Militaires les plus titrés : 29 titres de guerre

LEBLANC (Général de corps d’armée Georges). Terre

(1896-1989). 

 

22 citations dont 11 palmes 

6 blessures 

Autres titres français : 1

 
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Indochine Mai 1952

 

1ere Guerre mondiale.

Campagne du Maroc 

2e Guerre mondiale 

Guerre d’Indochine

  • Grand-croix de la Légion d’honneur 
  • Croix de guerre 14-18 : 5 citations dont 2 à l'ordre de l'armée
  • Croix de guerre 39-45  : 7 citations dont 5 à l'ordre de l'armée
  • Croix de guerre des TOE :
    • Maroc : 8 citations dont 2 à l'ordre de l'armée ; 
    • Indochine : 2 citations à l'ordre de l'armée)
  • Croix du Combattant volontaire 14-18
  • Médaille des blessés (6 blessures)

 

citations

 

Première Guerre mondiale

 

  • 7 octobre 1915. Citation à l’ordre de la Division « Otficier plein de sang-froid, a toujours donné l'exemple du courage et du dévouement; grièvement blessé le 20-9 en avant de nos lignes alors qu'il faisait exécuter des travaux d'approche dans des conditions très périlleuses. »

 

  • 13 novembre 1918. Chevalier de la Légion d’honneur avec citation à l’ordre de l’armée. « Officier d'une bravoure légendaire. A peine guéri d'une grave blessure est revenu à la tête de sa compagnie. Le 29 octobre 1918, par son action personnelle, son exemple et ses encouragements, a réussi à maintenir son unité dans I'ordre et le calme le plus parfait sous un bombardement d'obus de gros calibre d'une violence sans précédent, faisant I'admiration de tous par son courage, son abnégation, son esprit du devoir. 3 blessures. 4 citations.  »

 

Pacification du Maroc

 

  • 31 décembre 1930. Officier de la Légion d’honneur avec citation à l’ordre de l’armée. « Capitaine au service des affaires indigènes du Maroc ; 16 ans de services, 16 campagnes, 5 blessures, 2 citations. Chevalier du 13 novembre 1918. Titres exceptionnels : le 19 juin 1930, étant à la tête d'un groupe de forces supplétives s'est emparé par surprise d'une série de positions importantes. A fait l'admiration de tous par son courage. Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs avec palme.  »

 

  • 30 décembre 1933. Citation à l’ordre de l’armée. « A la tête d'un groupe de forces supplétives dont l'effectif atteignait près d'un millier de fusils, a participé du premier au dernier jour des opérations de 1933, à l'avant-garde d'un groupement de toutes armes, à la réduction de la dernière tâche dissidente du Haut-Atlas. S'est imposé partout par son autorité faite d'un sens réel de la manœuvre, de sa connaissance du terrain, de la psychologie de l'indigène et d'une remarquable bravoure. »

 

Seconde Guerre mondiale

 

  • 28 juillet 1943. Commandeur de la Légion d’honneur et citation à l’ordre de l’armée. « Magnifique entraîneur d'hommes qui a fait de son groupement de tabors une unité d'élite devenue légendaire par ses exploits sur le front de Tunisie. A donné de nouvelles preuves de son allant, de son énergie et de ses qualités manouvrières entre le 8 et le 13 avril dans la dorsale occidentale, exécutant avec brio les changements de front successifs, dans une région particulièrement difficile. A porté son groupement en flèche, jusqu'au Djebel Sefsouf et s'y est maintenu toute la journée du 13 avril [1943] malgré de violentes contre-attaques ennemies. A capturé un millier de prisonniers. La présente citation comporte la croix de guerre avec palme. »

 

