Militaires les plus titrés : 23 titres de guerre

BOUDIER (Colonel Michel)

(1920-1963). Air

 

19 citations. 

1 blessure. 

Autres titres français. 1 

Autres titres étrangers. 2

 

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2e Guerre mondiale.

Guerre d’Indochine. 

Guerre d’Algérie. 

  • Grand officier de la Légion d’honneur
  • Compagnon de la Libération. (Décret du 20 novembre 1944)
  • Croix de guerre 39-45 : 13 citations dont 12 palmes
  • Croix de guerre des TOE : 6 citations (sur le site de l’Ordre de la Libération, 7 sur d’autres sites)
  • Médaille coloniale avec agrafe Extrême-Orient
  • Médaille de l’Aéronautique
  • Médaille des Services volontaires de la France Libre. 
  • Médaille des blessés. 
  • Distinguished Flying Cross (Royaume-Uni)
  • Croix de guerre (Tchécoslovaquie)

 

Citations 

 

15 mai 1942. Citation à l'ordre des Forces Aériennes Françaises Libres (Aviation de Chasse).
- Sergent-Chef BOUDIER Michel -
« Excellent pilote de chasse, calme et courageux, a pris place dans une escadrille française en Grande-Bretagne après s'être expatrié pour pouvoir participer à la lutte pour laquelle il se préparait depuis de longs mois en France. A pris part à treize opérations offensives avec son escadrille au-dessus des territoires envahis. Le 8 Mai 1942, étant en patrouille avec le Sergent Chef DEBEC n'a pas hésité à attaquer douze Messerschmids 109 qui tentaient une opération à basse altitude sur la cité anglaise; les a forcés par son action rapide à faire demi-tour sans qu'ils aient pu atteindre leur objectif. A endommagé assez gravement l'un des chasseurs ennemis au cours de la poursuite qui s'ensuivit pour qu'on puisse penser que ce dernier n'ait pas pu rejoindre sa base. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Etoile de Vermeil.

30 septembre 1942. Citation à l'ordre des Forces Aériennes Françaises Libres (Armée Aérienne).
- Aspirant BOUDIER Michel -
« Jeune et brillant pilote de chasse, par ses qualités remarquables et son enthousiasme, s'est acquis d'emblée l'estime et l'admiration de ses chefs et de ses camarades. Le 5 Septembre 1942, au retour d'une sortie offensive sur la baie de la Somme, a attaqué par le travers un FW190 qu'il abattit en flammes. Séparé de la formation amie, il engagea et détruisit un deuxième chasseur FW190 qui menaçait dangereusement un Spitfire, réussissant l'exploit remarquable d'une double victoire sur la chasse adverse. Restant sur les lieux du combat, il tenta enfin d'assurer le sauvetage d'un pilote allié tombé dans la Manche et ne revint à la Base qu'à l'Extrême limite de son essence.
Déjà cité, compte 100 heures en opérations dont 31 actions offensives sur les territoires occupés par l'ennemi. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme Vermeil.

30 décembre 1942. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
- Sous-Lieutenant BOUDIER Michel -
«  Déjà cité une fois à l'ordre de l'Armée de l'Air et une fois à l'ordre des FAFL, s'est distingué brillamment à nouveau le 12 Décembre 1942 en abattant un FW190 portant ainsi son palmarès à 3 avions ennemis abattus et 3 endommagés. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

6 avril 1943. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
- Lieutenant Boudier Michel du Groupe de Chasse II/5 -
« Pilote de chasse et chef de patrouille d'un allant et d'une habileté au-dessus de tout éloge. A effectué au cours de la première partie de la campagne du groupe "LAFAYETTE" 17 missions comportant 3 reconnaissances lointaines et 1 engagement. »

25 mai 1943. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
« Jeune Commandant d'Escadrille, donnant l'exemple d'un infatigable enthousiasme au combat. Derrière une grande modestie cache un caractère de farouche détermination qui lui attire l'admiration de tous ses pilotes. Totalise plus de 76 missions au-dessus du territoire occupé par l'ennemi. Le 17 Mai 1943 à la tête de son escadrille a soutenu un combat contre un ennemi supérieur en nombre, réussissant à abattre un FW190 au-dessus de la région de CAEN. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

25 août 1943. Citation à l'ordre de l'armée Aérienne.
- Capitaine BOUDIER Michel, des Forces Aériennes Françaises en Grande-Bretagne. -
« Commandant d'Escadrille d'une exceptionnelle valeur, ne cesse de donner des preuves de ses brillantes qualités de chasseur.
Le 16 Juillet 1943, il endommage 2 Flocke-Wulf 190 au dessus d'ABBEVILLE .
Le 19 Août 1943 il endommage un ME109 et un FW190 au-dessus d'AMIENS.
Le 22 Août 1943, il détruit 1 ME109 au-dessus de DOUAI. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

2 septembre 1943. Citation collective (Groupe Chasse ALSACE) à l'ordre de l'Armée Aérienne.
« Engagé en Avril 1943 en Grande-Bretagne dans les opérations aériennes offensives, en coopération étroite avec la R.A.F. et l'Americain Air Force, sous le commandement du Commandant MOUCHOTTE, le Groupe ALSACE avec ses escadrilles "STRASBOURG" et "MULHOUSE" commandées par les Capitaines MARTEL Christian et BOUDIER Michel s'est révélé rapidement comme une unité d'élite. A gagné la confiance et l'admiration des aviateurs alliés, grâce au courage et à la maîtrise dont ses pilotes ont fait preuve au cours de 80 SW ops ou missions offensives, représentant un total de 850 missions d'avions et 1650 heures de vols d'opérations.
A remporté en 4 mois, 11 victoires officielles au cours de 10 combats, abattant 10FW190, 1 ME109 et endommageant 3 FW190. S'est plus particulièrement distingué le 27 Juillet dans le ciel de France en abattant 5FW190 et en mettant plusieurs hors de combat, sans subir lui-même de perte, accomplissant ainsi avec un plein succès la mission de protection aérienne d'une mission de bombardement alliés qui lui incombait. Le Groupe ALSACE a déjà été cité en Août 1942 à la suite de la Western Desert. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

22 octobre 1943. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
- Capitaine BOUDIER Michel, du Groupe "ALSACE". - « Commandant d'escadrille alliant à ses grandes connaissances de la chasse, les plus belles qualités de chef et d'entraîneurs d'hommes. Vient de porter son Palmarès à 6 victoires officielles et 2 probables en abattant le 27 Août un FW190 au dessus du Nord de la France, donnant ainsi une fois de plus témoignage éclatant de son courage et de son habilité de pilote. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze

