Thème 1. La Première Guerre mondiale dans les arts (Article)

La Première Guerre mondiale dans les arts. 

 

 

 

Comment les arts (littérature, peinture, bandes dessinées et, cinéma, rendent-ils compte de la guerre ?

 

 

Littérature

 

 

La littérature militaire a toujours existé (la guerre des Gaules de Jules César), mais elle a été longtemps réservée aux officiers supérieurs qui trouvaient là un moyen de présenter et d'expliquer leurs campagnes, voire parfois de justifier leurs choix ou d'expliquer leurs erreurs.

 

 

La parole des simples soldats était rare voire quasi inexistante.

 

 

Avec la Première Guerre mondiale cela va changer et les textes de toutes origines et de tous genres se comptent par centaines.

 

 

 

Le témoignage.

 

 

Le témoignage ou littérature combattante est une littérature qui a été écrite par des hommes qui ont connu l'expérience du feu, plus ou moins longtemps. Elle peut prendre diverses formes :

  • Des carnets écrits au jour le jour et publiés plus tard.

  • Les témoignages écrits sur le vif ou plus tard.

  • Les recueils de lettres échangées avec la famille.

  • Des romans, qui le plus souvent,  intègrent une grande part du vécu de leurs auteurs.

 

 

1916. Henri Barbusse. Le feu.

 

 

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Né en 1873, il est reconnu dans les milieux littéraires en 1892 par sa participation remarquée au concours de poésie de « L'écho de Paris de Catulle Mendes ». Par la suite il travaillera dans la presse et poursuivra son œuvre d'écriture.

 

 

En 1914, malgré ses positions pacifistes, son âge (41 ans) et des problèmes pulmonaires, il s'engage dans l'infanterie et combat de décembre 1914 à 1916.

 

 

 

Il tire de son expérience combattante, un roman réaliste « Le feu » qui soulève à la fois la protestation de l'arrière mais l’enthousiasme de ses camarades de combat qui se reconnaissent dans ce roman.

 

 

Il obtient le prix Goncourt 1916.

 

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Barbusse est le narrateur principal du roman. L'écriture s'appuie sur des notes prises durant ses mois de guerre. Cela lui permet de reprendre des expériences vécues et le vocabulaire poilu.

 

 

Les actions se déroulent toujours au niveau de l'escouade (une dizaine d'hommes) où la préoccupation commune est la survie à l'horreur des tranchées.

 

 

1917. Pierre Chaine. Mémoires d'un rat.

 

 

 

D'origine lyonnaise, né en 1882, Pierre Chaine devient rapidement un auteur de théâtre.

 

 

 

Mobilisé au 158e RI au début de la guerre, il passe ensuite au 370e RI et sert comme lieutenant commandant une section de mitrailleuses.

 

 

 

A partir de 1915, dans les tranchées, il commence à rédiger une œuvre satirique :

  • Les mémoires d'un rat.

 

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suivi en 1918 des

  • Commentaires de Ferdinand ancien rat des tranchées.

 

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Dans ces deux petits ouvrages, 235 pages au total, l'auteur se place dans la peau d'un rat, adopté par un poilu, pour décrire le quotidien de ces soldats.

Il brosse ainsi « un tableau original, nourri de réflexions sur la guerre qui, profitant de leur forme fantaisiste, se permettent d'en souligner les absurdités et l'horreur » tout en utilisant un ton légèrement moqueur, amusé ou perplexe devant des situations parfois ubuesques.

 

 

1919. Roland Dorgelès. Les croix de bois.

 

 

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Né en 1885, il fait des études d'architecture à l'école des Beaux-arts de Paris avant de devenir journaliste.

 

 

 

En 1914, alors qu'il a été réformé deux fois pour raison de santé, il se fait appuyer par Georges Clémenceau pour s'engager.

 

 

 

Il combat de la fin 1914 à la fin de 1915 avant de devenir élève pilote. Il est décoré de la croix de guerre.

 

 

Il publie les croix de bois inspiré de son expérience de guerre en 1919. Il rate le prix Goncourt qui est attribué à Marcel Proust pour « A l'ombre des jeunes filles en fleurs » (4 voix contre 6). Par contre il obtient le prix Fémina.

 

 

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Il sera membre de l'académie Goncourt à partir de 1929 qu'il présidera de 1954 à sa mort en 1973.

 

 

 

Il fut aussi président de l'association des écrivains combattants.

 

 

Le roman se présente comme une succession de chapitres sans véritable lien entre eux, comme des tableaux présentant des situations propres à la guerre.

Ces diverses représentations permettent aussi au lecteur de découvrir différents types de personnages du début du XXe siècle.

Ils sont regroupés dans un monde dévasté avec l'armée et son esprit de camaraderie comme seul lien.

 

Les principaux personnages.

 

 

Jacques Larcher : Le narrateur, différent des autres, il ne livre jamais ses sentiments mais décrit toujours ceux des autres.

 

 

Gilbert Demachy : Etudiant qui vient de terminer son droit, nouvellement arrivé au front. Un peu en retrait au début il finit par devenir le meilleur ami des autres soldats, convaincus par sa gentillesse et son doux caractère.

 

Sulphart : Archétype du soldat moqueur et rouspéteur.

 

Bouffioux : Peureux et souffre-douleur de l'escouade, il trouve toujours le moyen de ne pas aller au front en exerçant diverses activités à l’arrière. Il évite de faire la guerre mais après la dernière bataille, Sulphart apprend par téléphone qu'il y a laissé la vie.

 

Bréval : le caporal de l’escouade, très sentimental et ne voulant pas blesser les gens.

 

 

1920. Ernst Junger. Orages d'acier.

 

 

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Ernst Junger est né en 1895. Il s'engage dans la légion étrangère en 1913, mais rejoint rapidement l'Allemagne dès le début de la guerre.

 

 

 

Enrôlé comme soldat, il devient sous-officier et termine la guerre avec le grade de lieutenant dans les Sturmtruppen, c'est-à-dire l'équivalent de nos commandos modernes.

 

 

 

Durant ces 4 années de guerre il aura reçu 14 blessures et été décoré de la « croix Pour le Mérite », plus haute décoration de l'armée allemande, rarement remise à un officier subalterne.

 

 

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Le récit de Junger, recomposé après la guerre à partir de carnets de notes prises au jour le jour, est celui d'un héros.

 

 

 

Contrairement aux autres témoignages de combattants, la peur ou le sentiment d'horreur face au déchaînement de la violence ne sont que brièvement évoqués. La description des blessures, même les siennes, ou des cadavres demeure le plus souvent totalement détachée, comme si cela était la routine.

 

 

 

Par contre Junger exprime beaucoup plus de sentiments lorsqu'il s'agit de décrire l'émotion du combat, l'ardeur qui s'empare de lui au moment de l'assaut, la satisfaction d'avoir abattu un adversaire – sans jamais éprouver de haine à son égard.

 

 

Junger se comporte comme un professionnel de la guerre pour qui la mort et la souffrance font partie du « travail ». En ce sens il s'oppose totalement à Henri Barbusse, mais se rapproche de la figure littéraire du capitaine Conan.



1929. Erich Maria Remarque. Im western nichts Neues (A l'ouest rien de nouveau).

 

 

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Né en 1898, il est mobilisé en 1916. Envoyé sur le front Ouest en juin 1917, il est blessé dès la fin du mois de juillet.

 

 

 

Après la guerre il exerce divers métiers. Il commence l'écriture de son roman à la fin de l'année 1927. Il est publié le 29 janvier 1929 et connaît rapidement un énorme succès.

 

 

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Mais ce roman pacifiste, qui dénonce l'absurdité de la guerre, est rapidement interdit en Allemagne par les nazis et son auteur doit s'exiler, d'abord en Suisse puis aux Etats-Unis où il obtient la nationalité américaine. 

 

 

Au début de la guerre, le lycéen Paul Bäumer et ses amis s'engagent volontairement pour répondre aux pressions patriotiques de leur professeur. Certains sont enthousiastes, les autres ne veulent pas se désolidariser. Rapidement ils se rendent compte qu'il n'y a pas que des bons côtés à la guerre : discipline absurde, désorganisation du front, sous-alimentation, attente insupportable sous les bombardements meurtriers, combats cruels, pertes énormes. Les médecins manquent et les blessés, s'ajoutant aux morts, finissent par mourir. A son retour en permission, après trois années au front, Paul revoit le professeur qui continue son œuvre de propagande. Il lui explique les réalités atroces et demande aux jeunes de ne pas écouter ses discours patriotiques. Puis il retourne au front, retrouver ses camarades et ce qui est devenu sa seule raison d'être. Le jour de sa mort, le haut commandement allemand se contente d'un communiqué laconique. « A l'ouest rien de nouveau. ».

