau de l’AS. (Permezel 2003)

  • Marie-Antoinette CLUZAN. Déportée, elle est libérée en mai 1945 par la Croix rouge suédoise. 

  • Irène FREMION. Déportée dans plusieurs camps, elle est libérée par les Américains en 1945. 

  • Simone LEVY.

 

Lyon. 33 rue Bichat. Arrestation par la Gestapo à leur domicile de Marie-Madeleine FAURE (agent du Ve Bureau de l’Armée Secrète) et de son mari Louis FAURE (membre des Groupes francs). 

  • Marie-Madeleine est libérée le 3 avril 1944, faute de preuves. 

  • Louis est déporté. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

10 mars 1944

 

Lyon. Arrestation d’Etienne GOLDDBERGER membre des FTP-MOI. Il est fusillé dans les fossés du fort de La Duchère sous l’identité d’Henri DALOZ. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 22h30, explosion d’une bombe au siège du Franciste, 87 rue de la République. Trois passants sont blessés : 

  • Jules BOUQIER, rédacteur à la Tribune Républicaine de Saint-Etienne. 

  • M Fernand TURBAULT.

  • René GARCINE. (Garcin 1944)

 

11 mars 1944

 

Lyon. Arrestation et déportation de Thomas MOLINO alias Lino. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation chez ses parents, 28 Cours Eugénie, de Louis COSTECHAREIRE, né en 1927 et membre des FUJP. Faute de preuves, il est libéré le 14 mars. Il quitte Lyon, pour se réfugier chez un oncle en Ardèche où il poursuit la lutte. (Permezel 2003)

 

Lyon. Dans la nuit, 5 rue des marronniers, opération policière dans un local de la Résistance. Découverte de documents sans importance et de trois revolvers. (Garcin 1944)

 

13 mars 1944

 

Lyon. Exécution par les Français, dans les fossés du fort de la Duchère de André DUPUIS membre des FTPF qui avait quitté Lyon en février 1943 pour rejoindre le maquis du Vercors et avait été arrêté lors d’un affrontement avec les GMR. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo en gare de Perrache de Yves LABOUS, agent du BCRA qui revenait d’une mission d’instruction au maquis de Tarare. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. 76 Cours Lafayette. A 12h55, opération de la police allemande dans un restaurant populaire israélite. Une quarantaine de personnes sont arrêtées. (Garcin 1944)

 

14 mars 1944

 

Lyon. A midi, un jeune homme armé d’un revolver se fait remettre par la secrétaire de la faculté de Lettres, 72, rue Pasteur, toutes les pièces des étudiants recensés par le STO. Il se fait aussi remettre un tempo de la faculté servant à l’établissement des cartes d’identité étudiantes. (Garcin 1944)

 

16 mars 1944

 

Bron. Arrestation par la Milice et la Gestapo, sur dénonciation, d’Eugène GUILLEMIN membre des MUR. Déporté à Auschwitz, il décède le 9 juin 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. Suite des arrestations des policiers par la Milice le 7 mars. 

  • Les commissaires DURAND, PITIOT, NIQUET, sont internés par mesures administratives. 

  • Le commissaire CHALON libéré est muté à Rouen. 

  • Le commissaire CHALUMEAU libéré est muté à Rennes. 

  • Le commissaire DARGAUD libéré est muté à Dijon. (Garcin 1944)

 

17 mars 1944. 

 

Lyon. Rue Juliette Récamier. Vol, coups et blessures commis par des soldats allemands à l’encontre de Thinh N’GUYEN HUY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue Rabelais. Assassinat par la police allemande de Georges BECKER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation de Léon LAVIGNON, membre de la Résistance-fer. Déporté, il décède le 28 avril 1945. (Permezel 2003)

 

Paris (75). Arrestation de Christiane BATTU, agent du Réseau Alliance de Lyon. Elle est déportée au Struthof où elle décède. (Permezel 2003)

 

18 mars 1944.

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo d’Edouard BARRAND, Chef du NAP, au cours d’un rendez-vous avec un officier du maquis du Vercors. Déportée à Neuengamme, il meurt dans le Bombardement d’un bateau prison le 03 mars 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jean DEMONCHY, membre de l’AS. Après tortures, il est interné à Montluc. Il est fusillé le 12 juin à Neuville-sur-Saône. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place des Terreaux. Antoine FONTLUP, filé depuis le 8 mars tombe dans un guet-apens. Il est abattu par un milicien (au niveau du 1, rue Puits Gaillot) en tentant de s’échapper . (Garcin 1944 et Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

19 mars 1944

 

Lyon. A 21h40, rue de Castries, explosion d’une bombe « au foyer allemand ». Il n’y a pas de victimes mais des dégâts importants. Le douanier CARO qui était de garde a été arrêté. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 22h45, 18 Place Bellecour, explosion d’une bombe au magasin « Au Tapis persan ». Les dégâts matériels sont assez importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 4 heures, 14 Place du Parc d’artillerie, explosion d’une bombe au café de Mr CHAUVIN. Les dégâts matériels sont assez importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

20 mars 1944.

 

Lyon. Arrestation de l’inspecteur de police André BANCK, agent du mouvement France d’Abord. Il est interné au camp français de Nexon (87). (Permezel 2003)

 

Lyon. A 11h, quai Claude Bernard, évasion de deux détenus après l’attaque de leur fourgon (Aulas 1974)

 

Lyon. A 13h50, rue Duguesclin angle rue Tronchet, Trois inconnus, armés, attaquent et enlèvent  Marcel GIRE, âgé de 42 ans, délégué régional à l’information sociale. Sa secrétaire MIle Andrée DEMOUR a pu prendre la fuite. (Garcin 1944)

 

21 mars 1944

 

Lyon. Arrestation de Jean LALOYER membre de Combat. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003) 

 

Villeurbanne. A 20 heures, une dizaine d’explosion se produisent aux usines Million, fabrique de machines outils, 58 avenue de la Ferrandière. La presque totalité des machines-outils qui se trouvaient dans l’atelier ont été détruites. Les dégâts s’élèvent à un million. (Garcin 1944)

 

22 mars 1944

 

Alors qu’à la tête d’un groupe de maquisards, il se porte au secours d’une de ses unités encerclée, Roger CHAVANET commandant militaire régional des FTPF est grièvement blessé. Il doit abandonner l’action clandestine. (Permezel 2003) 

 

Lyon. Arrestation du gardien de la Paix René GROSJEAN membre de NAP police. Il est interné au camp français de Nexon (87). (Permezel 2003)

 

24 mars 1944

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de membres de la famille PETOT dont 1 est tué. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue Burdeau. Assassinat par la police allemande de François JOURDAN (ou Lucien Hai SPORTISSE) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

25 mars 1944

 

Fons (Saint). Vers 23h, sur la RN 7, aux Clochettes, des passants découvrent le corps de Martin CHEVILLON, âgé de 65 ans, contrôleur à la Banque Nationale de Crédit Industriel. Il a été tué de six balles de mitraillettes et d’une balle de revolver. 

Sur une pancarte l’inscription suivante : « Cet homme paye de sa vie l’assassinat d’un national. Le Comité National Anti-terroriste de la Région lyonnaise. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation et déportation d’un nommé PLAISANTIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Alors qu’elle se rend au domicile de Fred PETOT, 20 chemin de Montauban pour lui porter un pli important, Marthe GAILLARD membre des Groupes Francs est arrêtée par la Gestapo et la Milice. Déportée à Ravensbruck, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

26 mars 1944

 

Lyon. A 21h30, quatre jeunes gens masqués se présentent à l’usine de la Société de la Soie Artificielle du Sud-est, 16, chemin de la Poudrette. Ils placent 4 bombes qui provoquent de graves dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

27 mars 1944.

 

Fons (St). La police française arrête, route d’Heyrieux, trois jeunes résistants. Il s’agit de :

  • JEANIN, 18 ans.

  • ROLL, 19 ans. 

  • Identité ignorée pour le troisième. 

Ils sont accusés d’avoir pris part aux expéditions dirigées contre la S.O.M.U.A. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo, sur dénonciation d’un traitre infiltré dans le groupe, de Fernand BELOT, médecin membre de l’armée secrète, de son épouse Raymonde BELOT née VALLAT, son père le colonel BELOT et ses beaux-parents. 

  • Fernand BELOT, est torturé par Klaus BARBIE et interné à Montluc, il est fusillé le 9 juin 1944 avec au lieu dit Bois de Cornavent à Communay.

  • Raymonde BELOT, est déporté mais survit. Après la guerre, elle se remarie et témoigne au procès BARBIE sous le nom de Raymonde GUYON. Elle décède en 2006 (Permezel 2003 et Maitron)

 

Lyon. Exécution par les Allemands de N GAJEWSKI juif polonais membre FTP MOI du bataillon Carmagnole. (Permezel 2003)

 

Montluel (Château de Sepey) (01). Sur dénonciation, les Allemands aidés par la Milice, investissent le château qui sert de cache d’armes et de lieu de réunion à la résistance lyonnaise. 

La propriétaire Marcelle JURY et son chauffeur Joseph Henri BONNET sont arrêtés. Son fils René JURY, lui aussi membre de la résistance réussit à prendre la fuite. 

  • Marcelle JURY déportée à Ravensbruck se laisse mourir de faim pour ne pad coopérer avec les Allemands. 

  • Joseph Henri BONNET disparaît sans laisser de traces. (Permezel 2003)

 

28 mars 1944

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de François LARUE prêtre et membre de l’AS. Il est fusillé le 20 août 1944 à Saint-Genis-Laval (69)

 

Lyon. A 5 heures, 2 rue Childebert, au 3e étage, explosion d’une bombe chez Marius CHAMPAGNON, 46 ans, employé de commerce et Séverine SARTORE, âgée de 43 ans, vitrier. Il y a eu d’importants dégâts matériels. 

«  Il semble que la bombe ait été placée par erreur au troisième étage et qu’elle était destinée à Mr VINCENT, membre de la Milice, qui habite au 5e étage. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

29 mars 1944

 

Lyon. Intervention de la Gestapo, sur dénonciation, 85 avenue de Saxe, siège du Comité d’action socialiste de la zone sud. Les militants présents sont tous arrêtés.

  • Philibert GAILLARD, membre du réseau Evasion-Pat. Il est fusillé le 9 juin 1944 à Communay. 

  • Robert GAILLARD, neveu de Philibert, membre du réseau Evasion-Pat. Il décède durant le voyage qui le conduit en déportation. 

  • Un nommé LEGER.

  • Une femme prénommée Suzanne (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation de Joseph GRIVET, inspecteur de la Sûreté au commissariat de Lyon Saint-Jean et de Villeurbanne et membre du Coq Enchaîné. Déporté, il disparaît sans laisser de traces. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo d’André LAROCHE  membre de Combat. Déporté, il est délivré par l’Armée rouge en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Quai Claude Bernard. Assassinat par la police allemande d’André KEESING. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 11 heures, évasion de 3 détenus après l’attaque de leur fourgon (Aulas 1974)

 

30 mars 1944. 

 

Lyon. Arrestation chez ses parents de Raymonde BELOT, épouse de Fernand. Elle est membre elle aussi de la Résistance. 

Déportée à Ravensbruck, elle a la chance de faire partie d’un groupe de déportées échangées par la Croix Rouge suédoise. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 2h15, 153 rue de Gerland, trente jeunes gens armés pénètrent à l’intérieur de la Société des Produits Chimiques et y placent des bombes après avoir neutralisé le concierge et sa famille. 

Les explosions enflamment un stock de 120.000 litres de benzine et détériorent des bâtiments renfermant les chaudières et les compresseurs. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Mulatière (La). Une équipe de résistants s’empare des armes du poste de garde du barrage de La Mulatière. (Permezel 2003) 

 

31 mars 1944

 

Drancy. Arrivée de 90 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

Avril 1944

 

Syndicalisme. Déclaration de la CGT du Rhône à la Préfecture sur le travail féminin. 

«  1 Qu’aucune jeune fille ne soit affectée au service personnel des membres de l’armée occupante. 

2 Que les mutations ou réquisitions soient effectuées exclusivement dans la localité des intéressées. 

3 Que les femmes de prisonniers, de travailleurs en Allemagne, les veuves de guerre 39-40 ainsi que les célibataires soutiens de famille, soient définitivement exclues de celles-ci (…)

De même nous insistons à nouveau pour que les travailleuses soient effectivement exclues de tous travaux avérés pénibles, malsains ou nécessitant des manipulations dangereuses. 

Nous considérons aussi, que pour des motifs moraux, autant que professionnels, les salaires féminins doivent être décents. 

Dans tous les cas où le rendement du travail féminin est équivalent au rendement masculin, le salaire de la femme doit être égal à celui de l’homme. Dans tous les autres cas, l’abattement actuel de 20% sur les salaires masculins doit être ramené à 10%. 

Nous estimons qu’il devrait en être de même pour les jeunes ouvrières qui, étant donné la situation pénible dans laquelle se trouvent leurs parents, sont astreintes à apporter un appoint indispensable au budget familial. » (Aulas 1974)

 

1er avril 1944

 

Lyon. 85 avenue de Saxe. Une importante réunion du Comité d’Action Socialiste de la zone sud devant se dérouler 85 avenue de Saxe, perquisitionné le 29 mars, pour éviter l’arrestation des participants non prévenus, Suzanne BUISSON épouse de Georges BUISSON secrétaire adjoint de la CGT fait les cent pas devant l’immeuble. Repérée par la Gestapo, elle est arrêtée. Elle disparaît sans laisser de traces. (Permezel 2003)

 

Lyon. 5 rue Bossuet. Arrestation de Françoise COMBE, membre de Combat et marchande de lingerie. Son établissement sert de lieu de réunion de de dépôt. Mais faute de preuves, elle est libérée le 27 avril 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. Quai de la Pêcherie. Arrestation et déportation par la Gestapo aidée par la Milice de Pierre DJIAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Cours des Chartreux. A 11h, un sous-officier SS est blessé par 2 balles de révolver, au genou droit. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

2 avril 1944

 

Lyon. Rue Paul Chenavard et du major Martin. Coups et blessures commis par des inconnus à l’encontre de: 

  • Sarah ALLUNJAN,

  • Niguervitch EGHIAYAN,

  • Raymond LEPAGE,

  • Joseph MOLLE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

3 avril 1944

 

Lyon. Rue Jarente. Arrestation par la Gestapo suivie de coups et blessures suivie de déportation d’Isaac ZEIDMANN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Un officier allemand se présente au commissariat de police de permanence pour déclarer le vol de 9 millions de francs au détriment des troupes d’occupation. 

« Cette somme avait été confiée à Mme Madeleine DENOE-HAGNERE, demeurant à Montfermeil (75), qui devait acheter des bons monnaie matières. Deux inconnus armés, avec lesquels elle avait rendez-vous pour conclure le marché, ont commis le vol 4 quai de Bondy puis ont disparu. (Garcin 1944)

(Aulas 1974, place cet événement le 4 avril)

 

Lyon. A 22h50, explosion de bombes aux Iles de l’Archevêque. Un pylône est détruit. (Garcin 1944)

 

Vénissieux. Assassinat par des soldats allemands de Jean MARTINEZ et d’Odette VENTRE née LE PELTIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

4 avril 1944.

 

Lyon. 85, rue Cuvier. Arrestation d’Adrienne BAUMER agent du BCRA qui tombe dans une souricière montée par la Gestapo à la suite de l’arrestation de sa belle-soeur la veille. La découverte d’un faux cachet allemand la dénonce. Déportée à Ravensbruck elle y décède. 

A la suite, son mari Louis et son fils René sont arrêtés au domicile familial à Vaulx en Velin.

  • Louis est déporté à Neuengamme où il décède.

  • René lui aussi déporté à Neuengamme puis Bergen Belsen est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 rue Berthelot. Assassinat d’Henri-Charles CHAPUIS, âgé de 31 ans, né à Lompnes (01). Il a été tué de deux balles dans le dos. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 4 quai de Bondy. Vol de 9 millions de francs au détriment des troupes d’occupation. (Aulas 1974)

 

6 avril 1944

 

Lyon. A 20h10, télégramme de Klaus BARBIE, chef de la Gestapo de Lyon au Bd6 section IV B Paris. 

Objet : Maison d’enfants juifs à Izieu (01)

« Ce matin, maison d’enfants juifs « colonie d’enfants » à Izieu (Ain) a été enlevée. 41 enfants au total âgés de 3 à 13 ans, ont été capturés. En outre a eu lieu l’arrestation de la totalité du personnel juif, soit 10 individus dont 5 femmes. On n’a pu s’assurer ni de l’argent comptant, ni des valeurs diverses. Le transport à Drancy aura lieu le 07/04/1944. (Klarsfeld 2019)

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation d’Emile BOURRET gardien de la paix. Détaché au service de recherches des réfractaires au STO, il permet à de nombreux jeunes d’échapper au départ en Allemagne. Déporté à Dachau, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003) 

 

Lyon. Chemin des Tuiliers. Coups et blessures de soldats allemands à l’encontre de Claude IDOUX. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Régnié. Assassinat de Joseph G, marchand de journaux, retrouvé mort dans sa chambre. Des papiers écrits au crayon indiquent qu’il s’agit d’une exécution des groupes de résistance. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

7 avril 1944

 

Lyon. Arrestation et déportation de Joseph LEVY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue Bechevelin. Assassinat par des inconnus d’un nommé BRULARD. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Chemin des Tuilliers. A 22h, des inconnus tirent des coups de feu sur un tramway occupé par des soldats allemands. Un soldat est blessé. Les Allemands ont riposté blessant un passant qui a été conduit à l’hôpital Edouard Herriot. ((Garcin 1944 et Aulas 1974). 

Il y a peut-être un lien avec l’évènement du 6 avril. 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Charles BLANC, 40 ans, guide de haute montagne, agent du réseau Alliance, de Chaumont (Permezel 2001)

 

Neuvic-Entier (87). Arrestation par la Gestapo de Lucien LANDAU, membre de France d’Abord de Lyon. Libéré le 8 mai faute de preuve, il revient à Lyon pour reprendre son action clandestine. (Permezel 2003)

 

8 avril 1944

 

Drancy. Arrivée de 90 Juifs (dont les enfants d’Izieu) en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

9 avril 1944

 

Vaux les Saint-Claude (39). Disparition de Georges BROCHANT lors d’une mission. Il était agent du réseau Péricles à Lyon. (Permezel 2003)

 

11 avril 1944

 

Lyon. «  Avec la complicité de l’inspecteur BONNET, qui a pris la fuite avec lui, M DITOUR, professeur de philosophie à Clermont-Ferrand, qui avait été arrêté à Vichy par la Milice et qui appartenait au mouvement de Libération, s’est évadé du petit dépôt de Lyon, rue Saint-Jean. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Louis GIRARD, 18 ans, dessinateur, agent de la Résistance, de Génelard (Permezel 2001)

 

 

13 avril 1944

 

Lyon. Interpellation de Maurice DUPONT membre du service de camouflage du matériel. Il est libéré le 10 juin 1944 faute de preuves. (Permezel 2003)

 

14 avril 1944. 

 

Lyon. 3e arrestation par la milice de l’inspecteur de police Charles BASSAUER. Il est relâché peu après. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation en gare de Perrache de Jacques BONVALOT membre du réseau Jacques OSS. Déporté, il décède le 10 février 1945 à Maurhausen. (Permezel 2003)

 

15 avril 1944

 

Lyon. Arrestation par la Milice, sur dénonciation, au café Hourd, 46 rue Jean Jaurès, au cours d’une réunion pour la préparation d’actions clandestines d’Edouard CAMUSET et de Louis DUVIVIER, tous deux membre de l’AS. 

  • Edouard CAMUSET, jugé et condamné à mort réussit à s’évader en sautant du train qui le conduisait à Paris. Blessé, il reprend le combat dans le maquis du Jura après sa convalescence.

  • Louis DUVIVIER, inspecteur de la Sûreté nationale est déporté. Il décède à Dora le 23 février 1944 (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo d’Antoine CREMONESI et d’André THEVENON tous deux membres des FTPF au cours d’un rendez-vous avec leur responsable N DREVON. Ils réussissent à se faire libérer grâce à des faux papiers parfaits. Par contre DREVON restera enfermé à Montluc jusqu’à la Libération. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place Bellecour. Arrestation par la Milice suivie de coups et blessures et tortures à l’encontre de Claude PROMPT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Drancy. Arrivée de 77 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

16 avril 1944

 

Lyon. Explosion de trois bombes à des heures différentes aux Etablissements Mura, armatures pour béton armé, 80, rue Léon Tolstoi. Un transformateur est détruit. (Garcin 1944)

 

17 avril 1944

 

Lyon. Arrestation et déportation de Christiane ARLAUD née GARNIER et de Fernand ARLAUD. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

18 avril 1944

 

Lyon. Des miliciens cernent les locaux de police judiciaire de la place Saint-Jean en vue d’interpeller le commissaire KUBLER et l’inspecteur sous-chef Jean-Marie COL, membres du réseau Gallia NAP Police. Ils réussissent à s’échapper tous les deux. 

  • Le commissaire KUBLER de nouveau arrêté le 30 juillet 1944 disparaît en déportation. 

  • L’inspecteur COL gagne Paris où il assurera la protection rapprochée des membres du C.N.R. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

 

Lyon. A 22h, rue Grenette, explosion d’une bombe aux magasins Lamona. De nombreuses vitres sont brisées. (Garcin 1944)

 

Pierre-Bénite. Explosion de 3 bombes qui détruisent deux pylônes dans l’île de Pierre-Bénite. Ces pylônes supportaient une ligne de 10.000 volts qui alimente l’arsenal d’Irigny. La compagnie générale des Eaux a été également privée d’électricité. (Garcin 1944)

 

20 avril 1944

 

Dardilly. Vers 20h30, deux voitures automobiles montées par des hommes revêtus de l’uniforme de l’armée d’occupation amènent au lieu-dit Daudin (ou Dodin), 6 personnes âgées de 25 à 35 ans et les abattent à la mitraillette. Victimes et auteurs non identifiés par la gendarmerie. 

Les victimes sont :

  • Moise CHEMLA. Arrêté le 19 avril 1944 à Lyon. Algérien agé de 40 ans, manoeuvre, résistant. Son épouse et ses 5 enfants furent arrêtés à Lyon le 8 juillet et déportés. Seule la fille ainée Louise survécut. 

  • Emile PICOTIN. Arrêté à Lyon en janvier 1944. Agé de 38 ans, employé. Il ne semble pas qu’il ait été résistant. 

  • Pascal TANZILLI. Arrêté à une date et en un lieu inconnu. Italien âgé de 32 ans. Semble être une victime civile. 

  • 3 autres hommes non identifiés. (Pontaut/Pelletier 2008 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Fusilles-40-44.maitron.fr). (Garcin 1944 et Permezel 2001 donne la date du 21 avril ce qui semble une erreur)

 

Lyon. Arrestation d’Eugène JEUNE membre de l’Armée Secrète. Déporté à Neuengamme, il disparaît le 3 mai 1945 en baie de Neustdt à bord du navire Cap Arcona. (Permezel 2003)

 

21 avril 1944

 

Lyon. Arrestation par la police allemande du gardien de la paix Henri COURBIS du poste de Bellecour. Les Allemands recherchent aussi le garde Raymond PROVENS, du même poste. (Garcin 1944)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Assassinat par la Gestapo de : 

  • Salomon Avran HASSON, âgé de 56 ans, demeurant 42 rue de Montesquieu, tué de 3 balles dans la tête et 3 balles dans le dos. 

  • Bernhard KLEIMANN, âgé de 19 ans, domicilié à Villeurbanne, tué d’une balle dans la tête et une dans le dos. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Prison Saint-Paul. Exécution de  Auguste COLOMB, 42 ans (Permezel 2001)

 

23 avril 1944

 

Civrieux d’Azergues. Au lieu-dit La Charrière, assassinat par des soldats allemands d’une femme non identifiée. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 5 heures du matin, 11 rue Poizat explosion de deux bombes dans l’usine de roulements à bille. Des tours et des rectificateurs sont détruits. (Garcin 1944)

 

Lyon. A l’hippodrome, évasion d’un détenu. (Aulas 1974)

 

Thel. Le maquis de Chauffailles s’installe dans la forêt. (Permezel 2001)

 

24 avril 1944

 

Lyon. Garage de l’Europe (quartier des Brotteaux) et Villeurbanne hôpital Jeanne d’Arc.

Une opération des groupes francs Ve Bureau de l’Armée secrète est montée pour récupérer puis convoyer des véhicules, du ravitaillement et de chaussures pour le maquis de Saint-Trivier sur Maignans (01)

Sur le chemin du retour, l’ambulance conduite par Gaston GODIMIER tombe en panne, et il est arrêté par les gendarmes de Trévoux (01). Déporté à Dachau, il est libéré en 1945. (Permezel 2003)

 

25 avril 1944

 

Lyon. 4e arrestation par la Milice, de Georges COTTON, de son épouse et de son fils de 9 ans. Il parvient à s’évader le 15 mai 1944 avec sa famille et poursuit le combat jusqu’à la Libération. (Permezel 2003)

 

Lyon. Assassinat par des inconnus de Francis BUISSON et de Camille GROS. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

26 avril 1944

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  •  Alexandre PIQUET, 21 ans, mineur de fonds, agent de la résistance ,de Camplong 

  • Roger ABBAL, 21 ans, étudiant et maître d’internant, de Bédarieux. (Permezel 2001)

 

27 avril 1944

 

Lyon. Joseph BOUCHARD participe à l’évasion de Georges COTTON. (Permezel 2003)

 

Lyon. Prison de Montluc. Décès pour raisons médicales d’André LAURET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Suicide par pendaison dans sa cellule d’Israël GEHBART. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

Garcin 1944, indique la date du 28 avril. 

 

29 avril 1944

 

Lyon. Rue de l’Hôtel de ville. Intervention de la police allemande aidée par la Milice. Arrestation et déportation d’Andrée ROUGEMON et assassinat d’Antoine ECONOMIDES. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 6 heures du matin, explosion d’une bombe au siège du Rassemblement National Populaire (Groupe Déat), 49, rue de la République. La devanture est entièrement détruite. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22h45, explosion d’une bombe devant le siège du groupe « Collaboration » et celui « des Jeunes de l’Europe Nouvelle », 54, rue de l’Hôtel de Ville. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23 heures, route de Vienne, destruction d’un pylône de ligne électrique à haute tension. Le pylône se couche sur la voie ferrée Lyon - Grenoble. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h30, 16 rue de Cavenne, explosion d’une bombe à la lustrerie de Mr JACQUOT. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 23h30, 14 rue de Bonald, explosion d’une bombe à l’épicerie de Mr PAILLET. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Tract invitant à la grève générale pour le 1er mai. Des rues sont débaptisées. La rue du Bât-d’argent devient la rue des Alliés, la rue de la République , la rue de la 4e République, la place des Terreaux, la place du général de Gaulle etc.. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Bourgoin (38). Arrestation par la police française, alors qu’ils sont en mission de Roger BRET et de Raymond POUGET agents des J.M.U.R. 

  • Roger BRET, jugé, est acquitté début juin 1944. (Permezel 2003)

 

30 avril 1944

 

Bron. Bombardement du terrain d’aviation par l’aviation américaine. (Permezel 2003)

 

Lyon. « Vers 0h30, une trentaine d’individus dont deux femmes, tous masqués de foulards et armés de mitraillettes, ont fait irruption dans l’usine de produits chimiques Coignet, située route d’Heyrieux à Lyon. Après avoir rassemblé le personnel dans un local (Huit ouvriers, deux surveillants, le sous-directeur et un ingénieur) et coupé les fils des appareils téléphoniques, les terroristes ont placé des bombes aux points vitaux de l’usine. Un incendie s’est déclaré, un dépôt abritant 250 tonnes de phosphore brûle pendant plusieurs jours. Pas de victimes. » (Pontaut/Pelletier 2008)

Garcin 1944, estime le nombre à une quarantaine. L’action se déroule de minuit à 5 heures. 