22 octobre 1943. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
- Capitaine BOUDIER Michel, du Groupe "ALSACE". - « Commandant d'Escadrille de premier ordre et pilote de chasse exceptionnel. A abattu en flammes au-dessus de BEAUVAIS un FW190 le 23 Septembre 1943 totalisant ainsi 7 victoires homologuées et 7 victoires incertaines au cours de 172 sorties au-dessus des territoires occupés. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

9 novembre 1944. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne, décision 142.
« Capitaine du G.C. "ALSACE" Chef d'escadrille de premier ordre, qui, au cours de son second tour d'opérations vient d'effectuer sa 200ème mission de pénétration à l'intérieur des lignes ennemies. S'est distingué en détruisant au sol de nombreux objectifs ennemis tout particulièrement défendus. A ramené plusieurs fois son appareil endommagé. Son courage inlassable mérite d'être cité en exemple. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

30 décembre 1944. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne accompagnant la nomination de Chevalier de la Légion d'Honneur - Décret du 30 Décembre 1944 pour prendre rang du 31 Décembre 1942.
« Pilote de chasse d'une virtuosité remarquable, alliant une farouche détermination à un courage calme et à une modestie exemplaire, totalise plus de 120 heures de vol de guerre comportant 42 missions offensives sur les territoires occupés par l'ennemi; a été cité trois fois à l'ordre de l'Armée dans des conditions particulièrement brillantes, en particulier pour avoir abattu au cours de la même mission 2 chasseurs ennemis, étant lui-même isolé. A abattu au total trois avions ennemis et en a endommagé deux. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

30 décembre 1944. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne accompagnant la nomination d'Officier de la Légion d'Honneur - Décret du 30 Décembre 1944 pour prendre rang à compter du 28 Septembre 1943.
« Pilote brillant qui a fait preuve de toutes les qualités du chef à la bataille. Calme, droit, consciencieux et courageux, il possède une profonde connaissance de son métier. A la tête de son escadrille, a effectué 115 missions offensives au-dessus du territoire ennemi et 35 missions défensives formant un total de 200 heures de vol de guerre. Totalise 350 heures de vol de guerre dont 250 au-dessus du territoire ennemi, effectuant en tout 190 missions offensives. Décoré de la Distinguished Flying Cross, totalise 6 victoires aériennes certaines et 7 probables et est titulaire de 7 citations à l'ordre de l'Armée. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

27 septembre 1945. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne décision 1192.
« Jeune commandant d'Escadrille, symbole de droiture et d'énergie. Consciencieux et modeste, a toujours manifesté au cours de quatre années de lute acharnée un enthousiasme, une abnégation et un courage digne des plus beaux éloges. Le 9 juillet 1944 au cours des opérations de Normandie, a descendu un ME109 en flammes avant de se faire lui-même abattre. Fait prisonnier a été ensuite libéré par les Alliés en 1945. »
Cette citation entraîne l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme de Bronze.

15 octobre 1947. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
« Pilote de chasse au nom devenu légendaire dans les Forces Aériennes Françaises Libres au cours de la campagne 39-45. Volontaire pour le théâtre d'opérations en Indochine a continué à faire preuve de ses remarquables qualités au cours de 65 missions de bombardement et mitraillage rendues particulièrement délicates par des conditions géographiques et climatiques, et par le survol constant de zones rebelles. »
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre T.O.E. avec palme.

28 avril 1948. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne en date du 28 Avril 1948.
- Capitaine BOUDIER Michel 2eme Escadre de Chasse -
        « Officier Pilote de Chasse qui continu comme Commandant des Opérations sur le théâtre de COCHINCHINE, à montrer les même splendides qualités qui ont créé sa renommée dans l'aviation de chasse française.
        Au cours de 80 nouvelles missions offensives a permis le dégagement de plusieurs postes amis et à détruire de nombreuses bases rebelles grâce à la précision de ses actions. »
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre T.O.E. avec palme.

30 septembre 1948. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
-Capitaine BOUDIER Michel de la 4eme Escadre de Chasse- Jeune officier d'une valeur exceptionnelle. Exemple de courage et de modestie.
« Déjà titulaire de 13 citations à l'ordre de l'Armée continue ses exploits en Indochine où il accomplit du 1er Octobre 1947 au 31 Janvier 1948 63 missions de guerre en 83 heures de vol d'opérations.
A fait preuve d'un mépris total du danger - notamment le 17 Décembre 1947 et le 11 Janvier 1948 au cours de missions de mitraillage il eut son appareil atteint deux fois par le tir de rebelles.
Vient à nouveau de se signaler en participant aux recherches effectuées avec succès pour retrouver un camarade contraint de se poser en zone insoumise. »
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des T.O.E. avec Palme.

 

31 août 1949. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
Commandant Boudier Michel - 5eme Escadre de Chasse -
        « Officier pilote de Chasse continuant en INDOCHINE a mettre en pratique son habileté légendaire, Vient d'effectuer avec plein succés dans des conditions souvent difficiles, 91 nouvelles missions de Guerre en 88 Heures 15 de vol, notamment le 1er Mai 1948 a aneanti avec ses équipiers un rassemblement rebelle particulièrement important et activement défendu. A eu son avion touché au cours de l'action.
        "Totalise 628 missions de Guerre en 636 heures 30 de vol » »
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des THEATRES D'OPERATIONS EXTERIEURS avec Palme

9 janvier 1951. Citation à l'ordre de l'Armée Aérienne.
«  Brillant commandant de groupe. Chef de dispositif plein de courage et de sang froid, a permis par son habilité  et son adresse, la destruction de nombreux objectifs rebelles. En participant les 26, 27 et 28 Mai 1950 avec succès au dégagement du poste de DONG-KHI, malgré une forte réaction des armes automatiques rebelles. Sérieusement touché le 26 Mai 1950, réussit à se poser sur un terrain de secours. S'est encore distingué le 5 Juin 1950 en détruisant par la précision de son bombardement un blockhaus adverse permettant une avance rapide des troupes amies.
Totalise 420 missions de guerre menées en 481hrs15 dont 67 missions de guerre menées en 73hrs55 depuis sa dernière citation. »
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre T.O.E. avec Palme.