 

 

1930. Gabriel Chevallier. La peur.

 

 

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Gabriel Chevallier est né à Lyon en 1895. Il entre à l'école des Beaux-Arts de Lyon, mais la guerre interrompt ses études. Mobilisé, il effectue toute la guerre dans l'infanterie où il est blessé une fois.

 

 

 

Après la guerre il exerce divers métiers avant de se lancer dans l'écriture. Son premier roman est la peur qui obtient un grand succès à sa sortie mais suscite la polémique car montrant l'envers du décor de la guerre. Il n'est d'ailleurs réédité qu'en 2008.

 

 

Ce roman publié sous une forme à peine romancée, raconte l'expérience combattante de l'auteur. Mais pour la première fois, il décrit la peur et la lâcheté régnant parmi les soldats forcés de combattre.

 

  

C'est la publication de Clochemerle en 1934 qui lui apporte une gloire internationale (il est rapidement traduit en 26 langues). 

 

 

 

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Gabriel Chevallier fit sensation par son ton réaliste et désenchanté. Il ne cherche pas à exalter l'héroïsme de quiconque. Il dresse le portrait de soldats résignés et pressés d'en finir pour sauver leur vie. Un des plus beau passage est la description de son séjour à l'hôpital après une légère blessure. Il fait scandale en avouant aux infirmières que dans les tranchées, on éprouve surtout un sentiment de peur, à l'opposé du discours patriotique vendu par la propagande. Chevallier se fait le porte-parole des sans gradest qui ne cherchent pas à faire carrière.

 

 

« On enseignait dans ma jeunesse — lorsque nous étions au front — que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu quels prolongements ont eu ces turlutaines : mercantis, trafiquants, marché noir, délations, trahisons, fusillades, tortures, tuberculose, typhus, terreur, sadisme et famine. De l'héroïsme, d'accord. Mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme. Ayons la loyauté d'en convenir, nous qui sommes revenus ».

 

 

1934. Roger Vercel. Capitaine Conan.

 

 

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De son vrai nom Roger Delphin Auguste Cretin, Roger Vercel est né en 1894.

 

 

Au début de la guerre, il est mobilisé et sert comme brancardier. Puis il entre à Saint-Cyr dont il sort officier. Il sert alors dans l'Yser, en Champagne, dans la Somme. Il termine la guerre sur le front d'Orient.

 

 

 

Après la guerre, il poursuit une carrière de professeur de lettres et d'écrivain.

 

 

 

Capitaine Conan s'inspire de son expérience sur le front d'Orient et obtient le prix Goncourt 1934.

 

 

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En novembre 1918, sur le front d'Orient, l'Armistice est déclarée. Le corps franc du lieutenant, puis capitaine Conan se trouve alors dans une forêt au bord du Danube. Envoyés en Roumanie en mission de soutien, toujours mobilisés mais plongés dans l’inaction, les hommes de Conan ont du mal à se plier aux lois de la vie civile et se retrouvent souvent confrontés à la justice. Norbert, un ami de Conan devenu pour un temps lieutenant-rapporteur, se charge d'enquêter sur ces Français commettant des méfaits de plus en plus graves, en vue de les traduire devant le conseil de guerre. Mais Conan est accusé de meurtre, et Norbert abandonne son nouveau poste en refusant d'accuser son camarade, et retourne au front. Lors d'une ultime bataille, Norbert parvient héroïquement à remporter la victoire et Conan est réhabilité pour sa bravoure. Quelques années plus tard, Norbert retrouve Conan qui meurt lentement n'ayant pu se réinsérer dans la vie civile.

 

 

La transposition romanesque.

 

 

 

Le temps a passé et la Première Guerre mondiale est devenue pour les auteurs contemporains un objet de fiction.

 

 

1991. Sébastien Japrisot. Un long dimanche de fiançailles.

 

 

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Dans les tranchées de la Somme, pendant la Première Guerre mondiale, cinq soldats français sont condamnés à mort pour s’être auto-mutilés afin de quitter le front. Ils sont conduits jusqu’à un avant-poste nommé « Bingo crépuscule »1 et abandonnés à leur sort dans le no man's land qui sépare les tranchées françaises et allemandes. Ils sont apparemment tous tués. Parmi eux figure Manech, le fiancé d'une jeune paralytique prénommée Mathilde qui ne croit pas à la mort de son amoureux. Forte de cette intuition, et bientôt d'un espoir - un témoin lui révèle que "un peut-être, si ce n'est deux" soldats ont survécu, elle mène son enquête et reconstitue peu à peu ce qui s’est passé cette nuit-là à « Bingo crépuscule », aidée par un détective privé, M. Pire.

 

 

1998. Marc Dugain. La chambre des officiers.

 

 

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Adrien, officier, est défiguré par un obus dès le début de la guerre. Il devient alors une « gueule cassée » et ne connaîtra pas la guerre, ni les tranchées. Il ne connaîtra que le Val-de-Grâce, dans une chambre réservée aux officiers, d’où le titre de ce livre. Une pièce sans miroir, où l'on ne se voit que dans le regard des autres. Adrien y restera toute la durée du conflit. Presque cinq ans pour penser à se refaire une vie, pour penser à Clémence qu'il avait rencontré lors de son départ.

 

 

La chambre va se peupler peu à peu d'autres gueules cassées, dont Weil et Penanster. Une femme se trouve dans une chambre à part, et réapprend à vivre avec eux. Au bout de quelques années, il retrouve l'amour de sa vie, Clémence, mais se mariera avec une autre femme quelques années plus tard. Le livre suit la vie de ces amis jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale



2010. Ken Follett. La chute des géants.

 

 

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« La Chute des géants » est le premier tome d'une trilogie intitulée « Le siècle », qui balaye tout le vingtième siècle.

 

 

Le tome 1 est consacré à la Première Guerre mondiale, le tome 2 à la montée des totalitarismes puis la Seconde Guerre mondiale, le dernier tome nous conduit de la construction du mur de Berlin à l'élection du président Obama.

 

  

Dan chaque tome, nous suivons les aventures de diverses familles, anglaises, américaines, russes et allemandes.

 

 

Peinture.

 

 

Albert-Birot (Pierre) (1876-1967) France

 

 

Pierre Albert-Birot est un poète, sculpteur, peintre, typographe et homme de théâtre. Durant la Première Guerre mondiale il fait partie des artistes Avant-guardistes et fonde une revue « Sic » (1916-1919) dans laquelle il se fait le défenseur du futurisme et du cubisme. Par contre il ne participe pas à la guerre ayant été réformé pour cause d'insuffisance respiratoire.

 

 

 

La guerre, 1916. Huile sur toile (Centre Pompidou Paris).

 

 

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Bastien (Alfred) (1873-1955). Belgique.

 

 

Dans sa jeunesse Alfred Bastien, étudie successivement à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, puis à l'Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles et enfin aux Beaux-arts de Paris. Il étudie Courbet et Delacroix mais est très influencé par les impressionnistes. Durant la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire en 1915. Il est incorporé dans la section artistique de l’armée belge. En 1917, il est détaché auprès du 22e Bataillon de l’armée canadienne, où il peint des tableaux de combat des troupes canadiennes près d'Arras et de Passendale. Une partie de ses œuvres se trouve actuellement au musée canadien de la guerre à Ottawa.

 

 

 

Ecossais aveuglés par l’Ypérite, 1917. Huile sur toile. Collections du musée royal de l’armée, Bruxelles.

 

 

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Bonnard (Pierre) (1867-1947) France.

 

 

Pierre Bonnard est un peintre, graveur, illustrateur et sculpteur. Ses thèmes de prédilection sont des portraits, des nus, des paysages animés, des intérieurs et des natures mortes (fleurs et fruits). Il se rattache à l'école postimpressionniste. Il est membre du groupe des Nabis.