Permezel 2003, situe l’action le 1er mai et l’attribue au Bataillon Carmagnole des FTP. 

 

Lyon. Siège de la Gestapo, avenue Berthelot. Assassinat de Sigmund SANDRAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

1er mai 1944

 

Syndicalisme. La CGT lyonnaise se prononce contre sa dissolution décidée au mois de février. 

« L’Union départementale des syndicats ouvriers du Rhône tient à exprimer à nouveau les sentiments de ses organisations sur l’avenir du syndicalisme. 

Dans notre région lyonnaise en particulier le syndicalisme ouvrier n’a pas eu à se dégager du passé. Il a su chaque fois où la démagogie a tenté de prendre pied sur la raison, provoquer les redressements nécessaires. Son esprit comme ses actes sont constructifs et désintéressés. Il n’y a ni intrigues, ni manoeuvres. La foi qui anime et l’espérance résident dans la certitude que les hommes qui sont dans ses rangs ou qui ont la charge de parler au nom des masses laborieuses, ne cesseront de vouloir bâtir une société plus juste et plus fraternelle en aimant profondément leur pays. 

C’est pourquoi nous n’avons cessé de penser et de déclarer qu’il aurait été plus juste pour le monde du travail de laisser vivre la Confédération Générale du Travail, dont l’oeuvre éducative, généreuse et sociale a rendu - si parfois il y a eu des erreurs comme dans tout ce qui est humain - d’immenses services en développant la conscience prolétarienne, en la rendant plus compréhensive à l’idée nationale, en mettant en valeur la dignité du travail. Le dynamisme qui se dégageait de notre mouvement syndical national n’aurait pas été sans influence pour entraîner la masse dans le combat conte tout ce qui est étroitesse d’esprit, égoïsme et prédominance de l’argent. 

Nous demandons que soit abrogé le décret de dissolution de notre centrale syndicale, convaincus que la part de scepticisme qui existe chez les travailleurs disparaîtra. » (Aulas 1974) 

 

Lyon. En prévision du jour J, Jacques BREYTON, chef départemental des Groupes francs Ve Bureau de l’AS, réussit avec l’aide d’une centaine d’hommes à détruire tous les pylônes aux alentours de Lyon, entraînant une coupure d’électricité quasi générale pour l’activité industrielle dans la région. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 1h45, 21 cours de Verdun, explosion d’une bombe au City Hotel occupé par les Allemands. Il n’ y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 2 heures, 62, rue de la République, explosion d’une bombe devant le siège du Parti Populaire Français. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

2 mai 1944

 

Vénissieux. Entre 0h45 et 1h30 bombardement des usines de construction automobiles Berliet par l’aviation anglo-américaine. Il y a 22 morts et 29 blessés parmi la population civile. Les usines ont été très éprouvées, les principaux ateliers détruits. Les cités ouvrières ont elles aussi été détruites. 

La voie ferrée Lyon-Grenoble est coupée en plusieurs endroits. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Beaufort (39). Arrestation de Mario BLARDONE, membre de l’AS de Lyon. Il est dirigé sur l’école de Santé où il est torturé. 

Lors du bombardement du 26 mai 1944, son dossier est détruit, ce qui lui permet de faire croire qu’il a été arrêté lors d’une rafle. Après un passage par le camp de Compiègne-Royallieu, il est déporté à Dachau dont il revient. (Permezel 2003)

 

Drancy. Arrivée de 45 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

3 mai 1944

 

Bonnet-des-Bruyères (Saint). Lieu-dit La Carrière. Assassinat par des soldats allemands de François DAVI et de Jean-Louis TILLIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Cours la Ville. Assassinat par l’armée allemande et la Milice de Roger Justin BLOCH et de deux autres hommes non identifiés. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Pierre-Bénite. Arrestation et déportation par la Gestapo aidée par des Français de René Jules BAULARD. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Thel. Attaque du maquis du Beaubery. ⚠️ Voir Maitron

Bien renseigné les Allemands surprennent et détruisent le maquis installé depuis 4 jours dans la forêt.

Les sentinelles sont surprises et la plupart des maquisards sont mitraillés sous leurs tentes. 15 sont tués : 

  • Roger BLOCH, 22 ans de Paris. (Permezel 2001)

  • CENTIGRANI de Catane en Sicile. (Permezel 2001)

  • David FERRUCCIO, 21 ans de Voglans. (Permezel 2001)

  • Jean GUERAIN, 21 ans de Chatenois les Forges. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Etienne Léon JOUBERT alias Donny, 20 ans de Macon. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Roger Maurice LITAUDON, 21 ans de Charolles. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Marius André MARCHAL, 23 ans de Sennecey le Grand. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Pierre Charles , 35 ans de Vénissieux. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Marie Lucien PACOUD, 22 ans de Béreyziat. (Permezel 2001 et (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Georges PICOLLIER, 35 ans de Lyon. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Joseph PITOT, 23 ans de Montfaucon. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Lucien RUMEL, 21 ans d’Annecy. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Jean TILLIER, 25 ans de Charolles. (Permezel 2001)

  • Joseph TRAPANI de Sicile. (Permezel 2001)

  • Jacques Auguste TURINO, 21 ans de Marseille. (Permezel 2001 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Aron Wolf SENDER alias Archak GURDJAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Deux résistants sont capturés vivants, ils sont exécutés dans la journée au lieu-dit La Carrière à Saint-Bonnet des Bruyères. (Permezel 2001)

 

4 mai 1944

 

Lyon. Arrestation de Joseph HEINCIK membre de l’U.G.I.F par la police française. Il est abattu par un inspecteur en tentant de s’enfuir. (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Milice d’Auguste JOURDAIN membre de France d’Abord. Il est interné au camp de Saint-Sulpice la Pointe (Tarn). (Permezel 2003)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, avenue Berthelot. Assassinat par la police allemande de Paul ROLLAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

5 mai 1944. 

 

LyonPaul AOUIZERATE réussit à faire évader de l’hôpital de Grange Blanche, avec l’aide de deux complices déguisés en policiers, son neveu et un autre résistant. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation et déportation de Abraham GAYERO, David GAYERO, Sylvain GAYERO. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Evasion de deux détenus, avec la complicité de 3 faux policiers. Il s’agit de :

  • Mr ALLOUCHE.

  • Mr ANDRIEUX (Garcin 1944 et Aulas 1974)

Il pourrait s’agit de la même affaire que l’hôpital de Grange-Blanche. 

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Deux détenus sont retrouvés pendus. Il s’agit de : 

  • Henri COUPAT, âgé de 20 ans, tourneur.

  • Lucien RABIN, âgé de 40 ans, secrétaire . (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par la police française de 6 membres du PPF dont 3 étrangers pour vol aux faux policiers. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Marcel COMBE, 49 ans, comptable, résistant, d’Avignon.

  • Pierre BAIZET, 44 ans, chaudronnier, résistant. (Permezel 2001)

 

Paris (75). Arrestation de Roger BRECHAN, longtemps actif à Lyon, puis devenu membre des équipes nationales de Libération. Il décède à Buchenwald le 10 février 1945. (Permezel 2003)

 

6 mai 1944

 

Collonges au Mont d’Or. Arrestation et déportation d’Antoine André NESME. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Cours. Exécution de 13 détenus de Montluc par les Allemands. Pas de noms indiqués. (Garcin 1944)

Cette exécution a-t-elle réellement eu lieu ? Elle n’est pour l’instant mentionnée par aucune autre source (en particulier Maitron, Permezel et Mémorial de l’oppression)

 

Lyon. Deuxième arrestation par la Milice de Maurice DREYFUS  membre de Libération. Un commando des Groupes Francs le libère de l’hôpital de l’Antiquaille le 22 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. Gare de Perrache. Assassinat par un sous-officier allemand de Joseph KAUFFMAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

7 mai 1944

 

Villeurbanne. A 23 heures, explosion d’une bombe, 77 boulevard Eugène Réguillon dans l’épicerie de Philippe DITTMAR. (Garcin 1944)

 

8 mai 1944

 

Collonges au Mont d’Or. Arrestation et déportation de Louis Marie Jean MARTIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Fons (St). Assassinat par la Feldgendarmerie de Mohamed LARBI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Avenue de Saxe, angle Cours Gambetta. Arrestation et déportation par la Gestapo de Pierre PITTION. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

9 mai 1944

 

Lyon. A 23 heures, 96 rue Croix Barret, explosion d’une bombe devant le magasin de pneus Marius NOGIER. Son fils Léon NOGIER est membre de la Milice. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944) 

 

Lyon. 4 rue des Templiers. Le milicien Louis VILLARD, âgé de 30 ans est tué de 4 balles de revolver. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. Arrestation par la Gestapo de Fortuné LANFRANCHI, membre du réseau Marco Polo. Déporté dans différents camps, il est libéré par les Américains. (Permezel 2003)

 

10 mai 1944

 

Lyon. Arrestation d’Eugène DARGAUD membre de Combat et adjoint d’Henri FRENAY. Déporté, il meurt dans un camp. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 12h15, 62 boulevard des Etats-Unis, Henriette SEON, âgée de 41 ans, tenancière d’une recette de poste auxiliaire est blessé d’une balle de revolver au visage par un jeune homme qui a pris la fuite. Il lui était reproché ses relations avec les Allemands. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. 31, rue de Villeroy. Arrestation d’une quarantaine de personnes par la police allemande dans cet immeuble. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 20 heures, explosion d’une bombe place Bellecour dans le parc automobile réservé aux Allemands. Les dégâts sont légers. (Garcin 1944)

 

Oullins. Arrestation et déportation de Claude JORDERY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. Rue de la Plage. Arrestation par la Gestapo de Louis RUF, Marie-Louise TRAYNARD née DRAP, de Gustave et deMarie CHAMBOEUF. Il leur est reproché d’avoir participé avec les groupes commerce et industrie à de nombreuses réceptions de parachutages, de transports d’armes et de sabotages d’usines. 

  • Gustave et Marie CHAMBOEUF sont déportés et décèdent en camp de concentration. (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

11 mai 1944

 

Bron. Assassinat par des soldats allemandes de Baptiste Augustin CURIAL. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Montée de la Grande Côte. Coups et blessures commis par des soldats allemands ivres qui tirent à coup de revolver sur :

  • Guy LABOURE, âgé de 18 ans, cuisinier (LABAURE pour Garcin 1944). 

  • Louis TEISSERE, âgé de 20 ans. (TEYSSERE pour Garcin 1944). (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

LyonBaptiste CURIAL, âgé de 44 ans, chauffeur et agent de la Défense passive est tué par un soldat allemand alors qu’il assurait une surveillance dans un secteur récemment bombardé. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 15h15, explosion d’une bombe devant le siège de la Légion Française des Combattants contre le Bolchevisme. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Drancy. Arrivée de 77 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

12 mai 1944

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Pierre FREY, et François LAPORTE.

  • Pierre FREY est membre du Groupe MRPGD. Torturé et interné à Montluc, condamné à mort, il est sauvé par une erreur de nom et le bombardement du 26 mai 1944. Il est libéré le 24 août 1944. 

  • François LAPORTE, décède en déportation. (Permezel 2003)

 

Villeurbanne. «  Une vingtaine de policiers allemands ont cerné une villa 27, rue Dedieu, qu’ils considéraient comme un refuge et un lieu de passage de « maquisards ». Ils ont procédé à des arrestations. Au cours de ces opérations, ils ont tué. » 

  • Kasbar TERZIAN, âgé de 29 ans. 

  • Ezechiel OBOZIAN (OBEZIAN pour Garcin 1944)

  • Melie OBOZIAN a été blessé. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

13 mai 1944

 

Lyon. Découverte par la police française et la police allemande d’un dépôt d’armes situé 16 rue Juiverie. (Garcin 1944) 

 

Paule (Ste). Arrestation par la Gestapo du curé de la paroisse le Père MEUNIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003

 

14 mai 1944

 

Lyon. Avant la venue de Philippe HENRIOT, distribution d’un tract humoristique contre sa venue et le discours qu’il doit prononcer. (Aulas 1974)

 

Lyon. Au Parc de la Tête d’Or, manifestation de propagande sous la présidence de Philippe HENRIOT secrétaire d’Etat à l’information.

A cette occasion, alors qu’il s’apprêtait à déjeuner avec Philippe HENRIOT, le préfet Edouard BONNEFOY est convoqué au siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot, où il est mis en état d’arrestation. Déporté il décède en baie de Lubeck le 3 mai 1945. (

A l’occasion de ce discours, les mouvements de la Résistance distribuent un tract indiquant : 

En exclusivité

Les tournées Laval présentent

Le grand fantaisiste de la Radio-Nationale

Philippe Herriot

Dans un numéro étourdissant de four-rire

Une seule représentation. 

Garcin 1944 et Permezel 2003)

Garcin 1944, signale qu’il s’agit en fait d’une série d’arrestations qui touche les préfets régionaux de Marseille, Nice, Montpellier, Toulouse, Laon, le préfet délégué de la Seine-inférieure, les préfets départementaux des Vosges, du Vaucluse, des Côtes-du-Nord, de la Loire-Inférieure et de la Manche. 

 

Lyon. 62 rue de Gerland. Arrestation de Manon GUIMPEL membre des FTP et épouse de Boris GUIMPEL. Enceinte, elle est transférée dans la région parisienne et libérée au début de l’insurrection parisienne sur l’intervention du Consul de Suède. (Permezel 2003)

 

Millery. Arrestation par la Gestapo, sur dénonciation, de 3 membres des FTP. 

  • Claudius JOMARD. Déporté, il disparaît le 3 mai 1945 dans le bombardement de navires allemands en mer Baltique. 

  • Francisque JOMARD. Il est fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (01)

  • Josette ROSELLINI. Déportée elle est rapatriée en 1945 (fusillés-40-44.maitron.fr donne Françoise comme prénom (Permezel 2003 et Maitron)

 

15 mai 1944. 

 

Caluire. Intervention de la Gestapo, 1 Grande Rue Saint-Clair, où se tient une réunion de l’eta-major des FTPF. arrestation de : 

  • Jean BARLESI. 

  • Marcel CLOUET. Il est fusillé le 16 juin 1944 au lieu-dit Roussilles à Saint-Didier de Formans (01). 

  • Francis DAVSO, lui aussi fusillé le 16 juin 1944. 

  • Boris GUIMPEL, commissaire aux Opérations du Comité militaire. Il réussit à échapper à la rafle, mais est blessé au bras. Il se réfugie à Embrun (Hautes Alpes) avant de revenir pour prendre part aux combats d’Oullins à la fin du mois d’août. 

  • Hector ISABELLA, commandant adjoint de l’Inter-région lyonnaise FTP. Il est fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier de Formans (01) 

  • André JACQUOT. Déporté, il est rapatrié en 1945 

  • Camille LABRUX. Après interrogatoire et torture, il est déporté à Neuengamme. Il est libéré en 1945 par les Anglais. Permezel 2003)

 

Dracé. Vers 22 heures, sept ou huit individus masqués dont deux armés de mitraillettes pénètrent chez Mr BURNICHON cultivateur et s’emparent de 20.000 francs qu’ils brûlent devant lui déclarant que cet argent provient du marché noir. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Clermont-Ferrand (63). Arrestation par la Gestapo de Pierre LACHAIZE, responsable des MUR de Villeurbanne. Déporté à Dachau, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

16 mai 1944.

 

Lyon. Arrestation par la Milice de Marie GERVASON membre de France d’Abord. Conduite à Paris pour interrogatoire, elle est libérée le 17 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. 18h, place Bellecour, arrestation par la Milice de René LEYNAUD, rédacteur au Progrès. Lors de son interpellation il est blessé de 3 balles de revolver. Il est ensuite livré à la Gestapo. (Garcin 1944)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 14 avenue Berthelot. Assassinat de deux personnes par la Gestapo :

  • Nerses ALADJADJAN, âgé de 43 ans, tué d’une rafale de mitraillette alors qu’il tentait de s’enfuir. 

  • Lazare BUCHNER-GRUNBACH, âgé de 26 ans qui est retrouvé pendu dans sa cellule. Il portait une carte d’identité au nom de Louis DESBOIS. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. Arrestation, sur dénonciation de Louis et Marguerite (née PERUSSEL) ADAM. Lui, aveugle, membre des FTP, met son appartement à disposition pour abriter des réunions secrètes et servir de dépôt d’armes. 

Louis est fusillé le 16 juin 1944 à Saint-Didier de Fornan (01). 

Marguerite est déporté et décède en Allemagne le 4 juin 1945. (Permezel 2003)

 

Villeurbanne. Arrestation par la Gestapo dans une souricière qui ne lui est pas destinée d’Henri FAVORITI haut responsable des FTP (commissaire pour la Drôme, le Gard, l’Ardèche et le Vaucluse). Déporté dans différents camps, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

17 mai 1944.

 

Lyon. Arrestation de Paulette ARCELIN, soeur de Madeleine et de Monique, au domicile parental (23 rue Sala). Elle est membre du réseau Action. Elle se trouve en compagnie de sa soeur Suzanne, elle aussi membre du même réseau.

Déportées toutes les deux, elles reviennent en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Robert CLOR membre du réseau Electre-Bouleau. Déporté à Neuengamme puis Lubeck, il est ensuite échangé dans le cadre de la Mission Bernadotte par la Croix Rouge suédoise. (Permezel 2003)

 

18 mai 1944

 

Alimentation. La préfecture du Rhône décide que les boulangers ne remettront aux consommateurs que la ration du jour. (Aulas 1974)

 

19 mai 1944

 

Lyon. Hôpital Edouard Herriot. Cinq inconnus armés et déguisés en infirmiers, réussissent à désarmer le gardien de la paix Pierre CHAZETIER, âgé de 33 ans et le garde Pierre PLANCHAN, âgé de 24 ans, qui est blessé d’un coup de feu et font évader Pierre BLANC, âgé de 23 ans, employé SNCF. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Siège de la Milice, 16 place Bellecour. A 13h, suicide par défenestration du jeune résistant Emile MEDINA, âgé de 22 ans, chaudronnier demeurant à Vaux-en-Velin. Son corps portait de nombreuses traces de coups. Il est décédé lors de son transport à l’hôpital. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. 47 rue des Fontannières. Explosion d’une bombe devant la boulangerie de Mme CHAMAT âgée de 50 ans. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. A 23h30, 15 bis rue Léon ChanelExplosion d’une bombe contre la charcuterie de Noël HERBEPIN. Une personne est blessé à la jambe par des éclats de vitre. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

20 mai 1944

 

Lyon. Pont Morand. Arrestation par la Gestapo de Roger GOUTAREL membre de l’Armée secrète en compagnie d’un autre résistant. Il est fusillé le 23 août 1944 en compagnie de Gustave ANDRE et de deux inconnus au lieu-dit Le Puy d’Or sur la RN6 à Limonest. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place Bellecour. A 20h, explosion de bombes au parc automobile. (Aulas 1974)

 

Lyon. 87 boulevard des Etats-Unis. A 22h50, explosion d’une bombe contre le magasin de mode de  Charles VALLEE, membre de la Légion Française des Combattants. (Garcin 1944 Aulas 1974)

 

Lyon. 87 boulevard des Etats-Unis. A 22h55, explosion d’une bombe devant le café de  Mr NESPLES. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. 28 rue des Alliés. A 3h, explosion d’une bombe devant l’épicerie de Giovanni MANCONA, âgé de 39 ans. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

21 mai 1944

 

Corcelles en Beaujolais. « Assassinat de plusieurs coups de feu par des inconnus venus en automobile et qui ont pénétré dans leur maison par effraction des époux J. 

Le mari était trésorier de la section locale des combattants. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lozanne. Vol après perquisition commis par la police allemande et la Milice à l’encontre des frères ALEXANDRE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. A 3h30, une trentaine de jeunes gens pénètrent dans l’usine de l’Oxhydrique français, 36 rue Emile Decorps. Une quinzaine de bombes explosent causant des dégâts pour plus de 500.000 francs. (Garcin 1944)

 

Valence (26). Arrestation au cours d’une mission de Georges FURBY, membre du réseau Phratrie de Lyon. Il est exécuté le 16 juin 1944 à Saint-Didier de Formans (01). (Permezel 2003)

 

22 mai 1944

 

Avenas. 15 maquisards de Collonge-en-Charollais (71), sous les ordres de Raymond JOUREAU alias REVIELLE, récupérant du matériel à Belleville et vont l’entreposer dans un bois situé dans la partie sud-ouest de la commune. Ils s’installent dans une ferme abandonnée au lieu-dit la Ceppe. (Fusilles-40-44.maitron.fr)

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation d’un résistant qui a parlé sous la torture d’une dizaine de membres du réseau Phratrie. 

  • Antoine CIMETIERE. Déporté à Neuengamme où il décède. 

  • Jean FURBY, frère de Georges arrêté la veille à Valence. Détenu à Montluc, il est libéré le 24 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Marcelle FARAUT membre des FTP. Interrogée et torturée, elle est ensuite déportée dans différents camps. Elle est rapatriée par la Suède en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation et déportation de Robert SCHMID. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Assassinat par la police allemande de Marcel DREYFUSS (Alias Marius DREVET). (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. « Alors qu’il était conduit par l’inspecteur VALETTE de la police judiciaire, place Saint-Jean, au petit dépôt de la rue Saint-Jean, un journaliste parisien connu sous le nom de LEMOINE, a été enlevé par deux automobilistes. Des coups de feu ont été tirés sans résultat sur la voiture par des policiers. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. 53 rue Seigne-Martin. A 0h20, explosion d’une bombe devant le café de Francine EYNARD, âgée de 42 ans. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • René VILLARET, 21 ans, boucher résistant, de Montpellier 

  • Bruno FACCIO, 17 ans, apprenti fraiseur, résistant, de Grenoble. 

  • Roger CROS, 22 ans, agriculteur résistant, de Montpellier.

  • + 1 inconnu (Permezel 2001)

 

23 mai 1944.

 

Lyon. Arrestation en gare de Lyon Perrache de Madeleine ARCELIN agent de liaison du BCRA. Elle est trouvée porteuse d’un code et d’une somme d’argent provenant d’un parachutage. Conduite dans les locaux de l’école de santé, elle est torturée par un Français.

Après le bombardement du 26 mai, elle est internée à Montluc avant d’être déportée à Ravensbruck le 22 juillet 1944. Elle est rapatriée en 1945.

Sa soeur Monique avait été arrêtée en janvier 1944 à Paris. Déportée elle aussi, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

24 mai 1944

 

Cenves. Exécutions menées par l’armée allemande aidée par la Milice. Sont victimes de tortures, d’assassinat, de pillage et d’incendie (A noter que le mémorial de l’oppression place ces massacres aussi à Jullié : 

  • CEUX

  • Florent Joseph ANDLAUER

  • Jean-Marie FOURNIER

  • Marcel Raymond HONNET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 7 bis rue de Bourgogne. A 13h30, des inconnus exécutent Henri GUEUGUE, Franc-garde de la Milice et sa mère. Le père de Henri est chef milicien. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

25 mai 1944

 

Avenas. Vers 10h du matin arrivée d’une forte troupe de soldats allemands (150 à 200) accompagnée de miliciens. Ils sont à la recherche des maquisards cachées dans la région depuis le 22 mai (ceux-ci ont effectué de nombreux déplacements dans la région en voiture. 

Au même moment, 5 résistants dont le chef Raymond JOUREAU partent en mission. Deux d’entre eux, André MENELET et Pierre LAROCHE, reviennent au camp en voiture. Ils réussissent à passer un premier barrage mais tombent sur un deuxième barrage où les Allemands ouvrent le feu. Les deux résistants sont blessés en tentant de fuir puis achevés. 

Dans les bois, 6 résistants alertés par les coups de feu tentent de fuir en voiture. Ils se font tirer dessus par les Allemands près de la sortie nord-ouest du village. Trois hommes sont tués en tentant de quitter le véhicule : Roger CHOURRIST, Karol KLUS et Max ROSET. Un quatrième, Louis GAUTHIER, grièvement blessé fut achevé de quatre balles dans la tête. 

Vers 15h un autre engagement se produisit, mais les maquisards réussirent à forcer le barrage sans pertes. 

Les combats prirent fin vers 17h30. Les Allemands eurent 1 mort et plusieurs blessés. Avant de quitter les lieux, ils dépouillèrent les morts de tout signes permettant de les identifier et incendièrent la ferme qui leur servait de refuge. Ils ne furent identifiés qu’au mois d’octobre 1944. (Fusilles-40-44.maitron.fr , et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Colombe (Ste). Arrestation de Raoul NIVAGGIOLI par l’armée allemande. Il est fusillé le 18 juin 1944 à Roche (38). (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue de Seze. Rafle de la police allemande au garage de Seze. Arrestation de :

  • André JUVEN membre FTP. Il est relâché au bout de 5 jours sur intervention personnelle de son patron René AILLOUD.(Permezel 2003) 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Ignaz KRAKUS FTP-MOI. Il réussit à s’évader 17 jours plus tard. Par la suite, il forme le maquis de la Croix du Ban dans les Monts du lyonnais et organise le bataillon du Rhône. (Permezel 2003)

 

Macon (71). Arrestation par la Gestapo, au cours d’une mission, d’Elisabeth BURY membre du réseau Marco-Polo.

Internée à Montluc, elle est ensuite déportée dans différents camps dont elle revient. (Permezel 2003)

 

26 mai 1944

 

Bombardement de Lyon par l’aviation américaine 

 

Entre 10h30 et 11h, bombardement de l’agglomération lyonnaise par l’aviation anglo-américaine. « Les principaux points atteints sont la gare de la Mouche, la gare de la Guillotière, la gare de Vaise, les quartiers d’habitation situés à proximité de ces gares ont particulièrement souffert. Idem pour la gare de Perrache , commune de Vénissieux, le quartier Moulin à Vent et le quartier de l’industrie à Saint-Rambert l’Ile Barbe. Le nombre de victimes augmente tous les jours au fur et à mesure que s’effectuent les déblaiements. (Rapport de gendarmerie du 2 juin 1944) (Pontaut/Pelletier 2008)

 

« Peu après le bombardement des gares lyonnaises par l’aviation américaine, devant l’hôtel Bristol, Cours de Verdun, Mr André QUINTEN, âgé de 25 ans, électricien, demeurant avenue Thiers, à Fumel (Lot-et-Garonne), de passage à Lyon, a été tué à 13 heures par des soldats allemands parce qu’il n’était pas descendu assez rapidement du trottoir interdit à la circulation. » (Garcin 1944)

 

Solidarité. A la suite du bombardement, une collecte en faveur des sinistrés, effectuée par les écoliers de tout le département du Rhône, permet de récolter 121.359 francs soit une moyenne de 4 francs par écolier. (Aulas 1974)

 

Bilan des victimes :

  • Gestapo de l’Ecole de Santé : 14 agents. (Permezel 2001)

 

* * * * * * * *

 

Anse. Découverte de papillons collés sur les murs des maisons. Ils portent plusieurs inscriptions dont : 

  • Taisez-vous, une parole peut causer la mort de plusieurs combattants français et la votre ensuite. Les FFI. 

  • Une croix gammée accompagnée de la signature Adolphe HITLER. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

27 mai 1944

 

Lyon. 87 avenue Rockfeller. A 23h, explosion de deux bombes au café tenu par Mr CHAPOTOT. Mr Jean LAROCHE, âgé de 44 ans est grièvement blessé. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

29 mai 1944

 

Lyon. Première cérémonie en hommage aux victimes du bombardement du 26 mai 1944. 

388 cercueils sont rassemblés sur la place Saint-Jean autour du petit monument central. 

Le maire de Lyon prononce une allocution après l’absoute donnée par le cardinal GERLIER. 