10 décembre 1956. Elévation dans l'ordre national de la Légion d'Honneur (Dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur)
BOUDIER Michel, Edmond, Lieutenant Colonel,
« Brillant commandant de groupe, chef de dispositif plein de courage et de sang froid, a permis par son habilité et son adresse la destruction de nombreux objectifs rebelles. A participé les 26, 27 et 28 Mai 1950 avec succès au dégagement du poste de DONG-KHI malgré une forte réaction des armes automatiques rebelles. Sérieusement touché le 26 Mai 1950 a réussi à se poser sur un terrain de secours. S'est encore distingué le 5 Juin 1950 en détruisant par un bombardement précis un Blockhaus adverse, ce qui a permis une avance rapide des troupes amies" a effectué en Extrême Orient 421 missions de guerre ne2 en 482 heures de vol.
totalise :
. 18 citations dont 17 à l'ordre de l'Armée Aérienne,
. 1 blessure de guerre,
. 8 victoires Aériennes plus 7 probables 1939-1945,
. 2206 heures de vol.
depuis sa promotion au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur a obtenu en Extrême Orient 5 Citations à l'ordre de l'Armée Aérienne.
Commandeur de la Légion d'Honneur le 10 Décembre 1947, cette citation annule et remplace la citation à l'ordre de l'Armée Aérienne accordée par Décision du 2 Janvier 1951 de Monsieur le Ministre de la Défense Nationale. »
Elévation comportant l'attribution de la Croix de Guerre avec Palme.

 

49e As Français de la 2e Guerre mondiale. Titulaire de 8 victoires aériennes et 7 probables. 

 

Biographie

 

Michel Boudier est né le 8 juin 1920 à Paris.

 

Elève au collège Stanislas à Paris de 1932 à 1937, il s'engage dans l'Armée de l'Air en qualité d'élève pilote le 12 décembre 1938.

 

Affecté à l'Ecole de pilotage d'Angers, le caporal Boudier est breveté pilote militaire le 21 janvier 1940.

 

Promu au grade de sergent en février, il refuse la défaite et le 24 juin 1940, avec plusieurs de ses camarades, il embarque à bord de l'Ettrick à Saint-Jean-de-Luz à destination de l'Angleterre.

 

Débarqué le 27 juin, il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) le 1er juillet 1940.

Après un séjour au camp d'Odiham puis une longue année d'entraînement, il est envoyé à partir d'août 1941 en stage dans un Operational Training Unit de la Royal Air Force.

 

Promu sergent-chef il est affecté au 232 Squadron de la RAF en septembre 1941 avant de rejoindre, en novembre, le Groupe de chasse « Ile-de-France » (340 Squadron) alors en formation. 

 

Le 8 mai 1942 Michel Boudier endommage sérieusement un ME 109 au cours d'une patrouille. Il reçoit alors sa première citation à l'ordre des FAFL et est nommé au grade d'aspirant d'active le lendemain.

 

Le 5 septembre 1942 il abat deux appareils ennemis dans la même journée et est promu sous-lieutenant.

 

Le 12 décembre 1942,  il abat de nouveau un FW 190 et reçoit ses galons de lieutenant.

 

Michel Boudier quitte l'Ile-de-France pour rejoindre, en janvier 1943, le Groupe de chasse « Alsace » (341 Squadron).

Promu capitaine le 16 mars 1943, il prend, au sein du groupe Alsace, le commandement de l'Escadrille "Mulhouse". Il accomplit avec son unité de nombreuses missions sur la France et la Belgique et abat un nouvel appareil ennemi le 17 mai 1943 au-dessus de la région de Caen.

 

Entre le 16 juillet et le 23 septembre 1943 il multiplie presque par deux son tableau de chasse, endommageant quatre avions allemands et en détruisant trois.

 

A partir octobre 1943, il effectue un séjour à l'Etat-major à Londres avant de retrouver le groupe Alsace le 16 février 1944. Il reprend ses missions offensives, détruisant au sol de nombreux objectifs ennemis.

 

Abattu le 9 juillet 1944, après avoir descendu un Me 109, sa huitième victoire aérienne, il parvient à contacter un réseau d'évasion mais il est arrêté par la Gestapo, incarcéré et condamné à mort. Reconnu finalement comme un soldat régulier, ses juges l'envoient en Allemagne dans un oflag à Nuremberg puis à Munich. Il est libéré par l'avance alliée le 29 avril 1945.

 

Michel Boudier termine la guerre avec un palmarès de 337 missions de chasse totalisant 436 heures de vol de guerre, 8 victoires officielles et 7 probables.

 

Adjoint au commandant du Groupe de chasse 2/5 "Lafayette" en juillet 1945, il est volontaire pour l'Indochine et est affecté à la 2e Escadre de chasse en Extrême-Orient en février 1947 ; six mois plus tard il rejoint les rangs de la 4e Escadre de chasse.

 

Le 1er janvier 1949 le commandant Michel Boudier rejoint la 5e Escadre de chasse avant, quatre mois plus tard d'être nommé commandant du Groupe de chasse 1/5 "Vendée" avec lequel il repart pour l'Indochine jusqu'en août 1949. Il y aura accompli au total 421 missions en 482 heures de vol en opérations.

 

Il sert ensuite en Algérie, notamment comme chef du 3e Bureau de la 5e Région aérienne à Alger, jusqu'au moment où il reçoit ses galons de lieutenant-colonel en janvier 1955.

 

Affecté ensuite au Maroc, au commandement de l'Escadre de chasse 00.008 à Rabat jusqu'en décembre 1956, le lieutenant-colonel Boudier sert ensuite à l'Etat-major des Forces aériennes alliées du Centre Europe à Fontainebleau.

 

Sous-chef d'Etat-major de la 3e Région aérienne à Bordeaux de janvier 1961 à juillet 1962, il est nommé le 9 juillet 1962 à la 4e Force aérienne tactique interalliée à Ramstein en Allemagne et promu colonel le 1er mars 1963.

 

Le colonel Boudier est décédé le 23 juin 1963 à Landau en Allemagne. Ses obsèques ont été célébrées en l'Eglise Saint-Louis des Invalides à Paris. Il a été inhumé au cimetière de Senlisse (Yvelines).

 

Sources. 

 

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CABIRO (Chef de bataillon Bernard)

(1922-1993). Terre. 

 

18 citations 

5 blessures 

 

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2e Guerre mondiale

Guerre d’Indochine.

Guerre d’Algérie

  • Grand officier de la Légion d’honneur. 
  • Croix de guerre 39-45 : 2 citations 
  • Croix de guerre des TOE : 13 citations dont 5 palmes. 
  • Croix de la Valeur militaire : 3 citations dont 2 palmes
  • Médaille des blessés : 5 blessures 
  • Médaille coloniale. 
  • Officier de l’ordre national du Vietnam 

Porteur de la main du Capitaine Danjou en 1979. 