Durant la Première Guerre mondiale, il fait partie d'un groupe de peintres chargés de représenter la guerre. Mais il ne réalisera qu'une seule œuvre, inachevée.

 

 

 

Un village en ruines près de Ham, 1917. Huile sur toile (Centre National des arts plastiques).

 

 

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Au premier plan, à droite, parmi des habitations brûlées un groupe de soldats français attend, à gauche se trouve un soldat accroupi symbolisant la misère des troupes. A l'arrière plan on distingue une ambulance qui symbolise les blessures et la souffrance des soldats.

 

 

Charlot (Louis) (1878-1951). France.

 

 

 

Le peintre Louis Charlot entre à l'école des Beaux-arts de Paris en 1901. Il fait partie de l'école réaliste mais connaît peu de succès jusqu'à la Première Guerre mondiale. En 1920, une grande exposition qui lui est consacrée le fait enfin connaître au grand public. Natif du Morvan, une grande partie de son œuvre est consacrée aux paysages et aux types humains de sa région. 

 

 

Portrait d’un soldat sénégalais en Alsace, 1917, huile sur toile (BDIC Nanterre).

 

 

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Dix (Otto) (1891-1969). Allemagne.

 

 

 

Otto Dix est un peintre et graveur associé au mouvement de l’expressionnisme et un des fondateurs de la Nouvelle objectivité.

Issu d'un milieu ouvrier, il est initié aux arts par sa mère avant de suivre des cours de peinture dans différentes écoles.

 

 

 

A la déclaration de la guerre il est mobilisé et subit un très long entraînement. Il ne rejoint le front qu'à l'automne 1915. A partir de 1916 il sert comme mitrailleur et combat en Champagne, dans la Somme, mais aussi en Russie. Il est plusieurs fois blessé. Il est alors traumatisé et essaye de lutter contre ses visions d'horreurs en les peignant et en les dessinant. Dans ce domaine son œuvre la plus aboutie est un album de 50 eaux fortes : Der Krieg.

 

 

 

On peut le considérer comme un des peintres majeurs de la Première Guerre mondiale.

 

 

 

Avec l'arrivée des nazis au pouvoir, il subit de nombreuses brimades et arrestations étant considéré comme un « artiste dégénéré ». Certaines de ses œuvres sont brûlées.

 

 

Il est de nouveau mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale. Il est fait prisonnier par les Français à la fin de la guerre.

 

 

 

Selbsporträt als soldat (autoportrait en soldat 1917). Craie sur papier (Staatliche Muséum zu Berlin).

 

 

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Schutzengraben (tranchées) vers 1917. Technique mixte sur papier stratifié sur toile (Zeppelin Muséum, Friedrichshafen).

 

 

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Mêlée. Fusain sur papier (Zeppelin Museum).

 

 

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Cimetière militaire entre les lignes. Craie sur papier (Staatgalerie Stuttgart).

 

 

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Mais son œuvre la plus marquante reste le triptyque La guerre.

 

 

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Il traite aussi des séquelles laissées sur les hommes.

 

 

Les joueurs de skat.

 

 

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Pragerstrasse.

 

 

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Egger-Linz (Albin) (1868-1926). Autriche.

 

 

 

Fils illégitime d'une jeune paysanne et de Georg Egger, peintre d'église et photographe, il est initié à la peinture par son père. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-arts de Munich entre 1884 et 1893 où il subit l'influence de Franz Defregger et de Jean-François Millet.

 

 

 

Durant la Première Guerre mondiale il est peintre de guerre.

 

 

 

Ceux qui ont perdu leur nom 1917. Huile sur toile (Collection particulière).

 

 

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Grosz (George) (1893-1959). Allemagne.

 

 

Il commence ses études artistiques en 1909 à l'Académie royale des Arts de Dresde avant d'entrer en 1912 à l'Ecole des Arts et Métiers du Musée des arts décoratifs de Berlin.

 

 

 

Il est enrôlé dans l'armée dès le début de la guerre et passe deux ans dans un régiment de grenadiers avant d'être réformé en 1917 après quelques moments passés dans un hôpital psychiatrique.

 

 

 

Après la guerre il adhère aux idées communistes et participe en janvier 1919 à l'insurrection spartakiste. Arrêté, il réussit à s'enfuir. Il se rapproche du mouvement Dada avant de participer au mouvement Nouvelle Objectivité puis de l’Expressionnisme allemand.

 

 

 

Anti-nazi, il quitte l'Allemagne dès 1932 pour se réfugier aux Etats-Unis où il acquiert la nationalité américaine en 1938.

 

 

 

Explosion 1917. Huile sur panneau composé (Muséum of Modern Art of New-York).

 

 

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Hermann-Paul (1864-1940). France.

 

 

Paul Hermann est un peintre, graveur, dessinateur, illustrateur et caricaturiste qui travaille en particulier pour « le courrier français », « l'escarmouche », « l'assiette au Beurre. ». Avant guerre, il développe des œuvres qui s'inspirent essentiellement de deux thèmes : la dénonciation des atrocités commises par les colonisateurs et la laideur de la bourgeoisie, ce qui le classe politiquement du côté anarchiste et libertaire.

 

 

 

Le fort de Vaux, février 1917. Encre de chine avec rehauts de gouache sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

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Entrée du fort de Souville, février 1917. Encre de chine avec rehauts de gouache sur papier (BDIC Nanterre)

 

 

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Jonas (Lucien) (1880-1947). France

 

 

Lucien Jonas est un peintre d'histoire et de genre. Il intègre l'école des Beaux-arts de Paris en 1899. Durant ses années de formation il obtient de nombreux prix,  en particulier le second grand prix de Rome en 1905.

 

 

 

En février 1915, il est nommé « Peintre militaire attaché au musée de l'armée. Sa fonction lui fait parcourir les différents fronts pour réaliser des peintures et des dessins. On lui demande aussi de réaliser les portraits des différents chefs militaires. A la fin de la guerre il aura réalisé environ 800 huiles et presque 4000 dessins.

 

 

 

Je jure de venger votre papa, octobre 1917. Lithographie sur papier (BDI, Nanterre).

 

 

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Hardi les Anglais.

 

 

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Mitrailleur français.

 

 

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Tireur d'élite.

 

 

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Martin (Charles) (1884-1934). France.

 

 

 

Charles Martin est un illustrateur qui, avant la guerre, travaillait pour de nombreuses revues (« La vie parisienne », « La gazette du bon ton », « Modes et manières d'aujourd'hui »). Mobilisé dans l'infanterie au début de la guerre, il décide de décrire ce qu'il voit avec sa propre sensibilité.

 

 

 

La folie en guerre, 1917. Gouache sur papier (collection particulière).

 

 

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Nash (John) (1893-1977) Royaume-Uni. 

 

 

Frère de Paul Nash, il commence sa carrière comme journaliste. Encouragé par son frère il s'engage en 1916 dans dans l’Artists Rifles, un régiment anglais de volontaires. Il y sert jusqu'à la fin de la guerre. Il combat essentiellement dans le Pas de Calais et le Nord. En avril 1918, avec l'appui de son frère, il est nommé « official war artist ».

 

 

 

Contrairement à son frère, il préfère un style naturaliste minutieux aux schématisations géométriques.

 

 

 

Trench in a wood, Arras (tranchée dans un bois, Arras) 1917. Encre de chine, plume, lavis, crayon avec rehauts d’aquarelle sur papier (BDIC Nanterre).

 

 

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Oppy Wood 1917, evening (Bois d’Oppy, 1917, le soir), huile sur toile (Imperial War Museum, Londres)

 

 

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Over the top. First Artists’Rifles at Marcoing, 30 th December 1917. Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres).

 

 

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Nash (Paul) (1889-1946). Royaume-Uni.

 

 

Peintre et graveur, il fréquente la Slade School of Art de Londres où il rencontrera d'autres futurs grands artistes du 20e siècle en particulier Christopher Nevinson et Williams Roberts. Il s'engage dans l'armée dès le 10 septembre 1914 (1er membre de la Slade School). Les deux premières années, il sert en Angleterre dans un camp d’entraînement avant d'être muté en mars 1917, avec le grade de sous-lieutenant, au Hampshire Regiment qui combat dans le saillant d'Ypres. Blessé accidentellement il est rapatrié en Angleterre. Il profite de sa convalescence pour terminer les œuvres commencées sur le front (pastels et aquarelles). Une exposition de ses œuvres qui rencontre un grand succès lui permet de retourner au front en tant qu'artiste missionné.