«  Dans ce jour de douleur, je voudrais me sentir qualifié pour que, cette vieille cité française, s’élève, par ma voix, devant tant de tombes ouvertes, la grande promesse de la réconciliation nationale. 

Cette promesse, il serait beau qu’elle partit de l’antique métropole des Gaules, ralliée depuis six siècles à l’unité française. Il serait beau que, dans l deuil de la nation, elle allai porter au glorieux soldat, l’homme providentiel qui incarne la patrie, une consolation dans son immense affliction. Il faudrait qu’au soir d’une telle journée, les yeux magnifiquement bleus du Marchal qui ont contemplé depuis une semaine tant de paysages de mort, puissent se reposer, s’illuminer sur un spectacle d’union , qu’autour de lui tous les malentendus s’apaisent, tous les coeurs ne fassent plus qu’un. 

Je supplie mes concitoyens, de donner à la France ce gage de résurrection. » (Aulas 1974)

 

Lyon. Arrestation par la Milice de Mr FEDDY, secrétaire de police du quartier de l’Hôtel de Ville. (Garcin 1944)

 

Villefranche sur Saône. Dans la nuit du 29 au 30, une quinzaine d’individus armés de mitraillettes pénètrent dans l’hôtel « Ma Campagne » où plusieurs personnes mangeaient. Ils tuent 4 hommes et 1 femme et blessent grièvement une autre femme. Puis ils font sauter l’immeuble. Un officier allemand et un interprète sont parmi les victimes. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

30 mai 1944

 

Communay, lieu-dit Les Pins. La police allemande exécute deux personnes :

  • Jean-Antonin TARDY, 43 ans chauffeur de Vienne (38)

  • Joseph MURAT, 33 ans ouvrier de Vienne (38) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon . Nouvelle cérémonie funèbre à l’occasion de l’inhumation d’une centaine de corps au cimetière de Loyasse. (Aulas 1974)

 

Lyon. A 12h10, plusieurs jeunes gens armés et masqués pénètrent dans le garage situé 46 rue Rachais. Après avoir maîtrisé le personnel, ils placent une trentaine de bombes qui en explosant détruisent des motos, des voitures er des camions appartenant à l’armée allemande. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. 168 Grande Rue de Montplaisir. A 0h45, explosion d’une bombe devant la boucherie de Joseph GUEBET. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. 35 rue de Créqui. A 5h50, explosion d’une bombe devant le café « Les Trois Fiardes » tenu par Mne NICOLET. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

31 mai 1944

 

Didier au Mont d’Or (St). Quatre individus armés de pistolets se présentent au bureau de tabac de Mr QUNCAL. Ils se font remettre la totalité du tabac détenu soit 16,84 kilos. Ils ont déclaré au buraliste qu’ils lui solderaient le montant par mandat-poste. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. La Gestapo aidée par des membres du PPF torturent le commissaire de police GUEPRATTE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Raymond SORDET, 23 ans, étudiant, lieutenant de l’Armée secrète de Bourg en Bresse. 

  • Paul TOURRETTE, 20 ans, aide-comptable, résistant, de Nice (Permezel 2001)

 

Juin 1944

 

Vaulx en Velin. Arrestation à son domicile de Joseph BLEIN. Il est interné à Montluc. (Permezel 2003)

 

1er juin 1944

 

Alimentation. Les rations et livraisons journalières de pain sont réduites de 10 à 20% (Aulas 1974)

 

Lyon. 8 rue Diderot. Assassinat par des agents de la Milice, de l’inspecteur André CAMILLE, membre des NAP Police. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue Guillaud angle rue Jeanne Koehler. Un affrontement entre la police et des FTP-MOI provoque la mort du résistant Pierre KATZ. (Permezel 2003) 

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • René FAGET, 20 ans, tôlier, résistant, de Béziers. 

  • Paul CUNQ, 20 ans, élève officier-radio, résistant, de Palavas-les-Flots. 

  • + 1 inconnu (Permezel 2001)

 

3 juin 1944

 

Lyon. 104 rue Bugeaud, couvent des Dominicains. Arrestation de Pierre HUMBERT, religieux et membre du réseau Sabot. Déporté à Dachau, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. « Mr Anatole VOLOGE, âgé de 35 ans, ancien international d’athlétisme, de hockey et de ping pong, président de la commission de rugby du Lyon Olympique Universitaire , qui avait été arrêté il y a quelques jours par des membres du Parti Populaire Français et remis à la police allemande, a été tué de plusieurs balles alors qu’il cherchait à s’enfuir de l’avenue Berthelot avec deux autres détenus qui ont été également tués. (Garcin 1944)

Il s’agit des nommés WEISSMANN et WOLF. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

4 juin 1944

 

Propagande. Diffusion d’un tract de la propagande allemande par la Milice française. Il représente une cloche sur laquelle on peut lire l’inscription suivante. 

«  Je reviens de Rome …. Les Anglais n’y étaient pas encore … Alors …. À la Trinité ? » (Garcin 1944)

 

5 juin 1944

 

Lyon. Visite du Maréchal PETAIN à Lyon. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

 

 

6 juin 1944

 

Lyon. Au petit matin, le maréchal PETAIN est informé du débarquement de Normandie. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

 

Lyon. Arrestation de Danièle de JOMARON membre du réseau Péricles. Déportée à Ravensbruck, elle est rapatriée en 1945. (Permezel 2003)

 

7 juin 1944

 

Beaujeu. Vers 12h, 8 individus armés de mitraillettes se présentent chez le collecteur des produits laitiers et se font remettre 32 kg de beurre, 20 douzaines d’oeufs, 50 fromages et 8 kg de viande volaille. 

Ils distribuent gratuitement à la population 17 kg de beurre et 5 douzaines d’oeufs. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. Interpellation de Marguerite FLAVIEN par la Milice. Membre des FTPF du Jura, elle était en mission à Lyon. .

Le 13 juin, elle est victime d’une défenestration du 3e étage et meurt peu après à l’hôpital Grange Blanche. (Permezel 2003)

 

8 juin 1944.

 

Julienas. Occupation du village par les maquisards. Intervention de l’armée allemande qui les repousse après un combat. Deux habitants sont tués MM Cyprien COMBE et PROTAT.

A noter que dans le rapport de gendarmerie cité par Pontaut, la commune est orthographiée Juliennes. (Pontaut/Pelletier 2008 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 23 rue Desparmet, arrestation d’André BEAUREGARD membre du réseau César-Buckmaster en compagnie de Louis CEZARDmembre du réseau Cosmo-Buckmaster. (Permezel 2003)

  • André BEAUREGARD, Interné à Montluc, fait partie des 120 détenus exécutés le 20 août 1944 au fort de la Côte de Lorette à Saint-Genis Laval. 

  • Louis CEZARD, condamné à mort par un tribunal allemand est exécuté le 16 juin 1944 à Saint-Didier de Formans (01)

 

Lyon. Arrestation de membres du réseau Coty. 

  • Henri COHEN, responsable de la région de Lyon. 

  • Louis BIHIN. Il décède en déportation. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place des Cordeliers. Arrestation, place des Cordeliers, de Jean CHARNAY, chef de 3 trentaines des Groupes Francs, en compagnie de 3 de ses hommes, alors qu’ils transportaient des armes et des explosifs en vue d’une opération de sabotage. Il est fusillé le 12 juin à Neuville-sur-Saône. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation à son arrivée dans la ville de Georges GAUTIER, membre du réseau Péricles. Après un passage par Montluc, il est déporté à Neuengamme. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Gare de Perrache. Arrestation par la Gestpo de Samuel KLEIN membre de France d’Abord. Mais en possession de faux papiers, il est relâché. Il sera de nouveau arrêté le 5 juillet 1944 à Saint-Etienne et fusillé le 7 juillet à L’Etrat (42). (Permezel 2003) 

 

Villeurbanne. Arrestation au domicile de ses parents, certainement sur dénonciation, de Gerda BACH membre de l’UJRE. Déportée à Auschwitz, elle est libérée en mai 1945.

Son père Fauchel BACH est assassiné par les Allemands le 12 juin 1944 à Dagneux (01). (Permezel 2003)

 

9 juin 1944

 

Communay, lieu-dit Bois de Cornavent. Exécution par les Allemands de 19 détenus de Montluc.

(Voir Annexe D6 pour les noms) (Garcin 1944)

 

Irigny. Lieu-dit Les Brotteaux. Assassinat par la Gestapo ou la Milice de 

  • Gaston Georges GORCE. 

  • Julien NARDONE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003). Garcin 1944, indique que seul Gaston GORCE a été identifié et impute le massacre aux Allemands. 

 

Lyon. Perquisition de la Milice dans les bureaux du Commissariat central, rue Saint-Jean. Les policiers recherchés ont pu prendre la fuite. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation à son domicile, sur dénonciation, de Pierrette BROCHAY membre de Libération. Lors de la perquisition, des armes et des faux papiers sont découverts. Elle est déportée à Ravensbruck dont elle revient en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place Puvis de Chavannes. Arrestation sur dénonciation par la police allemande et la Milice de 5 membres des Groupes francs du Ve Bureau de l’Armée secrète : Gaston GORCEPierre MALINGeorges CURIALVictor BONORA, Roger ZANNELLI.

  • Georges CURIAL est livré à la Gestapo et déporté en Allemagne où il fait plusieurs camps. Il est libéré par l’armée américaine le 1er mai 1945. 

  • Gaston GORCE est assassiné le 10 ou le 11 juin dans les environs de Vaugneray. (Permezel 2003) 

AD 69. Mémorial de l’oppression 2003, ajoute Jacques NOYER tué par la police allemande. 

 

Lyon. Assassinat par des soldats allemands de René FAGET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 12h30, rue Duguesclin angle rue Duquesne, des policiers allemands, tuent un jeune homme dépourvu de papiers d’identité et blessent Jacques MEYER. Transporté à l’hôpital Edouard Herriot il décède peu après son arrivée. (Garcin 1944)

 

Monsols. Vers 11h30, 15 individus armés de mitraillettes font irruption « dans le logement du chef de brigade situé au Rez de chaussée de la caserne. Celui-ci, étant absent, a été rejoint, ramené à la caserne et, ayant pu s’échapper, a été repris une deuxième fois et emmené. On ignore ce qu’il est devenu. Les autres militaires de la caserne ont été pris et emmené par le maquis le même jour, dans l’après-midi avec les armes et le véhicule de la brigade, à la suite d’une rencontre avec les dissidents, à Cercié. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Pierre-Bénite. A 21 heures, explosion d’une bombe sur la voie ferrée Saint-Etienne - Lyon. (Garcin 1944)

 

10 juin 1944

 

Limonest. Lieu-dit La Chicotière. Exécution de 19 détenus de Montluc par les Allemands. (Garcin 1944)

Voir Annexe D6. 

 

Lyon. Place des Terreaux. Arrestation, sur dénonciation, par la Gestapo d’Albert CHAMBONNET, chef régional de l’Armée secrète unifiée. Après interrogatoire et tortures, il est condamné à mort. Sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité après un ultimatum lancé par la Résistance. Mais il est exécuté le 27 juillet 1944, en représailles de l’attentat contre le restaurant « Le Moulin à vent ». (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation d’Abram GOLDNAGEL membre des FTP Bataillon Carmagnole. Déporté à Auschwitz puis Dachau. Il est libéré en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Distribution publique du journal de la Résistance « La Marseillaise » dans le 1er arrondissement et la rue de la Vieille-Monnaie (rue René Leynaud) par des membres des MUR. (Permezel 2003)

 

Lyon. Place Henri à Montchat. A 18 heures, un soldat allemand est tué de plusieurs coups de feu. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Place de Puvis de Chavannes. « Des Allemands ont surpris onze communistes qui se trouvaient dans un abri de la place Puvis de Chavannes. Ils en ont tué quatre et fait les sept autres prisonniers. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22h30, rue de la Soie, des soldats allemands blessent de plusieurs balles au niveau du ventre, Antoine LOPEZ, âgé de 18 ans, qui rentrait chez lui. (Garcin 1944)

 

Lyon. Route de Genas. A 23h45, deux miliciens, Albert METRAZ, âgé de 26 ans et Georges GERPAT, âgé de 24 ans, qui effectuaient une ronde de surveillance se font tirer dessus par une patrouille allemande. Albert METRAZ, blessé de deux balles aux fesses est transporté à l’hôpital Desgenettes. (Garcin 1944)

 

Pierre-Bénite. A 2h45, explosion d’une bombe sur la ligne Saint-Etienne - Lyon. La circulation est interrompue. (Garcin 1944)

 

Vénisiseux. Intervention de la police allemande au 116 rue du Professeur Roux qui arrête : 

  • Joseph MAURY.

  • Remo Italo PIERALLINI, âgé de 19 ans, membre de l’organisation des Immigrés Italiens. Est assassiné sur place en tentant de prendre la fuite. 

  • René SCHUH.

  • Névak ZUCKERMANN.

  • Et deux autres personnes (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Maitron.fr )

Garcin 1944 ne donne que le nom de Raymond PIERALINNI.

 

Villeurbanne (Cours Emile Zola). A 16h, un soldat allemand est tué de plusieurs coups de feu . (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

11 juin 1944

 

Caluire. Montée de Castellane. Assassinat par des soldats allemands de Anne-Marie PASSERAT de la CHAPELLE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Just d’Avray (St). Le village est occupé par des maquisards de 10h à 18h. Le maire et son secrétaire sont gardés prisonniers à la mairie. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. Arrestation de Georges DENVIOLET agent du BCRA. Déporté, il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 1 heure du matin, au niveau du passage à niveau de Sans-Souci, une patrouille allemande ouvre le feu sur deux requis qui montaient la garde : 

  • Francisque JAFFRE, âgé de 46 ans, ingénieur aux usines Berliet est blessé au cou. Il est transporté à l’hôpital Edouard Herriot.

  • Jean-Antoine SARRAZIN, ajusteur mécanicien est tué. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 1h30, au dépôt de tramways des Pins, avenue Lacassagne, des Allemands tirent des coups de feu. A l’arrivée de la police française, la Feldgendarmerie l’invite à se retirer. Un Allemand a été blessé par ses camarades. (Garcin 1944)

 

Lyon. Rue Sainte-Hélène. Arrestation et assassinat par la Milice de Marguerite FLAVIEN née BUFFARD alias Marie DELBEC. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Place Ollier.Le groupe FTP-MOI de Jacques KIPMAN ayant reçu l’ordre d’assassiner une officier allemand à Lyon, ce dernier, vers 14h, tire et blesse un officier allemand assis sur un banc place Ollier. Mais le bruit des détonations attire des cheminots allemands qui accourent et ouvrent le feu sur Jacques KIPMAN. Celui-ci, blessé, est interrogé et refusant de parler est achevé à coups de pieds. Il avait 17 ans. (Aulas 1974, Permezel 2001 et 2003)

Garcin 1944, évoque cette affaire mais donne le nom de Louis MOULEND, âgé de 18 ans, demeurant 4 rue de la Thibaudière. 

 

Lyon. « Le commissaire de police de permanence a fait transporter du nouveau local de la police allemande, rue Paul Lintier, à l’Institut médico-légal, le corps d’un déserteur allemand, qui était en possession de papiers au nom de M Achille STEPHAN, 30 ans, 3 impasse Belloeuf à Lyon. » (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Toute de Genas. Coups et blessures de la part de soldats allemands à l’encontre de Albert METRAS. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

12 juin 1944

 

Lyon. Arrestation par des agents du PPF qui le livre à la Gestapo de Roland GOUTAIL agent de l’Armée secrète. Déporté en Allemagne le 20 juin 1944, il décède le 12 juin 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Cours Morand. Assassinat par la police allemande de Jacques KATZ. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Neuville-sur-Saône. Assassinat de 21 détenus de Montluc par la police allemande. 

Garcin 1944, se trompe en indiquant la date du 13 juin. (Voir annexe D6)

 

Oullins. Arrestation par des soldats allemands d’Albert MOHRBACH, exécuté plus tard dans le bois de la Boulaine à Mende (Lozère). (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. « Des policiers allemands ont pénétré à 20 heures, dans un café situé 143 cours Tolstoi, déclarant qu’ils recherchaient un « terroriste » et qu’on avait tiré sur eux. En même temps, d’autres policiers ont tiré par la fenêtre sur sur des consommateurs attablés, qui jouaient aux cartes. Quand les policiers français sont a arrivés, les policiers allemands leur ont déclaré qu’ils s’étaient trompés.» 

Sont tués :

  • Claudius SYLVESTRE, âgé de 43 ans

  • Armand CLAUDON, âgé de 34 ans

  • Jean RAMILLOZ (RAMILLON pour Mémorial de l’oppression), âgé de 58 ans

  • Marius CURVAT, âgé de 42 ans. 

Sont blessés :

  • Pierre GALLI, âgé de 44 ans. 

  • Paul GIRARD, âgé de 40 ans. (N’est pas cité dans Mémorial de l’oppression.

  • Etienne CHANRION (cité par Mémorial de l’oppression mais pas par Garcin 1944)

(Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Dagneux. Lieu-dit Moulin-Givry (01). Exécution par les Allemands de 22 détenus de Montluc. 

Voir Annexe D6. 

 

Besançon (25). Arrestation à la gare de Besançon par la Gestapo de Rémy DUMAINE, radio du réseau Frédéric qui émet depuis l’hôpital du Vinatier. Déporté à Schönberg, il réussit à s’évader durant l’évacuation du camp. (Permezel 2003)

 

13 juin 1944.

 

Lyon. Arrestation de Paul AOUIZERATE et de son épouse par la milice. Ils sont accusés de cacher des réfractaires et des évadés.

Paul est déporté à Drancy où il est libéré le 18 août 1944.

Son épouse est déportée à Ravensbruck où elle décède. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 15 heures, Avenue Rockfeller, angle avenue Esquirol, « des jeunes gens attaquent à la grenade un camion rempli de soldats allemands . Ceux-ci ont immédiatement riposté et tiré des coups de feu dans tout le quartier. Dix soldats ont été blessés dont deux sont morts peu après à l’hôpital. 

Trois Français, des passants, ont été tués et huit autres blessés. En outre, les Allemands ont mis le feu à une villa de l’avenue Esquirol, où ils croyaient que leurs agresseurs s’étaient réfugiés. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Roger TROTOT est assassiné par des inconnus. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Marcilly d’Azergues, lieu-dit Bois Pillot. Assassinat par des soldats allemands de 4 détenus de Montluc : 

  • Georges DALOU,

  • César MOTOLA,

  • Louis PERRIN, âgé de 26 ans, garçon de café. 

  • 1 homme non identifié. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Ranchal. Dans la matinée, un Allemand naturalisé Français, interprète auprès du service allemand de la commune, George K, est emmené par une douzaine de jeunes gens puissamment armés. Son cadavre est découvert à 12h près de Chansaye commune dePoule avec une balle dans la tête. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Villeurbanne. Route de Crémieu. Assassinat par des soldats allemands de Jean NAPOTNIG. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeneuve-sur-Ain (01). Exécution par les Allemands de 19 détenus de Montluc. 

Voir Annexe D6. 

 

Montluel (01). Exécution par les Allemands de 20 détenus de Montluc. 

Seul Garcin 1944 évoque ce massacre, sans donner de noms. 

 

14 juin 1944.

 

Lyon. Arrestation d’Antoine AGOSTINI, officier de carrière adjoint du lieutenant-colonel PLANET, chef régional de la 14e subdivision militaire. Il est libéré le 17 juin faute de preuves. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Lucien CHOMIENNE, membre de CDM. Déporté il décède dans un camp. (Permezel 2003)

 

15 juin 1944

 

Alimentation. Réduction de 100 gr de toutes les rations de pain (Aulas 1974)

 

Lyon. Hôpital de la Croix-Rousse. Cinq détenus malades s’évadent de l’hôpital en crevant le plafond. En représailles les Allemands assassinent quatre autres détenus malades : 

  • Noël JUMEAU,

  • René Salomon ISRAEL et de deux hommes non identifiés. (Garcin 1944, Aulas 1974 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Paris. Interpellation de Stéphane DALUD agent de liaison du réseau Phratrie, alors qu’il est en mission à Paris. Déporté en Allemagne, il décède le 10 décembre 1944. (Permezel 2003)

 

16 juin 1944

 

Lyon. Explosion de bombes dans deux garages allemands : 

  • Garage « Eclair », 70 quai Perrache. 19 voitures détruites. 

  • Garage de la Part-Dieu. Une vingtaine de voitures détruites. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Villeurbanne. Arrestation dans les locaux de la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus du père François BOURSIER, de son vicaire Joseph JOFFRAY, de sa gouvernante et de l’opérateur radio Hubert GOMINET, membre du BCRA surpris en pleine émission radio.

  • Le père BOURSIER est fusillé à Saint-Genis-Laval le 20 août 1944. 

  • Joseph JOFFRAY. Détenu à Montluc, il est libéré le 24 août 1944

  • Hubert GOMINET est fusillé à Saint-Genis-Laval le 20 août 1944 (Permezel 2003) 

 

Didier-de-Formans (Saint) (01). Exécution par les Allemands de 28 détenus de Montluc. (Permezel 2003, Maitron). 

Garcin 1944 donne la date du 17 juin, mais il s’agit d’une erreur. 

Voir annexe D6. 

 

17 juin 1944

 

Laurent-de-Mure (St). Exécution par les Allemands de 10 détenus du fort de Montluc. (Garcin 1944, Permezel 2003, Maitron)

Voir annexe D6. 

 

Lyon. A 13h30, alors qu’André BOLLIER fait visiter l’imprimerie clandestine du journal Combat, située 35 rue Viala à son successeur, les locaux sont encerclés par la Milice et les Allemands (Garcin parle de 30 miliciens et de 200 Allemands)

  • André BOLLIER est tué après avoir abattu 2 miliciens. 

  • Marie SERVILLAT membre des MUR est blessée. Internée à l’hôpital Grange Blance, elle est libérée par un commando dont fait partie Madeleine GROSS. 

  • Paul JAILLET est tué 

  • André Robert PRESTRE est tué

  • Francisque VACHER est tué. 

  • Lucienne la secrétaire d’André BOLLIER est blessée (une blessure au poumon) (Garcin 1944, Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par les Allemands de :

  • Le chanoine BOURSIER, curé de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus. 

  • Abbé GEOFFRAY, vicaire de la même paroisse

  • Un jeune séminariste. 

  • La bonne prénommée Marie. (Garcin 1944)

 

Lyon. 16 montée Saint-Sébastien. Explosion d’une bombe devant l’épicerie de Mr CASTEL. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

18 juin 1944

 

Beaujeu. Agression de Mle TOURNOIS par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Grandris. Le village est occupé toute l’après-midi par le maquis. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Roche (La) (38). Exécution de 20 détenus de Montluc par les Allemands. (Garcin 1944 et Maitron)

Voir Annexe D6. 

 

19 juin 1944

 

Igny-de-Vers (St). Une voiture avec 5 Allemands s’arrête au château de la famille CELLARD du SORDET. Alors qu’ils sont dans le château, les Allemands aperçoivent un homme qui se cache. 

Une fusillade éclate et un enfant de 15 ans est blessé ainsi que 2 Allemands dont un grièvement. 

Peu après, les Allemands se replient emmenant avec eux 3 otages dont le fils Raoul CELLARD du SORDET et Alexis BALLANDIER.(Permezel 2001)

 

Lyon. Arrestation par des miliciens sur son lieu de travail, du juge d’instruction LIQUIER qui est relâché peu après. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22h50, 11 rue Claude-Joseph Bonnet, explosion de deux bombes devant l’épicerie de Mme veuve DUMAS. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974) 

 

Lyon. A 23h30, 28 rue Saint-Jean, explosion d’une bombe devant la boucherie de Mr BOURGEOIS. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h35, 19 rue de Bonnel, explosion d’une bombe au garage Renault. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

20 juin 1944

 

Bron. 184 avenue du maréchal Pétain. A 22h45, explosion d’une bombe au café tenu par Mr ORIY. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Igny-de-Vers (St). Vers 17h, une compagnie allemande encercle le hameau de Vers. Des habitants sont pris en otage et regroupés devant le château avec ceux de la veille. 

Le village est pillé et le château incendié. 

  • Raoul CELLARD du SORDET est exécuté. (Permezel 2001)

 

Lyon. Jacques BORKER membre des FUJP et employé du service des Ponts et Chaussées, quai général Sarrail, réussit à échapper à une arrestation avant l’arrivée des Allemands. Il s’enfuit à Toulouse où il poursuit ses activités de résistant. (Permezel 2003)

 

Tassin-la-Demi-Lune. Pont du ruisseau de Charbonnières. Assassinat par la Gestapo aidée par la Milice de Jean PONDI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

21 juin 1944

 

Lyon. En gare des Brotteaux, arrestation par la police allemande et la milice de 7 résistants en provenance de Grenoble. (Garcin 1944)

 

Lyon. Place du Pont. Arrestation par la Milice de Louis GOUDART membre des FTP-moi, responsable du matériel pour le secteur de Lyon. Il réussit à s’évader et reprend le combat. Fin août 1944, il est nommé à la tête du 5e Bataillon MOI du 1er régiment FTP du Rhône. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue de la République. Arrestation, sur dénonciation d’un agent double, de Marie-Suzanne IGNACE membre de l’Union Féminine Universitaire (U.FU). Déportée, elle est rapatriée par la Suède le 4 juin 1945. (Permezel 2003)

 

Drancy. Arrivée de 128 Juifs en provenance de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

22 juin 1944

 

Igny-de-Vers (St). Nouveau retour des Allemands qui arrêtent Noël GUITTAT et le régisseur d’une propriété voisine. 

  • Noël GUITTAT est exécuté par les Allemands. (Permezel 2001)

  • Tortures : Alexis BALLANDIER, un nommé CHABANON, Lucien DUFOUR (par AD 69, mais à une date indéterminée).

 

Legny. Les Ponts-Tarrets. Un détachement allemand en provenance de Villefranche et se dirigeant vers Tarare tombe sur un groupe de maquisards venu se ravitailler en essence à un garage tout proche. Un échange de coups de feu se produit et les maquisards en infériorité se replient. Mais leur véhicule touché prend feu. Les maquisards se rendent au Bois d’Oingt pour réquisitionner l’un des véhicules des pompiers. 

En repassant par les Ponts-Tarrets, les maquisards tombent sur un barrage installé par les Allemands qui ouvrent le feu sur le véhicule. Eugène DUDUC commerçant aux Olmes et membre des maquis de l’Azergues est tué d’une balle en pleine tête. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Des policiers allemands perquisitionnent le domicile de Jules JULIEN, ancien sénateur et ancien ministre des P.T.T. (Garcin 1944)

 

Lyon. Série d’arrestations par la police allemande : 

  • Mgr HEINTZ évêque de Metz. Il a été accompagné au siège de la police allemande par le Cardinal GERLIER. Il a été relâché quelques heures plus tard.

  • Mr AZARIO, secrétaire principal de police, au commissariat des affaires nord-africaines. 

  • Mr ASTRUC, sous-directeur de la société des Cirages Français, président de la section locale du P.S.F, ami personnel du colonel de la Rocque. 

  • Maurice PUJO, co-directeur de l’Action française. Incarcéré à Montluc.

  • Georges CALZANT, avocat, rédacteur à l’Action française. Incarcéré à Montluc. (Garcin 1944)

 

23 juin 1944.

 

Lyon. Un groupe de 60 maquisards du Vercors dirigé par Georges JOUNEAU attaque la caserne de La Doua et libère un groupe de 53 Africains prisonniers de guerre qui sont ensuite conduits au maquis du Vercors. (Permezel 2003. Selon les endroits du livre, Permezel donne la date du 20 ou du 23 juin)

 

Lyon. Arrestation de l’opérateur radio du BCRA, Maurice ABELARD. (Permezel 2003)

 

Lyon. Aux établissements Visseaux arrestation de deux personnes par la police allemande :

  • Mr MARCIOT, ingénieur.