 

Biographie. 

 

Bernard Cabiro  né le 7 août 1922 à Mont-de-Marsan et décédé le 31 juillet 1993 à Bordeaux. 

 

Il est l'un des premiers cadres parachutistes de la Légion étrangère et son parcours, de lycéen résistant à officier parachutiste, commencé en prison et achevé en prison, est très représentatif de sa génération d'officiers.

 

Étudiant, il se destine au commissariat à la marine marchande, mais la guerre en décide autrement. Aidé par un réseau d'évasion, il passe la frontière espagnole pour rejoindre les Forces françaises libres. Après un bref emprisonnement en Espagne, il rejoint le Maroc où il s'engage pour la durée de la guerre. À la fin de la guerre en Europe, il est envoyé en Indochine, initialement pour combattre les Japonais. Dès lors, devenu officier, il combat en Indochine et en Algérie et ne quitte l'armée qu'en 1961, jugé par le Haut Tribunal militaire pour avoir pris part au putsch d'Alger.

 

2e Guerre mondiale. 

 

Bernard Cabiro est élève au lycée de Mont de Marsan lorsque les troupes allemandes s'y installent. 

 

Après des actes de résistance isolée dès juin 1940 et deux tentatives infructueuses pour rejoindre Londres, il s'inscrit à Paris en faculté de droit. Au début de l'année 1943, il parvient à entrer en contact avec le réseau Alliance  qui lui fait passer clandestinement la frontière espagnole au mois de mai, muni d'une carte d'identité le rajeunissant de deux ans. Elle lui évite ainsi d'être interné au camp de Miranda  et il ne reste que quelques semaines en prison en Espagne.

 

Libéré, il est acheminé sur Casablanca, où il s’engage pour la durée de la guerre au 8e Régiment de Tirailleurs Marocains. 

 

En novembre 1943, Il débarque à Naples avec le Corps expéditionnaire français  et combat en Italie jusqu'en juillet 1944, participant à l'ensemble des opérations : combats d'hiver dans les Abruzzes  et sur la ligne Gustav ; bataille du Garigliano ; poursuite sur Rome puis sur Sienne. 

 

À trois reprises, il refuse de suivre la formation d'officier à laquelle son niveau d'études lui donne accès, afin de ne pas quitter les combats et de participer à la libération de la France (la formation accélérée des cadres pendant la guerre dure six mois). Promu caporal chef, il est deux fois cité en Italie, dont une à l’ordre du corps d’armée.

 

Le 9 septembre 1944, il débarque avec son régiment en Provence. Blessé en décembre au cours de la libération de Thann, il est évacué. Il accepte alors de suivre la formation de cadre et d'être dirigé sur l’école d'officiers de Cherchel qui remplace Saint-Cyr.

 

L'Indochine

 

Sorti de l'école d'officiers de Cherchell en tant que réserviste avec le grade d'aspirant, et lié par son contrat d'engagement pour la durée de la guerre, Bernard Cabiro part pour l'Indochine. Devenu officier d'active peu après, il y effectue trois séjours, à la Légion étrangère.

 

Premier séjour : 1946 - 1948

 

À la sortie de l’école, il choisit la Légion étrangère. Il y est affecté au régiment de marche en cours de formation pour être dirigé sur l’Indochine afin de combattre les Japonais. 

 

Nommé sous-lieutenant de réserve en décembre 1945, il débarque à Saigon avec son régiment - devenu 2e REI le 6 février 1946.

 

Le régiment est d'abord employé à la pacification de la zone côtière du Sud Annam. Chef de section, Bernard Cabiro y mérite deux citations. Puis le I/2e REI embarque à destination de Haïphong. Il y débarque quelques jours avant l'attaque générale du 19 décembre 1946, par laquelle le Vietminh isole et assiège toutes les garnisons du Tonkin. La première mission est de rétablir les communications reliant Haïphong à Hanoï, en détruisant les positions du Vietminh installées en bouchon sur la voie ferrée et sur la route. Les 24 et 25 décembre, après avoir repris An Thai, Bernard Cabiro contribue à la reprise de Hai Duong  en déverrouillant le barrage de jonques qui interdit l'accès par le fleuve. Jusqu'au mois d'avril 1947, il participe aux opérations de reprise de contrôle du Delta.

 

Au cours des mois suivants, en tant que chef de poste, il repousse plusieurs attaques importantes, notamment en septembre 1947, au poste de Dong Phu, et en mars 1948, à Gia Loc. Trois jours après cette attaque, chargé d'une ouverture de route, il saute sur une mine. Le visage criblé d’éclats il est admis à l’hôpital Lanessan à Hanoi où il reste aveugle pendant quinze jours. Il est nommé au grade de chevalier de la Légion d’honneur pour services de guerre exceptionnels, le 1er avril 1948, jour de sa sortie de l’hôpital.

 

Deuxième séjour : 1949 - 1951

 

Bernard Cabiro fait partie des officiers qui ont façonné les unités parachutistes de la Légion. L’année 1948 voit en effet la création des premières unités parachutistes à la Légion. Le 2e BEP,  pour lequel il se porte volontaire, est d’un recrutement très jeune, comprenant peu de combattants de la 2e Guerre mondiale, et compte une proportion inhabituelle d’officiers et sous-officiers venant d’unités non légionnaires. Il s’agit donc de créer une unité d’un type nouveau, avec du sang neuf, tout en lui insufflant un esprit Légion.

 

Débarqué à Saïgon en février 1949, le bataillon est éclaté entre le Cambodge, l’Annam et la Cochinchine. Cet éclatement laisse une grande autonomie d’action aux commandants de compagnie. 

 

Bernard Cabiro obtient rapidement le commandement de la 2e compagnie et multiplie les opérations, principalement en Annam : secours de postes attaqués, évacuations sanitaires, opérations combinées contre le régiment 95.

 

Le 1er avril 1950, à la fin d’une opération d’envergure, entendant des bruits de combat, il prend l’initiative de rallier sous son commandement plusieurs unités et se porte au secours d’une compagnie tombée dans une embuscade et en très mauvaise posture. Bousculant une forte unité vietminh dans le village de Ba Cum (secteur de Trafic Vinh en Cochinchine), il sauve la compagnie attaquée et inflige de lourdes pertes à l’ennemi, récupérant son armement et surtout des documents très complets relatifs à l’organisation vietminh à Saïgon. À la suite de cette action, la 2e compagnie du 2e BEP est citée à l’ordre de l’armée, distinction exceptionnelle à l’échelon d’une compagnie, et Bernard Cabiro est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur, distinction exceptionnelle également pour un lieutenant de 27 ans.