« Particulièrement attaché aux paysages et à l'esprit des lieux, il est horrifié et révolté à la vue de ce spectacle de désolation . A partir de 1917, ses esquisses puis ses peintures à l'huile (…) se teintent d'une noirceur et d'une intensité que l'on ne trouve pas dans ses premières créations »

 

 

The mule track.

 

 

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We are making a new world.

 

 

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The menin Road.

 

 

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Nevinson (Christopher Richard Wynne) (1889-1946). Royaume-Uni.

 

 

 

Nevinson était un peintre de portrait et de paysage ainsi qu'un graveur et lithographe. Il étudie l'art à la Slade School of Fine Art de Londres, où il fréquente en particulier Paul Nash. Il fait partie, durant cette période, d'un groupe appelé “Néo-Primitifs” qui est très influencé par les artistes du début de la Renaissance.

En 1911, vivant à Paris, il découvre le Cubisme avant de faire partie, pour un temps du Vorticisme.

Une fois la guerre déclarée, Nevinson s'engage comme ambulancier du côté français. Cette expérience et toutes les horreurs vécues vont inspirer de nombreux tableaux.

 

 

 

Nevinson est un des plus célébres “artistes de guerre”.

 

 

 

After a push (après l’assaut), 1917. Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres)

 

 

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Paths of Glory. Les sentiers de la gloire. Huile sur toile (Imperial War Museum, Londres).

 

 

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La route d’Arras à Bapaume, 1917 Huile sur toile (Imperial War Muséum, Londres).

 

 

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Vallotton (Félix) (1865-1925). France.

 

 

 

Félix Vallotton est un peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, critique d'art et romancier d'origine suisse.

Il commence ses études artistiques en 1882 à l'académie Julian de Paris. Il acquiert rapidement une renommée internationale et participe à de nombreux salons et traite tous les thèmes artistiques (paysages, intérieurs, natures mortes, portraits, nus).

 

 

Profondément touché par les horreurs de la guerre, il va peindre de nombreux tableaux sur ce thème.

 

 

 

Le bois de la gruerie et le ravin des Meurissons, 1917. Huile sur toile (Centre National des arts plastiques)

 

 

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Le cratère de Souain. Huile sur toile (BDIC Nanterre).

 

 

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Le cimetière militaire de Chalons. Huile sur toile (BDIC de Nanterre)

 

 

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Bandes dessinées.

 

 

BécassineScénario. Caumery. Dessins. Pinchon

 

 

Le personnage de Bécassine, modèle de la "bonne provinciale,  brave mais étourdie", est né en février 1905 dans l'hebdomadaire destiné aux jeunes filles « La semaine de Suzette ».



La naissance de ce personnage marque aussi celui de la bande dessinée moderne, c'est-à-dire le passage des histoires illustrées (plus de textes qu d'images) à la vrai bande dessinée (plus d'images que de textes).



Son style de dessin, trait rond et vif inspirera une ligne graphique que l'on appellera plus tard « la ligne claire ».

 

 

Bien entendu, durant la Première Guerre mondiale, Bécassine, dans un esprit de propagande, se devait de participer à l'effort de guerre.

 

 

 

4 albums vont paraître :

 

 

Bécassine pendant la guerre. 1916

 

 

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Bécassine chez les alliés. 1917

 

 

 

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Bécassine mobilisée. 1918

 

 

 

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Bécassine chez les Turcs. 1919. Dans ce dernier album, le génocide arménien est légèrement évoqué.

 

 

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Les Pieds nickelés. Scénario et dessins. Louis Forton.

 

 

Les pieds nickelés naissent en 1908, trois ans après Bécassine. Ils paraissent dans l'hebdomadaire pour garçons « L'Epatant ».

 

 

Les histoires mettent en scène trois petits filous, Croquignol, Filochard, Ribouldingue, à la fois escrocs, menteurs, indolents (l'expression pieds nickelés désignant ceux qui ne sont pas portés sur le travail).

 

 

 

De même que pour Bécassine, une fois la guerre déclarée, les Pieds Nickelés vont se ranger dans le camps des patriotes et iront même capturer le kaiser.

 

 

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1993. C'était la guerre des tranchées. Scénario et dessins : Jacques Tardi.

 

 

 

Jacques Tardi est le premier dessinateur de la bande dessinée moderne à s'intéresser à la Première Guerre mondiale.

 

 

 

Son album illustre en fait un certain nombre d'extraits de mémoires ou de romans sur la guerre. Il utilise en particulier des extraits de la peur de G Chevallier et du feu de Barbusse. 

 

 

 

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2008. Putain de guerre. Scénario et dessins de Tardi avec la collaboration historique de Jean-Pierre Vernay.

 

 

 

Cette bande dessinée, en deux volumes, en suivant la vie d'un jeune soldat, décrit par une suite d'anecdotes le quotidien, les liens entre les soldats, la vie et la mort des soldats dans les tranchées. Commencée en couleur, elle vire peu à peu au noir et blanc au fur et à mesure que la guerre dure. Chaque album est complété par un livret réalisé par l'historien Jean-Pierre Verney.  

 

 

 

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2016. Le dernier assaut.Scénario de Tardi et Dominique Grange, dessins de Tardi.

 

 

Cet album de 112 pages se veut une dernière mise au point de Tardi  sur l'horreur et l'absurdité de cette guerre.

 

 

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2008. Matéo.Scénario et dessins de Jean-Pierre Gibrat.

 

 

Il s'agit d'une série en 5 tomes prévus dont seulement 4 sont parus.



Elle raconte la destinée d'un jeune homme,  issu d'une famille de réfugiés espagnols antimilitariste, qui de la Première à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la Révolution russe, le Front populaire de 1936 et la guerre d'Espagne, traverse cette période agitée, non sans rencontrer de nombreux obstacles et connaître de nombreux revers de fortune.



Seuls les deux premiers tomes concernent notre période.

 

 

 

Première époque. 1914-1915.

 

 

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Deuxième époque. 1917-1918.

 

 

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2009. Notre mère la guerre. Scénario de Kris, dessins de Maël.

 

 

 

Histoire en 4 volumes + 1 volume expliquant la genèse et les sources d'inspiration de cette série.



Janvier 1915 : trois femmes sont tuées sur le front. Sur chacune des victimes, une lettre d'adieu, écrite par leur meurtrier. Roland Vialatte, lieutenant de gendarmerie, militant catholique, humaniste et progressiste, mène l'enquête. Une étrange enquête qui ne trouvera un dénouement inattendu qu'à la fin de la guerre.

 

 

 

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2010. Ambulance 13. Scénario Patrick Cothias et Patrice Ordas, dessins Alain Mounier.

 

 

Louis-Charles Bouteloup, jeune diplômé de la Faculté de Médecine est envoyé en première ligne, à Fleury dans la région de Verdun, en décembre 1915. Il prend le commandement d'une ambulance hippomobile, surnommée l'As de Pique parce qu'elle est connue aussi bien pour le courage de ses infirmiers, que pour leurs manquements au Règlement.

Bouteloup est un nom qui compte en politique, car le baron Horace, père de Louis, est député, lieutenant-colonel et proche du général Pétain. Cette relation privilégiée, loin de le protéger, fera du jeune officier une cible désignée pour les ennemis de l’élu, entre autres le redoutable Georges Clemenceau.

Néanmoins, Louis accomplira la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un humanisme auquel il est attaché jusqu’à la rébellion…

 

Actuellement la série compte 7 albums :

 

1. Croix de sang.

2. Au nom des hommes.

3. Les braves gens.

4. Des morts sans noms.

5. Les plumes de fer.

6. Gueules de guerre.

7. Les oubliés d'Orient

 

 

 

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2010. Vies tranchées. Les soldats fous de la Grande guerre.