  • Mr DOUBRE, chef d’équipe. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation d’Ennemond FOUSSERET, membre du Coq Enchaîné. Déporté au camp de Neuengamme, il est assassiné le 2 janvier 1945, par un gardien alors qu’il travaille sur un chantier naval. Il est le frère de Jean FOUSSERET arrêté le 11 décembre 1942. (Permezel 2003)

 

Lyon. Exécution par la police allemande de Jean GIRAUD-SAUVEUR. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Pierre-Bénite. A 9h50, explosion d’une bombe sur la voie ferrée Lyon - Saint-Etienne au passage d’une locomotive haut-le-pied. (Garcin 1944)

 

24 juin 1944

 

Lyon. Arrestation par les Allemands de Georges COURTHIEU responsable d’un groupe franc des J.M.U.R et de son adjoint Pierre HAGUENAUER.

  • Georges COURTHIEU est interné à Montluc et libéré le 24 août avec tous les prisonniers. 

  • Pierre HAGUENAUER, décède le 8 août 1944 dans les locaux de la Gestapo à la suite des tortures subies. (Permezel 2003)

 

Lyon. Interpellation par la Milice de Francine GUDEFIN membre de l’Armée Secrète et de son frère Pierre GUDEFIN membre des Groupes Francs.  Francine est torturée et défigurée par le milicien Francis ANDRE dit gueule tordue avant d’être déportée par le dernier convoi le 11 août 1944. Elle est libérée par les Russes en 1945. (Permezel 2003).

A ces arrestations AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 ajoute une personne non identifiée et un nommé BLANC.

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de Me CONDOMINE avocat. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 3h30, 30 rue Gasparin, le gardien de la paix, Paul MANGEMATIN est blessé au bras droit par une balle de mitraillette tirée par une patrouille allemande. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 5 heures, Place Guichard, assassinat par les Allemands de Blaise DAVI, membre des FTP. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

 

Lyon. Rue de Créqui. Assassinat par la police allemande de Rémo DAVI. AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue Boileau. Assassinat par la police allemande de BRANNSTEIN (alias Jean BERNIER). AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 4 rue Bellievre. A 10h, Pierre BRUCHON, employé au Ministère de l’Information et membre des « Jeunes de l’Europe Nouvelle » est attaqué dans l’allée de son immeuble par un inconnu qui le blesse de 5 balles de revolver aux jambes. (Aulas 1974)

 

Lyon. A 22 heures, rue François Vernay, deux femmes sont blessées de plusieurs balles de revolver par deux Allemands ivres. (Garcin 1944)

 

Vénissieux. A 11 heures, 14 rue Carnot. Jean PELLET, droguistes et ancien membre de la Légion est grièvement blessé de 3 balles de revolver tirées par deux inconnus. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

25 juin 1944

 

Lyon. A 5 heures du matin, sur les bords du Rhône à 200 m en amont du Pont de la Boucle, les Allemands assassinent deux pêcheurs sous prétexte qu’ils se trouvaient dans un endroit interdit à la circulation. 

  • Edouard MARTIN, 

  • Georges POURRIER. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

26 juin 1944.

 

Laurent-de-Mure (Saint). Exécution de deux détenus de Montluc par les Allemands. (Garcin 1944)

 

Lyon. Jacques ADAMS, agent du Mouvement France d’Abord et du NAP, spécialisé dans la reproduction et la falsification de cachets administratifs, échappe à l’arrestation par la Gestapo. Il rejoint le maquis de Villechenève avant de participer aux combats de Libération de plusieurs communes. (Permezel 2003)

 

Lyon. Fossés du fort de la Duchère. Exécution par les Français de :

  • Michel GUILLERMIN, membre des FUJ. Blessé lors d’un combat contre l’armée allemande dans le Haut-Beaujolais, il avait erré plusieurs jours dans la campagne avant de demander asile dans une ferme. Dénoncé, il avait été arrêté par la gendarmerie . Il avait été jugé et condamné à mort par la Section Spéciale. Il avait 19 ans. (Permezel 2003)

 

Lyon. Bureau du ravitaillement, salle des fêtes de la Croix-Rouge. Arrestation par la police allemande aidée par la Milice et le PPF deMarius BOURRAT et René GIMET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 20h30, 34 rue de Séze, une quinzaine de jeunes gens et une femme pénètrent dans le garage de Séze, 34 rue de Séze. Après avoir désarmé cinq gardiens de la paix , ils placent une trentaine de bombes qui en explosant détruisent 25 voitures allemandes. Il y en a pour un million de francs de dégâts. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Oullins. A 21h30, explosion de deux bombes aux Ateliers de Construction de la S.N.C.F. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Tassin la Demi-Lune. « Vers 16h, une dizaine d’individus armés de mitraillettes et de pistolets ont fait irruption dans la mairie et tenu en respect le personnel employé à la mairie et les civils qui s’y trouvaient. Après avoir coupé les fils des appareils téléphoniques et brûlé les listes de recensement des jeunes gens, ils se sont emparés de tous les tickets d’alimentation en cours de distribution et des divers cachets existant dans les différent services. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

27 juin 1944

 

Lyon. Arrestation du fils de Joseph LEVY arrêté le 7 avril 1944. Il est fusillé à Portes les Valence le 8 juillet 1944. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Alors qu’il se rend auprès de Denise GRUNEWALD qui travaille au Service Social d’Aide aux Immigrés, 96 rue Garibaldi, pour s’informer sur les mesures prises pour le sauvetage d’enfants juifs, David DONOFF tombe en pleine perquisition de la police allemande. Porteur d’une serviette remplie de fausses cartes d’identités, il réussit à prendre la fuite. Poursuivi par la Gestpo, il est grièvement blessé et décède quelques heures plus tard. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue Bossuet. Intervention de la police allemande : 

  •  Marie PABIOU est blessée (elle n’est pas citée dans Garcin)

  • André DONNET, âgé de 24 ans, secrétaire, domicilié dans le Gers, de passage à Lyon. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 22 heures, Quai Gailleton devant l’hôtel des Postes, des Allemands ouvrent le feu sur : 

  • Marcelle CHARLOT, âgée de 23 ans, femme de salle. 

  • Alexandre PICHON, âgé de 37 ans, son ami est blessé d’une balle au cou.

  • Joseph VERRIER, milice de garde devant la poste est blessé d’une balle aux reins. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue Ferrandière. Intervention du PPF qui arrête et torture un nommé ROBERT et torture et assassine Pierre HAGUENAUER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

28 juin 1944

 

Rillieux. Vers 6h45, la Milice, sur ordre de Paul TOUVIER, exécute contre le cimetière, 7 Juifs en représailles de l’exécution par la Résistance, la veille, de Philippe HENRIOT secrétaire d’Etat à l’information du gouvernement de Vichy : 

  • Claude BEN ZIMRA, 25 ans

  • Léon GLAESER, 56 ans, avocat cofondateur du Conseil représentatif des Israélites de France. 

  • Louis KRYZKOWSKI, 46 ans fabricant de jouets à Sévres. 

  • Siegfried PROOK, 42 ans. 

  • Maurice SCHUSSELMAN, 64 ans, maroquinier à Lyon. 

  • Emile ZEIZIG, 56 ans. 

  • + 1 inconnu de sexe masculin. (Permezel 2001) 

 

Villefranche sur Saône. « Le lieutenant MOUTOU, commandant la section de Villefranche et deux gendarmes chauffeurs ont été enlevés par le maquis à Beaujeu vers 18h30. A 22h15 des gens du maquis déguisés en gendarmes et accompagnés de deux gendarmes en état de désertion se sont présentés à la caserne de Villefranche avec le lieutenant MOUTOU comme otage. Sous la menace de l’exécution du lieutenant ils ont neutralisé tout le personnel de la caserne et se sont emparés de mousquetons et des munitions. Ils sont repartis en emmenant à nouveau le lieutenant MOUTOU comme otage. L’officier et les gendarmes ont été libérés le lendemain. 

Devant la multiplication des attaques des brigades sont évacuées et le personnel regroupé. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Villeurbanne. Un peu après minuit, des soldats allemands tuent un chauffeur de taxi, Charles RULLAND, âgé de 39 ans. (Garcin 1944)

 

29 juin 1944.

 

Ecully. Assassinat par la police allemande de Louis Henri CHIRPAZ-CERBAT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 724 hommes détenus pour menées antinationales sont extraits des prisons Saint-Paul - Saint-Joseph pour une destination inconnue. (Garcin 1944 et Permezel 2001) 

 

Lyon. A 11 heures, gare des Brotteaux, arrestation par des membres du PPF de :

  • Lucien LUBAC, âgé de 20 ans, cycliste à « Lyon Républicain »

  • Mr ROSSI, typographe à « Lyon Républicain » (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation de Maurice BENADON et de Julien VIMY, membres de l’UJRE. 

  • Maurice BENADON est déporté à Auschwitz dont il revient. (Permezel 2003)

 

Lyon. Perrache. Arrestation de Ernest LAMBERT, chef des Groupes francs de l’armée juive à Lyon. Il est fusillé le 8 juillet 1944. (Permezel 2003) 

 

Tassin-la-Demi-Lune. Assassinat par la police allemande de Clotaire LEGRAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Vénissieux. La conseillère municipale de Lyon, Jeanne CHEVENARD, âgée de 68 ans est abattue par la Résistance dans le jardin de sa maison à Parilly. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

Garcin 1944 indique que son jardinier Mr CHANIERE est également tué. (Garcin 1944)

 

30 juin 1944

 

Lyon. Pont de la Guillotière. Assassinat par des inconnus de Marcel BLAISE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Destruction de deux blockhaus de la Préfecture Cours de la Liberté angle rue Servient. (Garcin 1944)

 

Fin juin 1944

 

Collonges au Mont d’Or. Arrestation et déportation de Anne Marie HENY et Liliane Eugènie HENY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

1er juillet 1944

 

Lyon. 30 rue Molière. Arrestation de Francis CHIRAT en compagnie de Gilbert DRU tous deux membres des Jeunes Chrétiens Combattants. Les deux sont assassinés le 27 juillet place Bellecour en représailles de l’attentat contre le café le Moulin à vent. (Permezel 2003)

 

Lyon. 33 femmes détenues pour menées antinationales sont extraits des prisons Saint-Paul - Saint-Joseph pour une destination inconnue. (Permezel 2001) 

 

Lyon. Gare de Perrache. Assassinat par la Gestapo de Max BAREL. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Prison de Montluc. Torture et assassinat de Jean MOREL arrêté à Oullins. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Assassinat après tortures de Georges GAYENWSKI (alias HENRI). (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 0h45, quai Gailleton, un attentat à la grenade est commis contre un poste de la Milice qui se trouve à l’entrée de l’hôtel des Postes. (Garcin 1944)

 

2 juillet 1944.

 

Fons (St). Rafle anti-juive dans la commune. Une cinquantaine de personnes sont arrêtées. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Henri FALQUE membre de Franc-Tireur. Déporté à Buchenwald, il est libéré en 1945. (Permezel 2003)

 

3 juillet 1944

 

Dracé. Lieu-dit les Ayelles. Assassinat par l’armée allemande d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 11 heures, des auxiliaires français de la police allemande arrêtent dans les locaux de Lyon Républicain, 10 bis rue Bellecordière :

  • Claudius PEGAZ, âgé de 42 ans, chef de la vente. 

  • Louis ROCARD, âgé de 33 ans, rotativiste. 

Ils sont conduits au siège des auxiliaires de la police allemande, 118 rue Masséna puis transférés à Montluc. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 13 heures, 170 rue Boileau. Antoinette COQUAND, épouse d’un milicien est grièvement blessée par des inconnus. Elle décède à son arrivée à l’hôpital. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 20 heures, 1 rue Bossuet, Marcel RABOUILLE, âgé de 43 ans, est tué à coups de couteau par un inconnu. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 20h30, des miliciens exécutent trois locataires d’un immeuble situé 165 rue Boileau : 

  • Pierre COULET, âgé de 41 ans.

  • Georges COULET, son fils.

  • Pierre MAGNARD. (Garcin 1944 et AD69. Mémorial de l’oppression). 

 

Lyon. 6 rue Moncey, des Allemands blessent par balles Ali Ben BENARUS, âgé de 34 ans, restaurateur. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Exécution par les Allemands au stand de tir du terrain militaire de la Doua : 

  • Marcel HIRBEC, 23 ans, maquisard, de Bois D’Arcy. (Permezel 2001)

 

4 juillet 1944.

 

Lyon. Arrestation, au cours d’une rafle, de Jean ALZIARY de ROQUEFORT, membre du réseau Jacques OSS. Mais n’étant pas identifié comme résistant et déclaré inapte au STO, en raison d’une affection pulmonaire, il est rapidement libéré. (Permezel 2003) 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo d’Edmond DESPRAT membre de France d’Abord. Après tortures, il est condamné à mort le 7 juillet, mais déporté le 23 juillet à Neuengamme. Il est rapatrié en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la police allemande à son domicile de Auguste GALLAT, âgé de 54 ans, clicheur au Lyon Républicain. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Anne GAUTIER alors qu’elle effectue une mission pour le réseau F2. Elle est fusillé à Bron le 18 ou 19 août 1944. (Permezel 2003)

 

Villeurbanne. A 12h15, Jean-Baptiste HEINRICH, directeur des Etablissements Mammouth, 89 rue Racine est tué à coups de mitraillettes par des inconnus. (Garcin 1944)

 

5 juillet 1944

 

Lyon. A 23 heures, 51 rue Marietton, explosion d’une bombe devant la charcuterie de Louis BOURGEAT. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Oullins. Arrestation et tortures par la Feldgendarmerie d’Emile HENTZ et de Francis TREMBLET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

6 juillet 1944.

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo à la gare de Perrache de Max BAREL, polytechnicien, membre du Front National et responsable de l’Union des cadres industriels de la France Combattante (U.C.I.F.C). Torturé, il décède à ses blessures le 10 juillet. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 5h30, place de la pyramide, explosion d’une bombe devant le magasin de droguerie de Mr CARTON. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h, explosion d’une bombe au cinéma « La Fourmi », 68 rue Pierre Corneille. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h15, explosion d’une bombe à la direction des Restaurants de la Légion Française des Combattants, 38 rue du Bourbonnais. Il n’y a que des dégâts matériels. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Pierre FERRA, chef d’un groupe FTP-moi en charge de l’exécution d’agents de la Gestapo est blessé au cours d’une mission. (Permezel 2003) 

 

7 juillet 1944

 

Lyon. Rue Burdeau. Arrestation et assassinat par le PPF de Jean-Marie FRENEAT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Hôpital Grange Blanche. A 15h, évasion d’une détenue. (Aulas 1974)

 

Lyon. A 7h30, Place Voltaire, Alix CADET de GANTHO, âgé de 47 ans, épicier, est blessé mortellement de deux balles de revolver à la tête. On lui reprochait ses relations avec la police allemande. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. 30 rue de Mulhouse, trois personnes sont tuées à coups de mitraillettes par des inconnus :

  • Henri LUTHY, âgé de 26 ans, fabricant de selles de vélo. 

  • Emma LUTHY, âgée de 64 ans sa mère. 

  • Anna KECH, âgée de 54 ans, sa tante. (Garcin 1944)

 

Lyon. « Des miliciens se sont présentés 43, rue de la Balme, à 6h30 pour arrêter les époux CURTY qui habitent au cinquième étage et chez lesquels se trouvait u inconnu, qui n’a pu être identifié. Les époux CURTY ont tiré sur les miliciens, qui ont riposté avec des grenades. Ils ont réussi à s’enfuir. » (Garcin 1944)

 

Pierre-Bénite. A l’hôpital du Perron, 8 jeunes gens armés de mitraillettes , après avoir désarmé les gardes font évader :

  • Robert BLANCHET.

  • Fernand LAMY.

  • Edmond BOSCANO.

  • Yves de VERMOREL.

 

Mezeriat (01). Le chef milicien lyonnais Jean GAILLARD, directeur du restaurant Rivier, place des Terreaux, est tué alors qu’il circulait en automobile. Un deuxième milicien qui l’accompagnait est lui aussi tué. (Garcin 1944)

 

8 juillet 1944.

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation de Gustave ANDRÉ, agent du BCRA. Après plusieurs interrogatoires et séances de tortures, il est exécuté avec trois autres personnes le 29 août 1944 au lieu dit Le Puy d’Or, en bordure de la RN6 à Limonest. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la police allemande du professeur MAZEL, médecin légiste. (Garcin 1944)

 

Lyon. Une dizaine de membres du PPF, voulant procéder à l’arrestation de trois jeunes gens place Benoit Crépu échouent dans leur tentative. 

Deux d’entre eux réussissant à prendre la fuite, ils se lancent à leur poursuite en tirant des coups de feu. 

Plusieurs passants sont blessés, dont Gaston RIOUX, âgé de 47 ans, serrurier, qui sérieusement blessé est conduit à l’hôpital Edouard Herriot. (Garcin 1944)

 

Lyon. Perquisition par la police allemande restaurant Laurent place du Change. Arrestation du patron, de sa femme, sa fille, la bonne ainsi que trois jeunes gens. 

Un rassemblement s’étant produit, les Allemands tirent des rafales de mitraillettes. (Garcin 1944)

 

Porte-les-Valence (26). Exécution par les Allemands de trente détenus de Valence. (Garcin 1944)

Voir Annexe D6. 

 

9 juillet 1944. 

 

Lyon. 9 cours Gambetta. Arrestation au cours d’une réunion d’Etat-major de 5 membres des FUJ. 

  • Hugues BARANGE (Micky. Il est exécuté le 12 juillet à Genas. 

  • Henri DEBIEZ. Il est exécuté le 12 juillet à Genas. 

  • Henri DENIS, docteur en droit et responsable des FUJ. Il est fusillé le 12 juillet à Genas. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue de Trion. Arrestation et déportation par la police allemande de Henri VILLET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Passage d’un train de diplomates allemands venant de Vittel et se dirigeant vers Hendaye. (Garcin 1944)

 

9-10 juillet 1944.

 

Duerne. Dans la nuit, 3e parachutage de Raymond BASSET, Chef de la Mission Gingembre. Il est chargé d’animer et de coordonner les actions des équipes SAS et des unités de maquisards pour organiser des actions de sabotage sur les voies de repli des Allemands. (Permezel 2003)

 

10 juillet 1944

 

Rapport du chef d’escadron BARIOD, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône. 

« La gendarmerie vient à l’occasion du regroupement des brigades, de traverser une crise extrêmement grave, fertile en enseignements sur l’esprit de discipline du personnel. 

A la compagnie du Rhône, comme ailleurs, le personnel a été consterné de cette mesure qui, sous couvert de la soustraire à des dangers d’agression, a totalement annihilé le rôle que le gendarme remplit dans l’ensemble de l’activité nationale par suite de ses innombrables attributions. 

Affligés par l’abandon des familles, influencés par les critiques des autorités municipales, inquiètes de la disparition des brigades, et surtout désorientées par les effets d’une propagande qui tendait à leur faire croire que le regroupement avait en réalité pour but de faciliter leur désarmement et leur arrestation par les Allemands, gradés et gendarmes ont pour la plupart douté de l’ordre qui leur était donné (….). A l’heure actuelle, sur un effectif de six cents, les défaillants ne sont qu’une vingtaine, quelques uns enrôlés dans la dissidence, les autres ayant tout simplement fui par lâcheté pour se mettre à l’abri du danger au moment où la situation a semblé devenir critique. » (Pontaut/Pelletier 2008) 

 

Lyon. A la suite de l’arrestation d’Henri DENIS la veille, arrestation de son père Eugène DENIS membre des NAP PTT. Une perquisition dans son appartement permet de découvrir de tracts et de journaux clandestins ainsi que des armes. Détenu à Montluc, il est assassiné le 19 juillet à Pont-Dorieux (Châtillon d’Azergues). (Permezel 2003) 

Garcin 1944, place les faits le 8 juillet et ne donne pas la même version. A 23 heures, 76 boulevard des Brotteaux, perquisition de la police allemande au domicile de Eugène DENIS, receveur de la poste des Brotteaux. Ils découvrent des faux tampons et des pièces de mobilisation de la Résistance. Eugène DENIS et son épouse sont arrêtés. Leur fils avait été arrêté dans l’après-midi. 

 

Lyon. Arrestation dans une souricière tendue par la Gestapo et la Milice au 24 rue Jacquard, de Jean DESSEIGNET membre du réseau Marco Polo. Il est arrêté dans l’atelier de fabrication de faux papiers du réseau. Déporté à Ravensbruck, il est libéré par les Russes en 1945. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue de la Ruche. Rose Marie CASTELLAN, âgée de 19 ans, employée est blessée d’une balle dans le ventre à son domicile par deux jeunes gens qui réussissent à prendre la fuite. (Garcin 1944)

 

Lyon. Remise en liberté de Maurice PUJO et de Georges CALZANT qui avaient été arrêtés le 22 juin 1944. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 13h30, Chemin Saint-Mathieu, le milicien Robert MASSET, âgé de 19 ans est tué de 3 balles de revolver. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

11 juillet 1944

 

LyonRaoul VALLA, âgé de 57 ans, employé à la SNCF, est tué de plusieurs balles dans son jardin. (Garcin 1944)

 

12 juillet 1944. 

 

Meyzieu. Arrestation sur dénonciation de Claudia CARTERON membre du réseau Alliance. Déportée dans différents camps de concentration, elle est libérée par l’armée rouge le 8 mai 1945. (Permezel 2003)

 

Toussieu. Orée du bois de Toussieu. Exécution vers 18h, par les Allemands, de 28 détenus de Montluc. (Permezel 2001)

 

13 juillet 1944.

 

Exécutions de détenus de Montluc par les Allemands. Garcin 1944, donne le chiffre de 197 exécution se répartissant de la sorte :

  • Genas , lieu-dit Le Bouvaret : 22 (Maitron le place le 12 juillet)

  • Grenay près de Saint-Laurent-de-Mure : 52

  • Mions : 28 (ils sont enterrés à Toussieux) (Maitron le place à Toussieu le 12 juillet)

  • Saint-Hilaire-la-Côte, près de la Côte-Saint-André : 40

  • Sathonay-Village : 40

  • Saint-Germain-au-Mont-d’or : 15 

 

Lyon. Arrestation de Renée BERNET agent du réseau de renseignement franco-polonais F2. Elle survit à sa déportation à Ravensbruck. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Milice d’un nommé DAHAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 20 heures, attaque par une vingtaine de jeunes gens de l’entreprise Janin et Romatier, fabrique d’huiles industrielles, 171, route de Vienne. Toutes les machines sont détruites par des bombes. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h20, rue Jangot angle rue Mazagran, une bombe endommage un transformateur. (Garcin 1944)

 

Pierre-Bénite. La Mouche. Assassinat par des agents français de la Gestapo de Constant CHARBINAT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. 48 rue Dedieu. A 23h, explosion d’une bombe à l’épicerie TIMBANO. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

14 juillet 1944

 

Belleville sur Saône. Assassinat par des soldats allemands de Jean LAUGERE, Louis POULET et René RENARD. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Georges-de-Reneins (St). Assassinat de Claude COULON, prisonnier évadé, membre de Franc-Tireur par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2001)

 

Jean-d’Ardières (St).Lieu-dit les Amorges. Exécution par les Allemands de :

  • Joseph SECCHI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Paul LANGERE.

  • Louis PAULET

  • René RENARD. (Permezel 2001)

 

Lyon. Petit dépôt de la rue Saint-Jean. A 21 heures, une soixantaine de détenus se sont livrés à une manifestation en l’honneur du 14 juillet . Ils ont chanté diverses chansons, considérées comme séditieuses, et notamment la Marseillaise, puis ils sont allés se coucher. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 13h40, 55 rue Marietton, explosion d’une bombe devant le garage de Mr CHAMERET et DESCOURS. Les dégâts sont peu importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 23h45, 39, quai Jayr, explosion d’une bombe devant le magasin de meuble de Mr TOURNOY. (Garcin 1944)

 

Mulatière (La). 8 Français se disant de la police arrêtent :

  • Louis SEYSSEL.

  • Gérard CLAUDE alias DUMONT. Il est fusillé le 21 juillet au fort de la Duchère. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Oullins. A 1 heure, explosion d’une bombe dans le passage souterrain du passage à niveau de la gare. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944)

 

Pierre-la-Palud (St). Durant plusieurs heures les maquisards de la Croix du Ban (maquis constitué par des éléments FTP-MOI Carmagnole et Simon FRID occupent la mairie de la commune. Drapeau tricolore en tête, ils défilent dans la commune. (Permezel 2001) 

 

Marlieux (01). Exécution de 7 détenus de Montluc par les Allemands. (Garcin 1944)

Il s’agit en fait d’une erreur. S’il y a eu effectivement une exécution ce jour là, les détenus provenaient d’une rafle effectuée à Bourg en Bresse (01) d’après les informations fournies par Genweb. 

 

15 juillet 1944

 

Bron. Boulevard Laurent Bonnevay. Assassinat par la Gestapo d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Vaulx en Velin. 92 avenue Maréchal Pétain. Explosion d’une bombe devant le commerce CHAPPAT (Garcin indique une boulangerie alors qu’Aulas parle d’épicerie). (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

16 juillet 1944

 

Villeurbanne. Rue Francis de Pressensé. Assassinat par des soldats allemands de Marius POYET, âgé de 49 ans, manoeuvre. Il n’avait pas répondu aux sommation d’une patrouille allemande. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

17 juillet 1944. 

 

Bron. La Gestapo arrête des agents du Service des Transmissions Nationales, Forces Françaises Combattantes. Ils décèdent en déportation. 

  • Robert ALLEMES, 40 ans, chef de poste, rade-électricien principal. 

  • Aimé BOULER, 34 ans opérateur radio électricien. Déporté à Dachau, il décède le11 août 1944. 

  • Anthelme François BUATOIS, 33 ans opérateur radio électricien principal. Interné à la prison de Montluc, puis déporté. 

  • François DAGORN, 46 ans, opérateur radio-électricien. Déporté à Mauthausen, il décède d’épuisement. 

  • Maurice GEORGES-RENE, 37 ans, opérateur radio électricien principal. Neuengamme février 1945 ? 

  • Henri LANGLADE, 50 ans, chef de circonscription. Déporté, il décède en camp. 

  • Georges Jean RESSEGUIER, 51 ans, chef de poste radio-électricien. Déporté, il décède le 1er janvier 1945 à Mauthausen. 

  • Pierre-Louis SUBTIL, 34 ans, opérateur radio-électricien. 

  • Pierre-Albert THEVENON, 30 ans opérateur radio-électricien. (Permezel 2001 et 2003) 

 

Lyon. Arrestation de Robert ALLEMES chef de poste radio-électricien principal du service de télécommunications et de signalisation de l’aérodrome de Bron. Il commande un groupe de 12 personnes qui agissent pour le compte du Service des Transmissions nationales des Forces Françaises Combattantes, action PTT. Déporté il décède en camp de concentration. (Permezel 2003) 

 

Lyon. Arrestation par la Milice de Robert CLUZAN, rédacteur à la Préfecture du Rhône et membre des NAP. Il décède des suites de ses tortures à Montluc le 6 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. 30 rue Molière. A l’issue d’une réunion organisée par Maurice GUERIN président du Comité de coordination d’Action chrétienne CCAC), arrestation par la Gestapo de Maurice GUERIN, Gilbert DRU, et Francis CHIRAT.