  • 7 juillet 1944. Citation à l’ordre de l’armée. « Engagé dans les opérations offensives d'Italie du mois de mai 1944 du Garigliano à la plaine de Rome, a donné, à la tête de son G.T.M. puis d'un détachement de toutes armes, de nouvelles preuves de ses exceptionnelles qualités de chef manœuvrier et sûr. Lancé le 15 mai à l'assaut du massif de Petrella, s'empare d'un bond de Revole, saisit le Paze où il repousse quatre contre-attaques allemandes, coupe la route Itripico, pousse sans désemparer sur Lenola puis sur le Walviri, permettant ainsi le débouché des blindés dans la vallée de l'Ameseno. Enfin, dans une poussée ininterrompue au cours des journées du 31 mai, 1er et 2 juin, déborde les résistances allemandes de Carpineto et Monte Lacino, ouvrant ainsi aux éléments blindés et motorisés la porte de la plaine de Valmontone. »

 

  • 8 mars 1949. Citation à l’ordre de l’arme. « Le lieutenant-colonel Leblanc, commandant le 1er GTM, a insufflé sa magnifique énergie à ses cadres et à ses goumiers, en a obtenu des prouesses qui lui ont donné dans la région de Chirich et de Boufou un ascendant incontesté sur l'ennemi. A montré une compréhension entière de ses besoins et de ses possibilités, ainsi qu'un grand sens-tactique en particulier dans l'exécution de coups de main avec l'appui de l'artillerie. A fait de son groupement un instrument de combat dont on ne saurait plus se passer dans le secteur où il opère. »

 

Guerre d'Indochine

 

  • 8 août 1953. Citation à l’ordre de l’armée.  « Poursuit dans le Centre Vietnam une action persévérante et tenace pour refouler et contenir les forces régulières de l'ennemi et faire progresser la sécurité et la pacification. Le 13 mars 1953, lors de l'attaque du poste de Duc Trong, à 16 km au nord-ouest de Hué, a réussi par une manœuvre judicieusement conçue et très rapidement exécutée, à encercler puis à détruire deux bataillons du régiment 95 de la division 325. Les pertes infligées à l'ennemi : 516 tués dénombrés, 125 prisonniers, 3 SKZ, 7 mitrailleuses, 17 FM, 7 mortiers et 95 fusils, témoignent de la vigueur de cette action, qui a mis le 95 hors de combat, libéra la région de Hué de toute menace et ouvert largement les voies de la sécurité et de la pacification dans ce secteur. Placé à la tête d'une force combinée des trois armées, a dirigé et conduit, le 18 avril 1953, en liaison avec les forces des plateaux montagnards, dans la région au N.-O. de Ninh Hon une opération qui a permis de dissocier des forces ennemies importantes qui menaçaient les régions de Nhatrang et de M'Drac. Poursuivant ses opérations combinées, a réussi, dans la région N.-E. de Phan Thiet, le 23 avril 1953, à détruire des forces ennemies importantes et de nombreux dépôts. A donné une fois de plus dans ces opérations, comme dans le commandement de de son territoire, la pleine mesure de ses brillantes qualités de chef.  »

 

  • 30 décembre 1953. Citation à l’ordre de l’armée. « Officier général de grande valeur, cumulant les charges de commissaire de la République et de commandant des forces terrestres du Centre Vietnam, a obtenu par sa ténacité, son autorité et son dynamisme, les plus beaux résultats. Depuis juin 1953, par une série d'actions offensives, a bouleversé les forces viet-minh, portant des coups particulièrement sensibles au régiment 9s dans la "rue sans joie" (opération "Camargue", du 28 juillet au 3 août), et le Xung Kich à Phan Thiet (opération "Concarneau" du 12 au 20 août), infligeant aux rebelles de très lourdes pertes et récupérant un important matériel. A, d'autre part, poursuivi avec méthode l'extension de la pacification des troupes vietnamiennes placées sous ses ordres et dont il a toute la confiance. Au terme de son commandement, le général de division Leblanc mérite la plus profonde reconnaissance du pays, du commandement, ainsi que celle des troupes qu'il a si brillamment commandées. »

 