 

 

Scénaristes : BIESER (Hubert), MORVAN (Jean David), LE GAL (Yann), POMES (Cyrille), WHAMO (Jab Jab), FIOR (Manuele), HUMBERT (Florent), CASANAVE (Daniel), SACRE (Florent), MUNUERA (Jose Luis), GROS (Stanislas), TROUILLARD (Guillaume)

Dessinateurs : POMES (Cyrille), WHAMO (Jab Jab), FIOR (Manuele), HUMBERT (Florent), CASANAVE (Daniel), SACRE (Florent), MUNUERA (Jose Luis), GROS (Stanislas), TROUILLARD (Guillaume), BLARY (Benoît), BOURLAUD (Laurent), PEROZ (Maxime), LEJEUNE (Steven), MOUSSE (Marion).



Grâce à des dossiers médicaux d'époque, aujourd'hui interdits d'accès par l'armée, cet album expose une quinzaine de cas emblématiques de soldats internés durant la Première Guerre mondiale. Aliénés au sens de la loi de 1838, inoffensifs, fous dangereux, etc, l'histoire de ces soldats suscite de nombreuses questions éthiques, historiques ou médicales, et mérite d'être ramenée au grand jour.

 

 

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2011. La Grande guerre de Charlie. Scénario de Pat Mills, dessins de Joe Colqhoun.

 

 

Charley's War raconte les aventures tragi-comiques d'un jeune anglais de 16 ans qui ment sur son âge et s'engage dans l'armée pour faire son devoir de citoyen.

 

 

 

Il arrive sur le front en juin 1916, va participer à la bataille de la Somme puis combattre jusqu'à la fin de la guerre, côtoyant de nombreux personnages et vivant de nombreuses aventures.

 

 

 

Ces aventures sont publiées en Angleterre de 1979 à 1986, sous la forme de 4 planches hebdomadaires dans une revue de bandes dessinées appelée Battle Action.

 

 

 

En France, il faut attendre 2011 pour que l'ensemble des planches soit publié sous la forme de 10 albums d'une trentaine d'épisodes chacun. A la fin de chaque album, des commentaires de Pat Mills apportent des éclairages sur la construction des différents épisodes. 

 

 

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2011. Les godillots. Scénario Olier, dessins Marko.

 

 

Il s'agit d'une série, déjà 4 volumes parus, qui narre les aventures humoristiques d'une escouade de poilus dans les tranchées, ou ailleurs. Mais cela n'empêche pas les auteurs de traiter de sujets plus sensibles tels que les automutilations, les désertions...

 

 

Il n'y a pas d'ordre chronologique pour chacune des aventures. Cette série, est un peu l'équivalent pour la Première Guerre mondiale de la série "Les Tuniques bleues". 

 

 

T1. Le plateau de croquemitaine.

T2. L'oreille coupée.

T3. Le vol du Goéland.

T4. Le tourniquet de l'enfer.

 

 

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2013. L'homme de l'année 1917Scénario. Fred Duval et Jean-Pierre Pécaud. Dessins Mr Fab

 

 

Cet album fait partie d'une série intitulée « L'homme de l'année ». Partant d'un événement historique, ici le choix du soldat inconnu en novembre 1920, les auteurs, tous différents selon les albums, racontent cet événement du point de vue d'anonymes qui ont côtoyé « la grande histoire »



Actuellement 12 albums sont parus, mais celui-ci, le numéro 1, est le seul sur la Première Guerre mondiale. 

 

 

La guerre va briser la vie de deux hommes que tout séparait. Joseph le maître blanc d'une plantation de Côte d'Ivoire. Boubacar N'Doré son employé noir. Ils vont se retrouver tous les deux à combattre côte à côte dans les tranchées. Une solide amitié va naître entre les deux hommes et Boubacar y laissera la vie en sauvant celle de son maître. Dès lors Joseph n'aura de cesse d'honorer la mémoire de son compagnon d'arme. La désignation du soldat inconnu lui en donnera l'occasion.

 

 

Cette bande dessinée est aussi un hommage aux combattants noirs de l'armée française.

 

 

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2013. La guerre des lulus. Scénario. Régis Hautière, dessins Hardoc.

 

 

En 1914, en Picardie, 4 enfants dans un orphelinat passent leur temps à « faire le mur » pour aller jouer dans la forêt. Lorsque la guerre se rapproche et qu'il faut évacuer l'orphelinat, dans la panique ambiante, ils sont oubliés et vont se retrouver seuls derrière les lignes allemandes. Ils vont connaître toute une série d'aventures.

 

 

Cette série dont 4 volumes sont parus, est prévue en 5 tomes, un par année de guerre. Le dernier devrait paraître le 15 novembre 2017. Bien qu'ayant choisi un angle original pour traiter de la Première Guerre mondiale, des orphelins abandonnés à leur sort, les auteurs, dans l'esprit de la bande dessinée franco-belge, utilisent surtout l'aventure, les rebondissements et l'humour.



C'est une série qui s'inscrit dans l'esprit de la guerre des boutons ou de Titeuf. 

 

 

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2014. La bataille de la Somme. Joe Sacco.

 

 

Joe Sacco est un journaliste américain qui traite ses reportages sous forme de bandes dessinées.



La qualité de son œuvre et sa rigueur professionnelle dans la manière de traiter ses sujets l'ont fait reconnaître comme le père de la BD reportage qui consiste à réaliser un reportage journalistique sous forme de bandes dessinées.

 

 

 

En 2014, il publie une bande dessinée très particulière sur la bataille de la Somme.



A la manière de la tapisserie de la reine Mathilde qui raconte la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, Joe Sacco raconte heure par heure, le premier jour de la bataille de la Somme dans une bande dessinée de 20cm de haut et de 7mètres de long.



Un fascicule commente et explique cette œuvre.

 

 

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2014. 14-18. Scénario. Eric Corbeyran. Dessins. Etienne Le Roux, Loïc Chevallier, Jérôme Brizard.

 

 

Dans une série de 10 albums, le scénariste Eric Corbeyran a décidé de raconter une Première Guerre mondiale sans héros et sans description de grandes batailles.



Ce qui l'intéresse c'est de suivre le parcours, tout au long de la guerre, d'une équipe de 8 jeunes gens, tous issus du même village, de raconter leur vie au ras des tranchées, leurs sentiments face à l'horreur de la guerre.



Le 8e album vient de paraître. Les deux derniers en 2018. 

 

 

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2014. Entre les lignes. Scénario. Maël et Vincent Odin. Dessins Maël

 

 

Entre les lignes" est une bande-dessinée à mi-chemin entre le reportage et le carnet de guerre. Elle s’inspire d'un vrai carnet de notes tenu par Marceau Lafougère, instituteur devenu lieutenant, qui prend très à cœur son devoir patriotique.



L’idée centrale de cet album est de faire alterner des pages d’un cahier réel, compilant les descriptions précises des caractéristiques et de l’utilisation des armes des combattants, avec des fictions démontrant l’efficacité et le carnage que produisaient ces armes?

 

 

Marceau Lafougère était l'arrière grand-père de Vincent Odin. Il a été tué le 1er août 1918.

 

 

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2015. Un village français. Scénario. Jean-Charles Gaudin. Dessins. Vladimir Aleksic.

 

 

En 2009, France 3 débutait la diffusion d'une série de 72 épisodes racontant la vie des habitants de Villeneuve, sous-préfecture du Jura, à la limite de la ligne de démarcation, de 1940 à 1945, avec l'occupation allemande, ses collaborateurs, ses résistants. Les derniers épisodes seront diffusés à partir du 16 novembre 2017.



Deux auteurs ont eu l'idée de reprendre les personnages de cette série et d'imaginer ce qu'ils étaient durant la Première Guerre mondiale. Pour l'instant 3 volumes sont parus. On peut penser qu'il y en aura un par année de guerre.

 

 

 

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2016. Verdun.  Scénario. Jean-Yves Le Naour. Dessins. Marko, Holgado.

 

 

Une bande dessinée historique, Jean-Yves Le Naour est historien, publiée à l'occasion du centenaire de la bataille de Verdun.



Pour l'instant, deux albums sont parus. Un troisième est annoncé pour le début de l'année 2018.

 

 

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Le génocide arménien.

 

 

Le génocide arménien est un événement largement occulté dans les arts.  Il est tout de même abordé dans 3 bandes dessinées.

 

 

2009. Medz yeghern. Scénario et dessins de Paolo Cossi.

 

 

Medz Yeghern (en français, « Le grand mal »), est le nom donné par la diaspora arménienne au génocide perpétré par l’armée ottomane durant la Première Guerre mondiale. Ce petit roman graphique, en noir et blanc et en one-shot, met en scène divers contextes de la tragédie. Ce récit, morcelé, s'articule autour de divers personnages.