Gilbert DRU et Francis CHIRAT sont assassinés le 27 juillet place Bellecour en représailles de l’attentat contre le café « Le Moulin à Vent. » (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jacques KRAMKIMEL membre des FTP-MOI. Il disparaît sans laisser de traces. (Permezel 2003) 

 

Lyon. A 13h30, explosion d’une bombe au siège de l’Union des Israélites de France, 9 rue de l’Hôtel de Ville, au quatrième étage. Les dégâts sont importants. (Garcin 1944)

 

Vaise. Pétition des femmes de Vaise. 

« Nous femmes de Vaise, nous protestons énergiquement contre la diminution considérable de nos maigres rations de pain. Considérant les pénuries de viande, matières grasses, etc… nous estimons que 500 gr de pain nous sont nécessaires journellement pour notre alimentation (233 signatures). (Aulas 1974)

 

Paris (75). Arrestation d’Andrée BREVET membre du réseau Phratrie-Corvette qui avait gagné Paris à la suite de la dénonciation du réseau. Elle est déporte,e à Ravensbruck où elle décède.

Ses frères Edmond et Jean, membres du même réseau fuient eux aussi à Paris, mais ne sont pas arrêtés. (Permezel 2003)

 

18 juillet 1944.

 

Raymond BASSET est nommé commandant FFI du Rhône par Alban Vistel. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation et tortures par l’armée allemande et la Gestapo de Jacques BRIACCA et Joseph BRIACCA. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Deuxième arrestation de l’ex gardien de la Paix Charles LASSINAT, cette fois-ci par la Gestapo. Interné à Montluc, il est libéré le 24 août 1944 avec tous les prisonniers. (Permezel 2003)

 

19 juillet 1944

 

Châtillon d’Azergues. Exécution par les Allemands de 52 détenus de Montluc. (Garcin 1944 et Maitron)

Permezel 2003 donne la date du 20 juillet. 

Voir annexe D6

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo d’Alexis CHAPOCHNIKOFF membre des FTPF. Il est assassiné le 20 août à Saint-Genis-Laval. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Robert HUVELIN agent de liaison de l’Etat-major du commandant Marcel DESCOURS alors qu’il est en mission. Déporté, il décède au camp d’Ebensee-Mauthausen fin janvier 1945. (Permezel 2003)

 

20 juillet 1944. 

 

Collonges au Mont d’Or.

  • Jean RODARIE est victime de pillage de la part de la police allemande. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Arrestation et déportation de STENPHEL et de WEIL. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo de Jules BERGER membre des FUJ et de son épouse Marthe BERGER. Interné à Montluc, il échappe de peu au massacre de Saint-Genis Laval le 20 août. Il est libéré le 24 août avec l’ensemble des prisonniers de Montluc. (Garcin 1944 et Permezel 2003)

Garcin indique aussi l’arrestation d’un employé. 

 

Lyon. Cours Gambetta Assassinat par des agents français de la Gestapo de Joseph BOUKOBZA membre du Front National. (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 29 Cours Gambetta. Explosion d’une bombe au magasin de sport VINCENT et CARREL. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Mulatière (La). A 0h40, explosion d’une bombe qui fait sauter le barrage de La Mulatière sur une longueur de 8 mètres. Le niveau de l’eau baisse de deux mètres ce qui interrompt le trafic fluvial entre Lyon et Châlon-sur-Saône. (Garcin 1944)

 

21 juillet 1944

 

Lyon. À 21h45, Alors qu’il rentrait chez lui, Émile GROUT, âgé de 36 ans, tapissier, ancien vice-président du Lyon Nautique Athlétique, demeurant 9, Rue Nicolai est grièvement blessé d’une balle au ventre, par une patrouille allemande. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 12h15, intervention de la police allemande, 24 rue de Brest pour capturer Julien MOREL, âgé de 40 ans, employé et membre de la Résistance. Ce dernier a tenté de s’échapper en descendant. Par la fenêtre du 3e étage, à l’aide de deux draps noués. Il se tue en tombant sur la chaussée. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 20h10, rue de la Madeleine angle rue Saint-Michel, le gardien de la paix stagiaire Marius PETIT est attaqué par des inconnus. Son arme et sa carte professionnelle lui sont dérobés (Garcin 1944)

 

Lyon. A 21h, avenue Berthelot, l’étudiant Victor CHARLES, âgé de 24 ans, est blessé par une patrouille allemande. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 21h10, quai Claude Bernard, François PAGET employé de l’OTL est blessé par une balle perdue. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 21h30, une dizaine de jeunes gens armés de revolvers et de mitraillettes attaquent deux gardiens de la paix de faction devant le poste de radio-Lyon, rue de Marseille. Après les avoir désarmés, ils prennent la fuite poursuivis par d’autres gardiens avec qui ils échangent des coups de feu. Des miliciens et des soldats allemands interviennent à leur tour et tirent des coups de feu dans tout le quartier autour de la rue de la Charité. Plusieurs personnes sont blessées. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h, explosion d’une bombe au siège du Parti Populaire Français, 62 rue de la République. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944)

 

Lyon. Louis PARRET, âgé de 58 ans, chauffeur est blessé par des balles de mitraillettes, rue Mazard. (Garcin 1944)

 

Lyon. «  une camionnette, chargée d’une dizaine de jeunes gens armés de mitraillettes, circulait lentement rue de la Madeleine, lorsque, près de la route de Vienne, les jeunes gens ouvrirent. Le feu sur un groupe de cheminots allemands, blessant plusieurs d’entre eux, dont un grièvement.

Au cours de la fusillade, Henri BERTHOLLET, âgé de 41 ans, comptable a été tué dans un tram de la ligne 12. » (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. Assassinat par la Gestapo de Louis GILBERTI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. À 23h45, 13 rue Creuset, attentat à la grenade chez François MARCHI (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

22 juillet 1944

 

Francheville. Intervention de la Milice. VALLIER décède à la suite d’un incendie, et Alphonse BENOIT est assassiné. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 35 hommes et 20 femmes détenus pour menées antinationales sont extraits des prisons Saint-Paul - Saint-Joseph pour une destination inconnue. (Permezel 2001) 

 

Lyon. À 0h20, explosion d’une bombe au café Bekouche, rue de l’épée. (Garcin 1944)

 

Lyon. À 14h30, 265 route d’Heyrieux, un cycliste blesse grièvement de 3 balles de revolver, Joannes EYRAUD, quincailler âgé de 30 ans. Il est transporté à l’hôpital Édouard Herriot dans un état grave. (Garcin 1944)

 

Lyon. 118 Rue Masséna, hôtel Edelweiss, siège des auxiliaires de la police allemande, le polonais Antoine SZPEJEWSKI (alias Léon KATZ) est abattu par des policiers allemands en tentant de prendre la fuite. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Ternand. Dans la nuit du 21 au 22, à cause d’un orage particulièrement violent un avion de la RAF s’écrase dans le bois de Braufaisant 3 victimes. (Permezel 2001) 

 

23 juillet 1944

 

Lyon. Prison de Montluc. Assassinat de Louis MORAIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo et la Milice, en présence du dénonciateur, de la famille MARX. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 14 rue de l’Epée. A 0h20, explosion d’une bombe au café B. (Aulas 1974)

 

Lyon. À 15 heures, route de Strasbourg, près du chemin de fer, deux inconnus blessent à coups de mitraillettes, deux jeunes filles. Un officier allemand exige qu’elles soient conduites à l’hôpital de la Croix-Rousse. (Garcin 1944)

 

Lyon. À Oh45, 33 Cours Richard Vitton, Explosion d’une bombe à l’épicerie de Pierre CARREZI, âgé de 41 ans. Les dégâts matériels sont importants. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

24 juillet 1944

 

Lyon. Pétition pour protester contre les difficultés de la vie quotidienne. 

« Vous n’êtes pas sans connaître les difficultés qui se présentent aujourd’hui aux ménagères pour obtenir le pain qui leur est nécessaire. Les attentes sont très longues, la ménagère partie à 7 heures ne rentrera qu’à 11 heures 30 et souvent avec des bretzels en guise de pain. Cela est du aux formalités et complications apportées sans résultats positifs à la livraison du pain. » (Aulas 1974)

 

Lyon. « Un roumain Nicolas BERGER, âgé de 44 ans, sur le point d’être arrêté par la police allemande, se jette par une fenêtre de son appartement situé 9 rue Mortier. Grièvement blessé, il est conduit à l’hôpital. (Garcin 1944)

AD69. Memonial de l’oppression place cette affaire le 23 juillet. 

 

Lyon. À 20h, au poste de Charpennes, bagarre entre des agents de police et des résistants. 

Rémy MILET, demeurant 23 route de Crémieu, est blessé et arrêté. Il a été trouvé en possession d’un grenade et d’un revolver. Il est emmené par des policiers allemands. (Garcin 1944)

 

25 juillet 1944

 

Beaujeu. Vers 17h, dans les environs de la commune, un détachement allemand est attaqué par le maquis. Les Allemands comptent 21 tués dont 1 officier et 5 blessés. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

Lyon. À 10h30, un jeune homme blessé par les Allemands est emmené au service SD de la Gestapo, place Bellecour. Son identité est ignorée. (Garcin 1944)

 

Lyon. À 11 heures, deux policiers allemands poursuivent deux résistants à bord d’une automobile avenue du Parc. Un des policiers ouvre le feu sur les fuyards. Des sentinelles allemandes en faction à proximité ripostent. L’un des policiers, en fait un chef important de la Gestapo est tué. L’un des résistants, blessé, a été capturé par la Gestapo. (Garcin 1944)

Il pourrait s’agir de Michel FEY, commandant régional des FTP-MOI dont Permezel 2003 dit qu’il blessé lors de son interpellation au Parc de la Tête d’Or. Il disparaît par la suite certainement assassiné. 

 

Lyon. À 22 heures, explosion dans une installation souterraine des P.T.T., avenue Berthelot au niveau de la rue Camille Roy. (Garcin 1944)

 

Lyon. À 23 heures, 9 rue Tavernier, la felfdgendarmerie à la recherche d’un inconnu, blesse au bras gauche, Claudius BOIS, âgé de 16 ans, devant son domicile. (Garcin 1944)

AD 69. Mémorial de l’oppression 2003, pour sa part signale l’arrestation d’une personne non identifiée. 

 

Lyon. Jeanne BONIER, médecin inspecteur régional adjoint à Lyon pour les services médico-sociaux de la Main d’œuvre, faisant l’objet de 3 dénonciations, mais prévenue par un collègue échappe à un ordre d’arrestation. Elle truquait des examens médicaux pour éviter à des jeunes de partir au STO. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation de Léon LANDINI, membre des FTP-MOI. Interné à Montluc, Il est libéré le 24 août 1944. (Permezel 2003)

 

Oullins. À partir de 14h, grève, dans le calme, de la totalité du personnel des ateliers de la SNCF, pour protester contre le manque de pain. (Garcin 1944)

 

Sain-Bel. Intervention de la Gestapo. 

  • Sont arrêtés et déportés : les frères ABERGELMme COHEN et sa fille. 

  • Est assassiné. Cheloum CHEKROUN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

26 juillet 1944

 

Lyon. A 12h30, quai de Retz à hauteur de la rue Gentil, exécution à la mitraillette par les occupants d’une voiture de :

  • Marc CARREL, âgé de 42 ans, commissaire aux questions juives. 

  • Charles BELIER, âgé de 46 ans, inspecteur de la police régionale d’Etat. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 21 heure, rue de Cuire, René DIDIOT, âgé de 37 ans, chef de service à l’entreprise ferroviaire est tué de plusieurs balles de revolver. (Garcin 1944, Aulas 1974, AD69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 22h50, explosion d’une bombe au magasin Lanoma, rue Centrale, angle rue Grenette. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 23h45, attentat de la Résistance contre le café « Le Moulin à Vent » tenu par Jean BERTHIER, situé place Bellecour angle rue de Gasparin. Ce café est fréquenté par des Allemands et des collaborateurs. Des résistants ont réussi à placer des charges explosives à l’intérieur avant sa fermeture. Il y a des dégâts matériels, mais pas de victimes. (Garcin 1944, Aulas 1974 et Permezel 2003 )

 

Ouroux. Intervention de l’armée allemande. 

  • Sont blessésMme BERNILLON née DESPERRIERMme BROUILLARD, un nommé FINKELSTEIN, un nommé RAY.

  • Sont assassinés. Joanny DESPERRIER, Alexis KOURLUKOFF, Ambroise SAIGNEMARTIN, Jeanne SAIGNEMARTIN née PASSOT, Philomène YAGELLO née PATICHOUD. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Vaulx en Velin. Série d’explosions. Dans les deux cas les dégâts sont légers. 

  • A 23h45, 105 rue de la République, explosion d’une bombe chez Antoine PASSET, gérant de la succursale du Casino. . 

  • A 23h45, 115 rue de la République, explosion d’une bombe à la boucherie PEROTTI. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

27 juillet 1944

 

Beaujeu. Bombardement de la commune par l’aviation allemande, en représailles de l’attaque du 25 juillet. 

Sont tués Louise BOULARD née GADETTE ; Louise DIDIER née LASSAUZAY ; Madeleine Eugénie FEIGNIER née DISTRIBUE ; Claude Marie FOLLIET. 

Sont blessés : Jeanne Emilie ANGLADE née BLEYMET ; Louise FARINOUX née GANIVEAUX. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003). Pontaut/Pelletier 2008 donne la date du 26 juillet. 

 

Bron. Arrestation par la Gestapo de Louis MAGGIORINI. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Caluire. A deux heures du matin, un bombardier allié désemparé largue 8 bombes sur le Vernay causant des dégâts importants (86 maisons endommagées) mais sans faire de victimes. (Basse M et J 1976)

 

Lyon. En représailles de l’attentat de la nuit contre « Le moulin à vent », les Allemands exécutent 5 prisonniers de Montluc sur les lieux même, Place Bellecour angle rue Gasparin. L’exécution a lieu vers midi et les Allemands autorisent l’enlèvement des corps vers 15h. Permezel 2003)

  • Albert CHAMBONNET, 40 ans, officier d’active de l’armée de l’air, chef régional des FFI. 

  • Gilbert DRU, 24 ans, étudiant en lettres fondateur et responsable du comité de coordination d’action chrétienne, inspirateur du MRP, de Lyon. 

  • Francis CHIRAT, 27 ans, employé responsable des Equipes chrétiennes pour la zone sud de Villeurbanne. 

  • Léon PFEFFER, 21 ans, technicien, FTP-MOI du Bataillon Carmagnole. 

  • René BERNARD, 29 ans, chauffeur, membre des Jeunesses communistes. (Garcin 1944 et Permezel 2001)

 

Lyon. A 13 heures, une quinzaine de jeunes gens pénètrent dans un garage 208 avenue Thiers. Ils posent des bombes qui détruisent huit voitures er neuf camions allemands. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. A 23 heures, gare de la Guillotière. Un soldat allemand tue Georges SIEFFERT, âgé de 35 ans, interprète à la SNCF. Il n’avait pas répondu aux sommations du soldat. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation de Kiwa BLUWOL qui participait à une opération de récupération de bicyclettes destinées à équiper le bataillon Carmagnole pour des actions de sabotage et militaires contre les Allemands. Il est déporte dans plusieurs camps de concentration dont il revient. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue Sainte-Catherine. Arrestation par la police allemande d’un dénommé MEUDELS. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

28 juillet 1944

 

Genis-Laval (St). Sur dénonciation, la milice vient arrêter Henri LACARELLE (3e arrestation) membre du réseau Marco-Polo, au domicile de ses parents. Il réussit à prendre la fuite, mais son père, sa mère, deux soeurs et son beau-frère sont arrêtés et internés à Montluc jusqu’à la libération de la prison. 

  • Son père Jean est lui même membre du réseau. 

  • Son beau-frère François VERNATON radio dans le réseau BAOBAB est fusillé le 9 août 1944 à Saint-Symphorien les Tours (37) avec 21 autres agents du mouvement. (Permezel 2003)

 

Lyon. Interpellation de Isaac CHATT, médecin membre de l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide. Il est déporté à Auschwitz où il disparaît. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue Claude Joseph Bonnet. Assassinat par la police allemande de Nathan AMARAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 0h50, 13 rue de Villeroy, explosion d’une bombe dans la crémerie tenue par Mme BARTHELEMY. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Lyon. « Au cours d’une opération de la police allemande, 5 place Croix-Paquet à 12h15, un Israélite, qui était recherché a pu sauter de sa fenêtre et prendre la fuite. Deux femmes, qui étaient avec lui, ont voulu intervenir. L’une d’elle, Mme Lucienne IMBERT, âgée de 24 ans, employée a été tuée d’une balle au coeur. L’autre dont on ignore l’identité à été emmenée par les Allemands. » 

Lucienne IMBERT dont le véritable nom est Zlola ISRAELSKI (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 9h25, rue Tête d’Or angle rue de Sèze, le milicien Maximilien JANNIAUD est légèrement blessé par des tireurs en voiture. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. A 4h40, rue d’Alsace, explosion d’une bombe au magasin de cycle de Mr VERONA. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

29 juillet 1944.

 

Givors. Exactions de l’armée allemande à l’encontre de Maurice CHAISE qui est blessé. Un nommé HILAIRE est assassiné. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Jean-d’Ardières (St). Incendie d’une maison et assassinat par des soldats allemands aidés par la Milice de Jean BROQUET et de 4 hommes non identifiés. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003) 

 

Lyon. Arrestation d’André BAUMOL et de Charles WOLMARK, membres de l’UJRE. Ils sont fusillés le lendemain. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation d’Elie JACQUIN membre du réseau Marco-Polo. Interné à Montluc, il est libéré le 24 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 21h45, transport à l’hôpital Edouard Herriot de Paul DUBOIS, âgé de 22 ans, blessé à la tête par des miliciens. Il décède deux heures plus tard. (Garcin 1944 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 10 heures, 28 rue de l’Annonciade, Mme Suzanne PAILLOLE est blessée de deux balles . Sa domestique Mme veuve Marie PAQUET est tuée d’une balle dans la tête. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Oullins. A 6 heures, aux ateliers de la SNCF, l’explosion d’une bombe détruit une grue d’une force de 50 tonnes. (Garcin 1944)

 

30 juillet 1944

 

Chaponost. Arrestation et assassinat par l’armée allemande de René PELET. Son corps est retrouvé le 26 août 1944 à Saint-Pierre-de-Boeuf (42) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Paris (75). Arrestation par la Gestapo du commissaire de police George kUBLER agent du réseau Gallia. Déporté, il décède au camp de concentration d’Ellrich. Il avait réussi à échapper à une première arrestation à Lyon le 18 avril 1944. (Garcin 1944 et Permezel 2003) 

 

31 juillet 1944

 

Lyon. A 23h30, 4 Cours Gambetta, explosion d’une bombe au magasin de T.S.F de Mr BARBIER. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Août 1944

 

(Début). Lyon. Arrestation de 39 gardiens de la Paix par la police allemande. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

1er août 1944

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation d’un agent de liaison, de 28 membres du MLN (Mouvement de Libération Nationale)

  • Yves BOTTON est exécuté le 20 août à Saint-Genis-Laval.

  • Yvette LAURY, internée à Montluc, elle est libérée le 24 août 1944. (Permezel 2003) 

 

Lyon. A 23h15, route de Vienne, une explosion détruit un câble téléphonique intéressant le sud de la France. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation, sur dénonciation d’un agent double, d’Hélène BOUTIER membre des M.U.R. 

Internée à Montluc, elle est libérée le 24 août 1944 comme l’ensemble des détenus. (Permezel 2003) 

 

Lyon. Cours Morand (Franklin Roosevelt). Arrestation par la Gestapo, sur dénonciation, de Sylvain ITKINE membre de Combat. Il est fusillé quelques jours plus tard. (Permezel 2003)

 

Lyon. Hôpital militaire allemand de la Croix-Rousse. Décès pour raisons médicales de Maurice MAITRE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

2 août 1944

 

Lyon. Arrestation par la Milice, sur dénonciation de 28 membres du mouvement Libération. 

  • Clémence JAYET. Détenue à Montluc, elle est libérée le 24 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 8 heures, 138, Rue de Sully. Richard ALTSCHUL alias Richard ARNOULD, âgé de 40 ans, voyageur de commerce, est tué par un policier allemand. (Alors que Garcin 1944 le donne tué, AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 ne le donne quinterpellé)

 

Pierre-la-Palud (St). Des Allemands aidés par des GMR attaquent le maquis de la Croix du Ban. Joseph GAY âgé de 36 ans est tué. (Permezel 2001) 

 

3 août 1944

 

Lyon. Arrestation place Tolozan d’André BONIN membre du réseau Alibi. Détenu à Montluc, il est fusillé le 20 août à Saint-Genis Laval. (Permezel 2003)

 

Lyon. Cours Lafayette. Arrestation par une patrouille allemande de Jean DEMARTINI. Détenu à Montluc, il est libéré le 24 août avec l’ensemble des détenus. (Permezel 2003) 

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo, sur dénonciation, de Hélène DUBOIS agent de liaison d’Alban VISTEL, chef régional des FFI. Elle est condamnée à mort le 18 août mais libérée le 24 comme l’ensemble des détenus de Montluc. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation d’Henri ISRAEL, membre du réseau Gallia. Il est fusillé à Bron. Son épouse Hélène est arrêtée à leur domicile de Charly. Détenue à Montluc, elle est libérée le 24 août 1944. (Permezel 2003)

 

4 août 1944.

 

Champagne au Mont d’Or. Arrestation et déportation par la Gestapo de Lucie GEOFROY née LEBROTON. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 16 heures, montée de la Bastero, une explosion à la bombe coupe un pylône électrique supportant des lignes téléphoniques des troupes allemandes. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22h45, vers le pont de Bourgoin, une explosion coupe un câble téléphonique intéressant le sud de la France. C’est la troisième fois que ce câble est coupé à ce niveau. (Garcin 1944)

 

Lyon. Arrestation de Germaine BERNHEIM. Membre des MUR, elle fait partie des 120 victimes du massacre de Saint-Genis Laval du 20 août. Son époux Pierre est arrêté en même temps. Il est fusillé à Bron le 18 août. 3 frères de Pierre eux aussi dans la Résistance sont victimes de la répression allemande. (Permezel 2003)

 

Lyon. La Gestapo qui a tendu une souricière 147 avenue de Saxe angle Cours Lafayette, arrête plusieurs résistants :

  • Jeanne BOILLON agent de Franc-Tireur. Détenue à Montluc, elle est libérée le 24 août. 

  •  Paule GAGNEUR, membre du réseau Gallia. Internée à Montluc, elle est libérée le 24 août 1944. 

  • Robert GUILLAUD, membre du réseau Gallia. Il est exécuté le 20 août à Saint-Genis-Laval (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation d’Adrien DENAVIT membre de l’AS. Interné à Montluc, il est présumé assassiné à Saint-Genis-Laval le 20 août 1944. (Permezel 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Gestapo, en compagnie de deux camarades, de Victor FERRANTE, membre du 5e Bataillon FTP-MOI. Détenu à Montluc, il est libéré le 21 août 1944, mais disparaît au cours d’une mission à la fin du mois d’août. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue de l’Université. Arrestation par la Gestapo du colonel Paul LANOYERIE, chef adjoint du réseau Gallia et de son épouse. 

  • Le colonel est fusillé le 20 août 1944 à Saint-Genis Laval. 

  • Son épouse internée à Montluc est libérée en même temps que tous les détenus. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2003)

 

Pierre-Bénite. A 1h50, destruction de trois pylônes électriques par des bombes sur la voie ferrée Lyon - Saint-Etienne. (Garcin 1944)

 

5 août 1944

 

Limonest.

  • Arrestation et pillage de leurs biens par le PPF de Mme FRAIBERGER, de son père et de son fils. 

  • Assassinat par la Milice de Denis LANFREY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Place du commandant Arnaud. Arrestation et torture par la Gestapo de Julien JOLIVET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Des inspecteurs de la police judiciaire, arrêtent Roger JUISSEAU, âgé de 20 ans, au service de la police allemande. 

Il exigeait du ravitaillement, sous la menace d’une arme, auprès des producteurs de Caluire. (Garcin 1944)

 

6 août 1944

 

Caluire. Une partie de la commune est touchée par le bombardement des usines de Saint-Rambert et de la gare de Vaise. Il y a d’importants dégâts, 11 morts et 130 sinistrés. (Basse M et J 1976)

 

Lyon. Arrestation de Jacques BREYTON. Mais grâce à de faux papiers, il n’est pas identifié en tant que résistant. Interné à Montluc, il est libéré le 24 août 1944 et reprend immédiatement ses activités. (Permezel 2003)

 

Lyon. Prison de Montluc. Torture et assassinat de Robert CLUZAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. A 21 heures, Rue Bourchanin. Assassinat par des soldats allemands de Francis Marius BOURRAS, âgé de 27 ans. (Garcin 1944 donne la date du 7 août et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

7 août 1944

 

Lyon. A 21h45, 27 rue des Charmettes, 3 jeunes gens tirent et blessent grièvement Etienne VIVIANT, alors qu’il se trouvait chez lui. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 22 heures, 1 rue d’Algérie, explosion d’une bombe devant le magasin de timbres de M MARITTON. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

8 août 1944

 

Lyon. Quai Saint-Vincent. Assassinat par la Gestapo d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon Monplaisir. A 17h30, une dizaine de jeunes gens armés de mitraillettes et de revolver pénètrent dans les locaux de l’entreprise Gouillardon vulcanisation, 44 rue Montplaisir où ils placent des bombes qui détruisent plusieurs machines. (Garcin 1944)

 

Lyon. 29 rue P Chenavard. A 22h45, GEROMINI chef du PPF et membre du service auxiliaire de la police allemande est blessé d’une balle au ventre. Il est transporté à l’hôpital de la Croix-Rousse. (Garcin 1944). (Aulas 1974 le donne tué)

 

Lyon. A 23 heures, des agents se sont rendus 49, rue Juliette Récamier, dans l’appartement de M WURSKER et de Mme JACOB, où deux membres du P.P.F. Marius GIRIN, âgé de 17 ans et René GALLAND, âgé de 18 ans, tiraient des coups de feu. Tous les deux ont été gardés à vue. (Garcin 1944)

 

Tassin-la-Demi-Lune. Perquisition suivi de vol par la Milice chez un dénommé WAHL. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

8-15 août 1944

 

Jean-d’Ardières (St). Hameau du Pizay. Nombreuses exactions commises par la Gestapo et la Milice. Sont victimes de : 

  • Incendie Marcel HUGAND Claude JAMBON Erminio TOFFOLETTO.

  • Arrestations : Anastasie BROZOWSKA Auguste FUSS ; Louise FUSS née MULLER Benoit HUGAND ; Andrée PEPIN née CHANCEL ; Laurent RAY ; Jean SCHMITT ; René SCHMITT ; Alfred VIAL ; Jocelyne VIAL née JUNGO. 

  • Assassinat Claudius DARGAUD Joanny DENOYER André GREZAUD Marcel HERBET Robert MOSSE ; 1 homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

9 août 1944

 

Fons (St). A 23h30, explosion de bombes devant un certain nombre de magasins. 

  • 58 avenue Jean Jaurès, débit de boissons de Jean DAMIANI.

  • 3 place Michel Perret, boulangerie de Jeanne BADIN.

  • 61 rue du Port, magasin d’électricité de Henri CROSAS-BLANC. (Garcin 1944)

 

Jean d’Ardières (St). Château de Pizay. 5 résistants sont capturés dans une souricière tendue par les Allemands. Ils sont exécutés le lendemain. 

  • Joanny DESNOYER, 20 ans.

  • André GREZEAUD, 20 ans.

  • Marcel HERBERT, 24 ans.

  • Pierre ROLAND.

  • N ROSSET. (Permezel 2001)

(Garcin 1944, évoque ces exécutions, mais ils en compte 6 et indique qu’il s’agirait de détenus de Montluc). 