  • 1er novembre 1952. Citation à l’ordre de l’armée. « Officier général commandant les forces terrestres et commissaire de la République du Centre Vietnam, a mené dans la région de Hué des opérations qui ont atteint profondément le potentiel de guerre rebelle et permis d'y pousser la pacification. Dans une première phase déclenchée le 8 juillet, a encerclé et occupé, au S.-E. de Hué, le Phu Vang qui constituait une base et un centre d'approvisionnement du régiment rebelle 101. A anéanti le bataillon provincial et les troupes populaires, support de l'organisation rebelle, qui ont perdu 61 tués, 686 prisonniers et un armement important dont 9 mortiers. Dans une deuxième phase, a lancé, au N.-O. de Hué, deux opérations successives du 25 au 29 août et du 4 au 7 septembre, et contraint le régiment 101, pris au piège, à accepter le combat. Par des manœuvres combinées, comportant le débarquement sur la côte d'une importante partie des moyens, remarquablement orchestrées et réalisant une surprise complète, a encerclé les bataillons ennemis qui, malgré de puissantes réactions, n'ont pu arriver à percer un dispositif judicieusement articulé et constamment adapté à l'évolution de la bataille. A infligé à l'ennemi des pertes considérables : 750 tués, 300 prisonniers dont le tiers de réguliers, 20 officiers dont 2 chefs de bataillon, plusieurs dizaines de cadres politiques, 240 fusils, 60 armes automatiques, 24 mortiers ou canons sans recul, des appareils radios et de très grandes quantités de munitions. Par son sens manœuvrier, son esprit de décision, a mis hors de combat pour plusieurs mois le meilleur régiment ennemi du territoire et remporté un succès brillant qui s'inscrit dans son magnifique passé de chef de guerre. »

 

Biographie 

 

Georges Émile Leblanc, est né le 15 août 1896 à Limoges (87). Il est décédé le 13 avril 1989 à Paris. 

 

Il est l'un des plus prestigieux commandants des goumiers marocains durant la Seconde Guerre mondiale, au côté de Pierre Boyer de Latour et Gaston Parlange, également élevés à la dignité de grand-croix de la légion d'honneur après-guerre, et Jacques Massiet du Biest

 

Issu d'une famille de tradition militaire, il est le fils de Michel Émile Leblanc (1860-1914), colonel d'infanterie, et Étiennette Joséphine Marie Marquet. Son grand-père, Michel Régis Leblanc, né en 1818 à Clermont-Ferrand  et mort en 1890 à Aubusson (Creuse), est capitaine de frégate, commandant  la frégate à vapeur le Mogador, destinée à l’expédition de Syrie de 1860 puis capitaine de vaisseau et contre-amiral.  

 

Le 10 septembre 1930 il épouse à Jacqueline Loth (1906-1956), avec laquelle il a huit enfants. Veuf, il épouse le 6 décembre 1969  Christiane Tron de Bouchony.

 

Son père, colonel au 61e RI, est mort pour la France le 21 décembre 1914 ainsi que son frère aîné, Michel François Joseph (1893-1918), sous-lieutenant au 68e RI, le 4 avril 1918. 

 

Son fils, Olivier Leblanc, commandeur de la légion d'honneur, est colonel dans l'infanterie. 

 

Carrière 

 

Première Guerre mondiale. 

 

Engagé volontaire en août 1914, Leblanc fait une brillante campagne dans l’infanterie qu'il termine  avec le grade de capitaine, à seulement 22 ans. Il commande la 10e compagnie du 90e RI.  Cité 4 fois, il a été blessé 3 fois. 

 

Entre-deux-guerres. 

 

En 1919, il est affecté au Maroc, au 13e RTA  puis muté au service des Affaires indigènes (AI) du Maroc en février 1921

 

De 1930 à 1933, il participe aux opérations dans l’Atlas marocain avant d'être nommé chef de bureau puis chef de cercle aux Affaires indigènes. 

 

Seconde Guerre mondiale. 

 

Leblanc est promu chef de bataillon en janvier 1937. Après l’armistice de juin 1940, il prend le commandement du 1er groupe de tabors marocains (1er GTM) et entraîne ses goumiers  au Maroc. 