 

* La fuite du jeune soldat Aram, miraculé d’une fusillade.

* L’exil de Sona, qui a vu ses proches torturés.

* Deux allemands qui essaient – en vain – d’infléchir la démarche exterminatrice de leurs alliés de l’époque, via des témoignages photographiques ou la diplomatie.

 

 

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2010. Le cahier à fleur. Scénario. Laurent Galandon. Dessins. Viviane Nicaise.

 

 

A Paris en 1983, un jeune violoniste turc qui donne un concert est interrompu par le malaise d'un spectateur. Alors que l'on attend les secours, le vieillard prononce quelques mots qui attirent l'attention du jeune musicien. Dès le lendemain, il se rend au chevet du vieil homme qui va alors se lancer dans un long récit : celui du premier génocide du XXe siècle. Le génocide arménien. Cette histoire est traitée en deux volumes : 

 

1 Mauvaise orchestration.

2 Dernière mesure.

 

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2015. Varto. Scénario. Gorline Aprikian. Dessins. Stéphane Torossian.

 

 

Cette bande dessinée évoque le sauvetage de deux enfants arméniens alors même que le génocide fait rage. "Je voulais [...] traiter de la réconciliation, de cet aspect nouveau dans le génocide de 1915, raconte le scénariste Gorune Aprikian, le fait que Turcs démocrates et Arméniens commencent à regarder cette histoire ensemble. Ainsi quand nationalisme et fanatisme sont évacués, nous (Turcs et Arméniens) découvrons à quel point nous sommes proches, à quel point nous sommes presque de la même famille".



« J’ai eu l’idée générale de l’histoire il y a plus de dix ans, après une discussion avec un député turc nationaliste. Il me disait qu’en 1915 son grand-père venait d’une famille d’origine adjar (région du sud de la Géorgie actuelle) mais que sa grand-mère n’avait pas d’origine. J’ai compris qu’à mots couverts il me confiait que cette grand-mère était arménienne. Je n’ai pas pu en dormir de la nuit en pensant que pour les Arméniens, cette femme était morte en 1915 et pour les Turcs, elle était née à l’âge de 16 ans en 1915. Et que personne ne racontait l’histoire de cette femme en entier."

 

 

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Cinéma.

 

 

 Au cinéma, les Anglais sont les premiers à tourner un film sur la guerre.


En 1916, Geoffrey H Malins et John B Mc Dowell réalisent La Bataille de la Somme (The Battle of the Somme).

 

Ce film de 74 minutes sort en salle à Londres quelques semaines après le début de l'offensive. Il montre les soldats en action, mélangeant des images d'actualités et des scènes reconstituées.

 

Le but de ce film était de remonter le moral des Anglais, mais la violence des images montrant la guerre moderne, provoqua au contraire une prise de conscience et un grand choc psychologique.

 

À Londres, il fut projeté dans trente salles et, à l'automne 1916, 20 millions de Britanniques l'avaient vu.

 

Dans l'histoire du cinéma, il est considéré comme le premier long métrage documentaire sur la guerre.

 

 

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1918 . Charlot soldat.

 

 

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 Film américain de Charlie Chaplin.

 

Durée. 46 minutes

Sortie aux Etats-Unis : 20 octobre 1918

Sortie en  France : 20 avril 1919.

 

 

Lorsque Charlie Chaplin tourne ce film en 1918, c'est déjà un acteur reconnu dont les films obtiennent de grands succès.

Très populaire parmi les soldats qu'ils soient anglais ou américains, c'est sa manière à lui de participer à l'effort de guerre.

Il tient le rôle principal avec sa partenaire habituelle de l'époque Edna Purviance dans le rôle de la française.

 

Il est composé de deux parties distinctes :

 

La première comprend plusieurs petites scènes comiques sur la vie des soldats dans les tranchées (inondations, charges, arrivée du courrier...)

 

Dans la deuxième Charlot réussit à capturer l'empereur d'Allemagne avant de rencontrer une jeune française dont il tombe forcément amoureux.

 

 

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1930. A l'Ouest rien de nouveau.

 

 

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Film américain de Lewis Millestone.



Durée : 131 minutes.

Sortie aux USA : 21 avril 1930.

Sortie en France : 21 novembre 1930

Sortie en Allemagne : 4 décembre 1930.

 

 

Considéré rapidement comme l'un des plus grands film de guerre à message pacifiste, en Allemagne, sous la pression des nazis, il est censuré seulement une semaine après sa sortie.

 

Il obtiendra deux oscars :

 

Oscar du meilleur film.

Oscar du meilleur réalisateur pour Millestone

 

et sera nominé deux autres fois :

 

Meilleur scénario adapté.

Meilleure photographie

 

 

Principaux acteurs. 

 

Lew Ayres : Paul Bäumer.

Louis Wolheim : Stanislas « Kat » Katczinsky

John Wray : Le sous-officier Himmelstoss.

Ben Alexander : Franz Kemmerich

Arnold Lucy : Le professeur.

 

 

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1979 remake en téléfilm par Delbert Mann.

 

 

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Pour cette version la durée est portée à 150 minutes

 

Les principaux acteurs sont : 

 

Richard Thomas : Paul Bäumer.

Ernest Borgnine : Stanislas « Kat » Katczinsky

Ian Holm : Le sous-officier Himmelstoss

George Winter : Franz Kemmerich

Donald Pleasence : Le professeur

 

 

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Une nouvelle version serait en cours de tournage par le producteur, réalisateur et scénariste australien Roger Donaldson.

 

 

1932. Les croix de bois

 

 

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Film français de Raymond Bernard d'après le roman de Roland Dorgelès.

 

Durée 110 minutes


Sortie en France le 17 mars 1932.

 

Les principaux acteurs sont : 

 

Pierre Blanchar : soldat Demachy

Gabriel Gabrio : Sulphart.

Charles Vanel : Caporal Breval.


La majorité des acteurs, dont les principaux, et des figurants sont des anciens combattants de 1914-1918 qui ont connu l’expérience de la guerre.


De même les lieux de tournage utilisent un vrai champ de bataille autorisé par l'armée. Le tournage fut souvent interrompu par des corps de soldats ou des obus qui remontaient à la surface.

 

 

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1932. L'adieu aux armes.

 

 

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Film américain de Frank Borzage d'après le roman d'Ernest Hemingway.



Durée : 89 minutes. 

 

 

Sortie aux Etats-Unis : 8 décembre 1932.

 

 

Le lieutenant Henry, Américain engagé comme ambulancier  auprès de l'armée italienne contre l'Autriche, tombe amoureux d'une infirmière, qui ne lui dit pas qu'elle est enceinte et va, parce qu'elle est enceinte, être renvoyée de son service. Son ami et supérieur italien l'empêche de recevoir le courrier de sa bien-aimée. L'absence de nouvelles le pousse à déserter pour la retrouver, mais elle s'est réfugiée en Suisse, où la misère et l'isolement viennent à bout de ses forces.

 

Les principaux acteurs sont.

 

Gary Cooper : lieutenant Frederic Henry

Helen Hayes : Catherine Barkley.

Adolphe Menjou. Major Rinaldi. 

 

 

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En 1957 est tourné un remake par Charles Vidor

 

 

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Durée : 152 minutes


Sortie aux Etats-Unis : 14 décembre 1957

Sortie en France : 26 mars 1958.

 

Les principaux acteurs sont :

 

Rock Hudson : lieutenant Frederic Henry

Jenifer Jones : Catherine Barkley.

Vittorio de Sica. Major Rinaldi.

 

 

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1937. La grande illusion

 

 

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Film français de Jean Renoir.



Durée : 114 minutes.



Sortie en France : 9 juin 1937.

Sortie au Etats-Unis : 12 septembre 1938.

 

 

 

L'avion du lieutenant Maréchal et du capitaine de Boëldieu est abattu par le commandant von Rauffenstein, un aristocrate connaissant par hasard la famille du capitaine de Boëldieu. Les deux officiers français sont envoyés dans un camp en Allemagne où se trouvent de nombreux prisonniers français, britanniques, et russes, de tous grades et issus de différents milieux sociaux. Ils font la connaissance du lieutenant Rosenthal, fils d'une riche famille juive dans les finances. Ensemble ils décident de s'échapper en creusant un tunnel dans des conditions périlleuses. Mais la veille de leur évasion, ils sont transférés dans un autre camp.