 

En septembre 1950, le bataillon est appelé au Tonkin pour protéger l'évacuation de la frontière chinoise. Bernard Cabiro participe au repli d’unités marocaines et thaïes au cours d’un raid sur Sin Ma Kay puis Lao Kay.  Rentré à Hanoï pendant la bataille de la RC4,  le 2e BEP y constitue la seule unité parachutiste de réserve du commandement. 

 

Bernard Cabiro est nommé capitaine en janvier 1951 et quitte l’Indochine au mois de mars.

 

Troisième séjour : 1953 - 1954.

 

À la fin de son congé de fin de campagne, il rejoint le 3e BEP  à Sétif, le 31 août 1951. Il reçoit le commandement de la compagnie d’instruction avec laquelle il séjourne quatre mois en Tunisie pour participer au maintien de l’ordre.

 

Il est détaché ensuite en qualité de chef d’état major auprès du colonel commandant le secteur Batna Aurès. Ce secteur est agité de mouvements suspects qui sont le fait de quelques individus qui tiennent le maquis et forment le noyau de ce qui deviendra peu après le FLN. 

 

Volontaire pour un 3e séjour en Extrême-Orient, le capitaine Cabiro est affecté au 1er BEP en juin 1953. 

 

Il rejoint le bataillon à Seno, au Laos. La mission est d'y créer une base aéroterrestre afin de verrouiller la route donnant accès à la Cochinchine. Le séjour à Seno dure jusqu’à la mi-août 1953 puis le bataillon est transféré sur la côte du Sud Annam avant de participer à la difficile opération Brochet  au Tonkin. 

 

Le 21 novembre 1953 le bataillon est largué sur Dien Bien Phu où, avec le 6e BPC  de Bigeard et le 8e BPC de Touret, il forme le 1er groupement de parachutistes. 

 

Le 5 mars 1954  la 4e compagnie, commandée par Bernard Cabiro, se lance à l’assaut de la cote 781, où l'on pense que se trouve un canon vietminh. Très grièvement blessé aux jambes, il est évacué de Dien Bien Phu et rapatrié en France.

 

Ministère de la Défense nationale

 

Il y subit une douzaine d’opérations avant de pouvoir remarcher (il ne sera de nouveau classé apte à faire campagne qu’en 1956). 

 

Le 1er août 1955, il prend les fonctions d’aide de camp du général Koenig,  alors ministre de la Défense nationale, jusqu’au départ de ce dernier à la suite d'un changement de gouvernement. Il demande alors à être affecté à une unité opérationnelle.

 

L'Algérie : 1958 - 1961

 

Muté au 20e bataillon de chasseurs portés, des Forces françaises en Allemagne, il suit le bataillon en Algérie mais ses blessures se rouvrent. Il rejoint l’hôpital Percy. Après la guérison, il est affecté à l’état major de la 5e DB à Landau en Allemagne.

 

Promu chef de bataillon le 1er octobre 1958, il part pour l'Algérie, où il est affecté à l’état major du 2e REP à Philippeville. Il en assure le commandement opérationnel et devient peu après commandant en second du régiment.

 

Le 22 avril 1961, le putsch des généraux  tente d’obliger le gouvernement à inverser sa politique algérienne. Le colonel Darmuzai, chef de corps du 2e REP, se déclare contre le putsch mais, dans une formule ambiguë, annonce aux officiers "la possibilité de choisir" dès le lendemain. Sollicité dans la nuit par les officiers, Bernard Cabiro, commandant en second du régiment, décide d’apporter son appui personnel et celui du 2e REP aux putschistes.

 

Arrêté et interné à la prison de la Santé, jugé par le Haut Tribunal militaire, il est rayé des cadres de l'armée en août 1961.

 

 Après l’armée.

 

Il mène dès lors une carrière civile.

 

Il est réintégré dans son grade et admis dans le corps des officiers de réserve en 1974. 

 

En 1978, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur dont les insignes lui sont remis à Calvi, devant le 2e REP son ancien régiment. 

 

L'année suivante, le 30 avril 1979, le commandant Cabiro est choisi pour "porter la main" du capitaine Danjou à Aubagne lors de la cérémonie annuelle de commémoration de Camerone. C'est la plus haute marque d'honneur que la Légion étrangère puisse donner à l'un de ses anciens.

 

En 1987, Bernard Cabiro a publié ses souvenirs aux éditions Plon sous le titre Sous le béret vert. Ces souvenirs ont été réécrits par son fils Olivier Cabiro, qui y a notamment ajouté une part importante du manuscrit que Plon n'avait pas retenue, relative à la Seconde Guerre mondiale. Cette réédition est parue en 2010 chez l'éditeur Indo éditions sous le titre Une vie de guerre : 1940 - 1961.

 

Par ailleurs, les faits d'armes de Bernard Cabiro sont mentionnés dans un grand nombre d'ouvrages d'histoire militaire des guerres d'Indochine et d'Algérie.

 

Sources : 

  • Wikipédia 

 

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CASTRIES (Général de brigade Christian De La CROIX De)

(1902-1991). Terre. 

 

21 citations dont 16 palmes

1 blessure. 

1 évasion. 

 
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2e Guerre mondiale. 

Guerre d’Indochine. 

  • Commandeur de la Légion d’honneur. 
  • Croix de guerre 1939-1945 : 
  • Croix de guerre des TOE :  
  • Médaille des évadés. 
  • Médaille des blessés (1 blessure)

 

Biographie 

 

Christian Marie Ferdinand de La Croix de Castries, est né à Paris le 11 août 1902 et décédé à Paris le 29 juillet 1991. Sa famille, d’origine noble est ducale et lui même porte le nom de comte. Il compte parmi ses ancêtres plusieurs générations de militaires de haut rang. 

 

Carriere militaire. 

 

Il sort sous-lieutenant de Saumur en 1926 et commence sa carrière militaire au 11e Cuirassiers. 

 

Engagé dans les combats de la 2e Guerre mondiale il est fait prisonnier mais s’évade e 1941 et rejoint les Forces françaises libres . Il est affecté au 3e spahis marocains sous les ordres du colonel Navarre avec qui il effectue les campagnes d’Italie, France, Allemagne et Autriche au sein de la 1ere armée. 