 

Lyon. Dans la nuit, sabotage par la résistance des transports en commun de Lyon. (Permezel 2003)

 

Lyon. Hôpital du Perron. A 10h30, évasion de P CRUON. (Aulas 1974)

 

Lyon-Vaise. A 12h40, explosion d’une bombe à l’hôtel de La Pyramide qui abrite des cheminots allemands. Il y a 5 blessés dont 2 grièvement. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 17h15, un jeune homme est tué au siège du PPF, 21 rue de Bonnel. (Garcin 1944 et Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Siège de la Gestapo, 33 place Bellecour. Décès d’Alexandre DARDEL (Muller), né le 31 décembre 1910 à Saint-Laurent d’Agny des suites de tortures. Il était le chef d’un groupe spécial FTPF. (Garcin 1944)

Alexandre DARDEL, chef de groupe FTP, de retour d’une mission au maquis de Lamure-sur-Azergues doit rencontrer un camarade dont il se méfie. Au moment de la rencontre, il est blessé par cette personne, arrêté et conduit au siège de la Gestapo, où il est torturé à mort. (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Arrestation par la Milice d’André GAMBRELLE membre de Franc-Tireur. Il est libéré après 49h de garde à vue. Il rejoint un maquis dans l’Isère, puis s’engage dans la 1ere Armée française. (Permezel 2003)

 

Lyon. Quai Jayr. Intervention de la Gestapo aidée par la Milice. 

  • Arrestation et déportation de Paul CHEVREL.

  • Arrestation et assassinat de Martin BASSO

  • Arrestation de René VENTURINI fusillé le 17 août 1944 rue du Bachut (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Ile BarbeRobert GIUDICELLI membre des FTP qui revient à pied d’une réunion clandestine dans les bois de Couzon-au-Mont d’Or est grièvement blessé puis torturé. On retrouve son corps abandonné le 14 août devant le 21 rue de Bonnel. (Permezel 2003)

 

Oullins. A la suite de la destruction d’une grue, opération de police de l’armée allemande aux ateliers SNCF. Un ouvrier qui tentait de prendre la fuite est tué. (Garcin 1944)

A la suite d’actions menées par la Résistance, l’armée allemande, la Milice et des membres du PPF mènent une rafle à l’intérieur des ateliers de réparation de la SNCF (Pour Permezel). Pour Maitron les arrestations sont effectuées par l’auxiliaire français de la Gestpo Francis ANDRE aidé de ses hommes (René MAZOT, Joseph DESGEORGES et Henri CHAVENTON). Sont arrêtés : 

  • Hippolyte BOUTHORSGabriel BROTTET, un nommé CHAFFARD, Marius GIRERD, un nommé GOURDON, Pierre GRANDJEAN, Jean-Victor GRIMALDI, René PETIT, Elie PLANTIERLouis SAUNIER.

  • Marius CHARDON membre des FTPF, est abattu d’une rafale de mitraillette alors qu’il tente de prendre la fuite. (Permezel 2003 et www.fusilles-40-44.maitron.fr)

 

10 août 1944

 

Lyon. 80 hommes et 10 femmes détenus pour menées antinationales sont extraits des prisons Saint-Paul - Saint-Joseph pour une destination inconnue. (Permezel 2001) 

 

Lyon. Décès à la prison de Montluc de Laura MARX née WEILL âgée de 56 ans. (Garcin 1944)

 

Lyon. 57 rue Voltaire. A 7h15, Désiré TREMA et son épouse Anne TREMA sont abattu à leur domicile par un inconnu. Désiré TREMA était interprète pour l’armée allemande. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Lyon. Hôpital E Herriot. A 13h15, évasion de P CHARNAY. (Aulas 1974)

 

Lyon. Rue de l’Abondance. L’inspecteur Paul CHARBONNIER est tué de 4 balles de revolver. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Miribel (01). Arrestation de Nelly FELD agent de liaison de l’etat-major FTP. Elle réussit à s’évader durant son transfert pour interrogatoire. (Permezel 2003)

 

11 août 1944

 

Cercié. Combat du Pont des Samsons entre la Résistance et l’armée allemande qui se replie. (Permezel 2003)

  • Roger BRET est blessé. 

 

Claveisolles. Hameau de la Douzette. 

Bombardement du hameau par l’aviation allemande, 5 habitants sont tués : 

  • Abbé Philippe DUMAS, 74 ans.

  • Jeanne-Marie DUMAS, 12 ans.

  • Marie-Thérèse Françoise DUMAS, 14 ans. 

  • Monique Léonie HOCH, 6 ans.

  • Marie-Françoise ROCHE veuve DU MONTET, 47 ans. (Permezel 2001)

 

Lyon. Départ du convoi n°14166 avec environ 650 personnes juives et résistantes. Ce train est composé de 9 wagons et passe par Macon, Châlons sur Saône, Chaumont, Vittel, Epinal, Belfort, Mulhouse, Colmar, Strasbourg. 

Des ressortissants britanniques auraient été laissés à Vittel. Les résistants hommes auraient été dirigés vers le Struthof, les femmes vers Ravensbruck. Il s’agit du dernier convoi à partir de Lyon. (Klarsfeld 2019)

 

Martin-en-Haut (Saint). Exécution par méprise, sur ordre d’un lieutenant FFI, de Jean DUDUKDJIAN membre des FTPF. (Permezel 2003) 

 

Quincié-en-Beaujolais. Carrefour du Pont des Saisons. 

Une centaine de maquisards locaux prennent le contrôle du carrefour. Un combat éclate contre les troupes allemandes. Il va durer toute la journée. 5 maquisards sont tués. 

  • ALAIN, FTP.

  • Antoine CINQUIN, FTP de Saint-Etienne les Oullières. 

  • N DUBOUIS, FTP.

  • Raymond POUGET, FTP.

  • Claude RAVEL, FTP.

  • Diego HARO, 20 ans, blessé décède le 13 août. (Permezel 2001)

 

12 août 1944

 

Beaujeu. Albert CHARRETON, agent de l’Armée secrète est abattu alors qu’il tente de fuir une colonne allemande qui circule dans la commune. (Permezel 2001)

 

Jonage. Le milicien Henri FELIX est retrouvé noyé dans le canal. Il porte des traces de coups (Garcin 1994 Aulas 1974)

 

Lyon. Arrestation et déportation par la police allemande d’Henri SOMBARDIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 19h30, Arrestation à son domicile par la police allemande de Ernest RAYNAUD (Tréno) journaliste membre de la Résistance. (Garcin 1944) 

 

Lyon. Arrestation par la police allemande de :

  • Maria SLENEZINSKI, âgée de 54 ans. 

  • Josette JUGLAIR, âgée de 21 ans. (Garcin 1944)

 

Lyon. Hôpital militaire allemand de la Croix-Rousse. Assassinat par la police allemande d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

13 août 1944

 

Arbresle (L’). A 10 heures, à proximité de la commune, attaque d’un train de miliciens. Il y a plusieurs blessés. (Garcin 1944)

 

Lyon. Passage d’un tain de diplomates. Arrivé à 9h15, il repart à 10h 45. (Garcin 1944)

 

Lyon. A 8 heures du matin, les Allemands cernent toutes les casernes des G.M.G et de la gendarmerie et s’emparent de toutes les armes automatiques camions et automobiles. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Boulevard de l’Hippodrome. Coups et blessures de soldats allemands à l’encontre d’Isaac BONNET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

14 août 1944

 

Lyon. A 23h30, Quai Victor Augagneur, assassinat par des Allemands de Louis EMERY chef rotativiste au « Salut Public », âgé de 39 ans et blessent Régine TROLLIET, coiffeuse âgée de 21 ans(Garcin 1944) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 place les faits Quai de Serbie)

 

Lyon. A 23 heures, Rue Tronchet angle Rue Boileau, Auguste BONNEFOY âgé de 35 ans, auxiliaire de la police allemande et Luce CURIEN âgé de 27 ans, sont blessés par balles. (Garcin 1944) (Aulas 1974 n’indique qu’une victime, Auguste BONNEFOY et la donne tuée)

 

Lyon. A 23 heures, 45 rue Voltaire, explosion d’une bombe devant la laiterie de Mle BESSE. (Aulas 1974) 

 

Yzeron. Un détachement allemand de la Compagnie de détection antiaérienne stationnée au Sud de Chazelles-sur-Lyon est signalé se dirigeant sur Yzeron.

Plusieurs groupes du Groupe Mobile d’Opérations Liberté décident de monter une embuscade au débouché Ouest de l’Yzeron, mais aussi sur la RN 89. 

Le détachement allemand qui comprend 2 adjudants, 10 sergents et 4 caporaux-chefs tombe dans l’embuscade. 9 soldats allemands sont tués et les 7 autres décident de se rendre. Un jeune résistant de 18 ans Pierre COLEAU est tué. 

Le soir même, en représailles, malgré la protestation de quelques maquisards, les 7 prisonniers sont fusillés. (Permezel 2001) 

 

15 août 1944

 

Bron. Bombardement du terrain d’aviation par l’armée américaine qui cause de gros dégâts (Permezel 2003)

 

Duerne. Dans la nuit du 14 au 15, des maquisards de l’Armée Secrète, à bord de 3 camions se rendent sur le plateau de Saint-Appolinnaire (800m d’altitude) pour réceptionner un parachutage d’armes. Ils sont sous les ordres de Raymond BASSET dont le PC est installé dans mairie d’Yzeron.

Arrivés au sommet, les maquisards décident de déplacer la zone de parachutage plus bas pour faciliter le transport des 35 containers d’armes prévus. 

L’avion largue ses containers sur le terrain balisé, mais en perte de vitesse s’écrase en flammes. 

Les containers sont rapidement embarqués. Un survivant grièvement blessé est retrouvé. Conduit chez des habitants, il décède dans la nuit du 17 au 18. Un autre survivant qui s’était caché dans les fourrés sera retrouvé en vie quelques jours plus tard. 

L’accident a couté la vie à 7 aviateurs et 1 maquisard. Ils sont inhumés dans le cimetière de Saint-Martin-en-Haut. (Permezel 2001) 

 

Genas. Une cérémonie est organisée à la mairie de la commune en mémoire des fusillés du 12 juillet 1944. (Permezel 2001) 

 

Lozanne. Assassinat par des soldats de l’armée allemande de Jean André JOLY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. L’unité de Klaus BARBIE reçoit l’ordre de se replier sur Dijon. (Hammerschmidt 2016)

 

Lyon. Le préfet régional de Vichy BOUTEMY, obtient l’assurance des autorités allemandes que les détenus de Montluc vont être libérés, ce qui ne sera jamais réalisé. (Permezel 2001)

 

Vaulx-en-Velin. A 23 heures, explosion d’une bombe au centre alimentaire du service social de la Société artificielle du Sud-est, chemin de la Poudrette. Il semble que l’attentat était dirigé contre le gérant du centre Pierre FAVRE, âgé de 53 ans. (Garcin 1944)

 

16 août 1944

 

Lyon. Au cours d’une action commando à l’hôpital Grange Blanche, Guy Van BUTSELE, membre des F.U.J est tué par un agent de police. Il était âgé de 16 ans. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 12h50, Rue du Chaperon rouge et montée de l’observance. Assassinat par la Feldgendarmerie de deux membres de la Résistance Lucien BARTHELEMY et Marcel Joseph COLLOMB. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

(Garcin 1944 donne Paul comme prénom de Lucien BARTHELEMY, âgé de 30 ans et la deuxième personne non identifiée.)

 

Lyon. A 11h du matin, action militaire d’une cinquantaine d’éléments FTP-MOI Bataillon Carmagnole contre une unité GMR stationnée dans le groupe scolaire E Herriot au 157 rue Bataille. A l’issue de cette attaque 60 GMR rejoignent le maquis et une importante quantité de matériel est récupérée. Participent à cette action : 

  • Joseph FARBIAZ (né en 1929), membre de l’Union de la Jeunesse Juive. (Permezel 2003 et Aulas 1974)

 

17 août 1944

 

Bron. 50 détenus sont extraits de Montluc pour effectuer des réparations sur l’aérodrome. Parmi eux, un réussit à s’enfuir et n’est pas rattrapé. En représailles les 49 autres sont fusillés. (Voir annexe D6) (Permezel 2001)

 

Bron. Coups et blessures de la part de soldats allemands sur les personnes de Fortuné SEVERIN et de son épouse Stéphanie née BERTRAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Fons (St). A la suite d’une explosion sur la voie de chemin de fer près de la poudrière au Lieu-dit La belle étoile, des soldats allemands descendent d’un train et assassinent  Aida ARIBI, âgé de 26 ans et d’André DALICIEUX, âgé de 16 ans. (Garcin 1944) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 donne comme prénom Aissa pour ARIBI et ajoute des faits de pillage)

 

Lyon. Arrestation sur dénonciation, à son domicile 13 rue Raymond, de Paul BRUNET et de l’opérateur radio Georges RICARD. (Permezel 2003)

  • Paul BRUNET est condamné à mort, mais est sauvé par la libération de Montluc le 24 août. 

 

Lyon. Hôpital E Herriot. Assassinat par la police allemande de Lucien BAYLE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Hôpital Grange-Blanche. Décès de Wlacek WOJCIK, 23 ans agent FTP-MOI du Bataillon Carmagnole. (Permezel 2001) 

 

Lyon. A 18 heures des bombes détruisent des câbles téléphoniques allemands chemin Barthélémy Buyer, rue de Bourgogne angle rue Mouillard et à la rue de Bourgogne angle rue de la Claire. . A 23h45, un câble est également détruit quai Gailleton angle rue Franklin. En représailles 4 détenus du fort de Montluc sont fusillés chemin Barthélémy Buyer à hauteur du 156. Un seul a pu être identifié. Il s’agit de René DEUNIERE, âgé de 26 ans, employé de commerce, domicilié à Saint-Martin-le-Vineux (38). (Garcin 1944)

Le Mémorial de l’oppression 2003 indique les noms de : 

  • René ANGE

  • Lucien DEUNIER

  • Georges Louis MARION

  • Louis Georges SERMET-BELLET

  • Henri VABRE.

 

Lyon. Avenue de Saxe. Jean-Ulrich GRUBENHANN membre de lArmée Secrète organise une réunion secrète dans un local en vue de préparer la destruction des bureaux de la Kommandantur situés à Charbonnières-les-Bains.

Prenant la défense d’un compatriote maltraité par des Allemands, il a une altercation avec la Gestapo. Prenant la fuite, il est blessé et arrêté. Il est jeté dans la benne d’un camion réquisitionné sur place. Grâce à une manoeuvre volontaire du chauffeur, il peut à nouveau s’échapper. Mais dénoncé par des passants, il est à nouveau repris. 

Il est assassiné par la Gestapo après interrogatoire. Son corps est retiré du Rhône le 20 août dans le port d’Ampuis. (Permezel 2003)

 

Lyon. A 13h25, Quatre jeunes gens pénètrent dans le garage Cordera, rue du Bachut où se trouvaient trois policiers allemands. Deux sont tués. 

En représailles à 18h30, 5 détenus du fort de Montluc sont conduits sur les lieux et assassinés par des auxiliaires français de la police allemande. (Garcin 1944) 

(Le Mémorial de l’oppression 2003, ne donne comme nom que  René Roger VENTURINI )

 

Lyon. A 16h, place Kimmerling, une bagarre éclate entre des agents de police et des membres de la Résistance : 

  • L’officier de paix QUANDY est blessé. 

  • Thomas LEONE, résistant âgé de 22 ans est tué. 

  • Maurice RABIER, résistant âgé de 45 ans est tué.

  • Jean CAMBRER, résistant âgé de 26 ans, est blessé. Il est transporté à l’hôpital Edouard Herriot. (Garcin 1944) 

 

Lyon. Assassinat de 9 hommes non identifiés. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Des policiers de la brigade motocycliste passent au maquis avec leurs machines. Il s’agit de : 

  • CHABOUD, sous-brigadier.

  • ALLAMEL, sous-brigadier. 

  • REY-DEPELEY, sous-brigadier. 

  • FRAGNAY, sous-brigadier. 

  • DELORME, garde. 

  • BALLET, garde.

  • BLANC , garde. 

  • FRINEL, garde. 

  • SUARD, garde. 

  • GIRAUD, garde. 

  • CHAUMONT, garde. 

  • BERBETT, garde. 

  • PRETTE, garde.

  • GAYARD, garde. (Garcin 1944)

 

Paris. Nouvelle arrestation de Edouard HERRIOT.

Edouard HERRIOT qui avait été libéré de l’asile de Maréville (54), est de nouveau arrêté dans la matinée par les Allemands à l’hôtel de ville de Paris. Il adresse à Pierre LAVAL une protestation. 

« Après avoir été informé à Nancy par M le Président LAVAL que j’étais libre, sans aucune démarche de ma part, après avoir été ramené à Paris où, pour des raisons de prudence et d’intérêt général, je me suis privé de cette liberté qui m’était annoncée, sans commettre le moindre acte qui puisse m’être reproché, je suis de nouveau emmené je ne sais où avec ma femme, qui a volontairement et courageusement suivi mon sort. 

Je n’ai aucun moyen de résistance à la force lorsqu’elle s’oppose à la parole donnée. Mais je lasse cette protestation solennelle entre les mains de M le président LAVAL, chef du gouvernement et le priant de la transmettre à M l’ambassadeur d’Allemagne à Paris. (Garcin 1944) 

 

18 août 1944

 

Bron. 23 détenus sont extraits de Montluc pour poursuivre les réparations. Ils sont exécutés le soir après leur travail. (Voir Annexe D6) (Permezel 2001)

 

Lyon. Assassinat de Mr KURSCHLIN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Vénissieux. Garage Renault route de Vienne. Assassinat par la police allemande de Vincent TOUCHET, Auguste VIGNAL et de 3 hommes non identifiés. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

  • Vincent TOUCHET était chargé de mission par la résistance du Theil. (Permezel 2001)

(Garcin 1944 place cette exécution la veille, le 17 août)

 

Villeurbanne. A 14h40, rue Branly, assassinat à coups de revolver de Henri STATER. (Garcin 1944)

 

19 août 1944

 

Colombe (Ste). Arrestation et exécution de André LAPORTE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003

 

Lyon. A la suite de l’attaque(Garcin 1944) du 16 août par des FFI du groupe scolaire Edouard Herriot, rue Bataille où se trouvaient des GMR, des soldats allemands mettent le feu à 13h10 à un immeuble situé au numéro 164 de la rue. Puis ils fusillent plusieurs personnes :

  • Mr Ferdinand Séverin GAY, laitier, propriétaire de l’immeuble. 

  • Mr Hour Eddin RACHID, débitant de boissons. (RACHIDE pour Mémorial)

  • Louis Antoine GUILLARD transporter de lait. (GUIARD pour Mémorial)

  • Mr Wasile REZENSVART (Rozenfarb MOZEIK pour Mémorial). (Garcin 1944)

  • AD 69 Mémorial de l’oppression 2003, ajoute deux autres victimes : Un nommé ALLAIRE, François Marcel COTILLON. 

 

Lyon. Quai Fillion. Découverte du corps d’un inconnu mutilé et portant plusieurs traces de balles, derrière l’usine d’incinération. (Garcin 1944)

 

Lyon. Place Bellecour au siège de la Gestapo. Assassinat d’un homme non identifié. (Garcin 1944 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Boulevard de la Croix-Rousse. A 22h45, deux bombes sont lancées contres des camions allemands. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Lyon. A l’hôpital du Perron, à 10h30 trois personnes déclarant appartenir à la police allemande se présentent et emmènent Pierre CRUON âgé de 24 ans enfermé pour détention d’armes. (Garcin 1944) 

 

Oullins. A 17h30, 214 Grande-rue, le garagiste Mr ORIFF et trois de ses employés qui travaillaient dans le garage sont abattus par des inconnus qui s’emparent de trois voitures. (Garcin 1944)

 

20 août 1944.

 

Brignais. Route de Brignais. Attaque d’un convoi allemand par la résistance. Plusieurs Allemands sont capturés, mais l’un réussit à s’échapper et signale la position du groupe. (Permezel 2001) 

 

Genis Laval (St). Massacre par les Allemands de 120 détenus extraits de la prison de Montluc. Voir Annexe D6. 

 

Lyon. Prison de Montluc. Ignorant du massacre de Saint-Genis-Laval, Yves FARGE, commissaire de la République, Maurice BOURGES-MAUNOURY, délégué du BCRA, et Jacques MAILLET délégué du Gouvernement provisoire pour la zone Sud, sont avertis que le colonel KNAP, commandant de la police allemande a donné l’ordre d’exécuter tous les prisonniers de la prison de Montluc.

Immédiatement ils rédigent une lettre en 3 exemplaires pour le président de la Croix Rouge française, le consul de Suède et le Préfet régional de Vichy pour leur demander de faire savoir aux autorités allemandes que la Résistance détient 752 prisonniers allemands capturés par les FFI sur le territoire de la Haute-Savoie et qu’ils sont considérés comme des otages susceptibles de payer de leur vie, le massacre de détenus de la prison de Montluc. 

Le préfet BOUTENY téléphone sans succès au colonel KNAP (Permezel 2001 et 2003) 

 

Lyon. Place Bellecour, siège de la Gestapo. Assassinat d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Quai Gailleton. A 0h15, des grenades sont lancées par des inconnus sur un convoi allemand. Les Allemands ripostent et il y a quelques blessés. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Lyon. Hôpital Edouard Herriot. A 13h15, évasion de Pierre CHARVAY, directeur du Crédit Lyonnais à Bourg. (Garcin 1944)

 

Lyon. Au siège du PPF, 60 rue de la République, début d’incendie provoqué par l’incinération des archives du PPF. (Garcin 1944)

 

Vaulx-en-Velin. A 22h, route de Crémieu, assassinat par des soldats allemands de Jean-Marie MERLE. (Garcin 1944 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. Route de Crémieu. Assassinat par des inconnus d’un nommé MERLE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

21 août 1944

 

Ampuis. Assassinat par des soldats allemands de Georges MOUSSIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Bron. Assassinat sur le terrain d’aviation de 18 personnes par l’armée allemande. Voir Annexe D6 (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2001)

 

Lyon. La censure allemande brûle ses dossiers avant de quitter Lyon. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Lyon. Sur ordre de membres de la Résistance, des prisonniers politiques du petit dépôt, de la maison d’arrêt de Saint-Paul et de l’Antiquaille sont libérés. (Garcin 1944)

 

Lyon. Prison de Montluc. Nouvelle lettre des mêmes personnes au colonel KNAP. Elle fait état de l’exécution de 80 prisonniers allemands en représailles du massacre de Saint-Genis-Laval. (Permezel 2001)

 

Lyon. Gare de la Part-Dieu. A 5h45, assassinat par des soldats allemands du brigadier de la SNCF Armand ROUX qui venait prendre son service. (Garcin 1944 ; AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. A 11h45, assassinat par la police allemande aux Etablissements Gendron, 75, rue Francis de Pressensé de Marcel LEVY âgé de 41 ans. (Garcin 1944)

Il peut éventuellement s’agir de la même affaire que celle de la rue Colin à Villeurbanne, bien que les lieux ne correspondent pas. 

 

Tarare. Vers 18h, des soldats allemands qui patrouillent dans la commune,, mitraillent au hasard, les façades de la ville en hauteur. Un habitant Louis DUPUIS est tué à sa fenêtre. (Permezel 2001) (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003, indique pour sa part qu’il s’agirait d’une femme Louise)

 

Villefranche-sur-Saône. Assassinat par des soldats allemands de Marcel CAGNE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Villeurbanne. Arrestation, sur dénonciation de Tita COIS, armurier membre des FTP-MOI. Il est arrêté au moment où il livre des bombes en vue d’attentats. Il est assassiné le lendemain par la Gestapo. (Permezel 2003). 

Garcin 1944, évoque l’assassinat par des soldats allemands , rue Frédéric Fays, de M COYS, demeurant rue des Jardins à Villeurbanne. 

AD 69. Mémorial de l’oppression 2003, indique Jean-Baptiste comme prénom et la date du 21 août comme date de décès. 

 

Villeurbanne. Rue Colin. Assassinat par la police allemande de Marco David LEVY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

22 août 1944

 

Bagnols. Installation d’un barrage par les Allemands. Lors des fouilles effectuées, 5 personnes porteuses d’armes sont interpellées, conduites à Villefranche-sur-Saône et torturées. Elles sont toutes exécutées le lendemain à Anse au lieu-dit La Fontaine. 

  • Marius GAY, 22 ans, FTP de Trévoux. 

  • Hugues PERCET, 22 ans, FTP de Messimy.

  • Maurice REY, 26 ans, FTP, d’Anse.

  • Jean-Louis JAY, 23 ans, FTP, de Charnay. 

  • Jean-Pierre CLAVARON, 27 ans, de Charnay. (Permezel 2001)

 

Caluire. Vol à main armée de la part de policiers allemands à l’encontre de Suzanne BOSSHARD née KURTZ. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Caluire. Assassinat par des soldats allemands de Pierre THIERRY-MIEG. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Collonges au Mont d’Or. Assassinat par l’armée allemande de Jean-Marie Marius DELTAN et de Maurice Louis VILT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Loup (St). Lieu-dit Pied de Vindry. Pillage et assassinats commis par des soldats allemands. 13 personnes sont massacrées, 2 survivent. (Voir annexe D6)

Venant de Roanne (Loire), le Freiwilligen-Stamm-Regiment 3 se repliait vers Lyon (Rhône) en empruntant la route nationale 7. Ce régiment était constitué d’opposants au régime soviétique engagés volontairement dans la Wehrmacht. Il s’agissait de Russes, d’Ukrainiens mais aussi, semble-t-il d’individus originaires d’Asie centrale, encadrés par des Allemands. Ils étaient quelques centaines (500 à 600 d’après un rapport de gendarmerie de 1946) qui circulaient pour la plupart à pied ou à bicyclette sur la Nationale 7. La colonne atteignit le centre de Tarare (Rhône) vers 18 heures, puis Saint-Loup (Rhône) vers 18h30.

A Saint-Loup, l’armée allemande était attendue. Sur une colline surplombant la RN7, étaient positionnés un détachement de parachutistes du Special Air Service (SAS), commandé par le lieutenant MONTREUIL, et une section de maquisards commandée par Louis CHALLEAT (alias Berthier), chef du secteur de Tarare. 

Peu après 18h30, les hommes des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et du SAS tirèrent du haut de la colline sur la colonne allemande en marche. Le combat entre les résistants et les soldats allemands dura jusqu’à 21 heures environ. 

Paul SOUZY fut la seule victime parmi les FFI. Au moment où il fut blessé au ventre par une rafale, ses camarades reçurent l’ordre de se replier, le laissant seul sur place. Le lendemain, son cadavre fut retrouvé, portant une blessure par balle au front. Il avait été manifestement achevé par les Allemands. 

Lors de ce combat, les hommes de la Wehrmacht s’éparpillèrent aux alentours de la Nationale 7 et firent d’autres victimes. Ils envahirent et pillèrent des habitations et arrêtèrent, volèrent et tuèrent des civils. 

Ce 22 août, dans l’après-midi, la rumeur publique annonça qu’une colonne allemande se dirigeait vers Saint-Loup et que les soldats raflaient toutes les bicyclettes. Par prudence, Joseph BOUDOT, dont la ferme, située au lieu-dit de Goutte Vignole, était au bord de la route nationale 7, décida de transporter trois bicyclettes chez son propriétaire Louis RABUT dont la maison de campagne se trouvait à 100 mètres en retrait de la route. Louis RABUT était avec sa femme et son frère Jean RABUT quand Joseph BOUDOT se présenta chez lui avec son beau-frère Louis NOYEL.

Vers 18h30, ils aperçurent les troupes allemandes arriver sur la Nationale 7. Ils furent rapidement rejoints par Francis DADOLLE qui, roulant vers Tarare, préféra s’arrêter à Saint-Loup, de peur de se faire voler sa bicyclette. 