 

Les mois passent. Maréchal et Boëldieu, après plusieurs échecs dans leurs tentatives d'évasion, sont transférés dans un ultime camp fortifié en montagne, où ils ont la surprise de découvrir qu'il est dirigé par von Rauffenstein, maintenant infirme après une grave blessure et inapte au service actif. Ils retrouvent également, par hasard Rosenthal. Les deux officiers aristocrates se respectent et fraternisent plus ou moins, ayant en commun leur milieu et leur éducation, sous le regard de Maréchal l'ouvrier et de Rosenthal le fils de banquier juif.

 

Poursuivant leur projet d'évasion, Maréchal et Boëldieu montent un stratagème raffiné pour s'échapper, mais un certain honneur personnel vis-à-vis à la fois de von Rauffenstein et Maréchal, pousse Boëldieu à se sacrifier pour couvrir la fuite de Maréchal et Rosenthal. L'évasion des deux officiers réussit, mais Boëldieu est abattu par accident par von Rauffenstein, forcé par le devoir de tirer en direction de celui qui était devenu presque un ami. Finalement, après une halte dans une ferme tenue par une jeune veuve, Maréchal et Rosenthal réussissent à passer en Suisse.

 

Les principaux acteurs sont :

 

Jean Gabin : Lieutenant Maréchal.

Marcel Dalio : Lieutenant Rosenthal.

Pierre Fresnay : Capitaine de Boëldieu

Eric von Stroheim : Commandant von Rauffenstein.

 

 

 

Ce film qui développe un esprit pacifiste, il n'y a pas de scènes de violence que ce soit de la part des prisonniers ou des gardiens, et l'idée de fraternisation entre les peuples fut interdit en Allemagne par le régime nazi et en France par les autorités d'occupation à partir de juillet 1940.



Il est actuellement considéré comme un chef d’œuvre du cinéma mondial.

 

 

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1957. Les sentiers de la gloire

 

 

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Film américain de Stanley Kubrick d'après un livre d'Humphrey Cobb.

Le titre original « Paths of Glory » fait référence au tableau de Christopher Nevinson.

 

 

Durée 88 minutes.



Sortie aux USA : 25 décembre 1957

Sortie en France : 26 mars 1975.

 

 

 

1916. La Grande guerre s’enlise dans les tranchées. Afin de gagner une nouvelle étoile, le général Mireau ordonne, au régiment du colonel Dax, une attaque absurde contre une position allemande imprenable. L’assaut, quasi suicidaire, est lancé. Les soldats sont décimés et les quelques survivants battent en retraite pour fuir le massacre. Le général furieux entreprend de faire condamner trois hommes par un conseil de guerre pour " lâcheté devant l’ennemi ". Au terme d’un simulacre de procès, où le colonel tente de prendre leur défense, ils seront exécutés " pour l’exemple " devant leur régiment.



Contrairement à la légende, le film n'a jamais été censuré en France. En pleine guerre d'Algérie, le film, sorti en Belgique, ayant suscité de violentes réactions de l’armée et d’associations d’anciens combattants, le gouvernement Français, pour éviter de nouvelles polémiques en France, à tout simplement demandé au distributeur « d'oublier de le proposer » en France. Il faudra attendre 1975 pour qu'il sorte enfin.



Actuellement la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple » est toujours un sujet de polémique .

 

 

 

Les principaux acteurs sont :

 

Adolphe Menjou : Général de division Broulard.

George Macready : Général de brigade Mireau.

Kirk Douglas : Colonel Dax

 

 

 

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1962. Lawrence d'Arabie

 

 

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Film britannique de David Lean.



Durée : 216 minutes



Sortie en Angleterre : 10 décembre 1962.

Sortie aux Etats-Unis : 16 décembre 1962.

Sortie en France : 15 mars 1963

 

 

Ce film qui est considéré comme un chef d’œuvre du cinéma mondial a obtenu 7 oscars

 

Meilleur film : Sam Spiegel.

Meilleur réalisateur : David Lean.

Meilleure direction artistique : John Box, John Stoll, Dario Simoni.

Meilleure photographie : Freddie Young.

Meilleur montage : Anne V Coates.

Meilleure musique : Maurice Jarre.

Meilleur son : John Cox.



Et plus d'une quinzaine d'autres prix.

 

 

Les principaux acteurs sont :

 

Peter O'Toole : Thomas Edward Lawrence.

Alec Guiness : Prince Fayçal ibn Hussein.

Anthony Quinn : Auda ibu Tayi.

Omar Sharif : shérif Ali ibn el Kharish

 

Ce film, inspiré de la vie du capitaine anglais Thomas Edward Lawrence, raconte son action auprès des Arabes du chérif Fayçal ibn Hussein afin qu'ils se révoltent contre les Turcs et fondent une nation arabe indépendante. 

 

 

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1987. La vie et rien d'autre. 

 

 

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Film français de Bertrand Tavernier.



Durée : 135 minutes.



Sortie en France. 6 septembre 1989.

 

 

 

En 1920, le commandant Dellaplane est chargé de recenser les soldats disparus. Il va faire la rencontre de deux femmes :

Irène, une dame du monde exigeante, qui cherche son mari disparu ;

Alice, une jeune femme, qui cherche l'homme qu'elle aime.

Parallèlement il procède à la recherche de la dépouille du poilu qui sera le Soldat inconnu sous l'Arc de triomphe.

 

Poursuivant sa tâche, il va bientôt comprendre pourquoi les deux femmes, après un long parcours à la recherche de leurs hommes, vont se retrouver près d'un tunnel effondré où est enseveli un train sanitaire disparu. La vérité va bientôt lui apparaître, étrange et dure comme la vie, comme la guerre.

 

Ce film aborde trois thèmes qui s'entremêlent :

 

* Les disparus de la guerre (environ 350.000). Qu'est-ce qu'un disparu, peut-on retrouver un disparu ?

 

 

* Un personnage (Philippe Noiret) qui veut bien faire son travail mais qui fait émerger des vérités qui dérangent car remettent en cause à la fois les politiques et les militaires. Il est donc en conflit avec sa hiérarchie. En fait il veut préserver une mémoire que l'on cherche à tout prix à oublier.

 

 

* Une France qui se reconstruit après la guerre et des personnes qui essayent de réapprendre à vivre.

 

Pour Bertrand Tavernier, ce n'est pas un film sur la mort qu'il a réalisé, mais un film sur la vie. « C'est un film sur l'apprentissage de la paix et sur la mémoire de certains événements ». 

 

A noter que la scène de la sélection du soldat inconnu a été minutieusement reconstituée.

 

 

Les principaux acteurs sont :

 

Philippe Noiret : Commandant Delaplane.

Sabine Azéma : Irène de Courtil.

Pascale Vignal : Alice

 

Ce film a obtenu 11 nominations aux Césars et finalement en a reçu 2.

 

Meilleur acteur : Philippe Noiret.

Meilleure musique : Oswald d'Andréa.

 

 

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1996. Capitaine Conan

 

 

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Film français de Bertrand Tavernier d'après le roman de Roger Vercel.



Durée : 130 minutes.



Date de sortie : 16 octobre 1996.

 

 

 

Les principaux acteurs sont :

 

 

Philippe Torreton : Capitaine Conan.

Samuel Le Bihan : Norbert.

Bernard Le Coq : Lieutenant de Scève.

François Berléand : commandant Bouvier.

Claude Rich : Général Pitard de Lauzier.

 

Ce film a obtenu 8 nominations aux césars dont 2 récompenses :

 

 

Meilleur réalisateur : Bertrand Tavernier.

Meilleur acteur : Philippe Torreton.

 

 

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2001. La chambre des officiers

 

 

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Film français de François Dupeyron d'après le roman de Marc Dugain.



Durée : 135 minutes.



Date de sortie en France :

18 mai 2001 à Cannes.

26 septembre 2001

 

 

Les principaux acteurs sont :

 

 

Eric Caravaca : Adrien.

Denis Podalydes : Henri

Grégori Derangère : Pierre

Sabine Azéma : Anaïs

André Dussolier : le chirurgien.