 

Il effectue ensuite 3 séjours en Indochine, le premier comme chef d’escadron à partir de novembre 1946. Il commande le 2e Régiment de Marche de Spahis Marocains de 1947 à 1949 ainsi que le sous-secteur de Cai Be puis le secteur de Vinh Long au Sud-Vietnam. 

 

En décembre 1950, lors de son retour, il retrouve le général de Lettre, dont il est l’un des « maréchaux ». Il prend en main le groupement de tabors marocains sur le fleuve Rouge dans le delta tonkinois, où il est blessé le 16 janvier 1952 lors de la bataille de Vinh Yen. Il prend ensuite le commandement du groupe mobile n°1 de novembre 1951 à juillet 1952, date à laquelle il quitte à nouveau l’Indochine. 

 

Il effectue son troisième séjour à partir d’août 1953 à la tête de la 3e Division Militaire du Tonkin, alors qu’il n’est encore que colonel. 

 

Il retrouve le général Navarre qui lui confie le 7 décembre 1953, le Groupement Opérationnel du Nord-Ouest (GONO) en remplacement du général Gilles. Il reçoit pour mission de barrer la route aux troupes du général Giap, qui se concentrent autour de la plaine de Dien Bien Phu. Le général Navarre « accepte » la bataille, mais c’est De Castries qui devra la mener. 

 

De Castries est promu général de brigade le 17 avril 1954 en pleine bataille de Dien Bien Phu et le camp retranché tombe le 7 mai 1954. De Castries est capturé et conduit avec les autres officiers au camp n°1. Il est libéré le 4 septembre 1954. 

 

A son retour en France, il est entendu par la commission Catroux qui doit dresser les responsabilités du désastre. Elle lui reconnaît des circonstances atténuantes. 

 

Il fait valoir ses droits à la retraite en 1959 alors qu’il commande la 5e DB en Allemagne. 

 

Jusqu’à sa mort en 1991, il refusera de revenir sur son expérience à la tête du camp retranché de Dien Bien Phu. 

 

Source. 

  • Cochet (F) (Dir). Dictionnaire de la Guerre d’Indochine et Wikipédia. 
  • Wikipédia

 

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DELAYEN (Général de brigade Jean-Louis)

(1921-2002). Terre. 

 

19 citations dont 11 palmes. 

3 blessures. 

Autres titres français : 1

 

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2e Guerre mondiale.

Guerre d’Indochine.

Guerre d’Algérie

Tchad

  • Grand-croix de la Légion d’honneur. 
  • Croix de guerre 39-45 : 2 citations 
  • Croix de guerre des TOE : 8 citations 
  • Croix de la Valeur militaire : 9 citations 
  • Croix du combattant volontaire 
  • Médaille des blessés (3 blessures)

 

Parrain de la 53e promotion de l’Ecole militaire interarmes (2013-2015). Le chant promotion lui est dédié et chanté en son honneur.

 

Biographie

 

Jean Louis Delayen,  est né le 16 mars 1921 à Saint-Raphaël (Var).  

 

Il passe les premières années de sa vie au Maroc, puis en Indochine, au gré des affectations de son père, colonel dans l’infanterie de marine. 

 

Il rentre en France en 1935 pour poursuivre sa scolarité au Prytanée militaire de La Flèche. 

 

2e Guerre mondiale. 

 

En 1940, durant la débâcle de l’armée française, il déserte le Prytanée qui est replié à Biarritz pour tenter de rejoindre les Forces françaises libres qui sont à Londres. Ne trouvant pas de bateau pour l’Angleterre il termine son épopée au Maroc où il s’engage dans l’armée. Il est affecté au 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais puis au Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM)

 

Nommé aspirant au sein du RICM, il participe en août 1944 au débarquement de Provence et à la libération de Toulon, puis participe à la « Marche du Rhin » (l'avancée victorieuse des armées alliées vers les rives du Rhin), à la tête d'un peloton de reconnaissance de quatre jeeps armées de mitrailleuses.

 

Son peloton est la première unité alliée à atteindre le Rhin, le 13 novembre 1944, à Rosenau où il est blessé. La photo de l'aspirant Delayen, « Premier officier allié à atteindre le Rhin », trempant le fanion de son peloton dans le fleuve, fera la « une » du New York Times (mais il s’agit en  fait une reconstitution) 

 

Il est grièvement blessé le lendemain à Battenheim. Considéré comme mort, il se réveille à la morgue de l'hôpital et se rétablit après cinq mois de convalescence. 

 

Il est nommé sous-lieutenant en décembre 1944.

 

Guerre d’Indochine (1945-1955)

 

En 1945, le sous-lieutenant Delayen est volontaire pour partir en Indochine, avec le RICM (au sein du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. 

 

Blessé une seconde fois, il est nommé lieutenant en 1946, et fait chevalier de la Légion d'honneur en 1947.

 

Il rentre en France en 1948, puis repart au Tonkin comme officier de renseignement, de 1949 à 1952, puis de 1953 à 1955. Il y crée au sein des commandos Nord Viet-Nam le premier commando uniquement composé de Tonkinois. I

 

ll est promu officier de la Légion d'honneur en 1954.

 

Guerre d’Algérie (1955-1962)

 

Il rejoint l’Algérie en 1955, pour rejoindre le « Centre d'instruction amphibie » à Arzew, puis rejoint Nemours,  à la frontière avec le Maroc où il forme le commando Yatagan, composé de musulmans encadrés par des fusiliers-marins-commandos, sur le modèle des commandos Nord Viet-Nam.

 

Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1959. Il commande le G.C.C.A jusqu'à son départ pour le Pacifique en 1962.

 

Après guerre. 

 

Au début de l’année 1962, le commandant Jean-Louis Delayen prend le commandement du Bataillon d’infanterie de Marine de Tahiti pour trois ans.

 

En 1965, promu lieutenant-colonel, il est affecté pour la première fois de façon pérenne en métropole : il dirige alors le « Centre d'instruction amphibie » basé à Lorient. 

 

Après un an de formation au sein du corps des Marines, aux États-Unis, au « Command and Staff College » à Quantico,  il rentre en France pour prendre le commandement du 2e Régiment d’Infanterie de Marine au camp d’Auvours de 1969 à 1971.

 

 

En 1972, le Tchad est la proie d’une guerre civile. Le colonel Delayen est nommé conseiller du général commandant en chef des forces armées tchadiennes. Il restera six ans en poste à N’Djamena. 

 

Il est promu grand officier de la Légion d’honneur en 1975.

 

En 1977, Jean-Louis Delayen est admis en 1ere section des officiers généraux avec le grade de général de brigade, et regagne la France. 