Les RABUT et leurs trois invités discutaient sous la remise lorsque la fusillade entre les résistants et les Allemands éclata. Alors que le combat durait depuis une trentaine de minutes, un militaire allemand, de « race mongole » selon les termes de Louis RABUT, les mit soudainement en joue et les fit sortir dans le pré. Les six prisonniers furent placés sous la garde d’autres soldats qui leur volèrent de l’argent et des montres. Les Allemands exigèrent de fouiller la maison des RABUT, obligeant Madame RABUT à les accompagner et leur ouvrir les portes. Là, ils raflèrent toutes les bicyclettes, une montre, de l’argent et mangèrent les conserves. Louis RABUT et ses quatre compagnons furent, quant à eux, contraints de transporter deux mitrailleuses et des munitions près de la maison de campagne des THEVENARD.

La maison de Louis THEVENARD, située au lieu-dit de Montferat, surplombait la Nationale 7 d’une cinquantaine de mètres. 

Il était 19 heures environ, lorsque Louis THEVENARD , sa femme Jeanne, son fils Albert et sa belle-mère entendirent des coups de feu. Ils scrutèrent l’horizon et comprirent qu’un combat était en cours entre des maquisards et des Allemands. Comme les balles commençaient à siffler autour de leur maison, ils se mirent à l’abri au rez-de-chaussée, dans leur salle à manger. 

Au bout d’un certain temps, des coups de feu furent tirés dans leurs fenêtres, puis ils entendirent la clochette de la porte d’entrée et des cris rauques en allemand. Craignant que la porte soit fracturée ou que des grenades soient lancées dans la maison, Louis THEVENARD ouvrit la salle à manger. De nombreux Allemands s’y engouffrèrent. Ils firent sortir les membres de la famille et leur ordonnèrent de se coucher dans le pré devant la maison. 

Des soldats circulaient dans la nature et tiraient de tous côtés. Un instant après, les frères RABUT, Francis DADOLLE, Joseph BOUDOT et Louis NOYEL arrivèrent, encadrés par des hommes de la Wehrmacht. Les cinq hommes transportaient les mitrailleuses et les caisses de munitions. Les militaires mirent les deux pièces en batterie, des deux côtés de la maison, mais ils ne tirèrent pas. 

Puis, ils firent rentrer les THEVENARD chez eux et fouillèrent leur domicile de fond en comble. Ils s’emparèrent d’une longue-vue, d’une paire de jumelles et d’un tandem. 

Quand ils partirent, les Allemands obligèrent leurs cinq prisonniers, ainsi que Louis et Albert THEVENARD, à reprendre mitrailleuses et munitions et à les suivre. Perrine BOUDOT, la mère de Joseph, dont la ferme avait été envahie et pillée par les soldats peu de temps après le début des combats, aperçut son fils, son gendre, leurs camarades et les militaires descendre la colline en direction du Pied de Vindry. 

Au Pied de Vindry, les Allemands firent asseoir les sept hommes contre un mur, au bord de la RN7. D’après Louis RABUT, il y avait à cet endroit entre 200 et 300 militaires, « tous fort excités », qui discutaient. Devant l’arrêt des cars, au bord de la route, gisait le cadavre d’un militaire allemand. Alerté par cette scène, Louis RABUT pensa qu’il s’agissait d’une victime de la Résistance et comprit qu’ils risquaient d’être tués en représailles. Au bout d’une quinzaine de minutes, les prisonniers durent se lever. A ce moment, arriva un officier allemand, poussant une moto en panne. Louis RABUT tenta sa chance et proposa de réparer la machine. L’officier accepta, Louis RABUT saisit la moto et la poussa vers sa maison située à 500 mètres de là. Il tenta de sauver son frère Jean en lui demandant de l’aider, mais celui-ci fut retenu. Arrivé à son domicile, Louis RABUT fit traîner la réparation jusqu’à la nuit. Quand elle fut achevée, l’officier allemand repartit seul.

Ce 22 août, quatre ouvriers de l’usine textile Godde-Bedin de Tarare, Antoine PLASSE , Claude GIRAUD, Julien RAFFIN et Jean DUPIN étaient venus à Saint-Loup récolter des oignons pour le compte de leur entreprise. Vers 18 heures, Ils furent rejoints par Claudius VIGNON, le propriétaire du terrain sur lequel ils travaillaient. 

Lorsque les FFI et les SAS attaquèrent la colonne allemande, les balles sifflèrent autour des cinq hommes. Pour se protéger, ils se cachèrent d’abord dans une plantation de topinambours puis ils se réfugièrent dans la cave de Claudius VIGNON dont la maison était située au Pied de Vindry. 

Vers 19 heures, de nombreux Allemands firent irruption dans la cour. Arrivés devant la porte de la cave, ils mirent les civils en joue. Les cinq hommes levèrent les bras. Voulant sans doute expliquer sa présence et celle de ses collègues chez Claudius VIGNON, Antoine PLASSE tenta de parler en allemand avec l’un des militaires. Celui-ci répliqua en français : « Taisez-vous, asseyez-vous et ne bougez plus ». 

Ils restèrent environ une heure dans la cave sous la surveillance des soldats. Pendant ce temps, les Allemands fouillèrent la maison. 

Vers 20 heures, le militaire qui avait ordonné à Antoine PLASSE de se taire, fit sortir les quatre ouvriers dans la cour et les fit asseoir sur l’escalier qui menait au jardin. Là, ils attendirent encore trois quarts d’heure. 

Finalement, un soldat leur ordonna de partir avec lui. Un quart d’heure après, vers 21 heures, Claudius VIGNON entendit quelques coups de feu à proximité de sa maison. 

A 50 mètres de l’habitation de Claudius VIGNON, contre un mur de jardin, au bord de la RN7, Antoine PLASSEClaude GIRAUD,Julien RAFFIN, Jean DUPIN, Jean RABUT, Louis THEVENARD, son fils Albert THEVENARD, Francis DADOLLE, Joseph BOUDOT et son beau-frère Louis NOYEL furent massacrés en représailles de l’attaque des SAS et des FFI. Les dix hommes furent tués d’une balle dans la nuque. Les quatre ouvriers furent abattus vraisemblablement au moment où Claudius VIGNON entendit quelques coups de feu isolés, vers 21 heures. Les autres victimes furent peut-être assassinées au même moment, ou peut-être avant. 

Ce 22 août, vers 19h30, Gaston SIMON, employé des P.T.T. demeurant à Tarare, fut réquisitionné pour transporter des soldats allemands dans un camion. Le combat en cours l’obligea à rouler lentement et à s’arrêter fréquemment. Vers 21 heures, il passa au Pied de Vindry et vit, allongés le long du mur, les cadavres des massacrés. A ce moment, son camion manqua de gaz et s’immobilisa. Les Allemands crurent que Gaston SIMON avait provoqué la panne. Un militaire le fit suivre la colonne sur une distance de 500 mètres environ jusqu’à une carrière. A cet endroit, il fit mettre Gaston SIMON à genoux au bord de la route. Il lui tira une balle dans la nuque et une autre dans la poitrine puis il lui vola sa montre et partit. Bien que gravement blessé, Gaston Simon ne perdit pas connaissance. Il fit le mort le temps que la colonne passe, et aussitôt après, il alla chercher du secours à la ferme Subrin qui se trouvait à une centaine de mètres.

Ce 22 août, le cantonnier Jean COUCHEROUX travaillait sur la route. Informé qu’une colonne allemande se dirigeait vers Saint-Loup, il abandonna sa tâche vers 15 heures et rentra chez lui, au Pied de Vindry. Au moment où la colonne allemande fut attaquée, Jean COUCHEROUX était dans son jardin, à une centaine de mètres à l’arrière de son habitation. Sa femme Jeanne et sa fille de deux ans étaient seules à l’intérieur de la maison. Les balles commencèrent à crépiter contre les murs et, peu après, de nombreux Allemands envahirent la demeure des COUCHEROUX en criant « terroristes, terroristes ». Les soldats fouillèrent partout puis transportèrent trois blessés dans la maison. Sans se soucier des risques, ils contraignirent Jeanne COUCHEROUX à chercher de l’eau à l’extérieur. Elle dû également panser les blessés. Les militaires restèrent dans la maison pendant presque trois heures. Lorsque la fusillade s’affaiblit, Jeanne COUCHEROUX sortit et tenta vainement d’apercevoir son mari. De nombreux Allemands circulaient sur le chemin menant au jardin et aux alentours. Vers 21h30, les militaires évacuèrent les blessés et emportèrent un drap, une couverture de laine et un édredon. Après leur départ, alors qu’il faisait complètement nuit, Jeanne COUCHEROUX partit à la recherche de son mari. Elle parcourut le jardin, appela vainement et rentra seule chez elle. Jean COUCHEROUX s’était réfugié derrière sa cabane de jardin. Découvert par l’un des soldats qui inspectait les lieux, il fut tué d’une balle à bout portant. Impossible de savoir s’il avait été pris pour un résistant ou massacré arbitrairement.

Ce 22 août, Jean SUBRIN et sa mère Claudia SUBRIN se trouvaient aux abords de leur ferme, située au lieu-dit Goutte Vignole, à Saint-Marcel-l’Éclairé (Rhône). Vers 18h30, ils virent les soldats arriver sur la Nationale 7, distante de 300 mètres environ de leur habitation. Les résistants attaquèrent la colonne allemande et des balles crépitèrent autour de la ferme. Jean et Claudia SUBRIN jugèrent prudent de se sauver dans les bois de Chalosset, situés au-dessus de leur habitation. Avant de partir, Claudia SUBRIN rassembla trois petites boîtes qui contenaient ses économies (environ 85.000 francs) et ses bijoux (deux montres en or, une alliance et une bague) et les mit dans un cabas. Arrivés dans les bois, le fils et la mère se séparèrent. Jean SUBRIN resta caché 2 à 3 heures. Le calme revenu, il retourna chez lui. Arrivé à la ferme, il constata que Claudia SUBRIN n’était pas rentrée et il partit à sa recherche. Il retrouva sa mère morte dans un pré à environ 200 mètres de la ferme. Elle avait reçu quatre balles, une à la tête, une au bras, une au ventre et une à la jambe. Jean SUBRIN remarqua qu’il y avait à côté d’elle un fagot de genêts ramassé dans la forêt. Elle avait donc été assassinée alors qu’elle regagnait la ferme. Elle n’avait pas été tuée à bout portant, mais à distance. Les soldats l’avaient aperçue de loin et abattue alors qu’elle traversait le pré. Puis, ils s’étaient approchés et lui avait volé valeurs et bijoux. Dans son cabas, Jean SUBRIN trouva deux boîtes vides. La troisième boîte, ne contenant que quelques pièces d’argent, avait roulé lors de sa chute et avait échappé aux voleurs. 

Vers 23 heures, la gendarmerie fut informée par des résistants que plusieurs civils avaient été tués par les troupes allemandes au Pied de Vindry. Les gendarmes se rendirent sur les lieux et trouvèrent en bordure de la Nationale 7, en face de l’arrêt du car de la Régie des Services automobiles du Rhône, les neuf hommes et le garçon, alignés côte à côte et baignant dans leur sang. Ils remarquèrent également, sur le côté opposé de la route, devant l’autre arrêt des cars, le corps du militaire allemand, tué par balle. Sur la route, il y avait quatre véhicules automobiles (trois voitures de tourisme et un camion) endommagés et abandonnés. Ces véhicules portaient des traces de balles. A 600 mètres en direction de Tarare, deux cadavres de chevaux gisaient, l’un sur la route, l’autre dans un pré, tous les deux tués par balles. 

Le 23 août 1944, à 7 heures, en présence des maires de Saint-Loup et de Tarare, les gendarmes recueillirent les identités des victimes étendues près de la Nationale 7. Seul, le cadavre du soldat allemand ne put être identifié. On ne trouva sur lui qu’une plaque portant l’inscription « 390-FREIW-UKR-STAM-R.G.T.3 ». Ce qui permit de déduire qu’il faisait partie d’une unité ukrainienne du Freiwilligen-Stamm-Regiment 3. Il était donc probablement ukrainien. Au même moment, vers 7 heures, le corps de Jean COUCHEROUX fut retrouvé par sa femme dans son jardin. On découvrit à proximité de son cadavre la douille d’une cartouche allemande. En accord avec les familles, le maire de Tarare fit transporter les corps à la morgue de l’hôpital de Tarare, sauf celui de Jean COUCHEROUX, réclamé par sa femme pour être enterré à Saint-Loup. Les objets, papiers et valeurs recueillis sur les cadavres furent remis aux familles. Jeanne PLASSE et Adrienne NOYEL constatèrent à cette occasion que les portefeuilles de leurs maris et leurs contenus, argent et papiers, avaient été volés par les soldats. L’inhumation des victimes eut lieu le 24 août 1944 à 10 heures.

Après-guerre, des prisonniers de guerre russes appartenant à l’unité Freiwilligen-Turk-Stamm-Regiment 3, qui étaient présents lors du combat qui eut lieu le 22 août à Saint-Loup, déclarèrent que le soldat allemand tué sur le bord de la RN7 avait été abattu par un officier allemand parce qu’il refusait de tirer sur les civils. Par ailleurs, des enquêteurs recueillirent un témoignage qui, malgré ses imprécisions, offrit une piste sérieuse pour déterminer qui était responsable du massacre du 22 août 1944. Un prisonnier de guerre du dépôt 91 à Poitiers, désigna un officier du Freiwilligen-Stamm-Regiment 3 : « Le capitaine BERGMANN né en 1904 ou 1905 (habitait avant la guerre en Wesphalie et dans la province de Hanovre). Dans le village de Tarare entre Roanne et Mâcon, il était pris en fusillade par le maquis fin août début septembre 1944, lorsqu’il faisait le repli avec sa compagnie. Comme représailles il avait fusillé 40 français dans Tarare. […] La Cie de BERGMANN s’appelait Régiment des volontaires Ukrainiens N°3 et ils étaient stationnés entre Roanne et Lyon au mois de juillet et août pour combattre le maquis F.F.I. Le lieutenant colonel DARRENHAUS était chef du régiment, BERGMANN lui était chef de la Cie d’État major de ce régiment. Ce régiment s’est replié en septembre 1944 en Allemagne [...] » www.fusilles-40-44.maitron.fr

 

Lyon. Un commando de membres des Groupes Francs et des FTPF, disposant d’un véhicule et de deux camions, organise une opération de libération de prisonniers résistants détenus à l’hôpital de l’Antiquaille. Après avoir désarmé les gardes, 22 hommes, 5 femmes et 1 bébé sont libérés. (Permezel 2003)

Sont membres de ce commando : 

  • Marcel DESPLACES.

  • Otello MARZIONI.

 

Lyon. Prison Saint-Paul. Josel KONIGSBERG membre des FTP-MOI organise l’évasion réussie de Nathan SACKS et de ses camarades. (Permezel 2003)

 

Lyon. Rue du docteur Mouisset. A 20h50, assassinat par une patrouille allemande d’Emile ROGET, âgé de 45 ans, comptable. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003, indique ROUGET)

 

Lyon. 71 quai Pierre Scize. A 6h35, une milicienne Marie DEGUEBE, âgée de 48 ans, est tué par balles chez elle. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Lyon. Parution d’un quotidien allemand « Die Wacht » pour l’armée. (Garcin 1944 ; Aulas 1974)

 

Mulatière (La). Des troupes allemandes de passage sur le pont de La Mulatière assassinent M JOURDAN pharmacien. (Garcin 1944)

 

Tarare et Saint-Loup. . En début d’après-midi, une colonne allemande en retraite est annoncée en direction de la commune par la route du Pin-Bauchain. Un officier allemand déserteur déclare que la majeure partie de la colonne est composée de Mongols. 

Un manifeste écrit en russe est placardé dans la ville. 

Vers 18h30, la colonne arrive, en désordre avec certains soldats ivres. Un officier voyant l’affiche se met en colère et jette une grenade provoquant un vent de panique dans la colonne. Toutes les vitrines de la rue de la République sont détruites. 

Après son départ, la colonne est interceptée par la résistance au lieu-dit La Grange-Cléart et le Pied-de-Vindry (Saint-Loup). Mais grâce à sa supériorité la colonne vient à bout des résistants et pour se venger fusille des otages pris parmi les habitants :

 

23 août 1944

 

Anse. Assassinat par des soldats allemands de 5 résistants. (Voir Annexe D6)

 

Caluire. 2 montée du Vernay,  Pierre THIERRY, âgé de 28 ans demeurant à Paris est assassiné par des soldats allemands. 

 

Givors. Exactions de l’armée allemande dans la commune. 

Sont blessés SIMON (victime d’un incendie), AUGEREAU, Mme BONNETON, BOUCHOT, BOULLAT, Mme COIGNET, Joséphine DESCOMBES, Angèle DROSE, Marie DUPPE, Georges GAILLARD, Marie GERARD, Louise GUETTOT, Anne HAOUR, Gabrielle MAITRE, Marcelle MORIN, Jeanne PELLETIER, PITIOT, Marcel PONTON, Marie PONTON, Marinette SIMON, Joséphine TOURNAIRE, Mme VINSON. 

Sont tués Joseph BARDIER, DUMAS, Francis PERNOT, Jean ROSA. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Limonest. Lieu-dit Le Puy d’Or. Exécution par les Allemands de 4 détenus de Montluc. (Voir Annexe D6)

 

Lyon. Le commandant KOENIG et le lieutenant NUNNINGER postent des FFI dans les rues autour de Montluc pour contrer toute tentative de sortie allemande. (Permezel 2001)

 

Lyon. Marcel CHAROLLAIS, inspecteur de police et membre des Groupes francs, en possession de faux papiers et d’une fausse levée d’écrou, réussit à faire évader Christian PIGEAT de la prison Saint-Paul. (Permezel 2003)

 

Lyon. 23 rue Victor Hugo. A 14h30, dans les allées de l’immeuble, François DIRY, âgé de 40 ans, ancien franc-garde de la Milice est assassiné par des miliciens. (Garcin 1944)

 

Lyon. Place Bellecour, siège de la Gestapo. Assassinat par des agents de la Gestapo de 9 personnes : 

  • Isaac BENSIGNOR dit BENIAN, (Seulement indiqué par AD 69)

  • Antoine Pierre Louis CHAZAL, 35 ans, membre de la Direction de la Régie des Transports de Saône-et-Loire. 

  • Pinchasse COHEN, (seulement indiqué par AD 69)

  • N DELETTRE, de Thoissey (seulement indiqué par Permezel)

  • Jacques FARINETTI, 18 ans arrêté à la Préfecture de Saône-et-Loire. 

  • Marcel GIDON, (seulement indiqué par AD 69)

  • Marcel HUMBERT, 16 ans, arrêté le 15 août 1944. 

  • + 3 autres personnes non identifiées (4 pour Permezel). 

  • Une dixième personne, Paul ROY à la vie sauve. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2001)

 

Villefranche-sur-Saône. Assassinat par la Feldgendarmerie de André THEVENOT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

24 août 1944.

 

Anse. Assassinat par des soldats allemands d’André René JOURDAN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Bron. En deux jours (23 et 24), assassinat par l’armée allemande de : Georges CARRIER, Louis CHAUMONT, François DIRY, Romano MARCATO, Jean-Marie VOILARD. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Brignais. Au lieu-dit Les Eyguets. Assassinat de 3 hommes non identifiés par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Caluire. Assassinat par des soldats allemands de Bernadette CHOUX et de Jean-René François TURBA. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Fons (St). Chemin du Grand Chassagnon à 19h, au cours d’un combat entre FFI et Allemands, Pierre ZEGUE, âgé de 51 ans, chauffeur et son épouse Marie Joséphine ZEGUE, âgée elle aussi de 50 ans sont tués. (Garcin 1944)

 

Georges-de-Reneins (St). Exécution par les Allemands de Marie JONDEAU, épouse LIEVRE, dans le bois de Laye. (Permezel 2001)

 

Lyon. Libération de Montluc.

Vers 18h, le lieutenant NUNNINGER envoie 2 hommes pour parlementer avec le commandant allemand de Montluc. 

Le capitaine BOESCHE qui commande la prison de Montluc se déclare prêt à remettre les clefs à 19h30 contre un laisser passer pour lui et ses hommes. 

Sans nouvelles, entre 20h30 et 21h, le commandant KOENIG et le lieutenant NUNNINGER se rendent au domicile du commandant allemand KRAEMER et se faisant passer pour lui (KOENIG maîtrise parfaitement l’Allemand) donne l’ordre au capitaine BOESCHEd’évacuer immédiatement la prison pour se diriger vers Macon. 

La prison est évacuée à 21h30. Les FFI enfoncent immédiatement les portes et libèrent les prisonniers qui ont commencé à se libérer par eux-mêmes. (Permezel 2001)

 

Lyon. Une opération de la Résistance permet de libérer 28 prisonniers à l’hôpital de l’Antiquaille. Participent à cette opération : (Permezel 2003)

  • Eugène BREDILLOT.

 

Lyon. Cours Lafayette. Philippe DAUDY, membre des FTP Bataillon Carmagnole est blessé en défendant une barricade. (Permezel 2003)

 

Lyon. Impasse CUMIN. Assassinat par des soldats allemands de Georges ROMAND. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Place Bellecour, siège de la Gestapo. Assassinat d’Edmond CHOL. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Mulatière (La). Pont de. Assassinat de 4 hommes non identifiés par la police allemande. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

VilleurbanneLouis DUCROIZE membre des NAP PTT assiste en spectateur à la tonte de 3 femmes françaises agents de la Gestapo. (Permezel 2003)

 

Villeurbanne. A 12h, attaque de la mairie par les FTP, qui donne le signal du début de l’insurrection de la commune. Dans le cadre d’une mission de rassemblement de stocks d’armes, les FTPF organisent 3 équipes. 

L’une se rend à Grigny et ramène son chargement au PC des Groupes Francs de Villeurbanne. Elle est composée de : 

  • Antoine CREMONESI.

  • Roger TERMELET.

  • LEBOIS.

La deuxième tombe dan une embuscade allemande à l’angle du boulevard Vivier-Merle et du cours Lafayette. 4 Résistants sont tués. 

  • René BARROT 

  • Gabriel BOURDARIAS

  • Eugène CLEMENT

  • Albert LESVIGNE

La troisième qui revient de Meyzieu avec des armes se heurte à un barrage de l’armée allemande. En fonçant dessus, la voiture se renverse. Un engagement s’ensuit qui coûte la vie à 9 Allemands. 

  • Otello MARZIONI. Chauffeur du véhicule, il meurt criblé de balles.

  • Marcel DESPLACES. Blessé il se retranche dans un champ voisin. Il peut riposter avant d’être tué. 

  • Eugène DANVAUX. Tué sur le coup. 

  • Roland DANVAUX. Tué sur le coup. (Permezel 2003 et Aulas 1974)

 

Victimes des combats :

  • Gilbert CORTESI membre des FTP-MOI est grièvement blessé dans les combats. Il décède 3 jours plus tard. 

  • Georges GAY membre des FTP est tué(Permezel 2003)

 

25 août 1944

 

Fontaines-sur-Saône. Léopold MALBETTE et André VEILLIE, membres du réseau Hunter repliés à Pont de. Aux, décident de rejoindre Lyon pour transmettre des documents et de l’argent aux réseaux. A Fontaines-sur-Saone ils sont arrêtés et contrôlés par des soldats allemands. 

Alors qu’ils vont repartir, ils sont à nouveau interpellés par des miliciens qui découvrent les messages et l’argent. Ils sont interrogés et torturés. 

Vers 23h en représailles à leur silence, le chef des miliciens les fait libérer puis exécuter dans le dos. Leurs corps sont jetés dans la Saône. (Permezel 2001 et 2003)

 

Grigny. La délégation spéciale mise en place par le gouvernement de Vichy est destituée. André MAYER est nommé maire de la commune. (Permezel 2001)

 

Lyon. Alors que la ville n’est pas encore libérée, le drapeau tricolore flotte sur la prison de Montluc. (Permezel 2001)

 

Lyon. Impasse Cumin. Au cours d’une fusillade dans l’impasse, des soldats allemands assassinent Georges REMAND, âgé de 17 ans.(Garcin 1944). 

Mémorial de l’oppression 2003, parle aussi de deux autres hommes non identifiés. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue Tête d’Or. « Des hommes, des femmes et des enfants ramassaient rue Tête d’Or, devant une infirmerie allemande, des couvertures, du sucre et du savon abandonnés par les Allemands, quand ceux-ci tirèrent sur le groupe à coups de mitraillettes. Il y a eu 46 morts et une centaine de blessés, surtout des femmes et des enfants. » (Garcin 1944)

Il est bizarre que d’autres sources n’évoquent pas ce massacre, surtout le Mémorial de l’oppression de 2003)

 

Mulatière (La). Dans l’après-midi, des soldats allemands de garde au pont de La Mulatière, assassinent deux jeunes hommes dont ils jettent les corps dans la Saône. 

 

26 août 1944.

 

Bron. Arrestation par la Gestapo de ALFONSI et de Théodore Marius BOURGOGNE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Bron. Route de Genas. Incendie de l’Institut Franklin par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Craponne. Trois résistants se portent volontaires pour effectuer une reconnaissance sur la présence d’un petit détachement ennemi signalé à Craponne.

A la vue des trois maquisards, les Allemands prennent peur et lèvent les mains en l’air, puis se ravisant ouvrent le feu avant de prendre la fuite. 

  • Albert REYNAUD est légèrement blessé. 

  • Emmanuel CLEMENT est grièvement blessé. Conduit à l’hôpital FFI de l’Argentiere, il décède le 3 septembre 1944 à l’âge de 52 ans.

  • Raymond GRANGE est lui aussi grièvement blessé mais survit. (Permezel 2001) 

 

Lyon. Rue Bugeaud angle rue Ney. Le garde Joseph BRACON est blessé par une balle allemande. (Garcin 1944)

 

Lyon. 81 rue Garibaldi, arrestation, dans ses locaux, de Jean Georges ADAM, médecin qui travaille pour le STO. Il profite de son poste pour exempter de nombreux jeunes du STO. Il gagne le maquis de Villechenève où il organise le service de santé du maquis. (Permezel 2003)

 

Lyon. Hôpital E Herriot. Assassinat par des soldats allemands de Mme RECH, du docteur Pierre ROCHER et d’un infirmier de l’Hôtel Dieu. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. 23-25 rue Chalopin. Arrestation des imprimeurs Auguste JUHANLouis BESSEY et de leur ouvrier VERGOZ. Ils imprimaient de nombreuses feuilles clandestines dont Combat et Libération. Leur atelier est entièrement saccagé. (Permezel 2003)

 

Villeurbanne. « Devant les tanks et les canons allemands, les F.F.I, ont dû abandonner Villeurbanne après trois jours de combats héroïques, au cours desquels ils ont infligé de lourdes pertes à l’ennemi ». (Garcin 1944)

Place de la Bascule. Vers 4h45 du matin, des chenillettes et des blindés patrouillent autour de la place. D’autres s’attaquent à une barricade élevée à l’entrée de la rue Alsace-Lorraine. Des fantassins interviennent, cernent des pâtés de maisons et ouvrent le feu dans toutes les directions, jetant aussi des grenades au hasard (en particulier 2 cours Emile Zola.) 

Victimes de la place de la Bascule. 

Incendie : 

  • Mme MATHIAS,

  • Joannes TRIBOLET.

  • Tentative d’assassinat :

  • Marie-BOURRE née JANIN,

  • Edmond CHAMBON,

  • François DEMARIA.

  • Assassinat :

  • Alexandre CHAMBON, 47 ans, épicier 2 cours Emile Zola

  • Reine CHAMBON née ABRIAL, 40 ans, épouse d’Alexandre

  • Marie-Françoise DEMARIA née GROSPIRON, 54 ans, concierge. 