 

Après le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942, il est promu lieutenant-colonel en décembre 1942 puis combat durant la campagne de Tunisie  à la tête du 1er GTM

 

Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le 26 juillet 1943. 

 

En avril 1944, il rejoint le corps expéditionnaire d’Italie commandé par le général Alphonse Juin. Avec le 1er GTM qu'il commande jusqu'en septembre 1945, il participe à la bataille du Garigliano en mai 1944 puis à la prise de Romme puis celle de Sienne.  Après avoir été promu colonel en juin 1944, il participe au débarquement de Provence le 18 août 1944 à la tête du 1er GTM.  Il participe aux campagnes de la libération de la France puis d’Allemagne. 

 

Promu général de brigade en février 1947, il est nommé ensuite à la tête de la région de Meknès par le maréchal Juin, alors résident général de France au Maroc .

 

Georges Leblanc est fait grand officier de la Légion d'honneur le 11 juillet 1947. 

 

Guerre d’Indochine. 

 

En 1951, il est appelé par de Lattre de Tassigny  pour servir en Indochine et quitte le Maroc. 

 

Début novembre 1951, il remplace le général Lorillot à Hué puis le 23 novembre 1951, il est nommé commissaire de la république pour le Centre-Vietnam et commandant des forces terrestres du Centre-Vietnam (FTCV) (Annam)  

 

Il est promu général de division  en 1952.

 

En juillet-août 1953, Leblanc commande les forces françaises lors de l’opération Camargue  l'une des plus importantes opérations de la guerre. 

 

Il quitte l'Indochine fin 1953.

 

Après-guerre. 

 

En juillet 1955, il est nommé directeur de la Sécurité et de l'Intérieur au Maroc (ministre de l'Intérieur du protectorat)17 puis promu général de corps d’armée  le même mois. 

 

En désaccord avec la politique gouvernementale au Maroc, il demande à être relevé de son poste et est nommé en novembre 1955 au commandement de la IVe région militaire (Bordeaux), qu'il conserve jusqu'au 14 août 1956. 

 

Georges Leblanc est élévé à la dignité de grand-croix de la légion d'Honneur en octobre 1956 « pour services exceptionnels en Extrême-Orient » . Sa décoration lui est remise au musée des Goums à Montsoreau par le Maréchal Alphonse Juin. 

 

Lorsqu'il prend sa retraite en août 1956, Maurice Bourges-Maunoury, président du Conseil des ministres, rend hommage à « un chef et un combattant d'une renommée légendaire » dans une lettre qu'il lui adresse le 11 août 1956. 

« Au moment où s'achève dans l'armée active votre carrière de quarante-deux années, je tiens à rendre hommage à l'exceptionnelle valeur de vos services. Héroïque officier d'infanterie de 1914-1918, hardi chef de goumiers au Maroc entre les deux guerres, magnifique commandant du 1er Groupe de Tabors marocains en 1943-45, fin politique et manœuvrier habile au centre Viêt-Nam en 1952-54 vous avez été un chef et un combattant d'une renommée légendaire, dont les 24 citations et les 6 blessures représentent, dans le cadre des officiers généraux, un glorieux record. De plus, dans tous les postes que vous avez occupés, vos hautes qualités humaines et professionnelles, votre souple intelligence, l'énergie, la distinction la droiture de votre caractère vous ont valu les plus belles réussites ainsi que Ia confiance, le respect et l'affection de tous. Je vous exprime la reconnaissance de l'Armée et du pays pour les services éminents que vous avez rendus. »

 

Il se retire dans son domaine de Laubard situé à Alleyrat (Creuse) et s'occupe de sa ferme. Il est premier adjoint de la commune de 1971 à 1983. 

 

Jusqu'à sa mort il est président d'honneur de la Koumia, association des anciens des goums marocains et des affaires indigènes en France, créée en 1952.

 

Source. 

  • Wikipedia

 

Date de création :  5 avril 2022. 

2e modification : 2 décembre 2022



08/04/2023
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