 

Après un bref passage au ministère de la Coopération  à Paris, il demande à passer dans le cadre de réserve en juin 1978.

 

De 1978 à 1982, il s’installe dans une péniche, amarrée près du pont de la Concorde à Paris. Puis il rejoint son épouse américaine et son fils aux États-Unis, où il réside jusqu'à son décès d’une crise cardiaque en 2002.

 

Il est enterré à Saint-Raphaël dans le Var, où ses obsèques ont été célébrées par le père Heinrich, ancien aumônier de Diên Biên Phu.  Lors des obsèques, à sa demande, son cercueil a été accompagné par les marsouins de ses anciens régiments (RICM et 2e RIMA) au chant de Marie Dominique, hymne officieux de l’infanterie de marine.

 

Sa biographie, publiée en 1979 par Georges Fleury, porte le  titre Le Baroudeur – Les quatre guerres du général Delayen, en référence à son surnom, et à ses quatre campagnes :  Seconde Guerre mondiale, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie, Tchad. 

 

Source. 

  • Wikipédia

 

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SIMON (Général d’armée Jean)

(1912-2003). Terre

 

13 citations 

3 blessures

Autres titres français : 3

Autres titres étrangers : 4

 

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2e Guerre mondiale

Guerre d’Indochine. 

Opération de Suez

Guerre d’Algérie

  • Grand Croix de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 23 juin 1941
  • Médaille Militaire - décret du 16 octobre 2002
  • Croix de Guerre 39/45 : 9 citations dont 7 palmes
  • Croix de Guerre des TOE : 2 palmes
  • Croix de la Valeur Militaire : 2 palmes
  • Médaille de la Résistance
  • Médaille des Blessés (3 blessures)
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
  • Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "Libye", "Bir-Hakeim", "Afrique Française Libre", "Extrême-Orient"
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
  • Grande Médaille d’Honneur de la Croix Rouge française
  • Médaille d'Honneur de l'Education Physique et des Sports
  • Commandeur des Palmes Académiques
  • Distinguished Service Order (GB)
  • Military Cross - Mention in a Despatch (GB)
  • Commandeur du Royal Victoriam Order (GB)
  • Bronze Star Medal (USA)
  • Médaille de Guerre du Brésil
  • Commandeur de l'Etoile Noire du Bénin
  • Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)

Parrain de la 190e promotion de Saint-Cyr (2003-2006)

Porteur de la main du Capitaine Danjou en 1985

 

Biographie 

 

Jean Simon est né à Brest le 30 avril 1912. Issu d'une famille de fonctionnaires, son père était conservateur des hypothèques.

 

Il fait ses études au Prytanée militaire de la Flèche, puis au lycée Saint-Louis à Paris.

 

Il entre à Saint-Cyr en 1933, en sort en 1935 comme sous-lieutenant au Régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM) à Aix-en-Provence.

 

Affecté en août 1936 au 1er Régiment de tirailleurs sénégalais (1er RTS) à Saint-Louis, et désirant vivement servir en région saharienne, il suit le cours des affaires politiques et musulmanes de Mauritanie. A l'issue de cette formation, il présente un travail important sur les nomades Regueibat qui nomadisent en fonction des pâturages sur les confins algéro-marocains, le Rio del Oro et la Mauritanie.

 

En 1937, il est affecté en Mauritanie où il prend le commandement de la subdivision de Tichitt aux confins de la Mauritanie et du Soudan. Il exerce ainsi des fonctions politiques et administratives dans un territoire désertique où vivent et circulent dix-huit mille nomades. La même année, il est promu lieutenant.

 

A la mobilisation de 1939, il commence la guerre au 42e Bataillon de mitrailleurs malgaches devenu la 42e Demi-brigade de mitrailleurs indigènes coloniaux. 

 

Début janvier 1940, le lieutenant Simon est volontaire pour servir en qualité d'observateur en avion et suit le cours d'observateur avion à Tours. Il retrouve à cette occasion son ami Fred Scamaroni et se lie d'amitié avec le sous-lieutenant Pierre Messmer. 

 

Refusant l'armistice, de sa propre initiative et avec Pierre Messmer, il rejoint Marseille, où tous deux participent avec le commandant Vuillemin à la prise d'un bateau italien de 4 700 tonnes, le Capo Olmo. Ce bateau servira sous le pavillon de la France libre et la vente de sa cargaison permettra de payer les soldes des personnels civils et militaires de la France libre pendant trois mois.

 

Arrivé à Liverpool le 17 juillet 1940, son engagement aux Forces françaises libres sera homologué à compter du 26 juin 1940, date de son arrivée à Gibraltar.

A Londres, Jean Simon est présenté au général de Gaulle et, après un bref séjour au dépôt de l'Olympia, il est affecté à la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (13e DBLE). Il sert, comme chef de section, sous les ordres du capitaine Dimitri Amilakvari à la Compagnie de mitrailleuses et d'engins.

 

Il participe dès lors à la longue épopée de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère.

 

Il prend part à l'opération de Dakar et, après l'échec de cette tentative de ralliement de l'Afrique occidentale française, rejoint Douala, au Cameroun, le 10 octobre 1940.

 

Il participe aux opérations du Gabon, puis à toute la campagne d'Erythrée. 

 

En mars 1941, chargé de faire sauter la voie ferrée entre Cheren et Asmara, il dirige une patrouille profonde à l'intérieur des lignes ennemies. Il recueille ainsi des renseignements de première importance sur le dispositif et les intentions ennemies. Le lieutenant Simon est cité à l'ordre de l'armée pour ses exceptionnelles qualités de chef de groupe franc et mention in dispatch par le commandement britannique.

 

Cité à nouveau, en avril, lors de la prise de Massaoua, il est fait Compagnon de la Libération et décoré à Qastina, en Palestine, par le général de Gaulle. 

 

Pendant la campagne de Syrie, commandant de compagnie, il est blessé le 21 juin 1941 à Kaden, dans les jardins de la Goutta à proximité de Damas. Il perd son œil droit et est évacué sur Deraa, puis de là sur Nazareth, Jérusalem et Bethléem où il passe sa convalescence.

 

Promu capitaine le 26 juin, il rejoint sa compagnie le 1er octobre 1941 à Homs.

 

Il prend ensuite une part active à la campagne de Libye comme commandant d'une compagnie lourde antichars et sert pendant toute cette période sous les ordres du général Koenig.  Le capitaine Simon est le premier officier de la Brigade appelé à commander une jock-column, unité légère motorisée effectuant des raids dans la profondeur du dispositif ennemi. Dans la région de Méchili, il attaque à la tête de son détachement un fort parti ennemi composé de 14 chars, de plusieurs autocanons et d'infanterie. Il lui inflige des pertes et est cité à l'ordre de l'armée pour sa conduite calme et réfléchie. 