  • Joseph DEMARIA, 28 ans, beau fils de Marie. 

  • René GROUX, tué dans la rue. 

  • Claude Marie PLETY, 68 ans, tailleur, tué derrière sa fenêtre, 111 avenue Thiers. 

  • Marius-Léon ROCHAIX, 47 ans, tué derrière sa fenêtre, 111 avenue Thiers. 

  • Euphrosine TUPINON-LEPINE, 62 ans, modestie, tué 15 rue Bellecombe (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003 et Permezel 2001)

 

27 août 1944

 

Oullins. A 8h35, les F.F.I prennent possession de la mairie d’Oullins. Le maire leur a fait ouvrir les portes. Les Allemands les attaquent et sont repoussés avec de fortes pertes. (Garcin 1944)

 

28 août 1944

 

Klaus BARBIE qui est replié sur Dijon est chargé de capturer le général GIRAUD qui a établi son QG près de Lyon. Il monte une opération avec un détachement spécial. Mais le détachement est intercepté au niveau de Macon. Il est complètement anéanti. BARBIEa le pied gauche perforé. Il est évacué par le dernier convoi sanitaire sur l’Allemagne. (Hammerschmidt 2016)

 

Bonnet-de-Mure (St). Une centaine de FFI stationne sur la RN 6 pour empêcher la remontée des troupes allemandes en retraite. 

Quelques centaines de mètres en avant, les Allemands ont établi un barrage avec des camions et des automitrailleuses. 

Un groupe de FFI parti en reconnaissance est bloqué à 300m par un tir nourri. Les blindés allemands effectuent alors un mouvement tournant pour aller se cacher derrière un champ de maïs. Ils ouvrent le feu sur les FFI qui se trouvent à découvert sans possibilité de cacher. 31 résistants sont tués. Ils sont issus de plusieurs groupes de résistance : Seceur 7 de Bourgoin, Groupe de Chambarand, Groupe du maquis de Peysson. 

  • Maurice AIME de Moirans

  • Gino BARBIZAN de Jallieu

  • Eugène BERGERET de Entre Deux Guiers

  • Félix COEUR, 37 ans de La Verpillière 

  • Henri GUGNO, 20 ans de Saint-Bonnet-de-Mure. 

  • Eugène FABRIS, 17 ans de Nivolas

  • Henri FILLET-COCHE de La Balle de Renoirel.

  • Camille FLEURY d’Audincourt.

  • Arsène GENOUX-LUBAIN de Vourey

  • Armand GINIBERT de Villeurbanne.

  • André GIROUD d’ARGOUD de Corse.

  • Raymond GRAS de Saint-Quentin-Falavier.

  • Marcel JOANNIN de Bourgoin. 

  • Paul MAITRE de Bourgoin. 

  • Jean MARILLET de Chambéry.

  • Aimé MOREL de Nivolas. 

  • Roger MOREL de Bourgoin. 

  • Eugène PALEYRON de Bourgoin. 

  • François PILLET, 32 ans de Saint-Bonnet-de-Mure.

  • Henri PRAT de Bourgoin. 

  • Paul RAMUS, 26 ans de Tullins

  • Albert REYNAUD de Lyon. 

  • Albert REYNAUD de Morestel

  • André REYNAUD de Lyon. 

  • René SIMON de Bourgoin

  • André TIARELLI de Lyon. 

  • Jules TRINCHERO de Ruy. 

  • Maurice TROUILLET de Villeurbanne. 

  • Armand VERCHERE de Villefranche-sur-Saône. 

  • Angel VISINI de Vourey. 

  • Albert WEBER de Bourgoin. (Permezel 2001)

 

BrignaisAndré SABATIER, agent SNCF de Résistance fer est tué au cours d’une mission. (Permezel 2001)

 

Bron. Coups et blessures de la part de soldats allemands sur Gaston CHEVREAU et Claude Marie TRONCY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Georges-de-Reneins (St). Pillage suivi de viol à l’encontre d’une femme par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Givors. Exactions de l’armée allemande dans la commune. 

Est blessé DAMSIN (victime d’un incendie).

Sont tués : Jean BROTTET, Ferdinand FELIX, GARDIOLA, Claudius NICOLAS, Jacques QUILLET, André SABATE, Hubert SAMPY, TERLON, Jean-Marie Régis VERGE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Limonest. Assassinat par des soldats allemands au lieu-dit Le Puy d’Or de :

  • Gustave Jean ANDRE.

  • Roger GOUTAREL.

  • Christiane ou Jacqueline RIVOLTA.

  • Un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Loire-sur-Rhône. Assassinat après pillage et incendie par des soldats allemands de :

  • André EMERY.

  • Jacques QUILLET.

  • Jean-Marie Régis VERGE.

  • 1 FFI non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Avenue Berthelot. Assassinat par des inconnus d’un nommé CLAIRET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Caserne de la Part-Dieu. Assassinat par les Allemands de :

  • Saïd CHABI.

  • Mouloud CHOULI.

  • André DESSALLE.

  • Henri FRUCTUS.

  • Zarouk MERCHOUNI (ou Zerroug KERCHOUNI). (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Priest (Saint). Un groupe d’Allemands en retraite assassine 4 personnes. 

  • Gustave BERTIN, 40 ans.

  • Louis LESCURE, 53 ans.

  • Thomas PAGAN, 1 an tué dans les bras de la personne qui le garde. 

  • Auguste PORCHET, 78 ans. (Permezel 2001)

 

29 août 1944

 

Cyr-sur-le-Rhône (St). Viol d’une femme par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Givors. Exactions de l’armée allemande. 

Est blessé : Marcel LAGACHE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Rue de la Charité. Assassinat par des soldat allemands de Louis Adrien GARNIER et blessures à l’encontre de Claude SERVE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

VilleurbanneLouis DUCROIZE dénoncé par deux femmes tondues le 24 août 1944 est arrêté par la Gestapo. Refusant de dénoncer les auteurs des faits, il est grièvement blessé par une rafale de mitraillette. Il décède le lendemain. (Permezel 2003 et AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

30 août 1944

 

Consorce (Ste). Vers 15h, un groupe d’une vingtaine de maquisards FTP-MOI vient se positionner sur la route de Polionnay en bordure de la commune et le long du mur du pensionnat des Soeurs de Saint-Joseph. 

A ce moment-là, 2 avions américains provenant de Lentilly, mitraillent par erreur l’endroit. Deux camions chargés de munitions explosent. 20 personnes sont tuées dont :

  • Jean AVAKIAN, Arménien 18 ans. 

  • Aloyse BERGER, 15 ans

  • Dona DALMASSO, 30 ans

  • Roland DUFORET, 35 ans

  • Pierre DUFOUR, 35 ans

  • Roger ETIENNE, 19 ans

  • Marcel GONON, 19 ans

  • KOLIA

  • Henri MEYER

  • Stefane MYSZIOREK, 29 ans

  • RAJOS

  • Wlakislaw WLAZLAK, 20 ans (Permezel 2001) 

 

Fons (Saint). Deux miliciens Pierre DUPUY et LABORDE, blessés par balle aux environs de Feyzin, sont conduits en automobile au poste de secours de la Croix-Rouge à Saint-Fons où ils décèdent. (Garcin 1944 et Aulas 1974)

 

Givors. Exactions de l’armée allemande. 

Sont tués Etienne ARTHAUD, René AUMENIER, Antoine FRANCOIS, Maurice NUD, René PEILLON, Antonin RIVAT, Pétrus THIBAUDIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Loire-sur-Rhône. Assassinat après pillage et incendie par des soldats allemands de : 

  • Valéry CATALO.

  • Renée PEILLON.

  • Antoine Claudius PONSARD. 

  • Pierre Félix André SOULEZ. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Quai Fulchiron. A 11h, une grenade est lancée sur un groupe d’Allemands. Il y a deux morts et trois blessés. Les Allemands ripostent en tirant des coups de feu, rue Saint-Georges et quai Fulchiron. (Garcin 1944)

 

Lyon. Palais de la foire. Assassinat par des hommes non identifiés d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Cours Henri. Marie-Louise DUSONCHET née COMTE est tuée par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Les Allemands pillent le consulat de Belgique situé 1 place Raspail. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Jean DAMIDOT médecin qui revient de soigner des blessés et des malades au stadium, Cours Emile Zola, est assassiné par des Allemands au niveau du 18 rue de Venise. (Permezel 2003)

 

Vourles. Les Sept chemins. Ce carrefour point de jonction de 7 routes rayonnant dans tous les sens, ainsi que les hauteurs environnantes constituent un point stratégique important pour les troupes allemandes en retraite. 

Dans la soirée un convoi de la 716e DIA, composé de 23 camions, 4 automitrailleuses et 6 side-cars entre en contact avec des Résistants en embuscade. Les combats vont durer toute la nuit et les pertes seront lourdes de chaque côté. (Permezel 2001)

 

31 août 1944

 

Genis-Laval (St). Lieu-dit Le Gravignon. Assassinat par des soldats allemands de Jean AUVITY. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Givors. Assassinat par l’armée allemande de Louis HILAIRE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Grigny. Vers 10h du matin, une estafette motocycliste allemande en reconnaissance à Grigny est abattue par un résistant. 

Vers 13h, se présente une colonne allemande qui recherche l’estafette. Elle prend une vingtaine d’habitants en otage en représailles de la disparition.

Le nouveau maire André MAYER, le secrétaire de mairie et 3 ou 4 autres personnes sont arrêtés et rejoignent les otages. 

« Après un discours traduit par un interprète, l’officier exige de voir le corps du soldat tué le matin et demande au « bourgmestre » de se désigner. André MAYER s’avance. Aussitôt encadré par deux soldats, il est conduit en direction du cimetière. Pour avoir tenté de s’échapper, il est abattu. 

L’officier de retour, montre à chaque otage une photographie d’Emile EVELLIER, libérateur de Grigny, menaçant de les fusiller tous si personne ne le dénonce. 

Emile EVELLIER (l’un des des otages) sort du rang et dit très fort « C’est moi Emile EVELLIER, dit Pirat, officier de la Résistance ». Des soldats se saisissent de lui, le frappent longuement. 

A la suite d’un bruit de coups de feu, la colonne préfère se retirer prudemment de Grigny, emmenant avec elle Emile EVELLIER. »

Son corps est retrouvé fusillé au stade de Givors. » (Permezel 2001)

 

Letra. L’aviation allemande mitraille un groupe de résistants faisant 5 victimes. 

  • Victor BAUDIN, 24 ans

  • Joseph DURY, 40 ans

  • René GEOFFRAY, 36 ans

  • André LORIOT, 18 ans

  • Eugène MANIN, 45 ans. (Permezel 2001) 

 

Lissieu. Viol d’une femme par des soldats allemands. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Les Allemands allument des incendies :

  • Gares de Perrache et des Brotteaux. 

  • Part-Dieu dont la caserne.

  • Guillotière

  • Magasin généraux. (Garcin 1944)

 

Mornant. Pont-Rompu. Dans la nuit du 30 au 31, les Allemands occupe le carrefour, alors que l’Armée secrète de la Loire a pour mission de neutraliser le maximum de forces ennemies. 

Dans la matinée un combat s’engage autour du carrefour, entre la résistance et les Allemands. 

Vers 12h15, les Allemands se retirent avant l’arrivée de la relève. Les résistants en profitent pour réaliser des obstacles. 

Vers 13h15, arrivée d’un nouveau détachement allemand pour reprendre le carrefour. Les combats sont violents et les Allemands finissent par se rendre. A 15h la route de Givors est ouverte. 

Trois résistants sont tués dans les combats :

  • Soldat René AUMEUNIER.

  • Caporal Louis GUILLAUMONT.

  • Sergent Maurice NUDE. (Permezel 2001) 

 

Mulatière (La). Les Allemands allument des incendies dans la commune. (Garcin 1944)

 

Oullins. Les Allemands allument des incendies dans la commune, en particulier dans les ateliers de la SNCF (Garcin 1944)

 

Pusignan. Sur la RD 517, un violent combat oppose des résistants du bataillon Henri Barbusse aux Allemands en retraite. 23 résistants sont tués 

  • Marcel AUDELIN

  • Marcel BARNABE, 19 ans

  • Jean BERGER

  • Charles BERGUERAND

  • Stanislas BOZZI, 21 ans, Hongrois

  • Cyrille van den BREEDEN

  • Charles BUFFET

  • Gaston CHAMBON 

  • Pierre DAROLD

  • Alfredo DORIGO

  • André DRICI

  • Marius DUMARCHEY

  • Félix GRUMEAUX

  • Charles HASSOMERIS

  • Paul LOFFEL

  • Aleg KATCHVA 

  • Alfred MARTIN, 16 ans

  • Marius PIED, 21 ans

  • Albert SOUSSAN, 21 ans. 

  • Lieutenant René THIBAULT, 38 ans

  • Pierre TORRALBA, 66 ans

  • Pierre TOUZET

  • Maurice TROUILLET

  • Joseph CHOMARD. Grièvement blessé. (Permezel 2001 et 2003)

 

Tassin-la-Demi-Lune. Les Allemands allument des incendies dans la commune, en particulier à la Demi-Lune. (Garcin 1944)

 

Vénissieux. Les Allemands allument des incendies dans la commune. (Garcin 1944)

 

Villeurbanne. Les Allemands allument des incendies dans la commune, en particulier à l’hôpital. (Garcin 1944)

 

Vourles. Lieu-dit les Sept chemins. Assassinat par des soldats allemands des nommés RODIER, RODRIGUEZ et Jean-Baptiste VALLET. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Septembre (début)

 

Bron. Une enquête menée à la demande d’anciens requis pour le déblaiement de l’aérodrome permet de découvrir 109 cadavres répartis dans 5 charniers. (Permezel 2001)

 

1er septembre 1944

 

Anse. Viol par des soldats allemands du 216e Régiment de 3 femmes. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Brignais. Assassinat par des soldats allemands d’Auguste DELORME. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Crépieux la Pape. 4 soldats allemands au lieud-dit Les Marronniers fusillent 4 habitants de la commune :

  • Charles BACHELARD, 38 ans, électricien de Miribel

  • Paul Emile Julien DESVIGNES, 29 ans de Lyon. 

  • Ranière LOCCA, 34 ans, typographe de Miribel.

  • Antoine Jules Marie TATIN, 44 ans, cultivateur, agent FFI de Miribel. (Permezel 2001) 

 

Lissieu. Coups et blessures volontaires commis par des soldats allemands à l’encontre de Jean JULIEN. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. La ville voit passer d’importants convois d’Allemands en retraite. « Ils s’emparent méthodiquement de toutes les bicyclettes. Ils dérobent aussi les portefeuilles, les bijoux et les montres de nombreux passants. Officiers et soldats se montrent extrêmement nerveux. Ils tirent au hasard sur les passants ou dans les fenêtres un peu dans tous les quartiers. » (Garcin 1944)

 

Marcilly d’Azergues. Assassinat par des soldats allemands de Jean DURAND et de Francisque VANIER. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

2 septembre 1944

 

Caluire. Passage de nombreux soldats allemands en retraite qui volent voitures, motos et bicyclettes. (Basse M et J 1976)

 

Limonest. Lors de la libération de la commune, 3 militaires du 2e Régiment de Spahis Algériens sont tués :

  • Sous-lieutenant A de COETLOGON.

  • Brigadier Jean NEVEU.

  • Spahis Gaston LACOMBE. (Permezel 2001)

 

Lissieu. Vol commis par des soldats allemands à l’encontre de la société anonyme Neyron et Cie. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Lyon. Destruction des péniches et des ponts par les Allemands. 

« Les Allemands ont fait sauter, à partir de 4 heures, les péniches sur la Saône et, à partir de 8 heures, tous les ponts sur le Rhône. Les explosions se sont succédées toute la journée, causant d’importants dégâts dans tous les quartiers. 

A 14h30, des détachements des F.F.I et de soldats américains pénètrent dans les quartiers de la rive gauche du Rhône. 

A 20 heures, les Allemands ont fait sauter le canon qu’ils avaient placé rue de la Barre, à l’entrée du pont de la Guillotière détruit. Ils ont complètement abandonné la presqu’île. 

A 20h30, ils ont commencé à faire sauter les ponts sur la Saône. 

A 22h, le 5e Bataillon des FTP du 1er Régiment du Rhône a attaqué les Allemands et les a empêchés de faire sauter le pont de l’Homme de la Roche, la passerelle Saint-Vincent et le pont de Serin. (Garcin 1944)

 

Marcilly d’Azergues. Assassinat par des soldat allemands de Hubert GARBIT. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

2 septembre - 28 octobre 1944

 

Ravitaillement. Les Lyonnais touchent 750 gr de viande, 200 gr de beurre, 90 gr d’huile, 2 boites de conserve plus ce qu’ils trouvent sur les marchés. Cela fait en moyenne 13 gr de viande et 5 gr de matières grasses par jour ((Aulas 1974)

 

3 septembre 1944. 

 

Brignais. Une semaine d’exactions commises par l’armée allemande dans la commune provoque la mort de 16 personnes, 7 autres étant blessées. 

  • Bombardements sur les habitations : Louis CHAVASSIEUX, Jean DOMINGUET, Louis DOMINGUET, Toussaint FAURE, Antoine FAVRE, Pierre GAREL, Victor HENRY, Paul LOMBARD, Ferdinand MURE, Marius PEGAZ.

  • Blessures Gisèle BEY, Bénédicte Jeanne DEYRIEUX, Charles FERRANDO, Jules ORSET, Louis THEVENON, Henri THOMAS, Marie-Antoinette TOURNIER.

  • Tortures et assassinats Auguste DELORME, Un nommé GRANDVUINET, Marie Léon Hippolyte MOREL, Raymond Jean THOMAS, René Joséphine VIAL, Jeanne Fleurie Vidon. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

Caluire. Libération de la commune par la 1ere Armée française. (Basse M et J 1976)

 

Lyon. Libération de la ville. 

« Un groupe de patriotes, qui comprenait notamment M PINTON, premier adjoint provisoire, mandaté par le président du Comité départemental de la Libération nationale, s’est présenté à 7h30, à l’hôtel de ville. Il était accompagné d’un petit groupe armée, que commandait le commandant GALLIMARD. Ensemble, ils ont pris possession de la maison commune, en faisant assurer par des groupes armés la surveillance des issues. E quelques instants, le bâtiment a été pavoisé aux couleurs françaises et alliées, tandis que la foule s’amassait. 

Vers 8h30 sont arrivés les premiers éléments des F.F.I aux acclamations du flot des Lyonnais. Le comandant des F.F.I, les membres de la nouvelle municipalité et les patriotes ont paru au grand balcon pour saluer la population, qui cirait sans arrêt sa joie de la délivrance. (Garcin 1944)

Entrée dans la ville de Raymond BASSET à la tête de ses SAS et de ses maquisards. Ils s’installent à l’hôtel de ville vers 8h. (Permezel 2003)

« A 9 heures, des F.T.P pénètrent dans les quartiers de Vaise, de Saint-Paul, de Saint-Georges, acclamés par la foule. 

Lyon est entièrement libérée. » (Garcin 1944)

 Yves FARGE commissaire de la République suspend le Conseil municipal du gouvernement de Vichy. Il suspend son maire Pierre BERTRAND et charge Justin GODARD d’assurer à titre provisoire les fonctions de mire de Lyon en remplacement d’Edouard HERRIOT prisonnier des Allemands. Il exerce ces fonctions jusqu’au 19 mai 1945. (Permezel 2003 et Blog Histoires lyonnaises surlyonnais.hypotheses.org)

 

Vénissieux. Au niveau du passage à niveau de l’avenue Francis de Pressensé, Marcel FERMIGIER membre du Bataillon Carmagnole est tué lors d’un accrochage avec les Allemands. (Permezel 2003)

 

Villefranche-sur-Saône. Assassinat par des soldats allemands de Marcel CAGNE. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

Sont tués dans les combats pour la Libération :

9e Régiment de Chasseurs d’Afrique.

  • Louis CLAVERIE, chasseur.

  • Jean-Louis FARAUD, maréchal des Logis.

  • Léon DIEGO, chasseur. 

2e Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance.

  • Brigadier GARCIA.

  • Brigadier MORSLI.

  • Spahi Sala ZIAD.

3e Régiment de Chasseurs d’Afrique.

  • Jean-Pierre CONTI, maréchal des logis

  • Maurice HALIMI, chasseur. (Permezel 2001)

 

4 septembre 1944

 

Jons. Lors d’un accrochage au Bois de Pesses entre des résistants du bataillon Carmagnole et un fort détachement allemand en retraite, 5 résistants sont tués. (Permezel 2001 et 2003)

  • Armando CARRIERI, 30 ans

  • André DESCHAUD-BLANCS.

  • Antoine GALIEGO, 29 ans.

  • Henrick KASPROWIEZ.

  • Joseph POULAT, 27 ans. 

 

8 septembre 1944

 

Lyon. Palais de la foire, quai Achille Lignon. Assassinat d’un homme non identifié. (AD 69. Mémorial de l’oppression 2003)

 

10 septembre 1944

 

Caluire. Messe de requiem dans l’église de Caluire en mémoire des résistants de la commune morts au combat dans les maquis de l’Ain.

A la suite de cette messe, les corps rapatriés sont inhumés dans le carré réservé aux soldats morts pour la Patrie. (Basse M et J 1976)

 

25 septembre 1944

 

Ravitaillement. La sous-commission du lait du Rhône estime que si les FFI rendaient leurs camions à leurs propriétaires, 50.000 litres de lait supplémentaires pourraient être ramassés par jour. (Aulas 1974)

 

30 septembre 1944

 

Rapport du capitaine DOUSSOT, commandant la compagnie de gendarmerie du Rhône. 

« Le département du Rhône vit actuellement une période de transition et de réadaptation. Dans de telles phases, le rythme de l’activité régulière ne peut reprendre que peu à peu. En effet les pouvoirs légaux ne fonctionnent encore qu’imparfaitement, et de nombreuses arrestations illégales ou arbitraires sont opérées par des personnes qui se croient légalement autorisées à le faire. Les opérations d’épuration ne sont pas toujours conduites avec toute la justice et la célérité désirables en pareille matière. Aussi il ne faut pas s’étonner qu’une impression de malaise, de désarroi continue à régner dans les esprits. 

Dans plusieurs parties du département , et en particulier dans la région de Lyon et de Villefranche, de nombreux cadavres ont été découverts. Les recherches menées activement par la gendarmerie et les constatations faites par les services de Sûreté permettent d’affirmer que de telles exécutions ont été faîtes soit par la Gestapo, soit par la Milice, soit même (ces derniers temps) par certains groupements de FTP. 

La population, émue par les exécutions commises par ces derniers éléments, voit dans de tels faits l’épuration d’éléments troubles. Toutefois, elle souhaite ne plus voir employer les procédés chers à la Gestapo ou à la milice. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

6 octobre 1944

 

Lettre du maire provisoire de Lyon au ministre du ravitaillement. 

« Je comprends les urgentes nécessités de la population parisienne, mais je proteste contre les réquisitions de bétail faites en Saône-et-Loire, département indispensable au ravitaillement de la population lyonnaise en viande, alors que la ration est inférieure à 100 gr par semaine. Au nom de la ville de Lyon, je demande des mesures pour qu’on ne la prive pas d’un minimum vital qu’il faudrait chercher à augmenter. »

Il signale par ailleurs qu’une distribution de 120 gr de viande par personne annoncée au début de la semaine n’a pu être honorée entièrement parce que les arrivages de Saône-et-Loire et de l’Ain étaient trop faibles. Cette situation provient de ce qu’une imposition importante pour la région parisienne a dû être livrée très rapidement par la Saône-et-Loire. « Il faut que le bétail de Saône-et-Loire soit réservé entièrement à Lyon. On a livré du porc et du mouton à Paris, provenant de ce même département. Les Lyonnais réclament de semblables attributions en bêtes sur pied et non en produits transformés. » (Aulas 1974)

 

26 octobre 1944

 

Dix prisonniers de guerre allemands sont amenés et fusillés par des inconnus dans un pré situé en bordure de la route Trévoux-Villeneuve, à l’endroit exact où, le 17 juin 1944, vingt-huit Français avaient été assassinés par les Allemands. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

28 octobre 1944

 

Saint-Didier de Formans (01). 10 prisonniers de guerre allemands sont fusillés dans le dos des inconnus. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

30 octobre 1944

 

Ravitaillement. Sur 900 quintaux de farine livrés, 600 sont blutés à 98% au lieu de 80% et véreux. Les wagons ont mis 12 jours pour parvenir à destination. (Aulas 1974)

 

6 novembre 1944

 

Givors. Deux vols à main armée sont commis par une cinquantaine d’individus habillés en FFI et armés de mitraillettes, de fusils et de révolvers, l’un à la gare de Givors ville et l’autre au détriment des établissements Preda ou 2000 litres de benzol et 250 litres d’huile sont volés. (Pontaut/Pelletier 2008)

 

11 novembre 1944

 

Lyon. Mandat d’arrêt d’Yves FARGES à l’encontre de Pierre BERTRAND maire de Lyon nommé le 15 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy. Il est écroué à la prison Saint-Paul étant impliqué dans une affaire de dénonciations de médecins lyonnais dont plusieurs ont été par la suite fusillés. 

Il bénéficiera d’un non lieu et sera libéré le 25 décembre 1944. 

 Pierre BERTRAND est décoré de la Légion d’honneur pour faits de résistance sur proposition d’Edouard HERRIOT en 1954. (Blog Histoires lyonnaises sur lyonnais.hypotheses.org)

 

 

14 novembre 1944

 

Ravitaillement. Arrivage de fruits et légumes à Lyon : 

  • 121 tonnes de fruits et 94 tonnes de légumes. (Aulas 1974)

 

15 novembre 1944

 

Ravitaillement. Arrivage de fruits et légumes à Lyon : 

  • 104 tonnes de fruits et 87 tonnes de légumes. (Aulas 1974)

 

16 novembre 1944

 

Ravitaillement. Arrivage de fruits et légumes à Lyon : 

  • 98 tonnes de fruits et 56 tonnes de légumes. (Aulas 1974)

 

17 novembre 1944

 

Ravitaillement. Arrivage de fruits et légumes à Lyon : 

  • 33 tonnes de fruits et 69 tonnes de légumes. 

 

18 novembre 1944

 

Ravitaillement. Arrivage de fruits et légumes à Lyon : 

  • 42 tonnes de fruits et 112 tonnes de légumes. (Aulas 1974)

 

Décembre 1944

 

Ravitaillement. La ration officielle est de :

  • 350 gr de pain par jour. 

  • 180 à 250 gr de viande par semaine. 

  • 250 gr de matières grasses pour le mois. 

  • 20 gr de fromage par jour. 

  • 50 gr à 1 kg de sucre par mois suivant les catégories. (Aulas 1974)

 

12 décembre 1944

 

Rapport de gendarmerie. 

« De récents incidents se sont produits au sujet de la condamnation de l’ex-préfet ANGELI. Ils ont eu lui place Bellecour et à la prison Saint-Paul, 33 Cours Suchet. 

Une manifestation en faveur de l’acquittement d’ANGELI faite par les étudiants place Bellecour a été suivie d’une autre manifestation organisée par divers éléments auxquels s’étaient joints des individus ayant intérêt à troubler l’ordre devant la prison pour demander l’exécution d’ANGELI. Des coups de feu ont été tirés et il y a eu une douzaine de blessés. » (Pontaut/Pelletier 2008)

 

23 décembre 1944

 

Toussieu. Inauguration d’un monument en mémoire du massacre du 12 juillet 1944. (Permezel 2001)

 

29 décembre 1944

 

Ravitaillement. Suppression du quart de litre de lait par jour aux cartes J2. (Aulas 1974)

 

 

Date de création : 17 octobre 2019

51e modification : 5 mai 2021



29/10/2019
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