Géraldine Pailhas : Clémence

 

Ce film a obtenu 6 nominations aux Césars dont 2 récompenses :

 

Meilleure photographie : Tetsuo Nagata.

Meilleur second rôle masculin : André Dussolier.

 

 

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2003. La tranchée des espoirs

 

 

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Téléfilm français de Jean-Lorenzi d'après un scénario de Thierry Bourcy et Jean-Louis Lorenzi.



Durée : 110 minutes.



1ere diffusion : France 2 le 10 novembre 2003.

 

 

 

Pendant la Première Guerre mondiale, des soldats français et allemands, n'ayant plus de contacts avec leurs état-majors respectifs, fraternisent au front…



Les acteurs principaux sont :

 

 

 

Jean-Yves Berthelot : Pierre Delpeuch

Cristiana Réali : Sylvaine Morillon

Bruno Putzulu : Lieutenant Saint-Jean.

Bruno Lochet : Ludwig Boehm

Christian Vadim : Ernst Wegel

 

 

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2005. Joyeux Noël.

 

 

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Film français de François Carion.



Durée 116 minutes.



Sortie :

16 mai 2005 à Cannes.

9 novembre 2005 en France.

 

 

Un film qui rassemble plusieurs épisodes de fraternisation, survenus en différents endroits du front à Noël 1914. A part l'épisode de la cantatrice, tous ces épisodes sont attestés par différents témoignages et preuves historiques. Les fraternisations, l'envoi de sapins dans les tranchées allemandes, la partie de football, les échanges de nourriture, chants (dont celui interprété par un ténor allemand reconnu par un soldat écossais), la messe de Noël commune dans le no man's land, la trêve pour relever les corps, la photo de groupe, et le passage d'une tranchée à une autre pour se protéger des bombardements d'artillerie ont réellement existé.

 

 

Mais ces fraternisations ne sont pas une révolte contre la hiérarchie, ni contre l'absurdité de la guerre, comme celles qui se produiront en 1917. La plupart des soldats ne pensaient qu'à s'accorder qu'une trêve, à un moment privilégié (la fête de Noël) avant de reprendre le combat, et ne remettaient en cause ni leur devoir, ni le bien-fondé de cette guerre qui commençait.

 

 

Les principaux acteurs sont : 

 

Diane Kruger : Anna Sørensen, une soprano danoise bien décidée à sauver celui qu'elle aime de la guerre

Benno Fürmann : Nikolaus Sprink, ténor à l'opéra de Berlin devenu simple soldat dans l'armée allemande

Guillaume Canet : le lieutenant Audebert, qui cache son chagrin d'avoir quitté sa femme enceinte ainsi que sa peur devant ses hommes

Gary Lewis : le pasteur anglican Palmer, écossais, devenu brancardier

Daniel Brühl : Horstmayer, un lieutenant juif allemand

Dany Boon : Ponchel, garçon-coiffeur nordiste et aide de camp d'Audebert

Lucas Belvaux : Gueusselin, soldat français « va-sans-peur »

Bernard Le Coq : le général Audebert, père du lieutenant

Alex Ferns : le lieutenant écossais Gordon, chef de la section

Steven Robertson : Jonathan, un jeune soldat écossais que la mort de son frère a rendu haineux

Christopher Fulford : le major écossais.

 

 

 

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2011. Cheval de guerre

 

 

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Film américain de Steven Spielberg d'après le roman de Michael Morpurgo.



Durée : 146 minutes



Sortie aux Etats-unis : 28 décembre 2011.

Sortie en France : 22 février 2012

 

Le jeune Albert vit avec ses parents dans une ferme en Angleterre. Son père achète à prix d'or Joey un magnifique cheval. Albert parvient rapidement à l'apprivoiser. Ensemble, ils réussissent même à labourer un champ. Avec le début de la guerre, l'animal est vendu à la cavalerie britannique et envoyé au front. Albert qui ne veut pas le quitter s'engage à son tour et va découvrir les horreurs de la guerre. Joey et Toptorm un autre cheval, échappés, sont trouvés par une petite fille, vivant avec son grand-père. Malheureusement, les Forces Allemandes arrivent et réquisitionnent les deux chevaux malgré les tentatives de la petite fille pour les cacher.

 

 

Durant ses aventures, Joey ne laisse personne indifférent, car, par sa présence et son comportement, il donne espoir aux soldats qui l'entourent.

Les deux amis, Albert et Joey se retrouveront après bien des souffrances.

 

Les principaux acteurs sont

 

Jeremy Irvine : Albert

Céline Buckens : Emilie la petite fille.

Niels Arestrup : le grand-père d'Emilie.

 

Et bien entendu Joey joué par 14 chevaux différents.

 

 

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2015. La peur

 

 

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Film franco-canadien de Damien Odoul librement inspiré du roman de Gabriel Chevallier.



Durée : 93 minutes.



Sortie en France : 12 août 2015.

Sortie au Canada : septembre 2015. 

 

 

Gabriel, jeune conscrit, rejoint le front en 1914. Il va vivre l’enfer des tranchées, et connaître la peur qui ravage tous les soldats. Sorti vivant de cette terrible expérience, pleine de fureur et de sang, il va découvrir sa propre humanité.



Les principaux acteurs sont :

 

 

Nino Rocher : Gabriel.

Eliott Margueron : Bertrand 

Pierre-Martial Gaillard : Négre.

Yarrow Martin : Perreault

 

 

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Et pour terminer une œuvre qui associe : littérature, bande dessinée et cinéma

 

 

Au revoir Là-Haut

 

De

 

Pierre Lemaitre

 

 

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C'est tout d'abord un roman Prix Goncourt 2013 vendu à 490.000 exemplaires. 

 

 

 

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Quelques jours avant la fin de la Première Guerre mondiale, le lieutenant d'Aulnay-Pradelle, officier arriviste et aristocrate ruiné, qui veut gagner ses galons de capitaine, assassine deux de ses hommes afin de motiver ses soldats pour une dernière attaque. Mais Albert Maillard, modeste comptable, se rend compte de la supercherie. Pradelle se voyant démasqué pousse Maillard dans un trou d'obus et alors qu'il va être enterré vivant, est sauvé in extremis par un camarade Edouard Péricourt (Fils de la haute bourgeoisie, dessinateur fantasque). Edouard Péricourt est lui même affreusement défiguré par une explosion d'obus. Devenu «  gueule cassée  » il décide de couper tout lien avec sa famille en se faisant passer pour mort et sombre dans la dépression et la drogue pour apaiser ses douleurs. Il est pris en charge par Albert maillard qui lui voue une reconnaissance éternelle pour l'avoir sauvé.

 

Démobilisé, Albert et Edouard (qui a pris un faux nom) vivent difficilement à Paris. Albert en particulier n'a pas réussi à trouver du travail dans son métier et vit de petits boulots. Ils décident de se venger de l'ingratitude de l'Etat en mettant au point une escroquerie au détriment des communes. Surfant sur le patriotisme d'après guerre qui pousse toutes les communes à ériger un voire plusieurs monuments aux morts, ils vendent des monuments fictifs.

 

Pour sa part le lieutenant Pradelle, devenu entre-temps capitaine, a épousé la sœur d'Edouard Péricourt et se lance dans le commerce très lucratif des morts pour la France. Après avoir signé un contrat avec l'Etat, il fait exhumer les soldats tués et inhumés, parfois sommairement, sur les champs de bataille pour les enterrer dans des cimetières militaires. Mais il triche sur la qualité des cercueils qu'il n'hésite pas à faire remplir parfois de cailloux ou de soldats allemands.

 

 

Puis une bande dessinée réalisée par Christian De Metter

 

 

 

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Et depuis le 25 octobre 2017, un film.

 

 

 

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Film français de Albert Dupontel.



Durée : 115 minutes



Le film avait été pré-acheté par 12 pays dont la Suisse et le Canada

 

 

Les principaux acteurs sont :

 

Albert Dupontel : Albert Maillard.

Nahuel Perez-Biscayard : Edouard Péricourt

Laurent Lafitte : Capitaine d'Aulnay-Pradelle.

Emilie Dequenne : Madeleine Péricourt.

Mélanie Thierry : Pauline.

Niel Arestrup : Marcel Péricourt (le père).

 

 

 

 

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31/10/2017
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