 

A l'occasion du siège de Bir-Hakeim, du 27 mai au 11 juin 1942, il se distingue de nouveau et reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'armée.

 

Après la sortie de vive force et les opérations de dégagement de Bir-Hakeim, il revient avec son unité en Egypte et participe à l'attaque du massif de l'Himeimat dans le cadre de la Bataille d'El Alamein, qui marque la reprise de l'initiative par les Britanniques au Moyen Orient.

 

Toujours avec la 13e DBLE, il combat en Tunisie, puis en Italie où il participe aux opérations du Garigliano, Pontecorvo, Rome et Radicofani.

 

Promu chef de bataillon à la fin de la campagne d'Italie, il débarque en Provence, le 30 août 1944, sur la plage de Cavalaire avec la seconde vague de l'Armée B du général de Lettre de Tassigny. Il participe aux combats qui amènent la prise de Lyon le 3 septembre 1944 et à la bataille pour Belfort.

 

A la suite des très violents combats de Massevaux, il est blessé le 3 décembre par éclat d'obus au côté droit sur la cote 880 devant Thann (Haut-Rhin).

 

Il prend une part active aux très durs combats pour la défense de Strasbourg, à la libération de Colmar et aux derniers engagements au massif de l'Authion dans les Alpes.

 

Il termine la guerre avec sept citations à l'ordre de l'armée, une citation à l'ordre du corps d'armée, une citation à l'ordre de la division.

 

En 1945, il est attaché au cabinet du général de Gaulle où il s'occupe particulièrement des questions FFL.

 

Après un passage à l'Etat-major de l'Inspection des Forces terrestres d'Outre-mer en 1946, promu lieutenant-colonel en 1947, il est affecté au 3e Régiment étranger d'infanterie (3e REI) stationné à Caobang sur la frontière de Chine. Il en prend le commandement en 1948 ainsi que celui du secteur de Caobang. 

 

Jean Simon s'illustre dans de difficiles combats sur la Route coloniale numéro quatre (RC 4) et à l'occasion du dégagement du poste de Phu Tong Hoa, attaqué par cinq mille vietminh. Il est blessé par éclats de grenade aux jambes et au dos le 28 février 1948 et est cité deux fois à l'ordre de l'armée.

 

De retour en France en 1950, il est affecté à la Section technique de l'Armée, puis admis à l'Ecole supérieure de Guerre en 1951, et au Cours supérieur interarmées.

 

Promu colonel en 1952, Chef du 3e Bureau de l'Armée de terre en 1955, Jean Simon met sur pied la sélection du contingent et l'instruction rationnelle. Il participe en novembre 1956 à l'opération de Suez en liaison avec l'Armée israélienne.

 

En 1957 il est nommé attaché militaire (Terre) à l'Ambassade de France à Londres et représentant de la France au bureau militaire de standardisation. Il exerce simultanément les fonctions d'attaché terre-air-mer en Irlande du Sud à Dublin.

 

Il participe en tant qu'expert militaire au comité restreint de la conférence du désarmement qui réunit à Londres Jules Moch pour la France, Zorine pour l'URSS, Stassen pour les Etats-Unis et Omsrygore pour la Grande-Bretagne.

 

Nommé général de brigade en 1960, il assure en Algérie dans des conditions difficiles et avec un loyalisme total le commandement de la zone Est algéroise en Grande Kabylie et de la 27e Division alpine, puis de la zone Centre-oranais et de la 29e Division d'infanterie.

 

Une citation à l'ordre de l'armée et une citation à l'ordre du corps d'armée lui sont décernées.

 

Désigné par le général de Gaulle comme représentant militaire aux pourparlers franco-algériens, il participe à la conclusion des accords d'Evian en juin 1961.

 

Sa grande expérience des affaires militaires et ses mérites en temps de guerre le désignent pour prendre le commandement de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et de l'Ecole militaire interarmes.

 

Général de division en 1964, il met sur pied et commande le 1er Corps d'armée à Nancy. 

 

Général de corps d'armée en 1967, il est gouverneur militaire de Lyon et commandant de la 5e Région militaire et fait face à une situation insurrectionnelle en mai 1968.

 

En 1969, le Gouvernement français le choisit pour exercer les fonctions d'inspecteur général de l'armée de terre.

 

Membre du Conseil supérieur de la Guerre depuis 1968, général d'armée en 1970, il quitte le service actif le 1er mai 1973.

 

Placé à la tête du Secrétariat général de la Défense nationale jusqu'en 1977, il est l'initiateur du développement de l'enseignement de Défense et de la création de plusieurs chaires à Paris et en Province.

 

Membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis juin 1969, il est nommé Chanceier de l’Ordre de la Libération  en septembre 1978 pour quatre ans et reconduit en 1982, 1986, 1990, 1994 et 1998.


Sur son initiative, les maires des 5 communes Compagnon de la Libération (Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors, l’île de Sein) ont signé un pacte d'amitié, le 3 décembre 1981, afin de resserrer les liens entre leurs communautés respectives et d'assurer l'avenir de l'Ordre de la Libération.

 

A la demande du Président de la République, le général Simon est le maître d'oeuvre de la loi du 26 mai 1999 créant le Conseil national des communes Compagnon de la Libération, pérennisant ainsi l'Ordre, destiné, à l'origine, à s'éteindre naturellement, en même temps que les derniers Compagnons de la Libération.

 

Le général Simon est également Président national de l'Association des Français libres de 1978 jusqu'à sa dissolution en 2000, et ensuite Président de la Fondation de la France libre jusqu'en septembre 2001.

 

Par ailleurs vice-président de l'Institut Charles de Gaulle, il quitte, au terme de son sixième mandat, ses fonctions de Chancelier de l'Ordre de la Libération en septembre 2002.

 

Le général d'armée Jean Simon est décédé le 28 septembre 2003 à Cherbourg. Ses obsèques ont été célébrées le 2 octobre 2003 en l'Eglise Saint-Louis des Invalides. Il est inhumé au cimetière de Querqueville dans la Manche.

 

Odonyme. 

  • Boulevard du général d’armée Jean Simon à Paris 

 

Sources :

  • Ordre de la Libération
  • Wikipédia 

 

* * * * * * * * * *

 

Date de création : 4 décembre 2022

4e modification : 13 janvier 2023

 



09/04/2023
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